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26/02/2010

Godzilla vs Destroyah, de Takao Okawara (1995)

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Godzilla n'est pas sorti indemne de son combat contre Spacegodzilla. La trop grande quantité d'énergie atomique qu'il a dû absorber l'a transformé en réacteur nucléaire, qui menace à tout moment d'exploser. Hors de contrôle, Godzilla provoque des ravages. Une nouvelle arme est testée, le Super X III, destinée à geler le monstre, ou tout du moins baisser sa température qui ne cesse d'augmenter. Parallèlement, un scientifique tente de reprendre les études du Dr Serizawa et de les appliquer dans le domaine de l'agronomie. Il analyse des échantillons de terrain prélevés sur le site où à été utilisé le destructeur d'oxygène (qui avait permis de tuer Godzilla dans le 1er film). Il s'aperçoit qu'une forme de vie a été créée suite à l'utilisation de cette arme. Cette forme de vie, sortie de son habitat, évolue et s'échappe du laboratoire. Elle va connaître une croissance exponentielle et devenir extrêmement dangereuse.

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Très joli plan nocturne avec un Godzilla en fusion au fond.

Depuis ma critique de "Godzilla", j'ai visionné beaucoup de kaiju eiga (quasiment que des Godzilla en fait) où le bon côtoyait parfois le ridicule mais quand on est fan, ça ne compte pas. Il y a même eu des bonnes surprises, comme ce "Godzilla vs Destroyah". Comme ce blog est quand même censé présenter ce que je regarde, il était juste que je fasse une critique d'un autre Godzilla.

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Ce qui se passera si Godzilla explose.

Ce film est la suite directe de "Godzilla vs Spacegodzilla" sorti un an auparavant. Beaucoup de films de la série se suivent d'ailleurs (mais c'est déjà pas évident d'en voir, alors les voir dans l'ordre... ). Il y a deux choses que j'ai bien aimé. Tout d'abord un effort a été fait au niveau des effets spéciaux. Un type dans un costume pour jouer Godzilla, ça passe en  1954, mais en 1995 c'est complètement dépassé. Deux ans auparavant, "Jurassic Park" débarquait sur les écrans du monde entier et présentait des dinosaures en images de synthèse magnifiques. Mais les japonais sont plus traditionnels, point d'image de synthèse donc (il faut dire que le budget 10 fois moins élevé que "Jurassic Park" en est aussi la raison). Il faudra attendre 1999 avant d'avoir de l'image de synthèse dans un Godzilla (je ne compte pas le film de Roland Emmerich qui pour moi n'est pas un vrai Godzilla).

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Pourtant, comme je le disais, un effort a été fait pour que le film fasse moins plastique (ce qui est le principal reproche fait à la série en fait). Et le résultat est très satisfaisant : un Godzilla aux écailles craquelées où circule une sorte de lave en fusion est particulièrement réussi. Destroyah bénéficie également d'un design très classe. Cela change des autres kaiju de la série dont certains sont vraiment ridicules (genre Megalon). L'aspect de Destroyah change au fur et à mesure de sa croissance. D'abord de la taille d'un insecte, il aura ensuite la taille d'un homme. C'est à ce moment qu'une scène très très proche d'"Alien 2" aura lieue où la G-Force (l'équipe spéciale chargée en temps normal du contrôle de Godzilla) chassera Destroyah dans une grande usine. Destroyah finira par atteindre la taille de Godzilla et prendra alors sa forme définitive (que vous pouvez voir sur l'affiche).

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Evolution finale de Destroyah.

Le deuxième point intéressant, c'est le scénario. Le film tisse de nombreux liens avec le tout premier "Godzilla". La cause de l'apparition de Destroyah est l'utilisation du destructeur d'oxygène par le Dr Serizawa (qui s'est suicidé après avoir détruit ses notes pour que son arme disparaisse avec lui). De même, la fille et le petit fils du professeur Yamane apparaissent comme conseillers auprès de la G-Force. L'actrice jouant Emiko Yamane est la même que dans le "Godzilla" de 1954. Malheureusement le professeur Yamane n'apparait pas car l'acteur Takashi Shimura est décédé en 1982, son portrait sera tout de même montré à l'écran. Bref, beaucoup de références, couplé au fait qu'ils ont essayé de faire une histoire crédible plutôt que de montrer un énième kaiju qui apparaît d'on-ne-sait-où, cela rend "Godzilla vs Destroyah" intéressant à regarder.

