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31/03/2010

Daybreakers, de Michael et Peter Spierig (2010)

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Dans un futur proche, les vampires ont dominé la planète. A l'origine une minorité, ils représentent maintenant 95% de la population mondiale. La plupart des humains restants sont élevés pour fournir aux vampires le sang dont ils ont besoin pour subsister. Les autres humains se cachent et sont traqués par les vampires dont les réserves de sang ne suffisent plus pour subvenir aux besoins de la population. Edward est un scientifique qui travaille à l'élaboration d'un sang de synthèse qui permettrait à sa race de ne plus avoir besoin des humains et de mettre fin à la pénurie. Un jour, il va croiser un groupe de rebels humains qui sont pourchassés. L'un d'eux, Elvis, va lui faire une révélation qui va tout changer : il existe un "remède" qui permettrait aux vampires de redevenir humains. Elvis, lui-même, est un ancien vampire.

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Edward et Elvis.

"Daybreakers" est le deuxième film des frères Spierig. En 2003, ils ont réussi à montrer leur talent avec "Undead", un croisement surprenant entre film de zombies et science-fiction. Malgré un budget ridicule (moins d'un million de dollars), le résultat était incroyable : des effets spéciaux bien gores et des scènes d'action où le héros (un fermier) n'avait rien à envier à Néo dans "Matrix". Jouant également la carte de l'humour, au final "Undead" était particulièrement plaisant.

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Tous des vampires.

Cela a permis aux deux frères de revenir pour un deuxième film avec un budget cette fois bien plus élevé (21 millions de dollars). Toujours décidés à ne pas faire comme les autres, ils nous offrent une vision nouvelle du film de vampires. Alors qu'en général dans ce genre de films, les vampires sont toujours une minorité (quand il n'y en a pas qu'un seul) et finissent en principe exterminés pour la plupart avant le générique de fin. Mais que se passerait-il donc si les vampires survivaient à leurs chasseurs et qu'à force de mordre des humains, ils finissaient par devenir l'espèce dominante de la planète ? Idée intéressante et c'est justement le scénario de "Daybreakers".

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La population mondiale a été transformée et on ne croise plus que des gens aux dents longues partout. Et ils se sont adaptés. Aménagements sous-terrains pour pouvoir circuler dans la ville en plein jour, voitures aux vitres opaques et écrans de contrôles multidirectionnels pour se déplacer rapidement en surface etc... Le soir, les gens sortent et au lieu de se boire une bière, ils consomment un petit godet de sang humain. Mais attention, la pénurie guette et la population commence à s'inquiéter. Tout comme on trouve aujourd'hui dans les supermarchés des jus de fruits chimiques marqués "Contient au moins 50% de fruits", dans "Daybreakers" les vampires achètent des boissons qui contiennent "Au moins 20% de vrai sang humain". J'ai trouvé la comparaison amusante.

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Mais que se passe-t-il lorsqu'un vampire ne s'approvisionne plus en sang ou décide par désespoir d'ingérer du sang de vampire ? Il souffre de dégénérescence qui le change en une créature bestiale, dépourvue de raison et qui finit par dépérir. Il y a donc des vampires qui aimeraient redevenir humains, qui se répugnent à consommer du sang alors que d'autres voient cela comme une bénédiction : vie éternelle, plus de maladie etc... Charles Bromley, le dirigeant de la principale compagnie éleveuse d'humains, est de ceux-là. Il est incarné par l'acteur Sam Neill qu'on a pas l'habitude de voir incarner un "méchant" mais que j'aime bien.

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Un vampire en manque.

"Daybreakers" fait une réflexion intéressante sur un thème souvent abordé au cinéma. C'est original, bien pensé, peut-être un peu court (j'ai trouvé que certains événements auraient pu être un peu plus développés car le sujet est vaste) mais au moins on ne s'ennuit pas. De plus, le dénouement est vraiment bien trouvé ! Je ne suis pas trop films de vampires mais celui-là sort du lot et c'est très bien !

