1

31/10/2010

Freddy contre Jason, de Ronny Yu (2003)

FreddyvsJason1.jpg

Springwood est devenue une ville paisible. Bien que des événements horribles s'y soit déroulés dans le passé, un trait a été tiré et tout a été fait pour que les habitants oublient ces horreurs avec le temps. Et c'est bien ce qui met Freddy en rogne ! Comment pourrait-il commettre de nouvelles atrocités si les gens n'ont plus peur et ont même oublié son nom ? C'est pourquoi il décide de ramener Jason Voorhees du royaume des morts et de le lâcher sur Springwood. Lorsque les premiers meurtres seront découverts, les horreurs du passé ressurgiront dans l'esprit des gens, ils se souviendront de Freddy Krueger et ce dernier sera alors libre de les tourmenter à nouveau dans leurs rêves.

FreddyvsJason2.jpg

La machine à tuer est en marche.

Les deux plus grandes figures du film d'horreur qui se rencontrent, cela promet un combat sans pitié. C'est le 8e épisode de la saga Freddy et le 11e de la saga Jason, mais ces deux personnages sont toujours aussi terrifiants. On pourrait penser qu'avec le temps le public se serait lassé, mais cet opus possède un scénario plutôt bien trouvé qui justifie parfaitement l'affrontement entre les deux.

FreddyvsJason3.jpg

Freddy a besoin qu'on se souvienne de lui. Rien de tel qu'une traînée de cadavres laissée par Jason pour que les habitants de Springwood se rappellent les atrocités commises par un certain Freddy Krueger. Seulement voilà, Jason Voorhees n'est pas un amateur dans le domaine et il va se montrer un peu trop efficace. Lorsque Freddy peut enfin s'immiscer dans le rêve d'une nouvelle victime mais que celle-ci disparaît sous ses yeux car Jason vient de la tuer dans son sommeil, il comprend en s'exclamant "Non, Jason ! Ces enfants sont à moi !" qu'il faut qu'il règle d'abord ce problème.

FreddyvsJason4.jpg

Mais comment peut-il s'en occuper puisqu'il ne peut intervenir que dans les rêves, alors que Jason Voorhees est un mort vivant qui ne dort jamais ? Bien évidemment, une solution va être trouvée puisque le combat Freddy/Jason est inévitable. Cette solution assez astucieuse permet donc de conclure le film par un duel au sommet. Qui prendra l'avantage sur l'autre ? Ce n'est certainement pas sur ce blog que je le dévoilerai (pour ceux qui ne l'ont pas vu).

FreddyvsJason5.jpg

"Freddy contre Jason" reprend ce qui se fait de mieux dans les deux sagas pour créer une histoire qui tient bien la route et qui comblera de bonheur les fans de chaque série. C'est un bon Freddy et un bon Jason, un de mes slashers movies préférés.

FreddyvsJason6.jpg

Ah, ce bon vieux Robert Englund. Y'a quand même pas mieux pour incarner Freddy.

Fiche technique :

  • Titre : Freddy contre Jason
  • Titre original : Freddy vs Jason
  • Film américain
  • Année 2003
  • Genre : horreur
  • Réalisateur : Ronnie Yu
  • Acteurs principaux : Robert Englund, Ken Kirzinger, Kelly Rowland
  • Durée : 1h36

16:26 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)

30/10/2010

Sunshine, de Danny Boyle (2007)

Sunshine-1.jpg

Dans un futur proche, le Soleil menace de s'éteindre, entraînant la disparition de la vie sur Terre. Une mission spatiale est organisée. Le vaisseau Icarus transportera un engin explosif nucléaire jusqu'à la surface du Soleil pour relancer son activité. Le contact avec le vaisseau est rompu et la mission échoue. Sept ans plus tard, une deuxième mission est organisée avec le vaisseau Icarus II. Alors que son équipage fait route vers le Soleil et franchit la limite qui empêche tout contact radio avec la Terre, un message est capté. Il s'agit d'un signal de détresse émanant du vaisseau Icarus I.

Sunshine-2.jpg

Les deux Icarus.