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L'actrice Momoko Kochi, qui reprend le même rôle que dans le film de 1954 (c'est elle sur la dernière photo de mon autre critique, à côté du Dr Serizawa)

Toutes ces qualités le placent dans le top des films de Godzilla. C'est dommage qu'ils ne soient pas tous de ce niveau là. Probablement le meilleur que j'ai vu avec le premier "Godzilla" de 1954.

Fiche technique :

  • Titre : Godzilla vs Destroyah
  • Film japonais
  • Année 1995
  • Genre: film de monstre (kaiju eiga)
  • Réalisateur : Takao Okawara
  • Acteurs principaux : Takuro Tatsumi, Yōko Ishino, Yasufumi Hayashi
  • Durée : 1h43

20:33 Publié dans Cinéma | Commentaires (4)

24/02/2010

Taken, de Pierre Morel (2008)

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Bryan Mills (Liam Neeson) vit seul depuis que sa femme a divorcé et qu'elle vit avec sa fille, Kim, dans la propriété de son nouveau riche compagnon. Bryan est un ancien agent spécial du gouvernement mais depuis qu'il est à la retraite il essaye de rattraper le temps perdu avec Kim. Lorsqu'elle lui demande son autorisation pour partir en vacances en France avec une amie, il finit par céder. Arrivées à destination, Kim appelle son père pour le rassurer. C'est à ce moment que des intrus pénètrent dans l'appartement où elles se trouvent et les enlève. L'un d'eux ramasse le téléphone de Kim et entend Bryan les prévenir que s'ils ne la relâchent pas immédiatement, il les cherchera, les trouvera et les tuera. Le kidnappeur raccroche en lui souhaitant bonne chance.

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Encore un film sur la vengeance ? Oui je sais... Ca doit être à force d'avoir vu la bande-annonce de "Hors de contrôle" au cinéma. On est toutefois dans un registre différent de "Death sentence" qui était plutôt fataliste, genre "la vengeance n'engendre rien d'autre que plus de violence et ne résout rien". Ici, au lieu de nous présenter les états d'âme d'un père de famille qui bascule du côté obscur, on a droit à un ancien agent secret qui sait ce qu'il fait. C'est comme s'ils avaient enlevé la fille de Jason Bourne, et ça, ce n'était pas une bonne idée.

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Place à l'action, Bryan Mills ne rigole pas et ses méthodes sont efficaces. Il y a beaucoup de fusillades mais le film est tout de même moins violent que "Death sentence". "Taken" est peut-être un peu plus jouïssif puisque l'atmosphère est moins pesante, quoique quand Bryan s'aperçoit que sa fille est embarquée dans un traffic de jeunes femmes c'est pas très joyeux. On aimerait alors que Bryan fasse complètement le ménage et liquide tous ces sales types, mais bon, ce n'est pas Rambo non plus et ce n'est pas le but du film. Liam Neeson s'en sort tout de même très bien en incarnant un personnage méthodique, sûr de lui, qui n'a peur de rien et qui ira jusqu'au bout.

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"Taken" est bien plaisant et satisfera ceux qui aiment les films d'action qui finissent bien et où les méchants sont punis !

Fiche technique :

  • Titre : Taken
  • Film français
  • Année 2008
  • Genre : policier, action
  • Réalisateur : Pierre Morel
  • Acteurs principaux : Liam Neeson, Maggie Grace, Famke Janssen
  • Durée : 1h25

J'aime particulièrement la bande-annonce de ce film. Je trouve que pour une fois elle résume bien le film, alors la voilà :

 

13:50 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)

23/02/2010

Death sentence, de James Wan (2008)

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Nick Hume (Kevin Bacon) rentre un soir avec son fils, en voiture. Sur le trajet, ils s'arrêtent à une station pour prendre de l'essence. Pendant qu'il fait le plein, son fils entre dans la boutique pour s'acheter à boire. C'est là qu'un gang débarque et abat le propriétaire d'un coup de fusil. Ils demandent alors au plus jeune de la bande de tuer le fils de Nick avec une machette, comme rite d'initiation. Nick, qui s'est précipité en entendant le coup de fusil, arrive trop tard pour sauver son fils mais aperçoit le visage du meurtrier qui s'enfuit.

