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30/04/2010

Pandorum, de Christian Alvart (2009)

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Dans un futur lointain, la planète Terre a fini par devenir surpeuplée. De nombreux programmes de recherches spatiales ont permis de trouver une planète habitable, très éloignée de la nôtre. Une partie de la population embarque alors à bord d'un gigantesque vaisseau, l'Elysium, en direction de cette nouvelle planète, Tanis. Le voyage devant durer 120 ans, les passagers sont placés en hyper-sommeil et des équipes se relaient pour le pilotage et la maintenance du vaisseau.

Lorsque le caporal Bower sort de son hyper-sommeil, il s'aperçoit vite que quelque chose ne va pas. L'équipe précédente chargée de l'accueillir et de lui faire un rapport n'est pas là. Les équipements électroniques sont éteints et le vaisseau montre des signes d'abandon. Une autre personne de son équipe sort d'hyper-sommeil, le lieutenant Payton, et est aussi désorienté que lui. Alors que les deux hommes cherchent à comprendre la situation, ils entendent des bruits et sentent des vibrations qui semblent venir du coeur du réacteur de l'Elysium...

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"Pandorum" se présente comme un film de science-fiction sympathique, dont le cadre se passe à l'intérieur d'un gigantesque vaisseau spatial qui ne semble pas fonctionner comme il faut. L'endroit est propice à donner quelques frayeurs au spectateur qui s'interroge sur ce qui a bien pu se passer. Cela rappelle un peu le film "Event Horizon" avec Sam Neill et Laurence Fishburne. L'équipage a disparu, le vaisseau fait des bruits inquiétants, il y a donc une partie de mystère qui rend le film assez intéressant.

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Là où ça devient un peu dommage, c'est que les deux survivants ne sont pas seuls dans le vaisseau. L'équipage de l'Elysium n'est plus là mais les deux hommes vont vite s'apercevoir que des créatures étranges et sauvages s'y déplacent désormais. J'ai été un peu déçu car le film passe du domaine de la science-fiction et du fantastique à celui de l'horreur. Alors, ce n'est pas spécialement gore mais, au final, on se retrouve avec une situation classique où des gens essayent de survivre dans un milieu clos à des créatures qui leur sont supérieures en nombre. Le film part d'une bonne idée et d'un bon scénario mais vire vite à la série B moyenne.

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Pourtant il y a des acteurs sympathiques, Dennis Quaid qui incarne Payton et Ben Foster le caporal Bower. Même les décors sont pas mal faits. Bien que tout le film se passe dans le vaisseau, les lieux sont variés et rendent bien l'impression de grandeur de l'Elysium. J'ai même beaucoup aimé la fin, quand on apprend enfin ce qui s'est passé et la façon dont se termine l'histoire. Bien que le film ne soit pas vraiment ce à quoi je m'attendais, je ne peux pas dire qu'il soit mauvais car il y a des choses intéressantes.

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"Pandorum" possède de très bonnes idées mais laisse au final un léger goût de déjà vu. Il reste cependant agréable à regarder.

Fiche technique :

  • Titre : Pandorum
  • Film américain
  • Année 2009
  • Genre : science-fiction, horreur
  • Réalisateur : Christian Alvart
  • Acteurs principaux : Dennis Quaid, Ben Foster, Cam Gigandet
  • Durée : 1h45

22:35 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

27/04/2010

Angel Heart, de Alan Parker (1987)

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Harry Angel (Mickey Rourke) est un privé de Brooklyn qui est convoqué par un homme appelé Winesap, l'avocat d'un certain monsieur Cyphre (Robert de Niro). Celui-ci aimerait que Harry enquête sur une personne avec qui il a été en affaire il y a quelques années mais dont il n'a plus de nouvelles. Cet homme, Johnny Favorite, avait un contrat avec M. Cyphre dont une close devait prendre effet s'il venait à décéder. La tâche de Harry Angel consiste donc à retrouver la trace de Johnny pour savoir si, oui ou non, il est encore en vie. Mais au fur et à mesure que ses investigations avancent, Harry constate que les personnes qui ont été en contact avec Johnny finissent par mourir assassinées.