Fiche technique :

  • Titre : Daybreakers
  • Film américain, australien
  • Année 2010
  • Genre : vampire, science-fiction
  • Réalisateurs : Michael et Peter Spierig
  • Acteurs principaux : Ethan Hawke, Sam Neill, Willem Dafoe
  • Durée : 1h38

20:00 Publié dans Cinéma | Commentaires (3)

29/03/2010

2012, de Roland Emmerich (2009)

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Année 2009. Des astrophysiciens découvrent qu'une éruption solaire d'une ampleur jamais vue à augmenté considérablement le rayonnement de neutrinos auquel est soumise la Terre. La conséquence est l'augmentation de la température du coeur de la planète. Au cours du G8, les dirigeants des différents pays sont mis au courant. La situation est grave et le monde est, à terme, condamné. Cependant, l'information est gardée secrète.

Année 2012. Les scientifiques l'avaient prévu, les premiers signes de la grande catastrophe commencent à apparaître. La croûte terrestre se fissure et les plaques commencent à se déplacer, provoquant séïsmes et raz-de-marée. Jackson Curtis, un père de famille divorcé, rejoint son ex-femme et ses enfants pour tenter d'échapper au cauchemar.

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J'en suis certain, quand Roland Emmerich était petit, il devait passer son temps à construire des trucs en LEGO pour tout détruire ensuite. Après avoir ravagé la Terre une première fois avec des martiens dans "Independance Day", c'est une vague de froid qui a congelé la planète dans "Le jour d'après". Et maintenant, ce sont des mouvements tectoniques qui transforment notre bonne vieille Terre en enfer.

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Crac !

Je n'ai jamais vu autant de trucs qui s'écroulent dans un seul film. On assiste pendant deux heures à la démolition de tout ce qui apparaît à l'écran. Ville qui s'ouvre en deux, immeubles qui s'effondrent, avions qui s'écrasent, volcans qui surgissent, raz-de-marée qui engloutissent tout etc... C'est sûr, on en prend plein les yeux. Si l'on est même équipé d'un bon système audio 5.1, on en prend aussi plein les oreilles. Ca craque, ça brûle, ça explose, ça s'écroule tout autour de nous. Le volume des effets sonores est peut-être même un peu trop élevé par rapport à celui des dialogues, mais bon...

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Floush !

Alors oui, le film est très beau, oui, les effets spéciaux sont superbes mais non, il n'y a rien d'autre d'intéressant dans le film. On passe sur le scénario un peu léger avec un fond de conspiration destinée à sauver seulement les privilégiés. De plus, toutes les situations que vivent les personnages ont été vues et revues. Même le coup du père divorcé qui revient pour ses enfants on nous l'a déjà fait plein de fois. Les autres personnages sont ridicules. Tout comme plein de scènes du film, comme par exemple celle où un avion cargo arrive à décoller d'une piste qui fait 50 m de long.

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Crac !

Ce ne sont pas non plus les scènes cucul à l'américaine comme, quand le président des Etats-Unis préfère se sacrifier pour rester avec son peuple condamné plutôt que de se sauver, qui remonteront le niveau. Des fois, on est même à la limite du mauvais goût, quand le géologue fait un beau discours sur la valeur de la vie humaine afin de sauver quelques centaines de personnes qui n'ont été épargnées que parce qu'elles sont bourrées de fric (vous comprendrez en voyant le film) on oublie un peu vite qu'à côté des milliards d'autres personnes sont mortes atrocement...

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Boum !

"2012", c'est beau, mais c'est surtout complètement vide. A part les effets spéciaux, tout le reste est à jeter. A ne voir que pour ça donc. Et attention, deux heures de démolition, c'est long...

Fiche technique :

  • Titre : 2012
  • Film américain
  • Année 2009
  • Genre : film catastrophe
  • Réalisateur : Roland Emmerich
  • Acteurs principaux : John Cusack, Chiwetel Ejiofor, Amanda Peet
  • Durée : 2h40

15:23 Publié dans Cinéma | Commentaires (2)

26/03/2010

Mort ou vif, de Sam Raimi (1995)

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John Herod (Gene Hackman) est un ancien brigand reconverti en administrateur de la ville de Redemption. Il est craint de tous les habitants et leur impose une "redevance" pour leur sécurité qui n'est tout simplement qu'une extorsion. Il organise cependant, une fois par an, un tournoi de duels au revolver dont le gagnant empoche la somme de 123000 dollars. Cela lui permet de garder les gens sous contrôle et de permettre à ceux qui voudraient le défier de tenter leur chance légalement. Malheureusement, Herod est un tireur extrêmement rapide et habile et personne d'autre que lui n'a jamais réussi à gagner le tournoi.