Ce dernier est arrêté mais l'avocat de Nick est pessimiste : c'est sa parole contre celle du meurtrier, pas d'autre témoin ni de caméra, le jeune provient d'un quartier difficile où règne la violence... il va falloir jouer serrer pour espérer l'envoyer en prison. Nick est plein de dégoût, sa famille est effondrée. Lors de l'audience, il voit le prévenu se moquer de lui en lui souriant. Lorsqu'on lui demande de l'identifier, Nick décide de revenir sur sa déposition. Le meurtrier se retrouve libre et est accueilli à la sortie par ses frères de gang. Mais ce qu'ils ne savent pas, c'est que va s'abattre sur eux la colère d'un père qui va rendre sa propre justice.

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Pour ceux qui ne connaissent pas James Wan, c'est le réalisateur du superbe film d'horreur "Saw". Le film qui a lancé la saga et qui est probablement le meilleur. Il faut dire qu'à force de passer la licence Saw à différents réalisateurs qui essayent tous de reproduire ce qui avait fait le succès du premier, elle finit par dépérir. James Wan a aussi fait un autre excellent film, un thriller cette fois, particulièrement angoissant : "Dead silence" où un homme enquête dans son village natal pour élucider le meurtre de sa femme. Tout comme "Saw", ce film possède un twist final à couper le souffle. Dans "Death sentence", James Wan abandonne l'horreur et l'angoisse pour se consacrer au thème de la vengeance.

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La vengeance est un sujet qui peut donner de très bons scénarios de film, il suffit de regarder du côté du réalisateur Park Chan-wook. Comparons justement "Old Boy" ou "Lady Vengeance" à "Death sentence". Dans ce dernier, contrairement aux deux autres, ce n'est pas l'intrigue qui est mise en avant. Ce qui est un peu surprenant quand on connait la complexité des deux autres films de James Wan que j'ai cité plus haut. Ici ça ne serait presque qu'un prétexte à des scènes d'action et de violence (certes pas gratuites puisque motivées par la vengeance justement).

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Il faut quand même noter dans le film une petite analyse psychologique du personnage principal, qui passe du bon père de famille à un tueur suite à l'assassinat de son fils et qui au final ne vaut pas mieux que les voyous qu'il pourchasse. Alors forcément le spectateur se demande comment lui il réagirait dans un cas similaire. Et puis on se dit qu'il ne vaut mieux pas y penser, que ce n'est qu'un film et donc on se contente de se délecter du bras vengeur de Nick qui s'abat sur ces vilains criminels. Et c'est plaisant.

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Contrairement aux autres films de James Wan, "Death sentence" donne plus dans l'action que dans la réflexion et les vaines tentatives de rendre ce film moins manichéen passent finalement au second plan. C'est un film qui bastonne, et c'est bien.

Fiche technique :

  • Titre : Death sentence
  • Film américain
  • Année 2008
  • Genre : action
  • Réalisateur : James Wan
  • Acteurs principaux : Kevin Bacon, Aisha Tyler, Kelly Preston
  • Durée : 1h45

11:24 Publié dans Cinéma | Commentaires (3)

22/02/2010

Sherlock Holmes, de Guy Ritchie (2010)

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Plusieurs meurtres rituels sont commis dans la ville de Londres. Sherlock Holmes enquête et finit par arrêter le coupable : Lord Blackwood. Ce dernier, très versé dans les arts obscurs, annonce qu'après son exécution, il reviendra d'entre les morts afin de prendre trois autres vies. Après la pendaison de Blackwood, son décès est confirmé et l'homme est enterré. Mais alors qu'un nouveau meurtre est commis dans Londres, un homme rapporte avoir vu Lord Blackwood ressuciter et sortir du cimetière. Sherlock Holmes décide de réouvrir l'enquête.