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S'il y a quelque chose que j'aime au moins autant qu'un bon film de science-fiction, c'est un bon vieux polar. C'est pas le premier que je critique sur ce blog mais celui-ci est d'une qualité certaine. Alors Mickey Rourke n'a pas la classe d'un Humphrey Bogart, c'est sûr, il incarne au contraire le type de privé un peu miteux qui n'accepte que rarement de grosses affaires et qui commence à s'inquiéter lorsque des cadavres apparaissent. Mais c'est un style que j'aime bien aussi, ça rend le personnage plus humain.

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Le film, par contre, emprunte pas mal de codes des films noirs des années 50. J'aime beaucoup. L'histoire se passe en 1955, et l'enquête d'Angel va l'emmener de New-York en Louisiane. Ambiance bars à jazz, motel vétuste et suspects peu coopératifs, le tout teinté d'une atmosphère donnant dans le mysticisme. On ne tombe toutefois pas dans un scénario de Lovecraft, mais le spectateur, comme le héros, s'aperçoit vite qu'il y a des choses un peu étranges. Le dénouement de l'enquête réserve une bonne surprise.

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Au final, Mickey Rourke est parfait, le film plein de qualités, c'est typiquement le genre d'ambiance que j'aime dans ce type de film. A part quelques scènes un peu sanglantes mais qui ne m'ont pas gênées, le film est génial.

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Fiche technique :

  • Titre : Angel Heart
  • Film britannique, canadien, américain
  • Année 1987
  • Genre : policier
  • Réalisateur : Alan Parker
  • Acteurs principaux : Mickey Rourke, Robert De Niro, Lisa Bonet
  • Durée : 1h55

13:17 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

25/04/2010

The Expendables (2010)

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Ca fait plus d'un an que j'ai entendu parler de ce film pour la première fois. Il a fait parler de lui à cause de son casting complètement ahurissant, quelque chose qui n'a encore jamais été fait dans toute l'histoire du cinéma. Imaginez les plus grosses stars de films d'action réunies dans le même film :

  • Silvester Stallone (qui en plus du rôle d'acteur, réalise le film)
  • Jet Li
  • Jason Statham
  • Dolph Lundgren
  • Mickey Rourke
  • Arnold Schwarzenegger
  • Bruce Willis
  • Eric Roberts

Auxquels on peut aussi ajouter les deux athlètes :

  • "Stone Cold" Steve Austin (WWE)
  • Randy Couture (UFC)

Bref, du très lourd, dans tous les sens du terme. Quant au scénario, apparemment, les "Expendables" ("ceux que l'ont peut sacrifier") sont un groupe de mercenaires envoyés en Afrique du Sud afin de régler un conflit. A priori rien d'exceptionnel donc. C'est justement ce qui m'inquiète le plus. Si le film marche, cela ne risque-t-il pas d'être dû uniquement à son casting ? C'est sûr que rien que ça, ça va faire venir les gens en salle (j'en ferais parti).

Une autre question que je me pose également, avec un budget de "seulement" 80 millions de dollars, après avoir payé les acteurs, va-t-il rester suffisamment  pour faire le film ? :-)

Et vous ? Qu'en pensez-vous ? Regardez la bande-annonce et n'hésitez pas à dire ce que vous en pensez en commentaire.

 

 

Sortie prévue : 18 août 2010 (entre ça et "Predators", l'été 2010 va être chaud !)

16:35 Publié dans Bandes-annonces | Commentaires (3)

22/04/2010

G.I. Joe - Le réveil du Cobra, de Stephen Sommers (2009)

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La compagnie M.A.R.S. Industries, spécialisée dans le développement d'armes militaires, a mis au point une ogive contenant des nanomachines capables de mettre en pièces n'importe quel matériau. Les forces spéciales de l'OTAN sont chargées d'escorter quatre de ces ogives à la sortie des usines de M.A.R.S. Industries. Le convoi est attaqué par un groupe fortement armé qui balaye les forces de l'OTAN. Les ogives sont sauvées in extremis par l'intervention d'un autre groupe de puissance égale : le G.I. Joe.

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"G.I. Joe" a été pour moi la bonne surprise de l'été 2009. Après un "Transformers 2" complètement décevant, j'ai trouvé en "G.I. Joe" le film d'action que j'attendais. Ces deux séries ont suivi presque le même parcours et ont été déclinées sur de nombreux supports différents (jouets, comics, séries animées (produites d'ailleurs par le même studio) pour finir sur grand écran). Le réalisateur qui s'y colle est Stephen Sommers (entre autres, les deux très bons premiers films de "La momie") et le résultat est un film Hollywoodien très explosif qui, heureusement, évite la plupart des défauts de "Transformers".

