17.05.2012
Avengers, de Joss Whedon (2012)

Le S.H.I.E.L.D. est une organisation gouvernementale secrète qui a la garde du Tesseract, un artéfact très puissant au potentiel énergétique infini. Lorsqu'un portail interdimensionnel s'ouvre et permet au Dieu Loki de s'emparer du Tesseract, le S.H.I.E.L.D. décide de mettre tous les atouts de son côté en contactant des super-héros pour l'aider à remettre la main sur le précieux artéfact volé.

Il est enfin là ! Le film dont l'existence a été 'teasé' au fil des scènes post-générique des derniers films Marvel. Un chemin semé d'indices qui a commencé avec "Iron-man" en 2008, cela fait déjà 4 ans. Les Vengeurs, ou les Avengers, puisque le nom américain a été conservé en français, est le nom de l'équipe de super-héros constituée entre autres de Iron-Man, Thor, Captain America et du Hulk. Chacun de ces personnages a eu droit à son propre film, certains même à plusieurs, et les fameux indices cités plus haut laissaient présager un film les regroupant tous, comme ce fut déjà le cas dans les comics. C'est maintenant chose faite, c'est parti pour l'action !

Si le visionnage des films individuels de chaque super-héros n'est absolument pas obligatoire pour apprécier "Avengers", cela permettra toutefois d'éclaircir certaines choses, notamment au niveau du scénario (comme l'origine du Tesseract). Mais, encore une fois, le film se suffit à lui-même. L'intrigue est ainsi plutôt bien pensée et justifie parfaitement la rencontre des différents personnages. Et là, on en a pour son argent. En plus des personnages sus-nommés, on a droit à Scarlett Johansson qui reprend son rôle de la Veuve Noire, qu'elle incarnait déjà dans "Iron-man 2", Samuel L. Jackson en Nick Fury, Jeremy Renner en Oeil-de-faucon (qu'on a déjà vu dans "Thor") ainsi que le demi-frêre de Thor, Loki, qui fait ici office de super-vilain. A noter aussi un troisième changement d'acteur pour le Hulk, à savoir Mark Ruffalo, qui incarne enfin un Bruce Banner valable.

C'est un beau casting, les fans de comics seront ravis. D'autant plus qu'on a droit à de nombreuses références et clins d'oeil. Stan Lee fait son traditionnel caméo et une scène post-générique d'importance dévoile l'identité cachée d'un des personnages du film (j'étais, pardonnez-moi l'expression, sur le cul). L'"infinity gauntlet" qui apparaît dans "Thor" n'était peut-être pas seulement un clin d'oeil finalement. Les fans comprendront. En tout cas, on a du lourd, du très lourd. Et je n'ai pas encore parlé des scènes d'actions.

Si "Captain America" était un film pourri et "Thor" tout juste passable, leur présence ici est cependant un régal et voir tout le groupe en action est particulièrement jouissif. Les scènes sont bien tournées et d'une efficacité rare. C'est simple, on en redemande. On ajoute à cela un humour bien dosé à la fois verbal (les répliques de Tony Stark) et de situation (le Hulk). Tout est réuni pour faire de "Avengers" un grand spectacle de qualité.

Ce cocktail explosif de super-héros est une réussite totale. Il se place sans problème parmis les meilleurs titres du genre et comblera de bonheur tant les amateurs de comics que d'action. N'ayons pas peur des mots, "Avengers" est un super film.
Fiche technique :
- Titre : Avengers
- Titre original : The Avengers
- Film américain
- Année 2012
- Genre : action, science-fiction
- Réalisateur : Joss Whedon
- Acteurs principaux : Robert Downey Jr., Scarlett Johansson, Samuel L. Jackson
- Durée : 2h15
Quelques photos supplémentaires, car le film le vaut bien :




19:02 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)
06.05.2012
Battleship, de Peter Berg (2012)

En 2005, la NASA découvre une planète éloignée susceptible d'abriter la vie. Un signal est envoyé dans sa direction, dans l'espoir qu'il soit capté un jour par des formes de vie intelligentes. En 2012, des corps célestes s'écrasent dans l'océan pacifique, alors que des flottes de différents pays participent aux manoeuvres RIMPAC dans le même secteur. Un premier examen du lieu du crash dévoile que ce sont des engins extra-terrestres.