Je ne vais pas, comme dans ma dernière critique, faire une digression sur l'espérance de vie de notre bonne vieille Terre, bien que cela soit en rapport avec le sujet de ce film, puisque cette espérance de vie est directement liée à celle du Soleil qui n'est, bien sûr, pas éternel. Cependant, si le film indique que l'activité du Soleil décroit et finit par transformer notre planète en désert glacial, la réalité est bien différente. En effet, l'activité solaire ne cesse, au contraire, d'augmenter. Le Soleil, en tant qu'étoile, passera par le stade de la géante rouge d'ici 10 bon milliards d'années et si la Terre existe encore, elle sera transformée en désert calciné. L'inverse, donc, de ce qu'il se passe dans "Sunshine". Aïe, niveau scénario, ça part mal.

Sunshine-3.jpg

Bon, après tout c'est un film, on peut dire un peu ce que l'on veut. Donc soit, l'activité solaire diminue et d'ici 50 ans (oui, c'est un sacré raccourci) la planète devient peu à peu un glaçon. Le problème de "Sunshine" c'est que c'est un peu du déjà vu. On envoie un équipage dans l'espace, coupé de tout, avec pour mission de sauver la planète. Tiens, mais on dirait le scénario de "Armageddon". Sauf qu'au lieu d'envoyer une bombe dans le Soleil, c'était dans un astéroïde qui menacait la planète. "Sunshine" traite les choses quand même différemment en n'étant pas un film qui n'a pour seul but de montrer le magnifique courage du peuple américain face à l'adversité (c'est un film britannique). Enfin presque. On a bien sûr droit, comme dans tous les films de ce genre, à une dose minimum et obligatoire de sens du devoir et d'héroïsme. Mais il y a aussi une dimension thriller qui n'est pas à négliger.

Sunshine-4.jpg

Certains plans sont superbes. Visuellement, il n'y a rien à redire.

La découverte du signal de détresse de l'Icarus I va poser problème. Est-il possible que son équipage ait survécu ? Doivent-ils dévier de leur route pour découvrir ce qu'il s'est passé ? Certes, ce ne sont pas des grands mystères, mais la découverte du vaisseau permet de garder l'intérêt du spectateur. Alors, oui, j'ai parlé de thriller, mais ce n'est pas non plus "Event Horizon" (sci-fi, un des rares bons films de Paul Anderson, il vaut le coup si vous ne l'avez pas vu), même si des choses étranges vont alors se passer. Malheureusement, le scénario dérive vers la fin et s'appuie sur une métaphore un peu nulle pour justifier les événements passés. Carrément décevant.

Sunshine-5.jpg

Autre déception : les acteurs. J'ai trouvé Cillian Murphy ("Batman Begins", "Inception") pas très bon, il incarne un personnage principal un peu amorphe, dans le genre "j'ai pas vraiment envie de jouer aujourd'hui". Michelle Yeoh et Chris Evans, rien d'exceptionnel non plus. A la rigueur Hiroyuki Shimosawa ("Lost", "Speed racer") se démarque un peu du reste... Ces acteurs ne sont pas mauvais, c'est peut-être juste au niveau de la direction que ça n'allait pas.

Sunshine-6.jpg

"Sunshine" se laisse regarder mais possède toutefois un intérêt un peu limité. Quelques bonnes idées, une ou deux musiques que j'ai bien aimé, deux ou trois scènes sympas, le reste, du très classique (et une fin un peu nulle quand même). Pas franchement mauvais mais vraiment pas le meilleur film de Danny Boyle.

Fiche technique :

  • Titre : Sunshine
  • Film britannique
  • Année 2007
  • Genre : science-fiction
  • Réalisateur : Danny Boyle
  • Acteurs principaux : Cillian Murphy, Chris Evans (II), Rose Byrne
  • Durée : 1h40

14:34 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

25/10/2010

La machine à explorer le temps, de Simon Wells (2002)

time_machine_1.jpg

Alexander Hartdegen est un jeune scientifique aux idées nouvelles et professeur à l'université de Columbia, à New York, en 1899. Il a fait la connaissance d'Emma, une charmante demoiselle qui semble être la seule chose qui puisse le distraire de ses recherches. Il décide un soir de la demander en mariage, mais l'intervention d'un malfrat provoque un drame et Emma perd la vie. Alexander est très affecté mais met toute son énergie à tenter de changer ce qu'il s'est passé. C'est ainsi qu'après quatre années de dur labeur, il parvient à concevoir une machine à voyager dans le temps et l'utilise pour retourner dans le passé.

