15.01.2012
Combat sans code d'honneur, de Kinji Fukasaku (1973)

Dans le Japon d'après-guerre, à Hiroshima, le chaos règne. La fin du conflit n'a pas mis fin à la violence. La misère sociale, la famine et le marché noir auxquels doivent s'ajouter les heurts entre les troupes d'occupation et la population locale aggravent encore la situation. Des groupes de jeunes ex-soldats qui ont participé à la guerre s'organisent en gangs. Ces gangs vont devenir des clans de yakuzas qui vont reprendre le contrôle de la région.
Hirono Shozo est un ancien soldat envoyé en prison pour avoir tué un criminel. Il se retrouve dans la cellule d'un yakuza qui lui demande de l'aide pour s'évader. Pour le remercier d'avoir aidé un de ses membres, Yamamori, le chef du clan, paye la caution d'Hirono et l'accueille dans sa famille.

Elément incontournable de la filmographie de Kinji Fukasaku, la saga "Combat sans code d'honneur" (également appelée "The yakuza papers") est une oeuvre culte du cinéma japonais. Le réalisateur n'en était pas à son coup d'essai, puisqu'il avait déjà réalisé plusieurs films de yakuzas comme le plutôt bon "Guerre des gangs à Okinawa" dont j'ai déjà parlé et qui est sorti 2 ans auparavant. Avec "Combat sans code d'honneur", il entame une série de 5 films passionnants qui mettent encore plus l'accent sur le violence et la futilité des luttes de pouvoir entre les familles de yakuzas.

Alors qu'auparavant les films de yakuzas reposaient sur la morale, sur un code d'honneur semblable à celui des samouraïs, Kinji Fukasaku dépeint avec ces films une image plus sombre mais également plus réaliste de ce milieu. C'est un énorme succès en son temps, tant critique que commercial, à tel point que la série sera suivie dans la foulée d'une trilogie baptisée "Nouveau combat sans code d'honneur". Cette saga est souvent comparée à celle du "Parrain". En effet, les similitudes dans ces luttes entre gangs mafieux sont nombreuses.

L'histoire commence en 1945 à la fin de la guerre. Le premier film couvre une période de dix ans où l'on découvre entre autres le personnage de Hirono Shozo que l'on retrouvera dans tous les épisodes. Accueilli dans la famille Yamamori puis trahi, il fondera son propre clan. C'est ainsi qu'au cours de ces 5 films, on assistera à la naissance et à la chute de nombreux clans, à des alliances improbables, à une répression policière de plus en plus stricte, à une tentative de réhabilitation de l'image du yakuza pour pouvoir subsister, bref, on suivra l'évolution du milieu sur une longue période qui se terminera dans le dernier film dans une époque contemporaine de la sortie du film, à savoir le début des années 70.

C'est donc une longue saga, passionnante, où l'on retrouvera avec plaisir des personnages d'un film à l'autre. Des personnages intéressants, qui évolueront fortement. J'ai choisi de parler du premier film car s'ils sont tous bons, le premier est un des meilleurs (celui que j'ai le moins aimé étant le second). On y découvre la formation des clans et les difficultés qu'ils rencontrent. On remarque déjà que certains personnages placent leurs pions, alors que d'autres, pas assez prévoyants, ne survivront pas au premier volet. S'il n'y en a qu'un seul à voir, ça serait celui-ci.

"Combat sans code d'honneur" est probablement le meilleur film de yakuzas que j'ai eu l'occasion de voir. Une histoire haletante réalisée par un grand cinéaste et soutenue tout du long par un thème musical obsédant et oppressant. Evidemment, je le recommande fortement.
Fiche technique :
- Titre : Combat sans code d'honneur
- Titre original : Jingi naki tatakai
- Film japonais
- Année 1973
- Genre : yakuzas
- Réalisateur : Kinji Fukasaku
- Acteurs principaux : Bunta Sugawara, Hiroki Matsukata, Kunie Tanaka
- Durée : 1h39
20:45 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)
07.01.2012
De l'eau pour les éléphants, de Francis Lawrence (2011)

A la mort de ses parents, Jacob Jankowski se retrouve sans argent. Dans l'impossibilité de poursuivre ses études de vétérinaire, il rassemble ses affaires et part sur les routes. Il finit par monter clandestinement à bord d'un train qui se trouve être celui d'un cirque itinérant. Il se fait accepter par le directeur en tant que soigneur pour animaux. C'est ainsi qu'il découvre le numéro principal du cirque, un spectacle de chevaux mené par Marlène. Jacob tombe immédiatement sous le charme de la belle écuyère. Cependant, Marlène est l'épouse du directeur et ce dernier se révèle être un homme tout aussi cruel et impitoyable envers ses employés que ses animaux.

