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25/11/2010

L'agence tous risques, de Joe Carnahan (2010)

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Il existe dans l'armée américaine une troupe d'élite de quatre hommes hyper qualifiés, l'agence tous risques. Stationnée en Irak, elle se voit confier une mission secrète consistant à récupérer des plaques d'impression de billets américains qui ont été volées. Cette mission est un piège, elle se termine mal et les plaques se volatilisent. Dans l'impossibilité de prouver leur innocence, ils sont envoyés en prison et renvoyés de l'armée. Ils sont contactés six mois plus tard par un homme de la CIA, Lynch, qui leur indique que les plaques n'ont toujours pas été retrouvées et leur demande de l'aide. Lynch ne peut annuler leur peine mais se débrouille pour qu'ils s'évadent. L'agence tous risques se reforme alors et les quatre hommes sont bien décidés à retrouver ces plaques et démasquer ceux qui les ont piégés.

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J'aimais bien cette série télé des années 80. J'étais habitué aux acteurs et le fait de voir une adaptation cinématographique avec des acteurs différents me gênait un peu. George Peppard en Hannibal et Mister T en Barracuda étaient pour moi irremplaçables. Si le premier est malheureusement décédé, le second aurait très bien pu reprendre son rôle (il joue bien dans des pubs pour World of Warcraft, alors pourquoi pas "l'agence tous risques" ?). C'est donc Liam Neeson qui a été choisi pour Hannibal et vraiment, autant c'est un bon acteur, autant là, ça ne le fait pas. Pareil pour Quinton Jackson qui remplace Mister T. Bof bof. Je serais plus mesuré pour Sharlto Copley qui incarne assez bien Looping. La très bonne surprise, c'est Bradley Cooper qui endosse à la perfection le rôle de Futé. C'est fou, on dirait presque un sosie de l'acteur d'origine. Au niveau du casting donc, du bon et du moins bon.

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Au niveau du film, c'est surtout de l'action, avec les traits d'humour qui caractérisent si bien cette série. De ce côté-là, c'est bien l'agence tous risques : ça bricole, ça explose, ça plaisante... Quoique que certains bricolages sont plus des astuces qu'autre chose, on a déjà vu les membres de l'agence plus inventifs que ça, mais bon... le ton est là, c'est le principal. Le scénario est pas mal, sans être extraordinaire. C'est surtout prétexte à montrer des scènes spectaculaires (mention spéciale pour la scène du tank en parachute). Globalement, le film se laisse bien voir.

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Bien que j'étais un peu réticent face à ce casting, ils s'en sortent quand même assez bien. L'hommage à la série est réussi, l'esprit de "L'agence tous risque" est bien là. J'ai d'ailleurs vraiment bien aimé les super clins d'oeil qu'ils ont fait dans les deux scènes post-générique de fin. Génial. Si ça ce n'est pas du fan service, je ne sais pas ce que c'est !

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"L'agence tous risques" est à la fois agréable à voir en tant que tel, un film d'action qui ne se prend pas trop au sérieux, mais aussi pour l'héritage de la série qu'il affiche avec respect. C'est donc avec une petite larmichette à l'oeil que les nostalgiques comme moi le regarderont, surtout quand sera joué le thème musical de la série, devenu culte avec le temps.

Fiche technique :

  • Titre : L'agence tous risques
  • Titre original : The A-Team
  • Film américain
  • Année 2010
  • Genre : action
  • Réalisateur : Joe Carnahan
  • Acteurs principaux : Liam Neeson, Bradley Cooper, Sharlto Copley
  • Durée : 1h54

00:37 Publié dans Cinéma | Commentaires (2)

19/11/2010

Sucker punch (2011)

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Une jeune fille est internée de force dans un asile psychiatrique par son beau-père qui la maltraite. Dans cet établissement, elle fait la connaissance d'autres jeunes filles comme elle. Enfermées dans une réalité qui les opprime, elles se créent un monde extraordinaire dont elles sont les héroïnes et qui va leur permettre de recouvrer leur liberté.

Il y a une raison particulière pour laquelle j'ai choisi de parler de ce film, et elle tient en deux mots : Zack Snyder. J'admire sincèrement ce réalisateur qui est pour moi un des plus doués de sa génération. Ce "jeune" réalisateur n'hésite pas à aller à l'encontre de ce qui se fait généralement dans le cinéma américain. Là où les autres se contentent bêtement d'appliquer toujours les mêmes techniques, Zack Snyder innove, surprend et séduit. Quiconque aura vu "300" saura certainement de quoi je parle, car je n'avais jamais vu auparavant de film de guerre réalisé avec autant de maestria.