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L'univers de G.I. Joe est presque semblable au nôtre mais se déroule dans un futur plus ou moins proche et donc bénéficie d'une technologie plus avancée. De ce côté là, on est bien servi et la première scène d'action donne le ton. Lorsqu'un seul engin volant du Cobra (l'organisation rivale du G.I. Joe) met en pièces les hélicoptères et les troupes de l'OTAN à coups d'armes à impulsions, on comprend tout de suite que le film va être explosif.

Les cascades et les combats sont aussi assez bien chorégraphiés et le formidable acteur/athlète Ray Park (Darth Maul dans "Starwars" et Toad dans "X-Men") qui incarne ici Snake Eyes, le ninja du G.I. Joe, est fortement mis à contribution (ses performances dans la scène avec le Hummer à Paris sont tout simplement incroyables).

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Le deuxième point fort du film est la grande fidelité par rapport au comic. Il faut savoir que l'univers de G.I. Joe, comme les super-héros Marvel, possède plusieurs centaines de personnages différents. C'est donc avec plaisir que l'on retrouve les principaux dans ce film avec, entre autres, Duke, Scarlett, Snake Eyes, Ripcord, Breaker et le Général Hawke pour le G.I. Joe et Destro, Commander, Zartan, Storm Shadow et la Baronne du côté du Cobra. Alors ces noms ne diront peut-être rien à la majorité des spectateurs, mais quand on connait, encore une fois, ça fait vraiment plaisir. Surtout que leur personnalité est assez respectée : Breaker le spécialiste en communication, Zartan le maître du déguisement, Snake Eyes et Storm Shadow deux ninjas rivaux etc...

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Alors bien sûr le film a tout de même des défauts. Qui dit film américain, dit obligation de mettre des blagues. Heureusement, ce n'est pas omni-présent comme dans "Transformers". Le personnage de Ripcord (qui est blanc à l'origine) est devenu noir et sert d'élément comique en sortant des blagues de temps en temps (peut-on imaginer un film américain sans un noir qui balance des vannes ?). Ils se sont aussi sentis obligés de créer une romance autour du personnage principal, Duke. Malheureusement, c'est la Baronne qu'ils ont choisi (qui est dans le camp ennemi). Avoir fait de la Baronne une ancienne fiancée de Duke ça m'a un peu dérangé mais bon...

Une dernière chose que j'ai trouvé un peu lourd, c'est qu'ils ont fait beaucoup de flashbacks pour expliquer l'histoire de la plupart des personnages. Dans un sens c'est une bonne chose car, comme je l'ai déjà dit, G.I. Joe c'est un univers très riche et donner des explications c'est bien, mais j'ai trouvé que cela alourdit un peu le film. Finalement, j'ai pardonné assez facilement ces défauts.

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"G.I. Joe" donne dans l'action, à 200%, et certaines scènes sont vraiment jouïssives. De plus, l'univers de la série est très bien retranscrit, c'est du bonheur. Le DVD est maintenant trouvable pour même pas 10 euros alors franchement, pourquoi s'en priver ?

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Fiche technique :

  • Titre : G.I. Joe - Le réveil du Cobra
  • Titre original : G.I. Joe - Rise of Cobra
  • Film américain
  • Année 2009
  • Genre : action, science-fiction
  • Réalisateur : Stephen Sommers
  • Acteurs principaux : Channing Tatum, Marlon Wayans, Sienna Miller
  • Durée : 1h58

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Les membres du G.I. Joe.

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Les membres du Cobra.

Avec autant de personnages, Stephen Sommers n'a que l'embarras du choix pour le casting de "G.I. Joe 2" dont la production est prévue pour l'année prochaine. Espérons que la mode des adaptations de comics au cinéma ne s'arrête jamais.

