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27/05/2010

Freddy - Les Griffes de la nuit, de Samuel Bayer (2010)

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Nancy, Kris, Quentin, Jesse et Dean sont cinq jeunes habitant Elm Street. Depuis quelques temps, ils font tous le même cauchemar : ils sont traqués par un homme défiguré qui possède quatre longues griffes en acier sur sa main droite. Lorsque Dean meurt de mort violente sous les yeux de Nancy, les quatre restants réalisent alors que ce sont plus que de simples cauchemars. Ils comprennent que cet homme, Freddy Krueger, contrôle leurs rêves et peut s'en servir pour les tuer. Tout en se forçant à rester éveillés, ils vont essayer de connaître l'origine de Freddy pour trouver un moyen de l'arrêter. Ils vont découvrir une bien sombre réalité qui les relie tous et qui leur a été cachée jusque là.

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Samuel Bayer réalise un remake du tout premier Freddy, qui a été créé en 1984 par Wes Craven. L'histoire originale est reprise à quelques adaptations près. L'origine de Freddy est conservée : un homme qui a été brûlé vif par une foule en colère suite à des crimes qu'il aurait commis sur des enfants. Il revient du monde des morts pour tuer en représailles les enfants de ceux qui l'ont mis à mort. Contrairement aux 9 précédents Freddy, ce n'est plus Robert Englund qui endosse le pull à rayures vertes et rouges, le chapeau et le gant orné de griffes, mais Jackie Earle Haley, qu'on a pu voir entre autres dans l'excellent "Watchmen".

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J'avais tellement l'habitude de Robert Englund, qu'il m'a fallu tout de même un temps d'adaptation avant d'accepter ce nouvel acteur, son masque et son maquillage sont en effet assez différents, mais cela rend quand même plutôt bien. Parmi les autres acteurs, j'ai remarqué Kyle Gallner qui joue d'habitude plutôt dans des séries TV mais qui je trouve s'en sort assez bien sur grand écran (ce qui n'est pas toujours le cas, comme je l'ai déjà fait remarquer quand des acteurs passent d'une série au cinéma).

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Au niveau de la mise en scène, c'est vraiment classique. Toutes les ficelles utilisées dans les précédents Freddy sont toujours là. On joue beaucoup sur le fait de tromper le spectateur (et le personnage) en mêlant rêve et réalité. C'est assez amusant d'essayer de deviner à l'avance si les personnages sont effectivement réveillés ou s'ils se sont endormis sans le vouloir et qu'ils sont à la merci de Freddy. Comme quoi, les vieilles recettes marchent toujours.

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Cependant, il ne faut pas trop compter avoir peur. Le réalisateur le sait parfaitement, le spectateur connait tous ces trucs (c'est quand même le dixième Freddy, le contraire serait donc improbable), c'est pourquoi il s'amuse à nous faire sursauter à plusieurs reprises... et ça marche. La soudaineté de certaines scènes, couplée à une brève et intense hausse de volume ne manque pas de surprendre.

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Au final, ce Freddy est bien sympathique. Certes, il ne fera pas changer d'avis les détracteurs de la saga car il n'a vraiment rien de révolutionnaire, mais ceux qui appréciaient déjà avant, comme moi, ne seront pas déçus de cet opus qui possède les mêmes qualités que les précédents.

Fiche technique :

  • Titre : Freddy - Les Griffes de la nuit
  • Titre original : A nightmare on Elm Street
  • Film américain
  • Année : 2010
  • Genre : horreur
  • Réalisateur : Samuel Bayer
  • Acteurs principaux : Jackie Earle Haley, Kyle Gallner, Rooney Mara
  • Durée : 1h35

20:10 Publié dans Cinéma | Commentaires (3)

25/05/2010

Le peuple des ténèbres, de Robert Harmon (2003)

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Julia, étudiante en psychologie, reçoit un appel d'un de ses amis d'enfance, paniqué. Elle le rejoint dans un café et celui-ci, au bord de la crise de nerfs, lui explique qu'il est en danger car des créatures de l'ombre en ont après lui. Julia a du mal à saisir les propos incohérents de son ami, qui finit par se suicider avec un révolver devant elle.

