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31/12/2009

Bonne année 2010 !!

On est le 31 décembre, on se prépare à quitter cette bonne vieille année 2009 qui nous a apporté pas mal de grands films. J'espère que 2010 sera tout aussi plaisant. Certes, il n'y aura pas d'"Avatar" mais il y aura toujours de quoi se faire plaisir.

Pour clôturer cette année, un super film (hum) que j'ai vu y'a pas longtemps et qui méritait forcément un article sur mon blog. Bon, promis, je me rattraperai début 2010. La prochaine critique sera à ne pas louper, croyez-moi.

Passez tous une bonne soirée, faites la fête, picolez bien et prévoyez le sac de couchage pour ne pas avoir à reprendre le volant après (commencer 2010 en étant mort, c'est pas génial).

17:50 Publié dans Message de Seb | Commentaires (0)

Far Cry, de Uwe Boll (2009)

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Sur une île isolée du Pacifique, le docteur Krieger crée en secret pour le compte du gouvernement américain une armée de super soldats. Valérie, une journaliste, apprend par un informateur sur l'île les agissements de Krieger et décide de s'y rendre pour enquêter...

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Comment faire un blog cinéphile sans parler d'Uwe Boll? Afin de cerner ce réalisateur allemand, il faut savoir qu'il s'est spécialisé dans l'adaptation de jeu vidéo en film. On lui doit donc des films tels que "House of the dead", "Alone in the dark" ou encore la série "Bloodrayne". Mais ce n'est pas seulement à cause de cela qu'il est devenu une légende du cinéma (oui, oui, n'ayons pas peur des mots). Ce qui fait sa renommée, c'est un point que tous ses films ont en commun : ce sont des narnars intersidéraux. Mieux encore, le lascar se vante d'être le meilleur réalisateur de sa génération et n'hésite pas à critiquer tous ses collègues, notamment Michael Bay à propos de "Transformers" (remarquez que là, on peut difficilement lui donner tort).

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Sa haute opinion de lui même, la médiocrité absolue de son travail, le fait qu'il massacre systématiquement les licences de jeux vidéo les unes après les autres ont fait de lui un réalisateur culte. C'est d'ailleurs de là que lui vient son surnom de "Ed Wood des temps modernes". So bad it's good. On ne peut plus judicieux. Les films d'Uwe Boll sont réputés pour les soirées nanars, le genre où l'on réunit des amis triés sur le volet en dégustant une bonne pizza et en regardant une oeuvre tellement navrante que ça finit par faire rire et tout le monde passe une bonne soirée.

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Je veux pas être méchant mais quand même, il a une bonne tête de vainqueur ce Uwe Boll

Est-il vraiment nécessaire après cela de critiquer "Far Cry"? Ne connaissant pas bien le jeu dont il est tiré, je ne peux pas le comparer à l'oeuvre originale. Mais disons que comme les autres productions Bolliennes, les personnages sont ridicules, les dialogues complètement creux et l'histoire de super soldats vue et revue. Un film qui alterne entre des pan pan boum boum et un humour souvent mal amené. Du Uwe Boll classique en fait.

Fiche technique :

  • Titre : Far cry
  • Film allemand, canadien
  • Année 2009
  • Genre : action
  • Réalisateur : Uwe Boll
  • Acteurs principaux : Til Schweiger, Emmanuelle Vaugier, Ralf Moeller
  • Durée : 1h35

17:33 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)

29/12/2009

Stalingrad, de Jean-Jacques Annaud (2001)

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Seconde guerre mondiale, automne 1942. L'armée allemande fait marche vers Stalingrad, ville d'URSS d'importance stratégique. Le moral des troupes russes est au plus bas. Le commissaire politique Ivan Danilov tente de remotiver les troupes en faisant de Vassili Zaitsev, une jeune recrue particulièrement douée au tir, le symbole de l'armée russe. Les exploits de Zaitsev sont racontés dans les journaux et il devient une icône dans la propagande de Danilov qui parvient à raviver la flamme de l'héroïsme des soldats luttant contre l'envahisseur allemand.