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Il y a peu de réalisateurs qui doivent vraiment être traités avec respect, mais il fait sans conteste partie de cette catégorie. Tout comme Christophe Gans, un réalisateur français qui a fait peu de films (il en a fait trois, comme Zack, "Crying Freeman", "Le pacte des loups" et "Silent Hill") mais qui sont tous des chefs-d'oeuvre. Alors, forcément, un nouveau film de Snyder, j'observe cela avec attention.

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Ce deuxième trailer confirme ce que j'avais pensé du premier : c'est magnifique. Il dévoile aussi un petit peu plus l'histoire, qui a l'air intéressante mais pas vraiment originale. Une jeune fille qui s'échappe de la réalité en se créant un monde imaginaire, c'était déjà le sujet du "Labyrinthe de Pan" de Guillermo del Toro (un super film, en passant) ou même plus simplement d'"Alice au Pays des Merveilles". Ce qui me déplaît légèrement, ce sont les héroïnes au look "lolita guerrière" qu'on croirait sorties d'un navet de Robert Rodriguez. Bien que le film semble orienté action, j'espère qu'il y aura tout de même une dimension psychologique.

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A mon avis, c'est potentiellement le seul défaut du film, "Sucker punch" étant le premier film 100% Zack Snyder. Je m'explique. Pour l'instant, il a réalisé "L'armée des morts" (remake d'un film de Romero), "300" et "Watchmen" (deux adaptations de comics à succès). "300" et surtout "Watchmen" possédait un scénario délicieusement complexe, mais qui avait été écrit par Alan Moore (et Frank Miller pour "300"). Cette fois, c'est le réalisateur qui a écrit le scénario et j'espère donc qu'il sera à la hauteur de ses précédents films.

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Ca, je ne le saurais qu'en allant voir le film qui est prévu pour le 30 mars 2011. De toutes façons, je fais confiance au talent de Zack Snyder.

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La bande-annonce est également regardable / téléchargeable en HD sur le site Apple trailer (voir liens).

20:11 Publié dans Bandes-annonces | Commentaires (2)

14/11/2010

Very bad cops, de Adam McKay (2010)

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Gamble et Hoitz sont deux inspecteurs de police sans envergure. Toujours la cible des blagues et quolibets de leurs collègues, ils ne participent jamais à aucune enquête sérieuse. Ils admirent Danson et Highsmith, deux super flics du bercail, que tous respectent. Alors que Gamble se complait dans cette voie sans issue, Hoitz décide de prendre leur carrière en main et de passer également à l'action. L'occasion se présente lorsqu'ils découvrent que l'affaire apparemment banale sur laquelle travaille Gamble, est beaucoup plus sérieuse que prévue.

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"Very bad cops", c'est l'histoire de deux losers qui tentent de copier des super flics aux interventions musclées (incarnés par Samuel L. Jackson et Dwayne "The Rock" Johnson), pour qu'on les prenne enfin au sérieux. C'est une idée qu'on a déjà vu dans d'autres films, je pense notamment à "Hot Fuzz" (voir ma critique) où l'opposition entre les deux policiers joués par Simon Pegg et Nick Frost était la source de nombreuses situations comiques. Malheureusement, ici, on délaisse rapidement le duo survolté pour se concentrer uniquement sur les personnages de Gamble et Hoitz. C'est dommage, pour une fois que The Rock avait un rôle taillé pour lui, on le verra très peu à l'écran.

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C'est Will Ferrell qui endosse le rôle de Gamble. Tout comme dans "Le monde (presque) perdu", il sait bien incarner les personnages de raté, un peu "lopette" sur les bords et légèrement "boulet". C'est plutôt un bon point pour une comédie. Son coéquipier, Hoitz, possède un caractère bien différent et ne supporte plus leur situation. Il est joué par Mark Wahlberg. J'imagine qu'il a été choisi pour trancher avec Will Ferrel, mais je trouve que le duo ne va pas forcément bien ensemble. Mark Wahlberg était très bon en tireur d'élite dans "Shooter" ou en père de famille blessé dans "Lovely Bones". Mais là, en flic raté, y'avait peut-être mieux...

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Ca reflète un peu mon avis sur le film : pas mal mais aurait pu être mieux. Pour une comédie, il y a des gags bien trouvés, mais d'autres que j'ai trouvé un peu lourds. On s'ennuie même, parfois. Cela est dû à un scénario pas franchement intéressant, sur fond de magouille financière, qui a du mal à captiver. On se retrouve du coup un peu en retrait par rapport au film, à attendre simplement le prochain éclat de rire, qui des fois vient, des fois ne vient pas... Cet état passif durera jusqu'au bonus post-générique de fin où l'on pourra voir une scène qui résume bien le niveau général du film.