Julia, affectée par le décès de son ami, tente cependant de reprendre le cours de sa vie. Mais cet incident a provoqué une resurgence de terreurs nocturnes, auxquelles elle était sujette étant enfant. Cette phobie de l'obscurité lui fait entrevoir des choses étranges, que son petit ami a du mal à croire.

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Ce film a pour sujet les terreurs nocturnes dont sont victimes la plupart des enfants, à savoir que dès que la lumière s'éteint, toutes sortes de monstres et créatures mal intentionnées rôdent dans l'obscurité, mais l'applique aux adultes. Cela pourrait paraître un peu ridicule mais il n'en est rien car le film créé une ambiance  parfaitement adaptée.

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Ce n'est pas un film d'horreur et même si de nombreuses créatures démoniaques sont visibles dans le film, il n'y a quasiment pas une goutte de sang. Le film cherche plus à installer une tension permanente chez le spectateur et y parvient assez bien. Des personnages paranoïaques qui laissent en permanence des lampes allumées ainsi que des bougies et qui ont une lampe torche à la main pour supprimer toute zone d'ombre dans l'endroit où ils se trouvent, la ville qui souffre de pannes de courant à répétition (les personnages sont persuadés que c'est l'oeuvre des créatures et qu'ils ne sont à l'abri nulle part), tout est fait pour créer une atmosphère crédible.

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La psychologie des personnages est également très développée. On est presque persuadé en regardant le film que ce sont les créatures qui existent et que ce ne sont pas les personnages qui sont fous, cependant, on doute plusieurs fois de cette vérité car le réalisateur s'amuse à tout remettre en cause. La meilleure scène du film, selon moi, est lorsque Julia voit un psychologue pour enfant qu'elle consultait pour ses terreurs nocturnes quand elle était petite. Peu de temps avant la séance, elle a été attaquée par une créature, ce qui l'a complètement bouleversée.

Elle en parle au psychologue en sachant qu'il aurait du mal à la croire et comme c'est une étudiante qui va passer son diplôme de psychologie, il lui demande comment elle interprêterait son propre cas. Un peu perplexe, elle répond alors que c'est une personne souffrant d'hallucination liée à un choc émotionnel (la mort de son ami) qui a fait resurgir en elle des choses qu'elle avait enfoui étant enfant. Alors que Julia finit de parler avec les larmes aux yeux, le psychologue lui répond "Bravo Julia, vous ferez une excellente psychologue". Scène magnifique.

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Ces créatures existent-elles ou pas ? La fin du film est très claire là-dessus et ne laisse aucun doute. Tant mieux, je ne suis pas trop amateur de fins ouvertes. "Le peuple des ténèbres" est un film que j'ai trouvé très intéressant, rondement mené et qui, rien que pour avoir évité de tomber dans le film d'horreur classique, mérite d'être vu.

NB : J'ai cherché partout des images des créatures du peuple des ténèbres et je n'en ai pas trouvé. Il y a très peu d'images disponibles pour ce film, celles que j'ai mises c'est ce que j'ai trouvé de mieux.

Fiche technique :

  • Titre : Le peuple des ténèbres
  • Titre original : They
  • Film américain
  • Année : 2003
  • Genre : thriller, épouvante
  • Réalisateur : Robert Harmon
  • Acteurs principaux : Laura Regan, Marc Blucas, Ethan Embry
  • Durée : 1h30

14:46 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

22/05/2010

The Asylum

J'ai hésité à classer ce post dans la rubrique "Le saviez-vous ?" car je ne voulais pas trop qu'elle devienne une rubrique d'anecdotes mais bon... je vais parler de quelque chose d'un peu spécial aujourd'hui et après tout, ça fait aussi partie de la culture "cinéma".

Donc, j'ai décidé de vous parler aujourd'hui de "The Asylum". C'est un studio de production américain, au même titre que Paramount ou Dreamworks, mais qui n'a, bien sûr, pas autant de moyens. Je doute que vous en ayez déjà entendu parler et pourtant, il possède une caractéristique unique qui justifie à elle seule cet article.

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Pour faire simple, The Asylum fait dans le plagiat. Enfin, plagiat, le terme est inadéquat car, si c'était vraiment le cas, le studio aurait cessé d'exister depuis longtemps. Et pourtant... c'est quasiment le cas. Je m'explique : The Asylum surfe sur le buzz fait par les grosses productions qui sortent au cinéma pour proposer simulatément des films qui leur ressemblent, directement en vidéo. Exemple :

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Le vrai.