"De l'eau pour les éléphants" nous présente le monde des cirques itinérants dans les Etats-Unis du début des années 30. Un monde où la concurrence est rude et où bon nombre de cirques font faillite. Il faut à tout prix rester compétitif avec des numéros spectaculaires, seul moyen de remplir le chapiteau de spectateurs. Et tous les moyens sont bons pour y parvenir. C'est dans ce contexte que Christoph Waltz incarne son personnage, August, directeur implacable du cirque Benzini qui n'hésite pas à jeter hors du train les membres de son équipe devenus inutiles et fait travailler les animaux jusqu'à l'épuisement, quitte à les faire mourir. Un acteur extrêmement bien choisi pour ce rôle.

Robert Pattinson (le beau gosse de "Twilight") et Reese Witherspoon incarnent eux Jacob et Marlène, le couple qui est au coeur du film. Leurs personnages se rapprochent par nécessité professionnelle mais lorsque cela devient plus intime, cela n'échappe pas à August et ils devront faire avec la jalousie de cet homme brutal et imprévisible. Un trio amoureux classique donc, avec le beau gosse qui cherche à extirper sa dulcinée des griffes de son mari, mais cela ne manque pas de charme et, placé dans le monde du cirque, cela apporte une petite touche onirique plutôt agréable.

"De l'eau pour les éléphants" est un très beau film qui nous fait découvrir le triste envers du décor d'un monde destiné à la base à nous faire rêver. Mais c'est tout de même une belle histoire, jouée par des acteurs bien choisis qui parviennent à toucher le spectateur.

Fiche technique :
- Titre : De l'eau pour les éléphants
- Titre original : Water for elephants
- Film américain
- Année 2011
- Genre : drame, romance
- Réalisateur : Francis Lawrence
- Acteurs principaux : Reese Witherspoon, Robert Pattinson, Christoph Waltz
- Durée : 1h55
17:27 Publié dans Cinéma | Commentaires (2)
25.12.2011
Aperçu cinématographique de 2012
Avant de dresser un petit bilan cinématographique de l'année quasiment écoulée, je prends un peu d'avance pour faire un post multi-bandes-annonces sur les prochains blockbusters de l'année à venir. On commence doucement avec :
The dark knight rises

Suite de "The dark knight" et troisième et dernier épisode de cette nouvelle trilogie Batman, "The dark knight rises" voit le chevalier noir affronter un nouvel ennemi : Bane (trop maigrichon à mon goût d'après la bande-annonce). Batman sera donc accompagné dans cet épisode de Selina Kyle, alias Catwoman, pour lutter contre ce criminel dopé à une substance appelée le venin, qui décuple la masse musculaire de celui qui l'absorbe.
Etant donné l'excellence du précédent film, ça semble plutôt mal parti pour faire ne serait-ce qu'aussi bien. A voir le 25 juillet 2012.
GI Joe : retaliation

Après un premier épisode franchement assez réussi et qui a posé les bases de l'histoire en expliquant notamment la création du Cobra, le GI Joe revient dans une suite qui s'annonce tout aussi explosive. Le scénario reprend là où il s'était arrêté : Zartan a pris la place du président des Etats-Unis et ordonne que l'on retrouve et extermine les membres du GI Joe. Une partie des anciens personnages est donc de retour : Channing Tatum (Duke), Ray Park (Snake Eye) ou encore Lee Byung-hun (Stormshadow). On notera l'arrivée de The Rock qui incarne Roadblock, ainsi qu'une autre grande star qui révèle sa présence à la toute fin de la bande-annonce et qui incarne le général Colton.
Avec tout ce beau monde, le 8 août 2012, ça va chauffer.
Le hobbit : un voyage inattendu

Peter Jackson continue l'adaptation des oeuvres de Tolkien en s'attaquant cette fois au livre "Bilbo le hobbit". Rappelez-vous, Bilbo, c'est le vieux hobbit du premier épisode du "Seigneur des anneaux" qui confie son anneau d'invisibilité à son neveu Frodon. Cette histoire se passe donc bien avant, lorsque Bilbo était encore jeune. Il partit à l'aventure avec le magicien Gandalf (toujours joué par Ian McKellen) et 13 nains afin de récupérer un trésor ancestral volé aux nains par le dragon Smaug. C'est au cours de ce périple qu'il trouva son anneau.
Cette histoire sera contée en deux films qui sortiront à un an d'intervalle et le premier est attendu avec impatience pour le 12 décembre 2012.
Prometheus