Le camp ennemi se fait alors un devoir d'abattre ce héros de guerre en déployant sur le terrain son meilleur tireur d'élite, le major König, l'instructeur de la meilleure école de tir allemande. Un duel à mort va donc se dérouler entre les deux hommes, sniper contre sniper, avec en jeu l'issue d'un conflit entre deux nations.

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Je ne suis pas trop film de guerre en général, mais Stalingrad m'a beaucoup charmé. Il faut dire qu'il est assez atypique puisqu'on assiste ici à un duel entre deux hommes, au beau milieu d'une guerre. On oublie donc les grandes scènes de bataille classiques de ce genre de film pour des moments plus intimistes. Le tireur d'élite n'étant pas en première ligne, il se cache, se camoufle, se faufile, toujours invisible au point que l'on oublie parfois que l'on est au milieu d'un grand conflit. C'est ce qui est intéressant car on se concentre d'avantage sur les personnages et leur relation : celle de Zaitsev et du major König, ou encore du triangle amoureux Zaitsev, Danilov et la femme qu'ils aiment tous les deux. Entre désirs personnels et devoir de soldat, il n'est pas toujours facile de choisir.

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Le film est d'autant plus intéressant que Vassili Zaitsev et le major König ont réellement existé et étaient tous deux des tireurs d'élite exemplaires. Cependant si Zaitsev a participé à la bataille de Stalingrad, le film est une fiction et les deux hommes ne se seraient apparemment jamais rencontrés. Les exploits de Zaitsev sont eux bien réels : plus de 200 soldats et officiers allemands tués entre octobre 1942 et janvier 1943, dont 11 snipers. Pas cool, la guerre.

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Stalingrad est bon film, avec certaines scènes assez dures, son lot d'émotion et surtout son suspens omni-présent. A voir.

Fiche technique :

  • Titre : Stalingrad
  • Titre original : Enemy at the gates
  • Film allemand, britannique, irlandais, américain
  • Année 2001
  • Genre : guerre
  • Réalisateur : Jean-Jacques Annaud
  • Acteurs principaux : Jude Law, Rachel Weisz, Joseph Fiennes
  • Durée : 2h10

14:18 Publié dans Cinéma | Commentaires (2)

26/12/2009

Avatar, de James Cameron (2009)

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A plusieurs années-lumière de la Terre, se trouve la planète Pandora. Ce monde possède un important gisement d'un minerai très rare que des industriels terriens voudraient exploiter. Cette exploitation est rendue impossible par la présence d'un peuple natif de Pandora, les Na'vis. Les humains tentent une négociation avec ce peuple humanoïde considéré comme primitif avec, en cas de refus, le lancement d'une opération d'expulsion manu militari. L'atmosphère de Pandora étant toxique pour les humains, ils utilisent des avatars, des corps créés génétiquement possédant un patrimoine mi-humain mi-Na'vi. Ces corps pilotés à distance sont utilisés pour la négociation. C'est avec l'un de ces avatars que le marine Jake Sully infiltre le peuple Na'vi. Mais il ne s'attendait pas à ce que le monde qu'il allait découvrir remette sa mission en question.

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Dire que j'attendais Avatar avec impatience est un doux euphémisme. Cela fait longtemps que j'ai arrêté de compter les années et je me souviens encore de l'époque où le film s'appelait "Project 880", où la date de sortie était prévue pour 2007 et où Cameron n'avait lâché qu'une seule info : <<Cela sera un film de science-fiction contant l'histoire d'amour entre un humain et une extra-terrestre au milieu d'un conflit>>. Quand on sait ce que le bonhomme est capable de faire dans le domaine de la SF (Terminator, Terminator 2, Aliens 2), ça fait envie. 16 décembre 2009, le film débarque enfin.