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Guy Ritchie nous présente ici une version "musclée" du célèbre détective londonien. C'est sûr que l'on a pas l'habitude de voir ce personnage utiliser autant sa force physique que son intellect. Voir Sherlock Holmes combattre est certes inhabituel mais rappelons-nous toutefois que Sir Arthur Conan Doyle décrivait son personnage comme un sportif accompli, pratiquant la boxe, le bartitsu (mélange d'art martial et d'auto-défense) et l'escrime. Mais le faire participer à des combats de boxe de rue et le faire se bastonner avec son ami Watson, c'était peut-être aller un peu loin...

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En tout cas, j'ai moins été gêné par cette libre interprétation de ce côté des romans que par le casting. Rien à dire pour Lord Blackwood, Mark Strong est parfait, Jude Law fait un Watson acceptable mais Robert Downey Jr. en Sherlock Holmes, je dis non. J'aime bien l'acteur mais il n'a pas du tout le profil du personnage. Grand, mince et élégant, Robert Downey est l'inverse de tout cela. Le dernier personnage que j'aurais pensé à lui faire incarner c'est bien Sherlock Holmes. On est à des kilomètres de Jeremy Brett. Mais bon, soit. On veut nous présenter une adaptation qui tranche complètement avec ce que l'on a déjà vu auparavant. Qu'il en soit ainsi.

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Désintéressons-nous de la forme pour nous pencher sur le fond. Les décors sont sales, délabrés, les couleurs souvent très froides (il n'y a qu'à regarder l'affiche), les quartiers visités sont pauvres, tout cela donne un air un peu lugubre au film qui calque bien l'aspect "magie noire" sur lequel repose l'intrigue. Assez réussi donc. L'intrigue, justement, parlons-en. Sans aucun doute le point fort du film. On retombe cette fois dans le classique avec une histoire particulièrement bien ficelée que Sherlock Holmes va démêler tout au long du film mais en n'en donnant les éléments clefs qu'à la fin. Y'a-t-il vraiment de la magie noire et du surnaturel là-dedans ou tous les événements peuvent-ils être expliqués rationnellement ? Quand j'avais lu le roman de Sherlock Holmes "Le chien des Baskerville", cela m'avait fait le même effet. Bête infernale ou complot bien pensé ? Allez voir le film, je ne dirais rien.

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Cette adaptation de sherlock Holmes en surprendra plus d'un, c'est sûr. Des choix ont été faits, on aimera ou pas du tout. Dans tous les cas, on ne peut nier qu'elle repose sur une intrigue solide et des plus intéressante.

Fiche technique :

  • Titre : Sherlock Holmes
  • Film américain, britannique, australien
  • Année 2010
  • Genre : policier
  • Réalisateur : Guy Ritchie
  • Acteurs principaux : Robert Downey Jr., Jude Law, Mark Strong
  • Durée : 2h08

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17:27 Publié dans Cinéma | Commentaires (4)

20/02/2010

Le faucon maltais, de John Huston (1941)

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Madame O'Shaughnessy s'adresse au détective Sam Spade (Humphrey Bogart) pour enquêter sur sa soeur disparue. Spade met son équipier Miles sur le coup mais ce dernier est assassiné. Sachant très bien que l'histoire de la soeur disparue n'est qu'un prétexte, Spade décide de confronter madame O'Shaughnessy. Attiré par sa beauté et son argent, Spade décide à nouveau d'enquêter pour elle mais sans lui faire confiance. Il va vite découvrir que de nombreuses personnes sont impliquées dans le meurtre de Miles et que toutes sont à la recherche d'une pièce d'antiquité de très grande valeur : un oiseau noir, le faucon maltais.

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Moi qui adore les films noirs, je me suis régalé devant "Le faucon maltais". Il faut dire que Humphrey Bogart y est pour beaucoup. Cet homme a un charisme tout simplement hallucinant et le personnage qu'il incarne, Sam Spade, le vieux détective rusé et imposant à qui on ne la fait pas, est incroyable. Il domine tout le film. On l'observe se plonger dans les ennuis mais il anticipe toujours le danger, affronte les problèmes de face et n'hésite pas à bluffer ses adversaires, faisant mouche à chaque fois.