 

16:40 Publié dans Cinéma | Commentaires (2)

20/04/2010

Alice au pays des merveilles, de Tim Burton (2010)

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Alice a maintenant 18 ans et a oublié les aventures qu'elle a vécu au pays des merveilles. Son père est décédé et elle vit avec sa mère et sa soeur qui est mariée. Toute la famille est conviée à une grande réception donnée par un homme d'affaire et lorsqu'Alice apprend que c'est parce que le fils de ce dernier a prévu de la demander en mariage, elle est un peu désemparée. C'est à ce moment qu'elle aperçoit un curieux lapin blanc et décide de le suivre. En effet, les habitants du pays des merveilles ont besoin d'elle, car le jour frabieux approche...

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Tim Burton nous offre sa vision des écrits de Lewis Carroll qui ne se limite pas à "Alice au pays des merveilles" car elle inclut également "De l'autre côté du miroir" et le poème "Jabberwocky". Il est donc normal d'y voir de nouveaux personnages tels que la Reine blanche, qui s'oppose dans le film à la Reine rouge et ses cartes vivantes, mais aussi le Jabberwocky ou encore le Bandersnatch. On retrouve également les personnages classiques du pays des merveilles tels que la chenille bleue, Tweedledum et Tweedledee, le lièvre de Mars, le loir, le chapelier fou etc...

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Pendant que je suis dans les personnages, j'en profite pour parler de ce qui m'a déplu. Le personnage de la Reine blanche (Anne Hathaway), en plus d'être super moche, est joué d'une façon qui la fait passer pour une débile. Alors je ne sais pas si ça vient de l'actrice, des directives du réalisateur ou simplement du personnage tel qu'il est dans "De l'autre côté du miroir", mais en tout cas avec son sourire niais omni-présent, sa façon de se déplacer avec les bras en l'air et son air de j'ai-fumé-un-truc-pas-net-avant-de-tourner, je l'ai détestée. Un peu déçu également par le chapelier fou (Johnny Depp), peut-être par son costume que je n'ai pas trouvé génial et peut-être aussi parce qu'il joue un personnage excentrique et on sent que son jeu d'acteur est quasiment le même que lorsqu'il incarne Jack Sparrow ("Pirates des Caraïbes").

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Les autres personnages, presque tous en images de synthèse, sont magnifiques. Le lièvre de Mars, superbe, on le croirait presque réel. On ne pouvait échapper à la scène où il boit le thé avec le chapelier, un des nombreux moments farfelus du film, qui rappelle bien l'univers de Lewis Carroll. J'ai aussi particulièrement apprecié le chat du Cheshire, tout aussi fou que les autres, et très bien rendu. Je ne vais pas citer tous les autres personnages car tout le reste est bon, peut-être juste un mot sur la Reine rouge (Helena Bonham Carter qui, comme Depp, est une habituée des films de Tim Burton) qui a subi une métamorphose assez incroyable et qui joue à la perfection son rôle de reine méchante et exécrable.

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J'en arrive enfin au meilleur, à savoir les décors merveilleux (d'accord, c'était facile). A la fois beaux, inquiétants, étranges et mystérieux, ils contribuent à créer une atmosphère extrêmement réussie. L'ajout de la 3D est également un plus non négligeable. C'est un régal permanent pour les yeux, on se croirait au beau milieu du pays des merveilles tant c'est crédible. Il vous suffit de regarder les photos mises en illustration pour vous en convaincre.

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"Alice au pays des merveilles" est un très beau film, probablement le meilleur de Tim Burton. Le scénario prend quelques libertés mais reste fidèle aux oeuvres de Lewis C. et globalement cela passe bien. J'ai vraiment bien aimé.

Fiche technique :

  • Titre : Alice au pays des merveilles
  • Titre original : Alice in wonderland
  • Film américain
  • Année 2010
  • Genre : fantastique
  • Réalisateur : Tim Burton
  • Acteurs principaux : Mia Wasikowska, Helena Bonham Carter, Johnny Depp
  • Durée : 1h49

12:12 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)

16/04/2010

A bittersweet life, de Kim Jee-Woon (2006)

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Une vie douce-amère.

Kim Sun-Woo est le bras droit d'un chef de gang influent, Monsieur Kang. Ce dernier a un problème, la jeune femme qu'il fréquente semble voir un autre homme. Comme il part trois jours pour Shanghai, il demande à Sun-Woo de s'occuper de sa petite amie et de régler le problème en son absence. Sun-Woo, subordonné loyal, accepte la mission et constate effectivement qu'elle a une relation. Ses ordres sont alors clairs, mais au moment de supprimer les deux amants, il est pris de compassion pour la jeune femme et se contente de laisser partir l'homme après lui avoir donné une correction. Mais monsieur Kang apprendra ce geste et ne pardonnera pas à Sun-Woo.

