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17/06/2010

Harry Potter et le Prince de sang-mêlé, de David Yates (2009)

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Suite aux événements qui se sont passés au ministère de la magie l'an passé, le monde sait maintenant qu'Harry Potter disait la vérité et que Voldemort est bel et bien de retour. Des gens disparaissent, tout le monde a peur. Les moldus sont témoins de phénomènes étranges qu'ils ne peuvent expliquer et ils n'ont pas conscience de ce qui se passe vraiment. Le danger est partout. C'est dans ce contexte de terreur généralisée qu'Harry commence sa 6e année à Poudlard avec ses amis. Lors d'un cours avec le nouveau professeur de potions, que Dumbledore semble avoir engagé pour une raison bien précise, Harry met la main sur un vieux manuel de cours ayant appartenu à un ancien élève particulièrement doué et qui se surnomme lui-même le "Prince de sang-mêlé".

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Je me suis enfin décidé à revoir ce film en DVD. C'est une habitude chez moi (pas toujours bonne il est vrai) d'acheter le DVD d'un film que j'ai apprécié au cinéma quand il sort mais de ne le visionner parfois qu'un an ou deux après. Il faut dire que le délai de 6 mois entre sortie ciné et sortie DVD est quand même court et je préfère oublier un peu les films avant de les revoir. Quand on pense qu'ils veulent raccourcir ce délai à 4 mois comme mesure pour lutter contre le piratage, ça me fait bien rire. Modifier la chronologie des médias sera évidemment sans aucun effet. Par contre diminuer le prix des places de ciné (12€ en plein tarif près de chez moi) et faire en sorte que certains films restent plus d'une semaine à l'affiche alors des merdes comme "Camping" y restent deux mois, ça, ça pourrait être un début de solution. Mais bon, je m'égare...

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J'ai été très content de revoir ce Harry Potter que j'avais considéré en l'ayant vu au cinéma comme la meilleure adaptation des livres jusqu'à présent. La magie opère toujours, le film est très beau. Je déplore que l'édition collector ne possède aucun making of digne de ce nom et que moins de 5 minutes soient consacré aux effets spéciaux dans les bonus. Pourtant le film en regorge : les catastrophes au début du film, les matches de quidditch, la scène dans la caverne avec Dumbledore etc...

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Le film est long et les événements importants du livre sont présents. L'histoire est très peu altérée. Sauf peut-être dans la scène clef du film, celle avec le professeur Rogue à la fin. Dans toute l'histoire d'Harry Potter, aucune scène n'aura fait couler autant d'encre que celle-là. Scène culte dans le livre, probablement la plus importante de toutes, elle est écrite de façon parfaite, en laissant complètement le lecteur dans le doute quant à l'allégeance de Rogue. Il aura fallu attendre deux ans avant d'avoir enfin la réponse à LA question que tout le monde se posait. Je pense que le fait que le 7e et dernier tome de la saga soit paru avant la réalisation de ce 6e film a (volontairement ou non) modifié la façon dont cette scène a été tournée. En effet, je trouve que l'on peut sentir assez facilement les véritables intentions de Rogue dans le film. Mais bon, cela reste un détail.

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A part cela, c'est du tout bon. Sauf le fait que l'acteur principal Daniel Radcliffe joue comme un manche mais ça c'est devenu un défaut récurrent de tous les films Harry Potter. C'est le problème d'avoir choisi un enfant de 11 ans pour sa ressemblance avec le héros du livre ; difficile de juger le talent d'un acteur à cet âge là et malheureusement il ne s'est pas amélioré avec les années (contrairement aux autres jeunes acteurs du film qui s'en sortent assez bien). A 22 ans, il joue toujours de manière déplorable, incapable d'afficher plus de deux expressions différentes, bref, c'est navrant.

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"Harry Potter et le Prince de sang-mêlé" n'en reste pas moins un bon film. Le scénario n'est pas forcément le plus intéressant de la série (le livre l'est plus car on y apprend une foule de détails sur la vie de Voldemort qui ne sont pas montrés à l'écran, faute de temps bien sûr) et l'intrigue du Prince de sang-mêlé n'apporte pas grand chose mais c'est sans conteste un épisode très important à cause de certains événements déterminants pour la suite de l'histoire.

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Haha, Luna avec son costume de supportrice de quidditch des Gryffondors.

Fiche technique :

  • Titre : Harry Potter et le Prince de sang-mêlé
  • Titre original : Harry Potter and the half-blood Prince
  • Film américain, britannique
  • Année 2009
  • Genre : fantastique
  • Réalisateur : David Yates
  • Acteurs principaux : Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint
  • Durée : 2h32

16:10 Publié dans Cinéma | Commentaires (4)

07/06/2010

Easy rider, de Dennis Hopper (1969)

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Wyatt (Peter Fonda) et Billy (Dennis Hopper) sont deux amis qui décident de quitter Los Angeles pour se rendre, à moto, au carnaval de La Nouvelle-Orléans. Ce voyage va être l'occasion de faire de nombreuses rencontres, parfois bonnes, parfois mauvaises, à travers de superbes paysages sauvages et des petites villes aux préjugés parfois bien ancrés.

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Avec la mort de Dennis Hopper le 29 mai dernier, je me suis dit qu'un visionnage de "Easy rider", film dont il est à la fois le réalisateur et l'un des deux acteurs principaux, s'imposait. Je ne l'avais jamais vu et j'ai adoré. Ce road movie sorti en pleine période hippie s'inscrit dans le mouvement de la contre-culture américaine.