time_machine_2.jpg

Ce film est un remake de celui du même nom réalisé en 1960 par George Pal. Le thème est identique mais le scénario est quelque peu différent. Dans l'original, le voyage dans le temps ne se fait pas pour les mêmes raisons : l'histoire se passe toujours à la fin du 19e siècle mais le personnage principal, las des différents conflits dans le monde, décide d'utiliser sa découverte pour voyager dans le futur afin de trouver une époque où l'humanité aurait suffisamment évolué pour vivre en paix. Après avoir découvert avec horreur deux guerres mondiales, il décide de faire un gigantesque bond en avant de plus de 800000 ans.

time_machine_3.jpg

De mon point de vue, le sujet est particulièrement intéressant. Personnellement, je me suis déjà posé la question s'il était possible d'envisager une vision de la Terre dans un futur aussi lointain. 800000 ans peut paraître colossal à l'échelle humaine, mais au niveau planétaire, quand on sait que la Terre est âgée de près de 5 milliards d'années, c'est assez dérisoire. De plus, avec notre développement technologique qui est exponentiel mais aussi un épuisement des ressources naturelles qui doit être tout aussi rapide, j'ai du mal à me projeter ne serait-ce qu'en l'an 3000.

time_machine_4.jpg

Imaginer où l'on se situe actuellement sur la durée de vie totale de la planète (à mon avis, on est beaucoup plus proche de la fin que du début) et envisager ce que pourrait être la vie sur Terre dans presque un million d'années (si tant est qu'il y en ait toujours), l'exercice intellectuel est intéressant et c'est notamment le sujet du film. Je devrais plutôt dire le sujet du livre, car l'original, comme le remake, est une adaptation du roman de Herbert George Wells. H.G. Wells est un auteur de science fiction extrêmement connu qui a écrit plusieurs oeuvres qui ont été adaptées au cinéma ("L'île du Dr Moreau", "La guerre des mondes" etc...). Détail intéressant, le réalisateur du film de 2002, Simon Wells, n'est autre que l'arrière petit fils de l'écrivain.

time_machine_5.jpg

Pour en revenir à ce remake, Alexander n'explore le futur que pour comprendre pourquoi il n'a pas réussi à modifier le passé et sauver Emma. A ce moment, le déroulement du film suit à peu près celui de 1960. La grande différence tient bien sûr aux effets spéciaux plus poussés que dans le film d'époque (et notamment une machine temporelle qui fait moins kitsch) mais d'un autre côté j'ai remarqué un peu plus d'incohérences. Toutefois, le monde très futuriste découvert par Alexander est assez joli à voir. Un monde certes devenu (en apparence) pacifique mais qui a perdu toute la culture accumulée au fil des millénaires. Un genre de retour en arrière assez paradoxal pour ce peuple vivant à la manière d'indigènes (ou du peuple Na'vi dans "Avatar"). L'Histoire se répète sans arrêt, c'est ce qu'on dit, du coup cette vision intéressante de l'auteur parait fort plausible.

time_machine_6.jpg

Je trouve par contre un peu dommage que l'accent soit plus mis sur la forme, que sur le fond. Les thèmes abordés sont moins développés dans ce film et les dernières trente minutes n'ont que peu d'intérêt, si ce n'est montrer un peu d'action. Des scènes somme toute très banales qui conluent un film très court qui, au final, n'a rien d'extraordinaire. Le film de 1960 possède une construction de l'intrigue plus intéressante et, à défaut d'effets spéciaux et de décors fantastiques, se concentre plus sur le sujet lui-même (bien que sa durée soit tout aussi courte).

time_machine_7.jpg

"La machine à explorer le temps" est à voir pour comparer soit avec l'original, soit avec l'oeuvre écrite, ou bien par curiosité ou affinité avec le sujet traité, tout en sachant que malgré quelques bonnes choses, ce n'est pas un film exceptionnel.