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Il faut dire que pour débrouiller cette affaire, il faudra qu'il fasse preuve d'un bon esprit de déduction. Le scénario est présenté de façon complexe mais le rythme est soutenu. Le détective fait progresser l'enquête à grande vitesse et c'est tellement passionnant à suivre que l'on se retrouve (trop) vite au dénouement. Cependant, le suspense durera jusque dans les dernières minutes, où l'on se demande si le plan concocté par Sam Spade marchera ou non.

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"Le faucon maltais" est un bon vieux polar comme je les aime avec l'excellence de Humphrey Bogart en plus. Un film à voir absolument.

Fiche technique :

  • Titre : Le faucon maltais
  • Titre original : The maltese falcon
  • Film américain
  • Année 1941
  • Genre : policier
  • Réalisateur : John Huston
  • Acteurs principaux : Humphrey Bogart, Mary Astor, Peter Lorre
  • Durée : 1h40

13:07 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

19/02/2010

Coup de gueule

Je suis content !

<< Mais pourquoi diable un coup de gueule s'il est content ?>>. Parce que je suis content de ne pas être le seul à être ennervé. Au cours de mes errances quotidiennes sur la toile, je suis tombé sur une image humoristique qui illustre malheureusement une triste vérité. Cela concerne le leitmotiv actuel du gouvernement français, à savoir de diaboliser le piratage des oeuvres culturelles. Moi qui pensait naïvement que le plus grand mal de notre époque c'était le sida ou les peuplades d'Afrique du Sud qui meurent de faim, eh bien non ! On nous le fait comprendre à grands coups de matraquage médiatique : "Halte aux vilains gangsters de 15-25 ans qui empêchent d'honnêtes sociétés comme Columbia ou Paramount de se remplir encore plus les poches, pardon, je veux dire de faire vivre leur famille, vous comprenez, c'est la crise pour tout le monde, même pour les studios de cinéma alors faut bien trouver des solutions".

C'est le genre de message moisi que l'on retrouve fréquemment sur des chaînes de TV genre TF1 (enfin bon, moi je dis ça mais ça fait longtemps que je boycotte cette chaîne de vendus). Et comme si ça ne suffisait pas, pour matraquer encore plus la conscience des gens, ces messages sont maintenant directement intégrés sur les DVD du commerce que vous achetez. Vous l'avez tous vue : la vidéo où ils faisaient une analogie foireuse entre voler un sac à main et pirater un film sur internet. La vidéo concluait que c'était la même chose et que le piratage c'était du vol.... Il faut vraiment avoir le QI d'un verre d'eau pour affirmer ce genre de chose. L'imbécile qui a pondu cette campagne médiatique n'a jamais dû ouvrir un dictionnaire de sa vie. Il suffit de consulter la belle Rousse ou l'ami Robert pour s'en rendre compte : voler, c'est dérober, c'est-à-dire délester quelqu'un de quelque chose, de sorte qu'il ne l'a plus. Or, quand on pirate un film, l'original n'est pas dérobé puisqu'il reste à sa place. Donc le piratage ce n'est pas du vol. CQFD.

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Pour vous faire comprendre l'imbécilité de cette vidéo, c'est comme si j'allais au Louvre, que je photographiais la Joconde et que je repartais avec la photo chez moi. TF1 titrerai alors dans son journal, "Cinéseb a volé la Joconde". Qu'est-ce qu'ils sont cons sur TF1 (haha). Bref, tout ça pour dire au génie qui a eu l'idée de ce slogan, et ben quand on ne s'y connait pas plus que ça en informatique et ben on ferait mieux de fermer sa gueule.