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La version The Asylum.

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Le vrai.

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La version The Asylum.

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Le vrai.

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La version The Asylum.

Vous voyez, y'a pas besoin d'aller chercher bien loin pour trouver une ressemblance. Et des films comme ça, ils en ont fait plein. Pour en avoir vu deux, je peux vous assurer que ce sont des mauvais films (peut-être que dans le tas, certains sont bien quand même, qui sait ?) mais globalement, on est quand même dans la bonne série Z des familles. Du coup, c'est sûr qu'en profitant du succès des gros films hollywoodiens, ça doit mieux se vendre.  Il est facile d'imaginer que la ménagère de moins de 50 ans pas trop regardante, ou la grand-mère qui veut acheter le dernier film à la mode pour son petit-fils, se laisse facilement tromper. Le studio se défend en prétendant que le but n'est pas de tromper l'acheteur ; c'est vrai que certaines affiches prêtent moins à confusion :

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Le vrai.

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La version The Asylum.

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Le vrai.

2012d

La version The Asylum.

Mouais... Il faut croire que la limite qui permettrait aux autres studios de porter plainte pour plagiat n'est pas franchie, puisque The Asylum existe depuis 1997 et qu'ils continuent toujours à faire des films. Ils font même d'autres navets qui apparemment ne sont reliés à aucun autre film ou encore des suites de films à gros succès, genre ça :

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Le retour du bateau qui est repêché mais qui recoule, haha !

Là où ça devient vraiment triste c'est que des acteurs connus finissent par tourner dans ce genre de cochonneries. Mark Dacascos ("La pacte des loups", "Crying Freeman"), Lance Henriksen ("Alien 2", "Alien 3") ou encore Famke Janssen (les 3 "X-Men", la série "Nip/Tuck")... bon, d'accord, c'est pas des acteurs SUPER connus. Mais quand même... Bah, c'est la dure loi du cinéma, on peut pas être au top pendant toute sa carrière...

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Sorti en même temps que "Terminator renaissance".

En France, on devrait être relativement protégés. Je ne crois pas avoir déjà vu de films de The Asylum dans les rayons DVD. Au pire ça passe à la télé. En tout cas, moi, ça me fait rire et c'est pour ça que je voulais le partager avec vous. Je crois que ça méritait de se savoir !

22:35 Publié dans Le saviez-vous? | Commentaires (1)

18/05/2010

Angles d'attaque, de Pete Travis (2008)

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Lors d'une conférence publique sur le terrorisme en Espagne, le président américain se fait tirer dessus. Alors que la foule panique, une explosion se produit. Ces événements sont montrés successivement à travers les yeux de plusieurs personnages différents (agents de sécurité, policier espagnol, président, journaliste, touriste etc...) afin de comprendre ce qui c'est réellement passé.

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Les deux agents de sécurité qui encadrent le président.

Le film se base sur un principe simple : montrer les événements qui se sont passés juste avant et après l'attentat à travers plusieurs points de vue. On revit donc l'attentat du président plusieurs fois. C'est une manière de créer un suspense artificiel car les éléments clefs sont volontairement révélés au compte-gouttes et il faudra parfois attendre le point de vue d'un autre personnage pour comprendre ce qu'il se passe à l'écran (par exemple, quand l'un des agents protégeant le président annonce qu'il y a une bombe, on saura dans le segment dédié au touriste que c'est parce qu'il lui a emprunté sa caméra et l'a visionnée qu'il l'a su).

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Le flic espagnol.

Du coup, le début du film est un peu confus car il manque des éléments pour comprendre et on ne sait pas trop où le film va. On se rend par la suite vite compte que l'histoire est très simple et le peu de suspense qui s'était installé est vite dissipé. C'est la faute à une intrigue vraiment légère et un film vraiment très court (moins de 1h30). La succession des nombreux points de vue (7 ou 8 si je me souviens bien) oblige donc à boucler l'intrigue dans une unité de temps d'environ 15 minutes, c'est peu ! Car du coup le scénario n'est pas assez profond et la fin est ridiculement vite expédiée. Film américain oblige, ils ont quand même eu le temps de caser une poursuite de voitures.