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Je vais être direct : ce film est une claque monstrueuse. Toutes ces années d'attente en valaient la peine, je suis sorti de la salle émerveillé. Avatar m'a offert tout ce que j'attend dans le cinéma. Le monde de Pandora est absolument fabuleux, le spectateur est plongé au milieu de cette jungle aux couleurs magnifiques abritant une faune et une flore incroyable. Chaque plante, chaque créature est un régal pour l'oeil. Inutile de dire que c'est LE film à voir en 3D, tout est d'un tel réalisme que l'on a presque envie d'agiter la main pour chasser les insectes volant devant l'écran.

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Les personnages ne sont pas en reste et les Na'vis, ces grands humanoïdes bleus, sont tout aussi réussis. La difficulté était de les doter de suffisamment d'émotion pour que le spectateur prenne parti et que la romance entre Jake et Neytiri puisse être crédible. Pari réussi. On pardonnera les petites imperfections du film tel qu'un scénario somme toute assez manichéen, quelques clichés inévitables, mais tout cela est tellement crédible, tellement beau, que ça n'a pas d'importance.

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Avatar est voyage dans un monde merveilleux qui parvient à nous faire oublier celui qui nous entoure. On partage la vie des Na'vis dans un mélange parfait d'action et d'émotion. On souhaiterait presque que tout cela soit vrai. Mais c'est justement pour ça que j'aime le cinéma, car pendant 2h40, ça l'est.

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Fiche technique :

  • Titre : Avatar
  • Film américain
  • Année 2009
  • Genre : science-fiction
  • Réalisateur : James Cameron
  • Acteurs principaux : Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver
  • Durée : 2h40

12:39 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

24/12/2009

Joyeux noël !!

Certes, je suis un peu en avance, nous sommes encore le 24. Mais je ne sais pas si j'aurais l'occasion de pouvoir poster un article demain (je vais essayer, j'ai préparé un super article !). Pour aujourd'hui j'ai choisi un film qui me tient particulièrement à coeur : "Douze hommes en colère". Excellent film qui m'a fait forte impression lorsque je l'avais vu pour la première fois. C'est pour vous.

Donc je vous souhaite à tous un excellent réveillon et un joyeux noël. J'espère que vous aurez plein de cadeaux (et moi aussi !) et bien sûr plein de DVD. Il y a tellement de bons films disponibles en cette fin d'année, ça serait dommage de ne pas en profiter.

Que vous soyez en vacances ou pas pendant les fêtes, faites-vous un beau cadeau : allez voir le film Avatar. C'est un très très beau film.

Bon, sur ce je vous laisse, je dois aller voir comment se débrouille mon chef suédois avec la dinde pour ce soir.

13:09 Publié dans Message de Seb | Commentaires (0)

Douze hommes en colère, de Sidney Lumet (1957)

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Au terme de six jours de procès, un jury de douze hommes se réunit afin de déterminer si l'accusé, un jeune homme d'origine modeste arrêté pour l'assassinat de son père, est coupable. Le jury procède à un vote: 11 votent coupable. Or, la décision doit être prise à l'unanimité. On demande alors à l'homme ayant voté non coupable de se justifier. Il explique qu'il a un doute et que la vie de l'accusé étant en jeu, il convient de prendre un moment pour en discuter. Il va alors s'employer à convaincre les onze autres jurés un par un.

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Sydney Lumet est un grand réalisateur né en 1924 et qui continue toujours de faire des films actuellement (son dernier date de 2007). Sa carrière est constituée de plus de 50 films dont par exemple "Serpico" avec Al Pacino, "Jugez-moi coupable" avec Vin Diesel ou encore "Family Business" avec Sean Connery, Dustin Hoffman et Matthew Broderick. Bref la liste est longue et la réputation de l'homme n'est plus à faire.