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J'ai une connaissance malheureusement extrêmement limitée du cinéma coréen. A part le réalisateur Park Chan-Wook dont j'ai déjà parlé plusieurs fois sur mon blog, Joon-ho Bong qui a réalisé "The host" mais surtout l'excellent film policier "Memories of murder" (que je conseille) et enfin Kim Jee-Woon dont je vais parler, je crois que c'est, en gros, tous les films que j'ai vu. J'ai découvert Kim Jee-Woon il y a quelques années quand un ami m'avait conseillé de voir "Deux soeurs" un thriller psychologique particulièrement bien foutu (je le conseille aussi et si j'ai l'occasion de le revoir, j'en ferai certainement une critique). "A bittersweet life" est d'un genre bien différent.

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Il faut reconnaître qu'on tomberait facilement sous le charme.

Ce film fait plutôt place à l'action. Bien qu'au début, lorsque Sun-Woo file la copine du grand patron, on se dit qu'une romance pourrait éventuellement s'installer, mais cela ne va pas jusque-là. Pourtant, une fois l'infidélité constatée, c'est parce que Sun-Woo a plongé son regard dans le sien qu'il est incapable d'accomplir la tâche que lui avait assignée M. Kang. Et c'est à ce moment que tout dérape pour le pauvre Kim Sun-Woo. Dans le milieu de la pègre, tout se sait très vite et il va payer ce moment de "faiblesse".

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"A bittersweet life" n'est pas un film d'arts martiaux pour autant, dans les quelques scènes d'action présentes dans la première moitié, c'est de la bonne vieille baston à l'ancienne. Du coup, ça rend le film plus crédible que si tous les acteurs s'étaient pris pour Jet-Li. On a droit ensuite à une escalade de la violence. Car quand Sun-Woo échappe de peu à son éxécution, il décide alors de s'armer. Le film se termine sur une fusillade à la John Woo, complètement surréaliste, mais qui conclue bien l'histoire.

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Bien filmé, avec quelques scènes sous la pluie très bien rendues et surtout une bande sonore qui surprend parfois un peu mais qui est toujours très bien en accord avec ce qui se passe à l'écran. "A bittersweet life" n'a pas la complexité de "Deux soeurs", mais c'est clairement un film très sympathique sur la déchéance d'un homme qui décide de faire ses propres choix. Et dans la mafia, ça ne pardonne pas.

Fiche technique :

  • Titre : A bittersweet life
  • Titre original : Dal kom han in-saeng
  • Film sud-coréen
  • Année 2006
  • Genre : drame, action
  • Réalisateur : Kim Jee-Woon
  • Acteurs principaux : Byung-hun Lee, Shin Min-a, Kim Young-Cheol
  • Durée ; 1h58

20:04 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

14/04/2010

Notorious B.I.G., de George Tillman Jr. (2009)

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Superbe affiche. Les couleurs, l'ombre, la lumière, j'adore.

Christopher Wallace est un jeune né à Brooklyn dans les années 70. Son père ayant quitté le foyer familial, il vit seul avec sa mère qui n'a pas beaucoup d'argent. C'est pourquoi le milieu fortuné des dealers, qui promet de l'argent facile, finit par l'attirer. A 18 ans, versé dans un véritable trafic de drogue, il se fait arrêter et passe 9 mois en prison. Il profite de cette période pour réfléchir et composer, puis enregistre une démo de rap à sa sortie. Il se fait remarquer par le producteur Sean Combs qui lui propose un contrat. C'est le début de la carrière de Christopher Wallace, alias The Notorious B.I.G., qui deviendra une figure emblématique du rap new-yorkais.

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Christopher Wallace, alias Biggie smalls ("petit gros"), alias Notorious B.I.G..

J'ai pas mal hésité avant d'écrire cette critique. La raison est simple : je déteste le rap et les films biographiques ça ne me passionne pas plus que ça. Mais bon, j'ai une grande ouverture d'esprit et j'ai bien commenté une comédie musicale au début de ce blog donc j'ai finalement décidé de le faire. Je précise juste une chose, je n'ai pas des masses de connaissance en rap et donc je ne pourrais pas dire jusqu'à quel point ce film est fidèle à la vie de l'artiste. C'est pourquoi quand je vais parler de Christopher Wallace, je vais parler du personnage du film, je n'ai aucune idée si l'homme était pareil dans la vie.