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Le touriste.

Il aurait été plus intelligent de limiter les points de vue à 3 ou 4, maximum, et de plus les développer. Une fois l'intrigue bien plantée, faire durer le film plus longtemps pour lui donner une fin plus intéressante. Le concept du film est bon, mais très très mal exploité. Le film japonais "Rashomon" (de A. Kurosawa, avec Toshiro Mifune), l'exploite beaucoup mieux en présentant un crime à travers le point de vue des 3 personnes impliquées pour tenter de trouver le coupable. Une parfaite mise en scène fait de "Rashomon" un film à voir absolument. "Angles d'attaque", à côté, fait pâle figure.

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La journaliste.

Et ce n'est pas le casting, pourtant de qualité, qui sauvera ce film : Forest Whitaker (touriste), Dennis Quaid (agent de sécurité), Sigourney Weaver (journaliste) et des acteurs un peu moins connus : Édgar Ramírez (flic espagnol, a joué dans le "Che"), Saïd Taghmaoui (terroriste, a joué dans "G.I. Joe"), j'ai même reconnu Bruce McGill ! Souvenez-vous, il incarnait Jack Dalton dans la série "Mc Gyver". Il y a aussi Matthew Fox (autre agent de sécurité, a joué Jack dans la série "Lost") parmi les personnages principaux. Je l'ai mis en dernier car franchement, sa prestation n'est pas terrible. C'est souvent le cas quand des acteurs passent d'une série TV au cinéma, certains ont du mal à s'adapter.

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Et paf! le président.

Bref, "Angles d'attaque" n'est pas génial : trop léger, trop court, trop simple, on en retient au final pas grand chose. Un bon concept c'est bien, encore faut-il l'utiliser comme il faut.

Fiche technique :

  • Titre : Angles d'attaque
  • Titre original : Vantage point
  • Film américain
  • Année 2008
  • Genre : suspense, action
  • Réalisateur : Pete Travis
  • Acteurs principaux : Forest Whitaker, Dennis Quaid, Matthew Fox
  • Durée : 1h26

23:55 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

14/05/2010

Iron Man 2, de Jon Favreau (2010)

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Le monde entier sait maintenant que Tony Stark est Iron Man. Le gouvernement américain fait pression pour qu'il partage sa technologie avec l'armée mais il refuse. Cependant, derrière son apparente arrogance et désinvolture, Tony Stark est très malade. Le générateur implanté dans son corps, qui le maintient en vie et fait fonctionner son armure, l'empoisonne également petit à petit. Dans le même temps, Ivan Vanko, le fils d'un ancien collaborateur de Howard Stark, le père de Tony, conçoit de son côté une technologie similaire à celle de Stark Industries. Ivan blâme la famille Stark pour la mort de son père et compte bien le faire savoir à Tony.

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Suite au succès du premier film, "Iron Man 2" était évidemment très attendu. Le même réalisateur, Jon Favreau, est aux commandes, ce qui ne laisse à priori présager que du bon. Au niveau du scénario, on ne peut pas se plaindre non plus. Le super-vilain choisi pour cette suite est Ivan Vanko, alias Whiplash (Mickey Rourke), qui, sous un prétexte de vengeance classique, décide d'affronter Tony Stark. Comme on s'en doutait après avoir vu la scène post-générique de "Iron Man", où était révélé Nick Fury, les Avengers font également leur apparition.

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Alors pour les non connaisseurs du comic, les Avengers ("Vengeurs" en français) sont un groupe de super-héros dont fait partie Iron Man. Dans le film, deux de ses membres sont présents : Nick Fury (Samuel L. Jackson) qui n'a vraiment qu'un rôle de figuration et Black Widow, la Veuve Noire (Scarlett Johansson) qui a beaucoup plus de scènes et participe, elle, à l'action. Leur présence n'était pas vraiment utile mais Scarlett Johansson s'est bien débrouillée. Et puis vu qu'un film "Avengers" est prévu, il ne fallait pas trop en montrer...