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Il nous livre ici un huis clos particulièrement intéressant où un homme se dresse contre tous les autres. Car il faut du courage pour oser exprimer son opinion, d'autant plus qu'ici elle va à l'encontre de tout ce que les autres jurés affirment. Il serait tellement plus simple de se ranger du côté de l'opinion collective et de rentrer tranquillement chez soi. Mais ici la vie d'un homme est en jeu et M. Davis, incarné par Henry Fonda, n'est pas convaincu. Non pas qu'il pense l'accusé innocent mais il indique que certains points du procès sont encore dans l'ombre et que cela mérite d'être discuté malgré la désapprobation de l'ensemble des jurés.

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Il va donc mener un combat dans cette salle de délibération, en faisant partager ses doutes, apportant lui-même des preuves ou réfutant des théories de l'accusation. Et c'est ce qui fait toute la grandeur de ce film. Un homme luttant non pas pour son bénéfice personnel mais pour ce qui est juste, car il n'a rien à gagner. Et Henry Fonda y est parfait dans ce rôle d'un homme simple, avec ses doutes, ses hésitations mais qui parvient à montrer que parfois un seul homme peut faire la différence s'il a le courage de s'exprimer. Un grand film. Non, un film culte.

Fiche technique :

  • Titre : Douze hommes en colère
  • Titre original : Twelve angry men
  • Film américain
  • Année 1957
  • Genre : euh... unique :)
  • Réalisateur : Sydney Lumet
  • Acteurs principaux : Henry Fonda, Lee J. Cobb, Martin Balsam

12:49 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)

23/12/2009

The box, de Richard Kelly (2009)

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La vie tranquille d'Arthur et Norma va être bouleversée par un événement aussi étrange qu'inattendu. Ils trouvent un beau matin devant leur porte une boîte accompagnée d'un mot leur annoncant la venue le soir même d'un homme appelé Arlington Steward. Cette boîte mystérieuse possédant un gros bouton rouge sur le dessus les intrigue. Lorsque M. Arlington se présente chez eux comme prévu, ils découvrent un homme habillé comme un gentleman mais au visage atrocement mutilé. Il leur propose alors un marché : ils peuvent appuyer sur le bouton rouge de la boîte s'ils le désirent. Cet acte aura alors deux conséquences. La première, ils recevront un million de dollars en liquide. La seconde, une personne qu'ils ne connaissent pas, quelque part sur Terre, mourra. Ils ont 24h pour prendre leur décision.

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Ce film est adapté d'une nouvelle de l'écrivain américain Richard Matheson, "Le jeu du bouton" ("Button, button" en VO). Spécialisé dans la science-fiction et l'épouvante, il a notamment écrit des scénarios pour la série "La quatrième dimension" ou encore le roman "I am Legend", également adapté en film sous le titre "Je suis une Légende". La nouvelle "Le jeu du bouton" est lisible sur Internet si cela vous intéresse, google la trouvant facilement pour vous.

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Cette nouvelle est très courte et ne fais qu'une petite dizaine de pages. Le film "The box" dure, lui, deux heures. J'avais peur en allant le voir que le scénario ne soit que celui de la nouvelle, étiré pour en faire un long film. Mais on se rend compte assez vite que l'histoire diverge de l'originale et ne sert en fait que de base pour conter une histoire plus complexe. On voyage alors du fantastique à la science-fiction en abordant des thèmes similaires au précédent (et très bon) film de Richard Kelly "Donnie Darko". Difficile d'en parler sans ruiner le suspense mais "The box" intrigue le spectateur en le faisant se poser des questions, élaborer des théories jusqu'au dénouement, qui est suffisamment ouvert pour que chacun puisse avoir sa propre interprétation.

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Un film tout de même un peu long, je regrette que la fin n'apporte pas la réponse à toutes les questions que je me suis posées et j'en suis ressorti un peu déçu. J'aime les films qui proposent des réflexions, sauf quand c'est au spectateur d'imaginer la fin.

Fiche technique :

  • Titre : The box
  • Film américain
  • Année 2009
  • Genre : thriller, science-fiction
  • Réalisateur : Richard Kelly
  • Acteurs principaux : Cameron Diaz, James Marsden, Frank Langella
  • Durée : 1h55

12:47 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)