Fiche technique :

  • Titre : La machine à explorer le temps
  • Titre original : The time machine
  • Film américain
  • Année 2002
  • Genre : science-fiction, fantastique
  • Réalisateur : Simon Wells
  • Acteurs principaux : Guy Pearce, Samantha Mumba, Mark Addy
  • Durée : 1h32

18:30 Publié dans Cinéma | Commentaires (8)

18/10/2010

Les diaboliques, de Henri-Georges Clouzot (1955)

diabolique-1.jpg

Nicole et Christina, deux institutrices dans un pensionnat pour garçons, sont respectivement la maîtresse et la femme de Michel Delasalle, le directeur de l'établissement. Véritable tyrant, ce dernier n'hésite pas à martyriser en public sa fragile épouse, cardiaque, et terrorise tout autant Christina. Face à cet odieux personnage, les deux femmes pourtant rivales finissent par se rapprocher. Elles en viennent même à mettre au point un plan pour se débarrasser de lui. Cependant, tout ne se passe pas comme prévu : le corps disparaît et des phénomènes étranges se produisent au pensionnat.

diabolique-2.jpg

C'est le deuxième film de Henri-Georges Clouzot que je critique sur ce blog, un autre thriller qui m'a particulièrement plu. Le point de départ du scénario est original : deux femmes martyrisées par un homme horrible auquel elles ne peuvent échapper et qui justifie la planification du meurtre. Paul Meurisse est excellent dans son rôle de despote qui exerce une emprise totale sur son petit monde, que ce soit en tant que directeur, mari ou amant.

diabolique-3.jpg

Reconnaissez-vous l'acteur sur la gauche ?

Christina est incarnée par Simone Signoret. Son personnage souffre autant que Nicole et éprouve même de la compassion pour cette femme mais ne peut malheureusement pas la défendre même si on la sent plus solide moralement. Nicole Delasalle est jouée par la propre femme du réalisateur, Véra Clouzot. C'est la deuxième fois qu'elle joue dans un de ses films, la première étant pour "Le salaire de la peur" (excellent film aussi) deux ans avant. L'ironie veut que son personnage soit cardiaque et que c'est justement le coeur de l'actrice qui causera sa mort en 1960.

diabolique-4.jpg

Le couple criminel Signoret/Clouzot se complète bien. Véra, la femme fragile, docile, tantôt hésitante, tantôt déterminée et qui est soutenue par Christina qui orchestre l'opération sans jamais faiblir. L'histoire est déjà en soi suffisamment intéressante mais une intrigue supplémentaire va apparaître en milieu de film. Le méfait accompli, le plan prévoyait ensuite que le corps de monsieur Delasalle soit découvert. Cependant, ce dernier disparaît mystérieusement. Au même moment, des choses étranges se passent au pensionnat, comme si monsieur Delasalle était toujours présent. Nicole et Christina réagissent alors de la même façon et font leur possible pour ne pas montrer leur stress ni paniquer. Cela devient d'autant plus difficile quand un commissaire de police à la retraite vient mettre son nez dans leurs affaires. Un détail au niveau du casting, Jean Lefebvre fait une apparition dans une scène et Michel Serrault (dont c'était l'un des premiers rôles au cinéma) incarne un des professeurs.

diabolique-5.jpg

"Les diaboliques" est captivant jusqu'au bout et la fin réserve une bonne surprise. Un film vraiment bien fait qui mérite d'être vu.

Fiche technique :

  • Titre : Les diaboliques
  • Film français
  • Année 1955
  • Genre : thriller
  • Réalisateur : Henri-Georges Clouzot
  • Acteurs principaux : Simone Signoret, Véra Clouzot, Paul Meurisse
  • Durée : 1h56

18:31 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

11/10/2010

Resident Evil : Afterlife 3D, de Paul W. S. Anderson (2010)

RE-Afterlife1.jpg

La quasi-totalité de la population terrestre a été changée en zombies. La planète a été dévastée et les derniers non contaminés tentent de survivre. Une rumeur leur redonne un peu d'espoir. Il existerait une terre, Arcadia, située en Alaska, qui ne serait pas contaminée et qui pourrait héberger des survivants. La société Umbrella, responsable de ce cataclysme, s'est réfugiée sous terre dans des installations high-tech, afin de poursuivre ses expériences. Elle se tient sur le qui-vive car l'un de ses anciens cobayes, Alice, lui a fait savoir qu'elle vient pour mettre un terme à ses agissements. Et elle ne vient pas seule.