Adapter le jeu de la bataille navale en film, franchement il fallait oser. Y mêler des extra-terrestres, encore plus. On se rend cependant vite compte en le regardant que ce n'est qu'un prétexte. De plus, même si les combats navals promis sont bien présents, l'intrigue se déroule autant sur terre que sur mer. Les combats justement, sont plus spectaculaires que tactiques, on est loin de "Master and commander". Ils sont à l'image du film, qui avoue clairement son côté grand spectacle, on s'en doutait, et, pour peu qu'on arrive à faire abstraction de certaines absurdités, se révèle assez plaisant.

Des vaisseaux extra-terrestres assez réussis, comme les extra-terrestres eux-mêmes d'ailleurs, au look humanoïde très prononcé. Le casting, lui, est un peu surprenant, je ne suis pas super fan de Taylor Kitsch (Gambit dans "X-Men") en personnage principal mais bon, ça passe. Liam Neeson est ok mais dans un rôle vraiment secondaire, le plus surprenant c'est Rihanna dans son premier grand rôle au cinéma, finalement pas aussi mauvaise que je l'aurais pensé. Rien d'extraordinaire donc, mais ça fonctionne.

"Battleship" est un film sympa qui n'est pas exempt de défauts mais qui fait tout de même passer un bon moment. Un long moment même puisque le film fait plus de deux heures et se poursuit même après le générique de fin avec une scène bonus d'ailleurs assez longue aussi (et si vous êtes du genre à partir de la salle dès que les lumières se rallument et que vous l'avez raté et bien c'est tant pis pour votre pomme :p ). Sans blague, j'ai bien aimé.
Fiche technique :
- Titre : Battleship
- Film américain
- Année 2012
- Genre : science-fiction
- Réalisateur : Peter Berg
- Acteurs principaux : Taylor Kitsch, Rihanna, Liam Neeson
- Durée : 2h10
19:56 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)
24.04.2012
Hunger games, de Gary Ross (2012)

La grande nation de Panem a autrefois connu la guerre. Ses 13 districts se sont révoltés contre le Capitole, son impitoyable capitale. Durant le conflit, le district 13 a été complètement anéanti et la révolte a pris fin. Afin de contenir à tout jamais tout désir de rébellion, le gouvernement a mis en place les Hunger games : chaque année, un garçon et une fille de chaque district, les Tributs, sont sélectionnés pour se battre à mort lors d'un jeu médiatisé en direct, afin de commémorer les tragiques événements qu'à connu Panem. Le vainqueur étant le dernier Tribut à rester en vie.
Katniss est une fille de 16 ans du 12e district. Elle a l'habitude de partir chasser et de subvenir aux besoins de sa mère et de sa petite soeur Primrose. Lors du processus de sélection pour les Hunger games, le nom de Primrose est tiré au sort. Katniss se porte alors immédiatement volontaire pour prendre la place de sa soeur.

"Hunger games" c'est quand même bien calqué sur "Battle royale", un film que j'ai déjà évoqué dans d'autres critiques. Les fans de "Hunger games" ont beau dire que ça n'a rien à voir, les faits sont là : une petite recherche sur internet montre que le livre a déjà fait polémique à ce sujet quand il est sorti. Bien sûr, l'auteur indique qu'elle n'avait jamais entendu parler de "Battle royale" quand elle a écrit son livre mais, pour concevoir un pitch parfaitement identique, à savoir la mise en place par le gouvernement d'un jeu cruel et mortel dans le but de contrôler une partie de la population et dont les candidats seront tirés au sort, c'est quand même une sacrée coïncidence. Mais bon, admettons : c'est pareil mais elle n'a pas fait exprès. Au final ce n'est pas très important mais je tenais à le souligner quand même.

D'autant plus que si le fond est identique, la forme est différente puisqu'il s'agit ici d'un jeu télévisé retransmis en direct à travers tous les districts ; un jeu mortel dans le genre de "The running man" (d'ailleurs ce film est aussi tiré d'un roman de Stephen King qui n'a, lui non plus, pas du tout été inspiré par "Le prix du danger", bon j'arrête on va croire que je fais une fixation). Cet aspect implique un certain nombre de choses. Tout d'abord les candidats sont entraînés à combattre et à survivre avant d'être lâchés dans l'arène. On assiste donc à une plutôt longue période de préparation qui fait que le jeu en lui-même ne commence qu'à la moitié du film. J'ai trouvé dommage ces longueurs avant d'entrer dans le vif du sujet.