Mais cette année, quelques candidats un peu spéciaux s'inscrivent. Le fils d'Herod (Leonardo DiCaprio), qui cherche la reconnaissance de son père, Cort (Russel Crowe), un prêtre qui aurait, dit-on, fait parti de la bande à Herod avant sa reconversion et forcé par ce dernier à s'inscrire et enfin, une mystérieuse jeune femme (Sharon Stone) qui semble également être une fine gachette.

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Sam Raimi est un très bon réalisateur qui a fait des films dans des domaines très variés (horreur avec "Evil dead", adaptation de comics avec "Darkman" et "Spider-man" ou encore comédie avec "Mort sur le grill") et le résultat a toujours été plaisant. Il nous propose ici un western avec un thème particulier : le duel au revolver. C'est plutôt original et, Sam Raimi oblige, très spectaculaire.

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L'ambiance, déjà, nous plonge directement dans le Far West du 19e siècle. De chouettes paysages aux couleurs retravaillées et aux dominances de tons jaunes et orangés. Deux scènes sont absolument éblouissantes, le coucher de soleil de l'avant-dernier jour du tournoi et la scène du cimetière, sous la pluie. Magnifiques. Quelques jeux d'ombre et de lumière sont également à noter, bien que cela enlève un peu de réalisme au film, ça produit son effet. Le réalisme, justement, est un peu attaqué par l'exagération de certaines scènes de tir. Mais on ne tombe toutefois pas dans la démesure et le film assume complètement son côté spectaculaire. Moi, j'aime bien.

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Les duels, eux, sont parfaitement mis en scène. On assiste parfois à certains effets de caméra très réussis pour montrer la tension entre les duellistes. C'est un peu difficile à décrire : un zoom arrière qui fait s'éloigner légèrement l'arrière plan alors que le personnage reste à la même taille. Cela donne l'impression que la caméra zoome sur le personnage pour le mettre en valeur alors que c'est l'inverse. Il faut voir pour comprendre, je ne sais pas si cela porte un nom mais c'est utilisé à plusieurs reprises et c'est pas mal fait. Je ne crois pas avoir déjà vu ça dans un autre film.

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Y'a pas à dire, Sharon Stone, elle porte bien le chapeau.

Le casting, quant à lui, est assez luxueux. Gene Hackman interprète à la perfection son personnage impitoyable. Leonardo DiCaprio est passable en fiston qui cherche à gagner le respect de son père. J'ai trouvé que le personnage de Russell Crowe n'est pas assez développé, j'aurais aimé en apprendre un peu plus sur lui mais l'acteur joue pas mal.

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Même avec un cigarillo au coin des lèvres, je la trouve adorable.

Là où j'ai vraiment été impressionné, c'est par la prestation de Sharon Stone. Elle est absolument délicieuse en pistolero vengeresse. Ce n'est pas courant une femme héroïne de western et j'avais peur que le résultat soit un peu cliché, voire gnangnan. Mais non, elle réussit à donner beaucoup de caractère à son personnage. Rien à dire, elle est superbe. A noter, également, la présence dans le film de Tobin Bell et Lance Henriksen (le tueur de "Saw" et l'androïde Bishop d'"Alien 2", pour ceux à qui les noms ne disent rien).

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C'est pas possible d'être jolie à ce point là !

"Mort ou vif" est un véritable régal à tout point de vue. Beau, intéressant, passionnant, de l'action, des supers acteurs et une Sharon Stone divine. J'ai a-do-ré !

Fiche technique :

  • Titre : Mort ou vif
  • Titre original : The Quick and the Dead
  • Film américain
  • Année 1995
  • Genre : western
  • Réalisateur : Sam Raimi
  • Acteurs principaux : Sharon Stone, Gene Hackman, Russell Crowe
  • Durée : 1h48

19:04 Publié dans Cinéma | Commentaires (2)

24/03/2010

Saw VI, de Kevin Greutert (2009)

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Jigsaw, le tueur aux puzzles, est maintenant décédé. Il a cependant pris grand soin à ce que son oeuvre continue après sa mort. L'agent de police Hoffman, désigné par Jigsaw comme son héritier et apprenti, suit les instructions posthumes de ce dernier pour organiser un nouveau jeu macabre.