RE-Afterlife2.jpg

Bon, on sait tous que Paul Anderson n'est pas franchement un bon réalisateur et que la saga "Resident Evil" au cinéma c'est une succession de navets. Un petit rappel quand même, cette saga cinématographique est une adaptation d'une grande série de jeux vidéo à succès (sept pour être exact). Je le dis toujours et je le répète encore : adaptation de jeu = mauvais film, et ce, dans quasiment tous les cas. Et pourtant, s'il y avait bien une série de jeux qui était facile à adapter en film, c'est bien celle-là.

En effet, les jeux "Resident Evil" ont été parmi les premiers à offrir au joueur une narration de l'intrigue dans un style cinématographique. Il n'y avait qu'à transposer le scénario et c'était gagné. Mais non. Aucun des points forts n'a été repris et tout a été changé. Si bien qu'on ne peut à peine parler d'adaptation puisque les seules choses qui relient les films et les jeux sont trois ou quatre créatures piochées dans le bestiaire ainsi que quelques noms propres. On associe à cela un scénario complètement bidon (d'autant plus dommage que celui du jeu était bien foutu), des dialogues neuneus et des scènes à faire pleurer (de rire ou de désespoir, au choix). Voilà, je pense avoir bien résumé les trois premiers films. Quoique le troisième était moins mauvais que les autres, contrairement au premier, il n'était pas de Paul Anderson.

RE-Afterlife3.jpg

On en arrive donc au quatrième volet qui a la particularité d'avoir été tourné en 3D. Voilà, bon, je l'avoue, pour ceux qui se poseraient la question, j'ai été le voir car j'avais envie de voir un film en 3D. J'avais vu la bande annonce et je savais qu'il y aurait des effets sympathiques. A part ça, je n'attendais rien de spécial de ce film, surtout avec le retour du réalisateur qui a tué la saga. Mais bon, je restais objectif. Comme tous les autres films, l'histoire n'a rien à voir avec le jeu, c'est la suite directe de "Resident Evil : Extinction" où Alice annoncait à la fin à Wesker, le président d'Umbrella, qu'elle allait venir lui botter les fesses.

RE-Afterlife4.jpg

J'ai dit que j'étais objectif et, contrairement à ce que j'ai pu vous laisser croire jusqu'à présent, je vais donc en dire du bien. L'intrigue du film était pour une fois assez intéressante. Le mystère qui entoure Arcadia est bien entretenu et on se demande de quoi il retourne. Vraiment, c'est pas mal foutu et j'ai suivi l'histoire avec intérêt. J'ai trouvé aussi qu'un effort a été fait au niveau du casting. Bon, Milla Jovovich incarne toujours Alice, Ali Larter reprend le rôle de Claire mais l'acteur incarnant Wesker est mieux choisi que dans "Extinction" puisqu'il s'agit de Shawn Roberts. Bonne surprise aussi puisque Kim Coates est présent et incarne un producteur déplaisant (son nom ne vous dit peut-être rien mais son visage sûrement). Clin d'oeil volontaire ou pas, la deuxième partie du film se déroule dans une prison et le personnage qui va aider les autres à en sortir est incarné par Wentworth Miller, qui joue Chris Redfield (!?). Bref, des acteurs sympas qui ont la chance d'avoir des dialogues un peu moins neuneus que dans les autres films.

RE-Afterlife5.jpg

Comme je l'ai dit, que la référence à "Prison Break" soit voulue ou pas, il y en a une autre qu'il serait difficile de nier. Ce "Afterlife" s'inspire énormément de la saga "Matrix". Inspirer est même un euphémisme, plagier serait plus adéquat. Et je ne dis pas ça uniquement à cause des ralentis pendant les fusillades ou les combats, ni à cause de l'effet visuel "Bullet time" utilisé à de nombreuses reprises, ni encore à cause des arrêts sur image en plein action avec une caméra qui tourne autour du personnage (d'ailleurs en 3D avec des débrits qui volent un peu partout, ça rend fichtrement bien !) non non, je le dis car en plus de ça, certains plans et scènes sont complètement repris de "Matrix". Quand je dis repris, ça veut dire que ce sont exactement les mêmes, seuls les décors et les visages des acteurs changent. Ca m'a vraiment interloqué.