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Le film montre du doigt l'Amérique conservatrice qui refuse l'évolution des moeurs et les idées nouvelles. Un homme se fait passer à tabac par d'"honnêtes citoyens" pour la seule raison qu'il a les cheveux longs. Cela peut paraître inconcevable mais la société a-t-elle réellement évoluée depuis ? Aujourd'hui, ce n'est plus une histoire de cheveux longs, mais des gens tout aussi limités intellectuellement adoptent le même genre de comportement violent à propos de l'homosexualité ou de la religion.

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Lorsque nos deux motards rencontrent un jeune avocat (incarné avec brio par Jack Nicholson) qui rejette la société conformiste, il résume tout le film en une phrase : "Ces gens font de grands discours dans lesquels ils parlent de la liberté individuelle, mais s'ils rencontrent un type qui est vraiment libre, ça leur fout la trouille... et ils deviennent dangereux.".

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Mais Wyatt et Billy continuent leur voyage à moto, hébergés par une communauté hippie, partageant un repas avec un fermier et sa famille, philosophant sur la vie autour d'un feu de camp en fumant un joint, faisant parfois un bout de route avec une personne rencontrée en chemin, ce qui est à chaque fois l'occasion d'écouter la très bonne bande son rock du film avec, entre autres, Steppenwolf, Jimi Hendrix et Bob Dylan.

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"Easy rider" m'a ému parce c'est vraiment un beau film, avec une symbolique forte et des acteurs excellents. La fin est tout aussi abrupte que le film est génial.

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Ca donne pas envie d'acheter une moto et de partir sur les routes, cheveux au vent ?

Fiche technique :

  • Titre : Easy rider
  • Film américain
  • Année : 1969
  • Genre : road movie, drame
  • Réalisateur : Dennis Hopper
  • Acteurs principaux : Dennis Hopper, Peter Fonda, Jack Nicholson
  • Durée : 1h34

13:11 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

01/06/2010

La dame de Shanghaï, de Orson Welles (1948)

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Le marin Michael O'Hara (Orson Welles), croise un jour le chemin de la belle Elsa (Rita Hayworth) qu'il sauve d'une aggression par des voyous. Pour le remercier, le mari d'Elsa, Arthur Bannister, lui propose un poste sur son yacht lors d'une longue croisière. Michael, tombé sous le charme d'Elsa, finit par accepter. Sur le yacht se trouve également l'associé d'Arthur Bannister, Georges Grisby. Ce dernier va alors faire une étrange proposition à Michael : mettre en scène son propre meurtre afin qu'il puisse disparaître. Grisby est prêt à lui verser 5000 dollars en échange.

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Revoir "La dame de Shanghai" m'a fait la même impression que la première fois. Pas très passionnant au début, il devient génial à la fin. Ceci est dû au fait que les pions mettent un certain temps avant de se placer sur l'échiquier. Car il est important de bien connaître la psychologie des personnages pour que l'intrigue prenne. Michael O'Hara, incarné avec grand talent par le génial Orson Welles, un marin costaud mais sans argent qui n'arrive pas à sortir de sa tête la vision de "la dame qui revient de Shanghaï", Elsa, jouée par la mascotte féminine d'Hollywood de l'époque, Rita Hayworth. Son mari, Arthur Bannister, avocat de renom qui défend des criminels, son associé, Grisby, au comportement étrange ou encore le domestique, Broome, qui semble cacher quelque chose. Les conditions ne sont vraiment pas idéales pour Michael qui tente néanmoins de vivre sa romance avec Elsa.

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Ce n'est qu'au bout d'une demie-heure que l'on commence à voir apparaître les ficelles des marionnettes et que l'on sent l'ombre d'une manipulation au-dessus de certains personnages. Mais le manipulateur n'est pas toujours celui qu'on croit et le scénario réservera quelques bonnes surprises. Orson Welles est excellent dans son rôle de marin irlandais, le film est évidemment à voir en V.O. pour profiter au maximum de son jeu d'acteur. Rita Hayworth, bien qu'avec les cheveux courts et teinte en blonde, est terriblement crédible en femme fatale. Même Everett Sloane qui n'est pas très connu, incarne très bien Arthur Bannister, l'avocat froid et terrifiant.

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L'histoire se termine par une scène complètement culte, dans un palais des glaces, où chacun règle ses comptes. Cette scène est très riche au niveau symbolique, comme le sont d'ailleurs beaucoup d'autres passages du film (la métaphore de Michael sur les requins, ou encore la scène du procès pour meurtre...). Chaque plan de ce final grandiose peut être interprêté différemment : tous les miroirs montrant l'arrivée d'Arthur comme pour signifier "vous êtes cernés", ou l'image d'Elsa qui se démultiplie à l'infinie comme pour accentuer son désespoir. A chaque fois que je revois cette scène, je la trouve mieux que la fois précédente. On a beau dire que "Citizen Kane" (1941) était novateur au niveau de la réalisation (c'est également un film fait par Orson Welles), je trouve que "La dame de Shanghaï" a beaucoup plus de qualités.

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Réplique culte : "With these mirrors, it's difficult to tell. You ARE aiming at me, aren't you ? I'm aiming at you, lover. Of course, killing you is killing myself. It's the same thing".

"La dame de Shanghaï" est un très bon film. Le début un peu mou est largement rattrapé par un final superbe. Un excellent choix pour qui voudrait découvrir Orson Welles.

Fiche technique :

  • Titre : La dame de Shanghaï
  • Titre original : The lady from Shanghaï
  • Film américain
  • Année 1948
  • Genre : drame
  • Réalisateur Orson Welles
  • Acteurs principaux : Orson Welles, Rita Hayworth, Everett Sloane
  • Durée : 1h27

19:49 Publié dans Cinéma | Commentaires (9)