La cible du jugement impitoyable de Jigsaw est cette fois le dirigeant d'une grande compagnie d'assurance vie, William Easton. William ne voit en ses clients qu'une source de revenus pour sa société et refuse les dossiers des gens malades et de ceux dont l'espérance de vie est incertaine. Mais une fois dans le piège de Jigsaw, il sera confronté à la dure réalité de la vie et devra affronter directement les conséquences de ses choix, chose qu'il n'a jamais faite quand il était derrière son bureau. Les sacrifices qu'il fera pourront peut-être lui permettre de s'en sortir en vie.

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Jigsaw apparaît encore dans de nombreux flashbacks.

Quatrième changement de réalisateur pour cette série depuis le premier épisode de James Wan. "Saw" était original, bien ficelé, scénario complexe, une fin hallucinante, bref, un succès. "Saw II", changement de réalisateur, tentative de réïtérer l'exploit sans parfaitement y parvenir mais en conservant tout de même une fin surprenante, un "twist final" qui devient un élément incontournable de la série.

"Saw III" était plus intéressant mais aussi beaucoup plus gore et plus violent. "Saw IV" était devenu trop complexe, voire même confus et le twist final n'était pas évident à comprendre. A nouveau, changement de réalisateur pour "Saw V". Cet épisode se voulait explicatif, il expliqua de nombreux points obscurs de "Saw IV" et étoffa l'histoire de la série en développant énormément les personnages. On sentait une volonté de se rapprocher de l'esprit du "Saw" original. Cependant, le twist final était attendu et n'a probablement surpris personne. On arrive enfin au sixième épisode.

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Qu'êtes-vous prêt à sacrifier pour sauver une vie ?

La saga Saw est à voir comme un ensemble. "Saw VI" pourrait être vu indépendamment des autres, cela n'empêcherai pas de comprendre ce qui arrive à William Easton. Cependant, comme l'épisode précédent, pas mal d'explications sont données sur l'histoire de la série en général et quelqu'un qui n'y est pas familier sera peut-être un peu perdu lors des références à des scènes des anciens films et des flashbacks.

On en apprend donc toujours un peu plus sur Jigsaw, lorsqu'il était malade et qu'il a justement déposé un dossier dans la société de William Easton. Ce dernier, voyant que Jigsaw avait un cancer, avait refusé de l'aider. C'est aussi un peu ce qui fait le succès de la série. Les mises en scène du tueur sont toutes d'une sauvagerie incroyable mais il ne choisit que des salopards pour y participer et qui ont toujours, en principe, un moyen de s'en sortir vivant. Comme il le dit, c'est un test qui leur permet de se racheter et de leur faire comprendre la valeur de la vie humaine. Ironique.

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Qu'êtes-vous prêt à sacrifier pour sauver VOTRE vie ?

Le passé d'Hoffman est également un peu développé, surtout du temps où il était l'apprenti de Jigsaw avec Amanda. Parallèlement au jeu de William, la police enquête toujours et semble se rapprocher d'Hoffman. Malheureusement, dans "Saw VI", pour la première fois, il n'y a pas de twist final. La fin est encore plus attendue que dans "Saw V". Il y a tellement d'indices donnés au cours du film que le dénouement n'offre absolument aucune surprise. C'est un peu décevant. Le film en lui-même n'a rien d'exceptionnel non plus. Pas mauvais, c'est toujours intéressant de développer l'histoire, mais on sent qu'il manque quelque chose.

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"Saw VI" est un bon épisode, sans plus. Les amateurs de gore seront servis (on est quand même loin de "Saw III"), les autres apprécieront le scénario. On regrettera l'absence de twist final comme aux premières heures de la série. Le constat est là : la saga commence à s'essoufler, il serait bon d'y mettre un terme avant qu'elle ne commence à plonger.

Fiche technique :

  • Titre : Saw VI
  • Film américain
  • Année 2009
  • Genre : horreur
  • Réalisateur : Kevin Greutert
  • Acteurs principaux : Tobin Bell, Costas Mandylor, Betsy Russell
  • Durée : 1h30

14:48 Publié dans Cinéma | Commentaires (5)

22/03/2010

La faille, de Gregory Hoblit (2007)

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Ted Crawford (Anthony Hopkins) découvre que son épouse le trompe. Il va élaborer un plan qui lui permettra de se venger d'elle et de se débarrasser de son amant, le meurtre parfait. Un soir, il met son plan à éxécution et abat sa femme en faisant bien attention à ce que les coups de feu soient entendus et que la police soit prévenue par des témoins. Lorsqu'elle arrive sur les lieux, Ted fait entrer l'inspecteur Rob Nunally pour qu'il découvre le corps ensanglanté de sa femme, qui vit encore. Rob s'aperçoit avec horreur que la victime était la femme avec qui il couchait mais qui ne lui avait jamais révélé son nom : Madame Crawford. Tous les rouages du plan de Ted sont maintenant en place.