J'imagine que c'était cependant nécessaire car Katniss est censée devenir à travers ce jeu un symbole d'espoir pour la population et une source d'inquiétude pour le gouvernement. Difficile donc de zapper la partie "présentation au public" et je pense que le réalisateur a voulu coller au plus près du roman même si honnêtement, j'ai trouvé que des passages étaient superflus. On en arrive donc au jeu lui-même qui, médiatisation à outrance oblige, a une atmosphère beaucoup moins intimiste et oppressante que "Battle Royale" où on était pendant tout le film enfermé avec les candidats, sans espoir de sortir. Ici, on passe du Capitole à l'arène et aux districts et ce sentiment de confinement n'apparaît pas. "Battle royale" proposait aussi une analyse psychologique beaucoup plus poussée alors que là on assiste plus à des jeunes menant simplement une guérilla (normal vu qu'ils ont été entraînés pour).

Il y a cependant quelques scènes assez touchantes, tous les candidats ne désirant pas forcément tous se battre même si leur vie en dépend. Un aspect qui est, encore une fois, moins développé que dans "Battle royale". Cependant, si le film japonais se voulait justement très psychologique, on sent que l'objectif de "Hunger games" est différent et s'inscrit dans un plan plus complexe qui va se dévoiler dans la suite (c'est du moins ce que j'ai senti en lisant le résumé du deuxième roman). De quoi donner envie de voir le prochain film donc.

J'ai passé un bon moment devant ce film et, même si la comparaison avec "Battle royale" était inévitable, il s'en sort bien. Le sujet est identique mais raconté de façon légèrement différente et donc ça passe. Pour moi, c'est pas aussi culte que "Battle royale", mais ça vaut le coup. Vraiment.
Fiche technique :
- Titre : Hunger games
- Film américain
- Année : 2012
- Genre : action, drame
- Réalisateur : Gary Ross
- Acteurs principaux : Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth
- Durée : 2h22
20:01 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)
09.04.2012
La dame en noir, de James Watkins (2012)

Arthur Kipps, un jeune avocat londonien, se rend dans un petit village afin de s'occuper des affaires d'Alice Drablow, une cliente récemment décédée. Sur place, les habitants se montrent peu amicaux et Arthur décide de s'intaller dans le manoir désert de sa cliente. Alors qu'il s'emploie à étudier les documents de la défunte, une mystérieuse dame en noir ne cesse de faire apparition dans la demeure.

Même si j'aime bien les films d'épouvante, j'avoue que c'était surtout à cause de Daniel Radcliffe que j'ai vu ce film. Je voulais voir si, sorti de la saga Harry Potter (où il n'était déjà pas bon), il pouvait se montrer plus convaincant. Je passerai sur le fait qu'il n'est déjà pas crédible en père de famille et, malheureusement, la platitude de son jeu d'acteur est toujours aussi visible que dans ses précédents films : il a du mal à jouer la comédie, et ça se voit.

Le film en lui-même n'est pas inintéressant, bien que le scénario soit classique (adapté d'un roman à ce que j'ai lu). Un esprit tourmenté hante un lieu à cause d'un événement tragique qui s'est déroulé dans le passé et c'est au personnage principal de découvrir quoi et de faire ce qu'il faut pour se débarrasser de cette apparition. Un peu stressant mais jamais véritablement effrayant, on assiste cependant à quelques scènes assez réussies.

"La dame en noir" : le film qui montre bien que Daniel Radcliffe devrait vraiment arrêter sa carrière d'acteur. Pas forcément un mauvais film pour autant mais qui est largement dispensable.
Fiche technique :
- Titre : La dame en noir
- Titre original : The woman in black
- Film britannique, canadien, suédois
- Année 2012
- Genre : épouvante
- Réalisateur : James Watkins
- Acteurs principaux : Daniel Radcliffe, Ciarán Hinds, Janet McTeer
- Durée : 1h35
17:45 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)
17.03.2012
Les trois mousquetaires, de Paul W.S. Anderson (2011)

Le jeune d'Artagnan arrive à Paris dans le but de devenir un mousquetaire. Il y rencontre trois des meilleurs mousquetaires du roi Louis XIII : Athos, Porthos et Aramis. Ensemble ils vont lutter pour déjouer les plans du cardinal de Richelieu qui vise à prendre le pouvoir en tentant de déclencher une guerre avec l'Angleterre.