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<<Bon, mais cette image humoristique, elle est où ?>>. J'y arrive, j'y arrive ! Donc, non seulement ces vidéos anti-piratage sont complètement connes, mais en plus elles ne servent à rien. Pourquoi ? Mais parce que pour les voir il faut acheter le DVD. C'est logique, vous dépensez de l'argent pour acheter légalement un DVD et vous êtes obligé de vous taper une vidéo qui vous dit qu'il ne faut pas pirater (et que vous ne pouvez pas passer). C'est la logique du gouvernement français. Pour cibler les gens qui téléchargent, on passe un message au seul endroit où on est sûr qu'ils ne le verront pas. C'est comme une histoire vraie qu'on m'a raconté une fois, un administrateur réseau dans une entreprise avait programmé un envoi d'email automatique aux gens qui ne lisaient pas leurs emails pour leur dire de les lire ('faut vraiment être con).

Donc cette image humoristique (en anglais, désolé) est faite par un type qui explique que ça devient scandaleux quand on achète un DVD, d'être obligé de se taper vidéo anti-piratage + avertissement du FBI + bande annonce + 2e bande annonce + pub pour le blu-ray + 2e avertissement du FBI etc... sans la possibilité de passer quoi que ce soit alors que quand on télécharge un film ben on le lance et c'est tout !

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Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Je suis donc content de ne pas être le seul à se plaindre de ce genre de méthode idiote. Je sais que j'ai plusieurs saisons des Simpsons en DVD qui sont complètement pourries à cause de ça car, quand je veux me regarder un épisode de 20 minutes, je dois obligatoirement me taper la fameuse vidéo "le piratage c'est du vol" qui dure 2 minutes et que je ne peux pas passer. Et à chaque fois je me dis <<Merde, si j'avais téléchargé les épisodes au lieu de les acheter, je n'aurais pas eu à subir ça.>>. Un message anti-piratage qui pousse au piratage, en somme.

Je précise quand même avant de finir ce coup de gueule que le piratage, bien que ce ne soit pas du vol, ça reste illégal et que mon but n'est pas de l'encourager. Moi, j'achète des DVD, vous, vous êtes grands, vous faites ce que vous voulez. Je souhaite juste qu'ils arrêtent avec leurs mesures idiotes pour contrer le piratage, dont la dernière trouvaille du ministère de la culture s'appelle Hadopi, qui ne servira à rien, qui va coûter 70 millions d'euros par an, qui va baffouer vos libertés et en attendant, le développement de l'offre légale n'avance pas... (pourtant je suis sûr qu'avec 70 millions, y'aurait moyen de sortir en DVD l'intégrale de Zatoichi que j'attend depuis des lustres !). Bah...

20:09 Publié dans Message de Seb | Commentaires (1)

18/02/2010

Hush, en route vers l'enfer, de Mark Tonderai (2009)

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Zakes Abbot roule tranquillement sur l'autoroute en compagnie de sa copine Beth. Lorsqu'un camion lui passe devant en faisant une queue de poisson, la porte arrière du poid lourd s'entrouvre brièvement et Zakes aperçoit une femme nue prisonnière dans une cage et en train d'hurler. Poussé par Beth, Zakes va essayer de l'aider.

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Scénario simplet utilisant une amorce peu crédible pour prétexter une poursuite entre Zakes et le routier. On ajoute quelques erreurs de scénario comme le couple qui s'arrête sur une station puis quelques instants après, le camion s'y arrête aussi alors qu'il les avaient dépassé (le camion a donc certainement dû faire demi-tour sur l'autoroute !). Après quelques classiques scènes angoissantes dans la station, le scénariste trouve une autre bonne raison pour que Zakes reparte à la poursuite du poid lourd au lieu d'appeler la police. Cette poursuite finira dans le repère du routier pour le traditionnel affrontement final.

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"Hush" n'est pas vraiment un mauvais film en soi, mais il y a tellement de road movies d'horreur, couplé au fait que celui-ci ne fait rien pour sortir du lot, qu'au final c'est un film quelconque.

Fiche technique :

  • Titre : Hush, en route vers l'enfer
  • Titre original : Hush
  • Film britannique
  • Année 2009
  • Genre : road movie, horreur
  • Réalisateur : Mark Tonderai
  • Acteurs principaux : William Ash, Christine Bottomley, Guy Burnet
  • Durée : 1h27

19:21 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)