RE-Afterlife6.jpg

Puisqu'on est dans les effets spéciaux, je continue la liste des points forts. Avec un budget bien plus élevé que pour les précédents (56 millions de dollars), il en met plein les yeux. C'est clairement LE gros atout du film. La 3D rend hyper bien et même si ça rappelle bien "Matrix", c'est plutôt une bonne chose. C'est clairement plus orienté action que terreur et ils ont mis le paquet. Franchement, de ce côté-là, il n'y a pas grand chose à redire. Imaginez "Matrix" avec des effets 3D dans toutes les scènes d'action et vous obtenez "Afterlife". Un petit mot aussi sur la musique, qui colle parfaitement à l'action et à l'ambiance.

RE-Afterlife7.jpg

Le genre d'effet 3D auquel on a droit pendant tout le film.

Voilà, j'ai dit ce qui m'a plu, maintenant je vais pouvoir dire ce qui ne va pas (objectivité, objectivité...). Défaut inhérent à la 3D et aux lunettes polarisées : une perte de luminosité de l'image (10% ?). Problème : les films de zombies sont parfois sombres, et là, dans certaines scènes c'était du coup trop sombre. Défaut mineur. Plus gênant : se borner à utiliser dans le film des éléments du jeu et ce, toujours à mauvais escient. Meilleur exemple : le personnage du bourreau. Alors le spectateur ne sait ni ce qu'est cette créature, ni d'où elle vient mais bon, elle est là. Même si cela donne lieu à de bonnes scènes d'action, ça fait tâche. Elle rendait bien dans le 5e jeu qui se passe en Afrique, mais sortie de son contexte, non. Il y a aussi des choses vraiment stupides ou des incohérences comme un personnage capable d'esquiver des balles de revolver mais pas assez rapide pour éviter un coup de couteau... La fin aussi n'est pas géniale, d'autant plus qu'elle est ouverte et qu'elle annonce un "Resident Evil 5".

RE-Afterlife8.jpg

Pareil, un effet 3D au niveau des gouttes d'eau mais bon, sur une image, forcément, on ne voit rien.

"Resident Evil : Afterlife 3D" est le meilleur  non, le moins pire non, il faut quand même être honnête, le meilleur de la saga. Fort de ses scènes d'action explosives, complètement pensées pour la 3D et qui rendent superbement, de son esthétique travaillée (la prison est magnifique), le film aurait pu être une réussite mais est malheureusement plombé par toujours les mêmes défauts. Un effort certain a cependant été fait et il sort carrément du lot. Je pense connaître l'explication, qui doit être liée à Monsieur Hiroyuki Kobayashi. Cet homme, associé à la production du film est également le producteur de la série "Resident Evil" (les jeux). Ce n'était pas le cas sur les trois autres et ça doit expliquer pourquoi ce "Afterlife" bénéficie, lui, d'une ambiance et d'une image particulièrement réussies. En tout cas moi, c'est le premier que je trouve plaisant à voir.

Fiche technique :

  • Resident Evil : Afterlife 3D
  • Film britannique, allemand, américain
  • Année 2010
  • Genre : action
  • Réalisateur : Paul W.S. Anderson
  • Acteurs principaux : Milla Jovovich, Ali Larter, Shawn Roberts
  • Durée : 1h40

20:19 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)

06/10/2010

Skyline (2010)

Skyline.jpg

Ca fait un moment que je n'avais pas proposé de bande-annonce. Du coup, je profite de la disponibilité du deuxième trailer de "Skyline" pour faire un petit article. Il y a une chose à laquelle je me suis habitué et qui va souvent de paire avec les fêtes de fin d'année, c'est la sortie d'un gros film de science-fiction. Avec le report de la sortie de "Tron Legacy", j'avais du coup plus grand chose à attendre. Même si après avoir vu la première bande-annonce de "Skyline", je m'étais dit : pourqoi pas ?

Avec cette deuxième bande-annonce, le film se dévoile un peu plus et mon intérêt grandit. Si le scénario n'est pas à priori très original (des extra-terrestres débarquent sur Terre et utilisent de grands faisceaux lumineux pour enlever des humains par milliers), au niveau des effets spéciaux, nos yeux devraient se régaler. Alors je ne peux bien évidemment pas m'empêcher de faire un rapprochement entre ce film et la série de jeux vidéo "Resistance". Des créatures gigantesques, des vaisseaux extra-terrestres qui se ressemblent énormément, une résistance qui s'organise... la comparaison entre les deux est facile. Bon, cela rappelle également "La guerre des mondes" de H.G. Wells et le film "Independance Day" de Roland Emmerich. J'espère donc qu'on aura pas droit comme dans ce dernier à des moments dégoulinant de patriotisme américain.