Paul Anderson qui s'occupe de faire un remake des Trois mousquetaires : l'idée a déjà en elle-même de quoi faire peur. Mais après tout on ne sait jamais, les bonnes surprises peuvent toujours arriver. La bande-annonce aura cependant raison de cet espoir fugace. Un visionnage entier du film ne laissera plus aucun doute à ce sujet : c'est une catastrophe.

Athos le ninja, Milady qui pratique les arts martiaux, Planchet qui est un gros imbécile (alors que c'est un laquais donc moins bien nourri que son maître mais très intelligent), bref le seul point commun entre les personnages du film et du roman est leur nom. Au niveau scénario, il tourne autour du passage classique des ferrets de la Reine (bien que ce ne soit qu'une partie du roman, la plupart des adaptations font cependant cette restriction). On peut donc pardonner sur ce point là.

Mais je n'ai pas encore parlé des navires de guerre volants inventés par Leonard de Vinci, ultime écueil dans cette adaptation déjà pas très respectueuse. Bref, "Les trois mùousquetaires" deviennent "Les aventures fantastiques du baron de Münchhausen". Les libertés prisent par le réalisateur sont énormes et dénaturent complètement l'oeuvre originale. Encore un mot sur les dialogues que j'ai trouvé très mal écrits. Je m'explique : la plupart sont en language soutenu, époque oblige, mais parfois, dans la même conversation, on passe du soutenu au (très) familier, ce qui fait particulièrement tâche. Soit c'est voulu, pour avoir un effet comique, et dans ce cas c'est raté, soit c'est involontaire et dans ce cas c'est encore pire.

Ca ne se voit pas trop au premier coup d'oeil mais c'est bien Athos.
Le film accumule donc défauts sur défauts et on ne peut que pleurer devant ce massacre. Les inconnus avaient bien fait un (faux) remake des Misérables avec Jean-claude Van Damme ; ici, on est dans le même registre, sauf que ce n'est pas un sketch, c'est un vrai film. Difficile de lui trouver ne serait-ce qu'une qualité, bon, disons peut-être les combats à l'épée qui, bien que surréalistes, ont un certain style. Mais c'est tout. Tout le reste est à oublier.

"Les trois mousquetaires", une vision biaisée d'un américain, déjà connu pour avoir enchaîné les navets cinématographiques, sur un classique de la littérature française. Si vous entendez du bruit, c'est normal, c'est monsieur Dumas père qui se retourne dans sa tombe.

Fiche technique :
- Titre : Les trois mousquetaires
- Titre original : The three musketeers
- Film américain
- Année 2011
- Genre : action
- Réalisateur : Paul W.S. Anderson
- Acteurs principaux : Mila Jovovich, Orlando Bloom, Christoph Waltz
- Durée : 1h50
14:41 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)
11.03.2012
From Paris with love, de Pierre Morel (2010)

James Reese travaille comme assistant personnel de l'ambassadeur américain à Paris. Il lui arrive parfois de rendre quelques services aux Forces Spéciales et rêve de devenir l'un de leur agent à temps plein. Il reçoit un jour comme mission d'aller chercher Charlie Wax, un de leur agent coincé à la douane, et de l'assister comme partenaire. Mais James va découvrir un homme exubérant aux méthodes peu orthodoxes et va avoir du mal à suivre le rythme...

Pierre Morel nous propose un buddy movie, comprenez un film mettant en scène deux personnages très différents forcés à travailler ensemble (comme "L'arme fatale"), se déroulant dans notre bonne vieille capitale. On y trouve un John Travolta méconnaissable avec la barbe et le crâne rasé qui incarne un agent surentrainé que va essayer de suivre son partenaire, joué par Jonathan Rhys Meyers, tout au long du film. Un film d'action teinté d'humour donc, qui n'hésite pas à taper dans les poncifs du genre, sans jamais devenir lourdingue.