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Le scénario est simple mais extrêmement efficace. Il met en scène le procès de M. Crawford pour le "meurtre" de sa femme qui se passe tôt dans le film. Ce n'est pas vraiment un meurtre puisqu'elle n'est pas morte, elle restera dans le coma, incapable de parler. L'inspecteur Nunally a des enjeux dans ce procès. Il n'est pas sûr que Ted sache que c'était lui l'amant de sa femme et si cela se découvre, il pourrait avoir des problèmes. Cela remettrait également en cause toute l'affaire puisque c'est lui qui a pris la déposition de Ted où il avoue le meurtre.

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Ted, lui, jubile. Le jeu d'Anthony Hopkins est génial. On prend un malin plaisir à le voir ridiculiser le juge et l'avocat général au fur et à mesure que tous se rendent compte qu'ils n'ont finalement aucune preuve contre lui. L'arme que possédait Ted n'est pas celle du crime et cette dernière est introuvable bien que des témoins ont certifié qu'il n'a pas quitté son domicile entre les coups de feu et l'arrivée de la police. C'est jouïssif de voir Ted se moquer du monde en refusant d'avoir un avocat, d'assurer lui-même sa défense et de sourire à toute la cour alors qu'il est accusé de meurtre.

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Cela ennerve particulièrement l'avocat général en charge de l'affaire, Willy Beachum (Ryan Gosling), qui met un point d'honneur à faire condamner Ted. C'est un jeune et brillant avocat qui était sur le point d'intégrer un prestigieux cabinet. Mais son humiliation au cours du procès pourrait tout remettre en question. Il va s'acharner à trouver des preuves, notamment l'arme du crime qui a mystérieusement disparue. Il y a ainsi dans cette affaire plusieurs intervenants et chacun risque gros.

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"La faille" est un film que j'ai bien aimé. Rien que pour voir la prestation de Hopkins au tribunal, cela vaut vraiment le coup.

Fiche technique :

  • Titre : La faille
  • Titre original : Fracture
  • Film américain, allemand
  • Année 2007
  • Genre : policier, thriller
  • Réalisateur : Gregory Hoblit
  • Acteurs principaux : Anthony Hopkins, Ryan Gosling, David Strathairn
  • Durée : 1h48

17:43 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

19/03/2010

Predators (2010)

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J'attendais cela depuis à peu près 15 ans. Je vous l'ai déjà dit, je suis un grand amateur de science-fiction et une série de films que j'aime particulièrement, c'est celle de Predator. Le dernier, "Predator 2", date de 1990. Avec le temps, j'entretenais l'espoir qu'un troisième film voit le jour, pourquoi pas réalisé par le maître de la science-fiction James Cameron (l'espoir fait vivre). Mais il fallait se rendre à l'évidence, la saga Predator était enterrée.

Et ce n'est pas les deux films de la série Alien VS Predator qui allaient me sustenter. C'est à la base une série de comics de science-fiction dont certains sont tout simplement excellents. Malheureusement, le "Alien VS Predator" de Paul Anderson ne s'en est absolument pas inspiré, du coup le film n'était pas terrible. Ca se passe sur Terre et pas dans l'espace, ça manque d'action, l'histoire est nulle... Ca m'a fait plaisir de revoir ma créature préférée mais j'étais déçu. Et je n'étais pas le seul.

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Wolf, du film "AVP requiem".

Puis, les frères Strause annoncent un "Alien VS Predator : requiem" en disant qu'ils ont bien compris les erreurs de P. Anderson, que cette fois ils vont écouter les fans et faire le film qu'on attendait tous. Au final, ils n'ont rien écouté du tout, le film se passe toujours sur Terre à notre époque et bien qu'il y ait plus d'action, ils se sont contentés de faire un patchwork de scènes déjà vues dans les précédents Alien et Predator. C'était un peu mieux mais avec un air de déjà vu et une nouvelle déception. Cette fois, j'en étais persuadé, Predator c'était mort.