J'ai gardé le meilleur pour la fin. Prochain grand film de Ridley Scott, et probablement LE film de science-fiction de 2012, "Prometheus" fait parler de lui depuis quelques temps. Et pourtant, peu d'informations ont filtrées. On sait juste qu'à la base ce devait être un préquel de "Alien" mais finalement le projet a divergé en quelque chose de totalement différent ; même s'il a été révélé que le film (surtout la fin) pourra expliquer certaines choses de la saga Alien. Tout cela est bien mystérieux et le fait que l'intérieur du vaisseau spatial du fameux "Space Jockey" soit montré dans cette première bande-annonce est encore plus intriguant !
Les seules bribes de scénario que l'ont connait sont que le Prometheus est un vaisseau spatial qui explorera une civilisation extra-terrestre qui est à l'origine de l'humanité sur Terre telle qu'on la connait. On nous promet un film hautement basé sur la mythologie, ce que le titre semble donc confirmer (Prométhée est un Titan de la mythologie grecque qui a été puni par Zeus pour avoir offert le feu aux mortels). On ne devrait pas tarder à en savoir plus bientôt, le film étant prévu pour le 8 juin 2012.
Et bien d'autres :
Que ce soit avec des suites comme "Men in black 3" (25 mai), "The expendables 2" (avec Jean-Claude Van Damme et Chuck Norris, yeah baby !!!!)(17 août) ou encore (soyons fous) "La colère des Titans" (13 mars) et aussi pour rester dans la science-fiction "Battleship" (18 mai), 2012 s'annonce donc comme une année riche en grosses productions. Miam.
(cliquez sur les titres pour voir les bandes-annonces)
20:27 Publié dans Bandes-annonces | Commentaires (1)
18.12.2011
Bon anniversaire

Deux ans aujourd'hui que ce blog existe. Et toujours autant de visites, plus même que la première année malgré un rythme de parution d'articles un peu en dents de scie. J'essaye toujours d'en mettre un maximum même si parfois je privilégie d'autres loisirs que le cinéma. Mais j'y reviens toujours avec plaisir et je compte bien faire encore mieux l'année prochaine.
Merci à vous, restez fidèles et à bientôt !
19:58 Publié dans Message de Seb | Commentaires (0)
Discworld, de Jean Vadim (2008)

Rincevent est un mage malchanceux. En 40 ans passés à l'université de magie d'Ankh Morpok, il n'a pas réussi à apprendre le moindre sortilège. Aucun, à part l'un des huit sortilèges majeurs de l'In-Octavo, le grimoire du Créateur du Disque-Monde, qui s'est réfugié dans sa tête lorsque Rincevent à ouvert le livre interdit, à la suite d'un pari lorsqu'il était jeune. Après une maladresse de trop, Rincevent fini par se faire exclure de l'université. Sa malchance ne le quittant pas, il ne tarde pas à collectionner d'autres ennuis et se retrouve devant le gouverneur d'Ankh Morpok, le Patricien. Celui-ci offre à Rincevent de passer l'éponge à condition qu'il s'occupe d'une personnalité qui vient d'arriver dans la cité, un "touriste". Bien que personne ne connaisse ce mot, il semblerait que cet homme curieusement vêtu, appelé Deuxfleur, vienne du lointain Empire Agatéen et désire visiter la région. Rincevent se retrouve malgré lui guide et va devoir accompagner Deuxfleur dans son périple.

Le Patricien explique à Rincevent sa mission.
Après avoir adapté le roman de Terry Pratchet "Hogfather" sous la forme d'un (excellent) téléfilm en quatre partie en 2006 (sous le nom "Les contes du Disque-Monde" en français), Jean Vadim réitère en adaptant cette fois les deux tout premiers romans de la (grande) saga du Disque-Monde, à savoir "La huitième couleur" et "Le huitière sortilège". Pour ceux qui ne connaissent pas cet univers délirant créé par Terry Pratchet, ce téléfilm, sobrement appelé "Discworld" est une bonne occasion de s'y mettre. Bien qu'il date de 2008, il débarque chez nous en DVD seulement maintenant. Mieux vaut tard que jamais.