Le décalage entre les deux partenaires est la source de la plupart des situations comiques, on a d'un côté le secrétaire qui a son petit travail tranquille et qui rêve de devenir agent secret et de l'autre un homme qui n'hésite pas à défourailler à tout va. Les deux vont devoir s'adapter afin de remplir la mission qui leur a été assignée. Le film n'hésite pas à abuser des clichés lors des scènes d'action notamment, mais l'assume complètement et y distille ce qu'il faut d'humour pour ne jamais lasser le spectateur. Si ça n'a donc pas le mérite d'être original, ça passe toutefois relativement bien.

Alors qu'on pourrait penser qu'on est face à une comédie pure, un rebondissement scénaristique dans la deuxième partie du film nous rappelle qu'il y a également une histoire et redonne un peu de consistance à l'ensemble. Cela suffit pour continuer à garder l'attention du spectateur, étant donné que le film en lui-même n'est pas très long.

"From Paris with love" réussit son objectif de divertissement et, même si l'on peut trouver mieux dans le genre, de nombreux bons passages justifient largement un visionnage.
Fiche technique :
- Titre : From Paris with love
- Film français
- Année 2010
- Genre : action, comédie
- Réalisateur : Pierre Morel
- Acteurs principaux : Jonathan Rhys Meyers, John Travolta, Kasia Smutniak
- Durée : 1h33
19:45 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)
11.02.2012
Drive, de Nicolas Winding Refn (2011)

Un jeune pilote cascadeur travaille pour le cinéma à Hollywood. Mais la nuit, il met ses talents de conducteur au service de truands. Ne participant jamais au crime, il se contente de transporter ses passagers à destination, en garantissant contre une certaine somme d'argent que ni la police ni personne ne pourra les rattraper. Mais un jour, une de ses missions ne se passe pas comme prévu.

Autant le dire tout de suite, "Drive" est une pâle copie du "Transporteur". D'ailleurs c'est simple, la première scène des deux films est identique. Ce sentiment de déjà-vu qui apparaît dès les premières minutes, ne nous quittera plus jusqu'à la fin. C'est comme si les américains avaient voulu faire un remake à leur sauce, "100% made in USA" (je rappelle que "Le transporteur" est un film franco-américain réalisé par le français Louis Leterrier). Thème identique, scènes identiques, parfois importées d'autres films que le "Transporteur", comme la scène du marteau qui est pompée sur l'excellent "Old boy" et, enfin, un scénario peu original où un type risque sa vie pour les beaux yeux d'une donzelle qu'il vient de rencontrer. Mouais, pas terrible terrible tout ça...

Du coup, vous me poseriez peut-être la question : mais alors comment se fait-ce que le film a d'aussi bonnes critiques ? Mais c'est ce que j'aimerais bien savoir, chers lecteurs ! Peut-être que son principal atout est sa réalisation, comme j'ai pu le lire dans de nombreuses critiques "pro". D'accord. Analysons. Le film abuse des ellipses. On n'hésite pas à montrer à l'écran la mort de personnages secondaires, d'une façon inutilement gore d'ailleurs, alors que celle des personnages principaux passe à la trappe. Aïe. Le spectateur aime voir le héros triompher, donc quitte à montrer une mort, autant que cela soit celle d'un personnage qui le mérite. Première erreur.

Le film abuse des blancs. Beaucoup de plans fixes, sans mouvements, sans dialogues, sans musique, où on imagine le personnage à l'écran en train de gamberger mais, comme on n'est pas dans sa tête, on est réduit à regarder un héros ayant à peine plus de conversation qu'un spaghetti cuit. Ryan Gosling n'est pourtant pas un mauvais acteur, non, c'est juste le rôle qu'on lui fait jouer qui ne va pas. Ce ne sont pas non plus les très nombreux ralentis, dans les scènes d'action mais aussi en dehors, qui vont redynamiser le spectateur. Bref, pour résumer : on s'ennuit. Deuxième erreur.

"Drive" est un film qui n'a pas peur de montrer ouvertement ses inspirations mais, au lieu de se distinguer par son originalité, le fait par sa médiocrité. C'est d'ailleurs la marque de fabrique des remakes américains et, même si celui-ci n'en est pas officiellement un, il ne saurait tromper l'oeil du cinéphile averti.
Fiche technique :
- Titre : Drive
- Film américain
- Année 2011
- Genre : action
- Réalisateur : Nicolas Winding Refn
- Acteurs principaux : Ryan Gosling, Carey Mulligan, Bryan Cranston
- Durée : 1h40
19:58 Publié dans Cinéma | Commentaires (4)