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Et enfin, LE truc qui fait plaisir, c'est bien sûr la présence de War Machine. A la fois double de Iron Man et aussi sorte d'anti-héros, à l'instar de Venom dans Spider-Man, War Machine est un personnage très apprécié des fans. Le film colle assez bien au comic sur ce point : Tony est très malade et son alcoolisme ne l'aidant pas, il finit par perdre le sens commum et c'est son ami le lieutenant colonel James Rhodes qui est obligé de lui voler une de ses armures pour l'arrêter. Leur amitié est rompue, Rhodes garde l'armure et avec l'aide de l'armée lui rajoute un armement plus traditionnel et devient War Machine.

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Alors, bien sûr, tout cela n'est pas franchement réaliste, tout le monde bricole dans son coin, que ce soit Tony Stark pour trouver un moyen de se soigner, Rhodes pour améliorer War Machine ou encore Ivan Vanko qui crée son équipement, avec un ordinateur et un fer à souder, hop, on se retrouve avec du matériel de haute technologie. Bon, il ne faut pas oublier que c'est l'adaptation d'un comic, hein. Allez, zou ! Je pardonne.

Même le côté comique du film, d'habitude je trouve ça navrant, mais là ça passe plutôt bien. Certainement car ce ne sont pas des blagues grasses ou lourdingues et aussi parce qu'elles sont appuyées par des jeux d'acteur de talent. Et vraiment, Robert Downey Jr. incarne toujours aussi bien ce super-héros alcoolique, narcissique, arrogant, mais qui a tout de même bon coeur. Et ce n'est pas le seul bon acteur du film.

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Je ne vais pas revenir sur tous ceux que j'ai déjà cités mais, en parlant d'acteurs, je vais aborder tous les petits détails qui font d'"Iron Man 2" un film vraiment sympathique. Le réalisateur Jon Favreau reprend le rôle qu'il avait dans "Iron Man", Happy Hogan, le garde du corps de Tony Stark. Dans le comic, c'est un ancien boxeur et Jon s'est fait plaisir en participant à une scène d'action aux côtés de la Veuve Noire et c'est assez réussi.

Stan Lee fait son traditionnel caméo. Après que Tony Stark l'ait pris pour Hugh Hefner dans "Iron Man", il prend cette fois les traits de Larry King (un présentateur TV américain). C'est un peu comme le jeu "Où est Charlie ?". A chaque nouveau film Marvel, on peut jouer à "Où est Stan Lee ?". Et à chaque fois que je le vois, ça me fait plaisir ! Sacré Stan. Le bouclier de Captain America refait également une apparition dans une scène. J'arrête là les détails destinés aux fans, Jon Favreau a bien fait son boulot.

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Si je résume, on a presque que du bon. Ce qui pêche un peu c'est un milieu de film un peu mou. A part le début et disons la dernière demie-heure, ça manque un peu d'action. On ne s'ennuie pas mais on sent que le rythme ralentit pendant un moment. Une petite baston à mi-parcours et le film aurait été parfait. Globalement, il devrait plaire à tout le monde. Moi, j'ai vraiment bien aimé.

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Et pour ceux qui voudraient connaître la raison pour laquelle l'agent des Avengers qui surveillait Tony quitte son poste au milieu du film, en regardant le générique de fin jusqu'au bout, une scène supplémentaire d'une minute révélera quelque chose !

Fiche technique :

  • Titre : Iron Man 2
  • Film américain
  • Année 2010
  • Genre : science-fiction, action
  • Réalisateur : Jon Favreau
  • Acteurs principaux : Robert Downey Jr., Mickey Rourke, Gwyneth Paltrow
  • Durée : 1h57

20:33 Publié dans Cinéma | Commentaires (5)

11/05/2010

The wrestler, de Darren Aronofsky (2009)

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Randy Robinson, dit "The ram", est un catcheur qui a connu la gloire à la fin des années 80. Aujourd'hui, il ne fait plus que des matchs dans des petits gymnases, bien qu'il ait toujours du succès auprès des fans et des autres catcheurs. A la suite d'un match hardcore, alors qu'il est dans les vestiaires, il est pris de malaise et fait une attaque cardiaque. Il se réveille à l'hôpital, après avoir subit un pontage coronarien, et le médecin lui annonce qu'il ne pourra plus jamais catcher.