Et là, par un beau vendredi ensoleillé, on m'annonce par email qu'un nouveau Predator est non seulement en production mais qu'en plus il sort au mois de juillet. Je me rue sur la bande-annonce. Joie. "Predators" semble bien parti pour être le film que j'attendais. Le casting a l'air séduisant : Adrien Brody, Danny Trejo, Walton Goggins, Laurence Fishburne... Le réalisateur, par contre, n'a fait que deux films (j'en ai vu un des deux, "Motel", qui était un thriller/horreur pas trop mal), mais bon, pourquoi pas. Le scénario, d'après la bande-annonce, semble sympa. Un groupe de combattants divers (criminel, yakuza, force spéciale...) se retrouve transporté sur une planète inconnue alors qu'ils ne se connaissent pas. Ils sont sur le territoire des Yautjas et la chasse va commencer.

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Un Yautja c'est comme un homme, mais plus grand, plus musclé, plus fort et avec des dreadlocks. La classe, quoi. (Image du film "AVP").

Le Yautja, c'est quand même la créature de science-fiction la plus cool jamais créée. Un peuple de chasseurs possédant une technologie très avancée et qui ne vit que pour la traque. Le Yautja, comme le samouraï, vit selon un certain code de l'honneur qui lui interdit de tuer une proie faible ou désarmée. C'est pourquoi ils élèvent des xénomorphes sur certaines planètes car ce sont des bêtes redoutables qui font de bonnes proies. Dans "Predators", on dirait qu'ils ont choisi des guerriers humains pour leur partie de chasse. Les Yautjas sont de retour, ça va saigner !

 

Mise à jour :

Deux nouvelles affiches sont disponibles :

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Date de sortie : 14 juillet 2010.

Moi, j'ai déjà choisi mon camp yautja4

20:51 Publié dans Bandes-annonces | Commentaires (2)

18/03/2010

The descent : part 2, de Jon Harris (2009)

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Sarah, seule survivante d'une expédition spéléologique dans les grottes des Appalaches, parvient enfin à remonter à la surface. Les recherches pour retrouver les six jeunes femmes disparues n'avaient rien donné mais le fait de trouver une rescapée permet de remonter une équipe de sauvetage. Sarah, bien qu'en état de choc, est incluse dans le groupe par le shérif local afin de guider l'expédition auquel il se joint également. Elle va à nouveau devoir faire face aux créatures auquelles elle avait réussi à échapper.

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Disons le tout de suite, "Descent 2" sent complètement le réchauffé. Le premier était vraiment très bien. Il racontait les aventures d'un groupe de six jeunes femmes descendant dans une grotte inexplorée et qui finissait par rencontrer des créatures humanoïdes aveugles à la peau diaphane, aux crocs acérés et à l'ouïe très fine. Original et même crédible, c'était un bon film d'épouvante-horreur. Sa suite est purement commerciale et n'apporte aucune nouveauté.

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Le scénario, déjà, est débile. Sarah ressort de son aventure traumatisée, incapable de parler, mais le shérif se dit quand même que ça fera un bon guide et paf, il la sort de l'hopital et la renvoie sous terre. Là où ça devient complètement ridicule c'est qu'une fois que ce groupe de secours commence à se faire grignoter par les créatures, Sarah reprend ses esprits et commence à parler. Alors que tout le monde panique autour d'elle, elle fait preuve de nerfs d'acier et prend carrément la direction des opérations. Mais bien sûr.

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En plus, dans ce film, tout est déjà vu. Les mêmes créatures que dans le premier, quasiment les mêmes situations, très peu d'innovation. Du coup, pour se démarquer, le réalisateur (qui n'est pas le même que pour le premier film) décide cette fois de bien accentuer le côté gore. Il y a beaucoup de scènes atroces et de l'hémoglobine par litres (quoique le précédent avait aussi sa dose de sang si je me souviens bien). Trop quelconque ou trop proche du premier volet, cette fois la recette ne prend pas.

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Cette suite ne parvient pas du tout à égaler "The descent". On a essayé d'en reprendre les caractéristiques mais sans innover et en le faisant basculer dans le film d'horreur quelconque.

Fiche technique :

  • Titre : The descent - part 2
  • Film britannique
  • Année 2009
  • Genre : horreur
  • Réalisateur : Jon Harris
  • Acteurs principaux : Shauna Macdonald, Natalie Jackson Mendoza, Gavan O'Herlihy
  • Durée : 1h33

19:44 Publié dans Cinéma | Commentaires (2)