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"Very bad cops" est un film moyen qui, même s'il parvient à faire rire à plusieurs reprises, ne satisfait pas vraiment. Il manque quelque chose pour le rendre intéressant. Peut-être avec une approche différente au niveau de l'histoire, par exemple en opposant tout au long du film les duos Danson/Highsmith et Gamble/Hoitz. Une vraie compétition qui se serait soldée par la victoire de ces derniers. Cela aurait été, certes, plus classique mais, je pense, plus sympa à suivre.

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Michael Keaton incarne le chef de la police. Ca ne se voit pas trop sur l'image mais j'ai trouvé qu'il a pris un super coup de vieux.

Fiche technique :

  • Titre : Very bad cops
  • (Vous noterez qu'on a traduit le titre américain, pour la France, par un autre titre américain. Ces pratiques marketing ne cesseront de me faire rire.)
  • Titre original : The other guys
  • Film américain
  • Année 2010
  • Genre : comédie policière
  • Réalisateur : Adam McKay
  • Acteurs principaux : Mark Walhberg, Will Ferrel, Eva Mendes
  • Durée : 1h47

18:15 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)

11/11/2010

Cellule 211, de Daniel Monzón (2008)

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Juan Oliver vient de trouver un job de gardien de prison. Pour faire bonne impression, il se rend sur les lieux la veille de son premier jour de travail pour faire connaissance avec ses futurs collègues. Malheureusement, à peine arrivé, une émeute éclate et Juan se retrouve seul au milieu des prisonniers en liberté. Pour survivre au milieu de ce chaos carcéral, il n'a d'autre choix que de se faire passer pour l'un des détenus.

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Le scénario de "Cellule 211" est intéressant et propice à de nombreuses scènes tendues. Le risque que Juan soit découvert, ce qui aurait pour conséquence une mort inéluctable, engendre une tension qui restera présente du début jusqu'à la fin. Le style narratif du film fait beaucoup penser à la série TV "24" où des personnages infiltrés se retrouvent souvent dans ce genre de situation dangereuse, ou jouent double jeu avec la menace permanente d'être découvert.

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Tout comme cette série, la limite entre ce qui est bien et mal est rendue floue, la nécessité faisant loi. Des thèmes classiques sur les fictions en milieu carcéral sont donc abordés, comme comment survivre dans cette prison devenue jungle sans devenir soi-même un animal ? Ou bien, montrer que les animaux les plus dangereux ne sont pas forcément ceux enfermés et que ce sont les abus de certains membres du personnel pénitencier qui sont à l'origine de cette révolte.

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Même si ces thèmes ne sont pas nouveaux, la façon dont ils sont traités dans ce film est particulièrement réussie. On assiste à des rapports de force sur plusieurs niveaux. Des membres de l'ETA isolés dans la prison sont pris en otage par les détenus afin qu'on accède à leur demande. Juan débarque dans ce milieu et les autres s'interrogent sur ce nouveau prisonnier de la cellule 211, que personne n'a jamais vu. Il décide de jouer le jeu mais les événements qui suivront le placeront dans des situations délicates qui le forceront à se rapprocher de Malamadre, l'homme dangereux qui est à l'origine de l'opération. A priori, tout les oppose, cependant, le temps qui passe montrera qu'ils ne sont pas si différent l'un de l'autre.

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"Cellule 211" est une franche réussite. Il y a pas mal de personnages intéressants et certaines relations évolueront de façon dramatique. L'intrigue tient en haleine et sait parfaitement mettre la pression quand il le faut. Preuve supplémentaire que ce film espagnol est bon, les américains en ont racheté les droits pour en faire un remake à leur sauce (qui sera certainement moins bien, comme d'habitude). Un excellent thriller.

Fiche technique :

  • Titre : Cellule 211
  • Titre original : Celda 211
  • Film espagnol
  • Année 2008
  • Genre : thriller
  • Réalisateur : Daniel Monzón
  • Acteurs principaux : Luis Tosar, Alberto Amman, Antonio Resines
  • Duré : 1h45

13:17 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

06/11/2010

Pleasantville, de Gary Ross (1999)

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David (Tobey Maguire) est un adolescent un peu introverti dont les parents sont séparés. Il vit avec sa mère qui aimerait refaire sa vie et sa soeur Jennifer qui ne pense qu'à sortir avec des garçons. Son seul passe-temps, qui lui permet de s'évader de cette réalité compliquée, est la série Pleasantville. C'est un feuilleton en noir et blanc des années 50 où les personnages vivent une vie parfaite et bien rangée. Un soir, alors que David s'apprête à s'installer devant la télé pour suivre une soirée spéciale Pleasantville, il se dispute avec sa soeur qui doit justement recevoir un garçon à la maison. Un phénomène étrange se produit alors et transporte David et Jennifer au sein même de Pleasantville.