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Le catch doit être le seul sport qui me divertit et de plus, j'aime bien Mickey Rourke qui est ici l'acteur principal. Bien qu'il se soit toujours considéré comme un mauvais acteur (c'est pour cela qu'il a arrêté le cinéma dans les années 90, pour faire de la boxe, ce qui l'a transformé physiquement à cause de la chirurgie réparatrice au visage qu'il a dû subir), il réalise une très belle prestation.

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Randy vit seul dans un mobil-home, la relation qu'il avait avec sa fille Stéphanie est enterrée depuis longtemps, il fréquente une strip-teaseuse, Cassidy, qui se force à ne le considérer que comme un client et il a un petit boulot en semaine dans un super-marché. La seule chose qui le relie encore au monde, c'est les matchs de catch qu'il fait le weekend, où il retrouve ses collègues lutteurs et les quelques fans qui voient toujours en lui la star qu'il était il y a 20 ans. Lorsqu'il a son attaque cardiaque, son monde s'écroule.

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Il essaye alors de remettre de l'ordre dans sa vie. Cassidy refuse toujours de franchir le pas de la simple amitié qu'elle a avec Randy, mais lui conseille de reprendre contact avec sa fille. Les retrouvailles ne sont pas très joyeuses. Randy essaye alors de consacrer tout son coeur à son travail, mais quoi qu'il fasse, il ne parvient pas à sortir de son isolement. Mickey Rourke est absolument sublime dans son personnage en marge du monde dans lequel il vit et qui ne parvient pas à reprendre pied malgré les efforts considérables qu'il fait.

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Randy est nostalgique. Avant son attaque cardiaque, il était question qu'il remonte sur le ring pour une revanche entre lui et l'"Ayatollah", un rival de son époque qui a depuis pris sa retraite. Ce devait être un grand événement pour les deux stars, mais Randy avait caché sa condition physique et simplement annoncé sa retraite pour annuler le match. Mais en regardant l'affiche du match qu'il avait reçu, il se rend compte que les seules choses qu'il a réussies dans sa vie étaient sur un ring. Il repense à ses récents échecs et comprend que le catch c'est toute sa vie. Il décide alors de rappeler son manager pour lui dire que la confrontation "The ram VS Ayatollah" aura bien lieue.

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Le personnage qu'incarne Rourke est vraiment très touchant. Le film est rempli de scènes très émouvantes et le spectateur ne peut que compatir aux difficultés que rencontre ce vieux catcheur. J'ai bien aimé également le monde du catch qui est montré tel qu'il est. Des hommes gonflés aux stéroïdes qui s'entendent sur les moments clés et l'issue des combats, le principe du heel/face (un catcheur est soit "méchant" (heel), soit "gentil" (face), afin de renforcer le côté spectacle et que le public prenne parti, en général pour le gentil catcheur qui respecte les règles) mais aussi du vrai catch hardcore (des matchs où tous les coups et armes sont permis, batte de basebal, barbelés, marteau... et où les catcheurs finissent en général en sang) qui sera l'occasion de voir un vrai catcheur hardcore, "Necro Butcher".

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Bref, "The wrestler" est un super film avec une magnifique interprétation de Mickey Rourke. C'est beau, intelligent et très réussi.

Fiche technique :

  • Titre : The wrestler
  • Film américain
  • Année 2009
  • Genre : drame
  • Réalisateur : Darren Aronofsky
  • Acteurs principaux : Mickey Rourke, Marisa Tomei, Evan Rachel Wood
  • Durée : 1h45

15:36 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)

08/05/2010

Kick-Ass, de Matthew Vaughn (2010)

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Dave Lizewski est un adolescent tout ce qu'il y a de plus banal : pas vraiment brillant à l'école, il a du mal avec les filles et mène une vie plutôt tranquille. Il a cependant, comme ses deux amis, une passion pour les comics. Il se pose d'ailleurs une question : comment se fait-il qu'avec tous les fans de comics à travers le monde, personne n'ai jamais essayé de devenir un super-héros ? Ses amis trouvent cela ridicule et lui disent que c'est impossible dans la réalité. Mais Dave est de plus en plus séduit par l'idée et décide de devenir un justicier. Il commande pour cela une combinaison de plongée sur eBay, qui deviendra son costume, et passe à l'action. Malheureusement, son premier acte héroïque se solde par un fiasco : il se fait rosser par deux voyous, l'un d'eux le plante avec un couteau et il finit renversé par une voiture. Après des semaines d'hospitalisation, sa détermination n'a pourtant pas faiblit. Il reprend son costume et son prochain acte lui vaudra cette fois son nom de super-héros : Kick-Ass.