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Le début du film montre la jeunesse de Christopher et la façon dont il a sombré dans la délinquence. C'est facile d'être attiré par le côté bling-bling des jeunes racailles qui s'affichent dans la rue avec des fringues hors de prix et des chaînes en or autour du cou et qui dealent du crack toute la journée au lieu d'aller à l'école. On se dit que c'est dommage car bien que pas très fortuné, c'est un gamin présenté comme brillant à l'école avec une mère qui prend soin de lui. Une fois qu'il a cédé à la facilité, il tombe vite amoureux de l'argent et n'hésite pas à montrer sa vraie personnalité, quasiment dépourvue de morale, comme lorsqu'il n'hésite pas à vendre de la drogue à une femme enceinte alors que ses "collègues" avaient refusé.

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C'est un côté sombre qu'il gardera tout au long du film, bien que l'acteur qui l'incarne arrive à faire ressortir une certaine tendresse du personnage et réservera quelques scènes vraiment jolies. Je l'ai perçu comme un homme parfois blanc, parfois noir mais jamais gris. Il tient à sa mère, essaye de faire le maximum pour ses proches, sa femme et sa fille mais n'hésite pas à coucher avec toutes les femmes qu'il rencontre. C'est assez paradoxal.

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C'est exactement comme la nature de ses textes. Mais bon, c'est le genre du gangsta rap qui veut ça. Des mecs qui se prennent pour des caïds et qui prônent le respect dans leurs chansons alors qu'elles sont remplies de paroles machistes, sexistes et violentes, ça a légèrement tendance à me gaver. Et puis entendre toutes les deux phrases des "fuck", "bitch", "dick", "motherfucker" ça témoigne bien de la grande profondeur de ce style musical. Alors je précise quand même des fois où je serais lu par des amateurs de rap que je sais bien que tout le rap n'est pas forcément comme ça et qu'il y a certainement de très bons artistes. Mais bon, ça en fait partie et il faut quand même reconnaître que ça, vraiment, et ben c'est de la merde.

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Toutefois c'est un genre qui plaît, et Notorious B.I.G., malgré la sortie d'un seul album, devient une grande figure du rap de la côté Est des Etats-Unis. Car le film raconte aussi une dissension musicale entre la côte Ouest et Est du pays. Un rap différent, des artistes différents, un conflit entériné et alimenté par la presse spécialisée et qui finira en tragédie. Cela part d'un léger incident entre Notorious et le rappeur Tupac (côte Ouest) qui étaient autrefois amis mais que maintenant tout oppose. Le drame finira par arriver, Tupac se fera assassiner un soir, alors qu'il se déplaçait en voiture. Le conflit qui régnait entre lui et Notorious joue contre ce dernier, qui sera accusé officieusement d'avoir commandité le meurtre. Trois mois plus tard, alors que Notorious se rend sur la côté Ouest, en Californie, espérant que ce conflit Est-Ouest est terminé, il sera abattu de la même façon que Tupac, un soir, alors qu'il était sur le siège passager d'une limousine.

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Ce n'est pas une scène du film, c'est une photo de production. A gauche, Voletta Wallace, la véritable mère de Notorious, qui a aidé à produire le film, et à droite, l'acteur Jamal Woolard qui incarne son fils. J'aime bien cette photo.

J'aime bien l'acteur qui incarne Notorious B.I.G., c'est une des raisons qui m'a fait regarder le film jusqu'au bout, il joue vraiment vraiment bien. A la fin, on a droit à une très belle scène, avec la mère de Christopher. Le film est bon (très bon même), c'est dommage que je n'aime pas le sujet mais il n'est pas inintéressant à regarder. Les fans apprécieront sûrement car le sujet est bien traité je pense.

Fiche technique :

  • Titre : Notorious B.I.G.
  • Titre original : Notorious
  • Film américain
  • Année 2009
  • Genre : biographie, drame
  • Réalisateur : George Tillman Jr.
  • Acteurs principaux : Jamal Woolard, Derek Luke, Dennis White
  • Durée : 1h55

16:04 Publié dans Cinéma | Commentaires (2)