La ville d'Ankh Morpok, ou ce qu'il en reste, après un incendie... euh... accidentel.
Le Disque-Monde est un univers étrange où la magie et les créatures fantastiques font partie du quotidien. Au fil des romans, on trouve de nombreux personnages principaux et celui qui est la vedette de cette histoire-ci est Rincevent, un mage devenu malgré lui le réceptacle d'un des sortilèges de l'In-Octavo. Peu doué en magie, il possède cependant un don exceptionnel pour se retrouver dans des situations dangereuses, voire mortelles, ce qui est l'occasion de croiser à intervalles réguliers La Mort, autre personnage récurrent du Disque-Monde. Les situations cocasses ne manquent pas et l'acteur jouant Rincevent (David Jason) est plutôt bien choisi et correspond bien au personnage. Le fait que cet acteur a toujours voulu incarner Rincevent et connaissait déjà le personnage auparavant à certainement dû aider. A noter aussi que Deuxfleur est joué par Sean Astin (le hobbit Sam dans "Le seigneur des anneaux").

Le royaume de Krull, situé au bord du Disque-Monde. Notez la présence de la corde pour éviter qu'on tombe du monde par accident !
"Discworld" c'est drôle donc, mais c'est aussi pas mal fait. A part quelques effets spéciaux en synthèse qui tâchent un peu, globalement, le film s'en tire bien. On ne peut pas avoir le même budget pour un téléfilm que pour une grosse production cinématographique ("Harry Potter" ou "Le seigneur des anneaux" par exemple) et malgré cela, certains passages sont assez impressionnants. Le film ne trahit pas l'oeuvre originale et sait retranscrire l'ambiance particulière et le ton décalé des écrits de Pratchet. On retrouvera la plupart des personnages en plus de ceux déjà cités : Trymon, Cohen le barbare ou encore évidemment Le Bagage, le coffre à pattes de Deuxfleur, qui passe son temps à chercher son propriétaire (c'est bien connu, en voyage, on perd tout le temps ses bagages et celui-ci ne fait pas exception).

"Discworld" est une adaptation respectueuse et réussie. Un film délirant du début à la fin, un régal pour les fans de Pratchet et un excellent moyen de découvrir le Disque-Monde pour ceux qui ne le connaissent pas.

Les espérances de vie de Rincevent et Deuxfleur ont tendance à diminuer dangereusement.
Fiche technique :
- Titre : Discworld
- Titre original : The colour of magic
- Film britannique
- Année 2008
- Genre : fantastique
- Réalisateur : Jean Vadim
- Acteurs principaux : David Jason, Sean Astin, Tim Curry
- Durée : 3h09

Le Bagage, à la recherche de son maître perdu.
19:40 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)
25.11.2011
Real steel, de Shawn Levy (2011)

Dans un futur proche, la boxe n'est plus un sport où s'affrontent deux hommes avec des gants aux poings. C'est maintenant un spectacle où des robots se livrent à des duels de plus en plus violents. Charlie Kenton est un ancien boxeur professionnel qui a du mal à gérer cette évolution. Il s'est reconverti à la boxe de robot mais n'arrive pas à retrouver sa gloire passée, ses machines se font à chaque fois détruire par ses adversaires. Un jour, à la mort de son ex-femme, il hérite de la garde de son fils de onze ans, Max, qu'il avait abandonné.

Max est un passionné de combats de robots. Lorsqu'il trouve un vieux robot d'entraînement en accompagnant son père à la casse, il va tout faire pour le faire combattre sur un ring. Devant l'incroyable détermination de son fils, Charlie, qui touchait le fond, va réapprendre à se battre pour ce qui est important et une vraie complicité va naître entre eux deux.

Des combats futuristes de robots géants, voilà qui a tout pour me plaire (j'adore la robotique). En plus, il s'agit ici d'un concept original (j'entend par là que ça fait plaisir un film de robots où ils ne cherchent pas à dominer le monde). Des robots qui combattent dans une arène pour le sport, c'est intéressant (et c'est tiré d'une nouvelle). Ca me rappelle "One must fall 2097" tiens (ceux qui connaissent comprendront). Alors oui, ce n'est pas une histoire 100% originale, je sais, il y a eu des précédents. Par exemple, (je ne sais pas si je vais oser... allez si, j'ose) "Robot Jox" en 1990, un pur navet, à regarder entre amis pour rire un bon coup. Non, là il s'agit d'un vrai film, avec un vrai budget (110 millions quand même).

Du coup, le résultat n'est pas le même (qui en aurait douté ?). Mélange d'images de synthèse et d'animatronique, les robots sont vraiment superbes. Du vieux robot cabossé du zoo au rutilant champion du monde, Zeus, ils ont tous un style particulier et sont très réussis. La capture de mouvement a été utilisée pour les combats et, même si c'est un peu déroutant de voir des robots boxer, au final cela devient saisissant. De ce côté là, rien à redire, j'ai personnellement été comblé.