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La deuxième tentative héroïque de Dave : un spectateur va le filmer en train de protéger un homme de ses agresseurs. La vidéo finira sur youtube et Dave gagnera son nom de super-héros : "Kick-Ass".

Je n'étais pas franchement emballé pour voir ce film mais à force de voir des bonnes critiques, j'ai finalement changé d'avis. A la base, "Kick-Ass" est un comic déjà assez spécial. Très court, 8 tomes, qui forment le 1er volume de l'histoire (un 2e est annoncé), c'est plutôt bien pour une adaptation au cinéma mais les autres caractéristiques de l'oeuvre ne laissaient pas vraiment entrevoir un passage sur grand écran. Tout d'abord, c'est ultra gore. Et je ne parle pas seulement d'hémoglobine, certaines scènes sont assez horribles. Ensuite, en plus d'être complètement surréaliste et d'assumer à fond son côté ridicule (entre autres, une petite fille de 11 ans qui est une tueuse surentrainée et qui arrive à mettre en charpie un groupe de traficants de drogue armés), le comic se veut une satire de la société actuelle. Et là, tout y passe : les comics bien sûr, mais aussi la télévision avec ses émissions débiles de télé-réalité, internet, des personnalités connues, les comportements humains etc...

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Que reste-t-il de tout ça dans le film ? Première constatation, le côté gore a complètement disparu. Il y a bien encore un peu de violence mais c'est dérisoire par rapport au comic. Le ridicule, lui, est toujours là : les costumes minables, la gamine de 11 ans, Hit-Girl, les criminels pas bien malins etc... Le film en profite pour s'afficher en comédie et ne se prive pas pour faire rire le spectateur. Ca marche parfois. Mais on sent qu'il hésite à assumer entièrement cet aspect et du coup ça devient aussi un peu navrant. Quant à la satire elle est également beaucoup moins poussée que dans le comic. On a tout de même droit à quelques références par-ci, par-là (comme quand Dave dit qu'il ne veut pas mourir car il n'a pas encore vu la fin de la série "Lost"), mais "Kick-Ass" semble être avant tout une fausse parodie de super-héros.

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Nicolas Cage, lamentable, incarne "Big Daddy", le père de "Hit Girl".

Pourquoi fausse parodie ? Et bien parce que le comic, lui, ose tout pousser à l'extrême : la violence, la bêtise, afin de critiquer notre société moderne et assume sans peur son côté décalé (jusque dans le titre : "Botter le cul") alors que le film, au contraire, finit par tomber dans les mêmes clichés qu'il parodie. Le comic est défaitise : à la fin le héros ne gagne pas, la morale serait donc presque réaliste. Le film, lui, affiche un (presque) happy end classique : le méchant est mort, Dave s'est trouvé une fille et est devenu un vrai super-héros, tout va pour le mieux. Quel est donc l'intérêt si c'est pour faire comme dans les autres films ?

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"Kick-Ass" était sympa à lire, sans plus. Le film, par contre, j'ai eu du mal. J'aurais dû rester sur l'impression que j'ai eu en voyant la bande-annonce. Il a un côté divertissant, certes, mais il passe à côté de son objectif pour finir en comédie déplorable. Je ne comprends pas d'où viennent toutes ces bonnes critiques. Peut-être car la plupart des gens se sont contentés de l'histoire d'un loser qui met tout son coeur pour accomplir son rêve, devenir un justicier, et y arrive... Mouais...

Fiche technique :

  • Titre : Kick-Ass
  • Film britannique, américain
  • Année 2010
  • Genre : comédie, action
  • Réalisateur : Matthew Vaughn
  • Acteurs principaux : Aaron Johnson, Nicolas Cage, Chloe Moretz
  • Durée : 1h57

Une petite recherche sous google permet facilement de se rendre compte de la violence du comic. Si vous voulez voir, vous pouvez cliquer ici ou .

 

17:01 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)