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La série Pleasantville, c'est un peu un mélange de "Happy days" et des "Bisounours". Un monde où tout est parfait, il fait toujours beau, tout le monde a le sourire et il n'y a jamais aucun problème. David se délecte de cette série et voit en la famille Parker, la famille parfaite qu'il souhaiterait avoir. Lorsque lui et sa soeur se retrouvent dans la série, dans le rôle de Bud et Mary Sue Parker, ils n'ont d'autre choix que de jouer le jeu, au grand désespoir de Jennifer qui ne supporte pas cette vie mielleuse.

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Leur apparition dans cette série va bouleverser la vie bien tranquille des protagonistes. Obligée de s'adapter, Jennifer va finalement changer d'avis en voyant le nombre de beaux gosses au sourire ultra bright qu'il y a dans son lycée. Son comportement de "bad girl" va d'ailleurs provoquer des changements dans les moeurs des protagonistes, au grand dam de son frère qui fait tout pour préserver ce monde parfait. Le décalage de mentalité entre les personnages est la source de nombreuses situations comiques. Par exemple, lorsque David découvre lors d'un entraînement au basket, qu'à Pleasantville il est impossible de rater un panier, malgré tous les efforts qu'il fait pour tirer à côté. Par contre, après que le capitaine de l'équipe ait fricoté avec Jennifer, et qu'il rate pour la première fois un de ses tirs, situation jamais vue, tout le monde va le regarder comme un pestiféré.

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David se débrouille mieux à Pleasantville que dans la vraie vie. Connaître tous les épisodes par coeur, ça aide un peu !

Les habitants de Pleasantville vont peu à peu perdre leur perfection pour devenir simplement humains. Certains vivront cela comme une révélation (et passeront alors du noir et blanc à la couleur) d'autres, seront par contre complètement perdus. C'est le cas de George Parker (incarné avec brio par William Macy) qui sera désemparé lorsqu'il rentrera du travail sans trouver son épouse pour l'accueillir, ni de dîner préparé et tournera bêtement en rond chez lui sans savoir quoi faire. Les situations comiques ne manquent pas et sont brillamment tournées, comme quand les Pleasantvillois paniquent lorsque de l'eau se met à tomber du ciel, la pluie étant un phénomène qui leur était totalement inconnu.

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Le casting est vraiment bien fait. Tobey Maguire incarne, déjà à l'époque, à la perfection le jeune adolescent timide avec les filles et qui a un peu du mal socialement. Reese Witherspoon campe très bien son personnage de jeune fille dévergondée qui ne pense qu'à coucher avec des garçons. Comme je l'ai dit plus haut, j'ai aussi adoré William H. Macy en père de famille, incapable de s'adapter aux changements qui se produisent autour de lui et qui est complètement dépassé par les événements. Bref, des acteurs bien choisis dont les personnages évolueront beaucoup tout au long du film, tout en nous offrant plus d'une occasion de rire.

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Les habitants devenus en couleurs sont mal vus par leur concitoyens (surtout les femmes). Mon dieu, c'est d'un vulgaire ! ;-)

Le film donne aussi dans la satire sociale mais qui, je pense, n'a pour seul but d'être comique, en créant des situations inhabituelles auxquelles les personnages doivent faire face. Malheureusement, cela devient un peu pompeux sur la fin et, du coup, moins drôle. De plus, certaines explications manquent, notamment pourquoi David et Jennifer ont vécus cette expérience, même si quelques faits sont, eux, volontairement laissés à l'imagination du spectateur (comme la relation amoureuse de madame Parker).

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Pleasantville finit tout en couleurs et David et Jennifer sont contents de l'aventure qu'ils ont vécu.

"Pleasantville" est un film bien divertissant dont l'humour ne manque pas de faire mouche. Malgré quelques petits défauts, dont une fin un peu en retrait, il est fort plaisant (!) et m'a bien fait rigoler.

Fiche technique :

  • Titre : Pleasantville
  • Film américain
  • Année : 1999
  • Genre : comédie
  • Réalisateur : Gary Ross
  • Acteur principaux : Tobey Maguire, Reese Witherspoon, Joan Allen
  • Durée : 1h54

19:09 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)