Aux commandes, on trouve les frangins Strause, qui n'ont pour l'instant qu'un seul titre dans leur filmographie : "Aliens vs Predator : Requiem". On remarquera dans la bande-annonce la présence d'acteurs issus de séries TV : David Zayas de "Dexter" (qui m'avait pas franchement impressionné dans "The Expendables") ou encore Donald Faison de "Scrubs". Tout ça est prévu pour le 15 décembre.

17:05 Publié dans Bandes-annonces | Commentaires (0)

02/10/2010

Le troisième homme, de Carol Reed (1949)

le-troisieme-homme1.jpg

Holly Martins est un écrivain américain qui se rend à Vienne pour rencontrer son ami Harry Lime qui lui a promis du travail. Mais une fois sur place, il découvre que son ami vient de mourir dans un accident de voiture. En discutant avec la police qui était présente à l'enterrement, il apprend que Lime était soupçonné d'être lié à des activités criminelles. Martins n'accepte pas ces révélations et décide de mener sa propre enquête sur l'accident. Plus il va recueillir d'informations et moins la thèse de l'accident va sembler crédible.

le-troisieme-homme2.jpg

Ce film a été mentionné une fois dans un commentaire. Comme le scénario semblait intéressant, je me suis décidé à la regarder. "Le troisième homme" est un polar se déroulant dans la Vienne de l'après-guerre. Joseph Cotten incarne Holly Martins qui s'impose en détective par nécessité. Incapable de croire ce que l'on raconte sur son ami, il va tout faire pour découvrir la vérité en commençant par questionner ses proches. C'est ainsi qu'il va faire la connaissance d'Anna Schmidt (Alida Valli), une artiste qui avait une liaison avec Lime et qui va l'aider dans ses investigations. Il va ainsi apprendre qu'au moment de l'accident Lime était avec un ami et des témoins affirment qu'un "troisième homme"  était également sur place. Cependant, rien n'est mentionné dans le rapport de police et personne n'a pu l'indentifier.

le-troisieme-homme3.jpg

Il faut noter également la présence au casting d'Orson Welles. Bien qu'il ait ici un rôle quasiment secondaire et un temps d'apparition à l'écran assez limité, il vole presque la vedette aux acteurs principaux (pourtant ceux-ci ne déméritent pas, au contraire). Il est très bon dans son rôle d'homme mystérieux. L'intrigue en est d'autant plus intéressante, bien que la fin ne soit pas spécialement géniale. Toutefois, la scène de poursuite où un homme est traqué par les forces de police à travers la ville est assez bien faite, elle m'a complètement rappelé la scène similaire à la fin de "M le maudit" où on ressent de la même façon la panique du personnage qui sait parfaitement qu'il n'a nulle part où aller.

le-troisieme-homme4.jpg

D'ailleurs "Le troisième homme" possède des similarités avec ce dernier au niveau de l'image. Dans plusieurs scènes on joue sur la lumière et les ombres, probablement une manière de montrer que les personnages de ce film (que ce soit Lime où les autres) ont plusieurs facettes, bonnes, mauvaises ou les deux à la fois. Tout comme la ville où se situe l'histoire, une Vienne divisée en quatre après la deuxième guerre mondiale et où même les services de police sont divisés. Au final, ce sont les choix de certains personnages qui conclueront cette affaire, des choix difficiles où il est impossible de choisir entre le blanc et le noir, ce qui explique la grisaille de la toute dernière scène.

le-troisieme-homme5.jpg

Il n'y a qu'un seul vrai reproche que je ferais et cela concerne le thème musical. Une musique que j'ai trouvé trop légère, presque amusante et qui est en totale contradiction avec l'ambiance du film qui est, elle, plutôt sombre. A part cela, c'est un film de détective assez bien fait où cela fait plaisir de voir un Orson Welles toujours aussi bon.

Fiche technique :

  • Titre : Le troisième homme
  • Titre original : The third man
  • Film britannique
  • Année 1949
  • Genre : policier
  • Réalisateur : Coral Reed
  • Acteurs principaux : Joseph Cotten, Alida Valli, Orson Welles
  • Durée : 1h44

23:32 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)