Là où "Real steel" devient d'autant plus intéressant, c'est qu'il ne se contente pas de mettre en scène du métal cabossé. C'est aussi l'histoire d'une relation père-fils difficile. Charlie est un ancien boxeur complètement dépassé par ce qu'est devenu ce sport où ses compétences ne servent plus à rien. C'est encore pire dans son rôle de père qu'il n'a jamais exercé jusqu'à présent. Deux générations différentes qui se rencontrent, deux passions pour un même sport mais qui sont pourtant si différentes l'une de l'autre. C'est cependant ce qui va les rapprocher et leur donner envie d'aller jusqu'au bout. Le duo Hugh Jackman (Charlie) et Dakota Goyo (Max) est superbe, notamment le garçon dont la performance est à souligner. Notons également la présence d'Evangeline Lilly et Kevin Durand. Un bon casting où les robots ne sont pas les seules vedettes.

"Real steel" est vraiment un beau film qui sait émouvoir en plus de divertir. Le "Rocky" du 21e siècle, en version cybernétique. A voir, vraiment.
Fiche technique :
- Titre : Real steel
- Film américain
- Année 2011
- Genre : science-fiction
- Réalisateur : Shawn Levy
- Acteurs principaux : Hugh Jackman, Dakota Goyo, Evangeline Lilly
- Durée : 2h07
17:13 Publié dans Cinéma | Commentaires (3)
20.11.2011
Eyeborgs, de Richard Clabaugh (2010)

Dans un futur proche, afin de lutter contre des attaques terroristes, un vaste parc de caméras de surveillance publique a été installé dans le monde entier. Ces caméras, d'abord indépendantes, ont été raccordées à un unique système appelé ODIN. Afin d'améliorer encore ce système qui a permis de stopper de nombreuses activités criminelles, des caméras mobiles autonomes, directement reliées à ODIN, sont crées : les Eyeborgs.

"We are the Borg. You will be assimilated. Resistance is futile.". C'est sur cette vanne nulle, que probablement seuls les fans de Star Trek comprendront, que je vais commencer ma critique de "Eyeborgs". Je trouve le sujet intéressant, particulièrement à notre époque où nos libertés individuelles sont de plus en plus mises à mal. Avec les nouvelles technologies informatiques qui gèrent nos informations personnelles en réseau (merci google, mais ce n'est qu'un exemple), l'explosion des réseaux sociaux (genre face de bouc) ou encore la mise en place du deep packet inspection, la plupart des gens ne se rendent pas compte que le concept de vie privée est de plus en plus illusoire, et même pire, certains s'en fichent complètement. Tout ça pour dire que si "Eyeborgs" est purement de la science-fiction, la direction que nous prenons actuellement nous emmène droit vers une situation similaire.

Sujet intéressant donc, mais pas forcément original. Je me souviens de "L'oeil du mal" qui abordait un concept similaire mais qui l'avait malheureusement traité n'importe comment. Ici je dois reconnaître que c'est plus réaliste. Enfin, si on admet que des petits robots-caméra (pas que petits d'ailleurs, il y a des grands, même très grands modèles) peuvent-être considérés comme réalistes. Ce que je veux dire c'est qu'il s'agit de science-fiction plausible, qui pourrait très bien arriver.

Parlons-en, d'ailleurs, de ces Eyeborgs. C'est sans doute ce qu'il y a de plus surprenant dans ce film. On s'attend à un nanar avec des effets spéciaux style The Asylum mais en fait, ils sont plutôt bien réussis. Pourtant le budget n'est pas excessivement élevé, en plus ils apparaissent souvent à l'écran, c'est donc assez impressionnant (bon, c'est pas au même niveau technique que "Transformers" non plus hein). Cependant, si on a une bonne surprise de ce côté là, au niveau des acteurs il n'y a rien d'exceptionnel. Allez, je cite Danny Trejo parce qu'il est là, mais vu le nombre de bouses dans lesquelles il a joué, ce n'est pas lui qui remontera le niveau.

Finalement, "Eyeborgs" se laisse regarder. Même si le scénario évolue vers quelque chose de plus classique dans la seconde moitié du film, ça reste suffisamment captivant pour ne pas ennuyer. En plus, il est honnête techniquement et même si certains acteurs viennent un peu ternir le tableau, le constat global est plutôt positif.
Fiche technique :
- Titre : Eyeborgs
- Film américain
- Année 2010
- Genre : science-fiction
- Réalisateur : Richard Clabaugh
- Acteurs principaux : Adrian Paul, Megan Blake, Luke Eberl
- Durée : 1h38
15:39 Publié dans Cinéma | Commentaires (3)
