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28/01/2011

Hors de contrôle, de Martin Campbell (2010)

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Thomas Craven est un inspecteur de police vivant seul. Il reçoit la visite de sa fille de 25 ans, Emma, qu'il était impatient de revoir. Le soir même, alors qu'ils sortaient, un individu masqué qui les attendait dehors tire un coup de fusil avant de s'enfuir. Emma est gravement touchée et ne survit pas. Thomas est bouleversé et se reproche le fait que sa fille est morte à sa place. Alors qu'il enquête pour savoir qui aurait pu lui en vouloir, il découvre que c'était sa fille qui était visée.

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"Hors de contrôle" est un film de vengeance assez classique dans le genre "tu touches à mon gosse, tu es mort". Contrairement à "Death sentence" ou "Taken" qui étaient similaires mais plus bourrins, c'est ici plus le scénario que l'action qui est mis en avant. La fille de Thomas n'est pas devenue une victime par hasard ou par malchance mais parce qu'elle était un danger pour certaines personnes. Ce sont ces gens que va rencontrer son père dans son enquête et il finira par découvrir une histoire assez terrible et la raison pour laquelle Emma était devenue une menace pour ce groupe.

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Thomas, incarné par Mel Gibson, est un vieux de la vieille. Plutôt que de se faire justice lui-même, il préfère utiliser la loi pour arrêter les responsables. Même si ses méthodes ne sont pas toujours orthodoxes, il parvient ainsi à coincer des gens qui pensaient être au-dessus des lois. C'est finalement aussi efficace qu'une balle dans la tête et ça reste plaisant à voir. Parfois, la ruse est préférable à la violence.

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Finalement, le titre français a été mal choisi car Mel Gibson n'est pas vraiment "Hors de contrôle", son personnage maîtrisant son enquête jusqu'au bout. Le scénario est suffisamment développé pour qu'on ne soit pas face à une simple histoire de vengeance brutale. Un bon film.

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Fiche technique :

  • Titre : Hors de contrôle
  • Titre original : Edge of darkness
  • Film américain, britannique
  • Année 2010
  • Genre : policier
  • Réalisateur : Martin Campbell
  • Acteurs principaux : Mel Gibson, Ray Winstone, Danny Huston
  • Durée : 1h52

16:48 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

22/01/2011

The Green Hornet, de Michel Gondry (2011)

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James Reid est le rédacteur en chef d'un important journal de Los Angeles, le Daily Sentinel. Lorsqu'il décède soudainement d'une mort accidentelle, c'est son fils Britt de 28 ans qui hérite de son empire médiatique. Malheureusement, ce dernier, qui ne savait jusqu'à présent que profiter de la fortune familiale pour faire la fête, se retrouve un peu dépassé par ce qui lui arrive. Il se lie d'amitié avec un des collaborateurs de son père, le jeune Kato, mécanicien et inventeur de génie. Un soir, en s'interposant devant une bande de délinquants, Britt découvre également que Kato pratique les arts martiaux. Il décide alors d'utiliser les talents de son nouvel ami afin de créer le "Green Hornet", un duo de justiciers pour nettoyer les rues de la ville. Le Daily Sentinel devient ainsi un excellent moyen de faire parler d'eux.

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Le frelon vert (ou "Green Hornet, en anglais ça fait plus cool" dixit Britt Reid) n'est pour une fois pas un comic américain à l'origine, mais un feuilleton radiophonique du milieu des années 30. Par la suite, deux adaptations en film ont été tournées au début des années 40, en même temps qu'un comic (évidemment) puis, ce qui est probablement le plus connu, une série télévisée dans les années 60. Elle fut diffusée en même temps que la série Batman qui marchait fort à l'époque (la série où les combats faisaient "Blam", "Paf", "Vlan"... ceux qui s'en souviennent comprendront). Mais on se souvient également du frelon vert pour une autre raison : l'acteur qui incarna Kato dans les 26 épisodes de la série TV, un asiatique inconnu à l'époque : Bruce Lee. C'est personnellement grâce à lui que je connais le frelon vert (en 60, je n'étais pas né et quand j'étais gamin, le samedi soir, c'était la vieille série Batman qui (re)passait à la télé). Tout ça pour dire qu'en 2011 le "Green Hornet" est de retour.

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Ma connaissance de l'oeuvre existante étant trop limitée pour tenter une comparaison avec ce nouveau long métrage, je me contenterais de vous dire ce que je pense de celui-là. Tout d'abord, j'ai trouvé ça extrêmement drôle. Michel Gondry, le réalisateur (français), a clairement joué la carte de l'humour. Les deux personnages principaux sont à l'opposé l'un de l'autre. Britt Reid : fils à papa, tête à claques, arrogant, égocentrique, grossier. Kato : intelligent, réfléchi, expert en arts martiaux, inventeur brillant. Du coup, certaines scènes sont assez savoureuses. Même si le personnage de Britt est parfois un peu (trop) exaspérant, on supporte. Le "méchant" du film (incarné par le très bon Christoph Waltz) avec son nom à coucher dehors et en pleine crise de la cinquantaine est également du même tonneau.

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Le film ne se prend pas au sérieux une seconde et n'hésite pas à faire dans la démesure, dans tous les domaines. Le spectacle avant tout. Cela va jusque dans les scènes de combat où Kato (incarné ici par Jay Chou) n'a rien à envier à Neo dans "Matrix". D'ailleurs j'ai bien aimé le petit clin d'oeil à Bruce Lee, lorsque Kato effectue un "one inch punch" (un coup de poing qui a été rendu populaire par Bruce Lee). Sauf qu'ici, l'adversaire vole sur plusieurs mètres et passe à travers une fenêtre (et produit donc aussi un effet comique). Si on oublie le côté réaliste, au niveau action, on a son compte. Sans problèmes. Un bémol tout de même concernant la 3D. Contrairement à des films comme "Resident Evil : Afterlife 3D" qui contient des superbes scènes pensées pour, "Green Hornet" a été tourné en 2D et converti. Alors c'est en 3D, oui, mais ça n'apporte quasiment rien à l'action. Franchement, ce n'était pas la peine de faire la conversion.

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Au niveau du scénario, on pourrait dire aussi que c'est du déjà vu : le coup du type riche qui utilise sa fortune pour combattre le crime en tant que justicier, on connait. Oui, sauf que là, outre le côté comédie assez accentué, "The Green Hornet" est aussi plus bourrin. Alors que Batman c'est plutôt le style chevalier blanc (bon, sauf qu'il s'habille en noir, hein) sans défaut et qui se range toujours du côté de la police, le frelon vert se fait passer volontairement pour un criminel pour pouvoir lutter contre le crime à sa manière et sans avoir à rendre de comptes. Du coup, le duo fait régulièrement la nique aux forces de l'ordre et n'hésite pas à créer une sacrée pagaille pour arriver à ses fins (le côté spectaculaire, vous vous souvenez ?).

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Il y a quand même quelque chose de gênant dans ce premier film (oui car, c'est une certitude après l'avoir vu, il y aura un "Green Hornet 2" dans un futur plus ou moins proche et celui-ci ne fait que poser les bases de l'histoire). Britt Reid est censé être le frelon vert, un justicier, mais c'est plus un boulet qu'autre chose. Alors certes, c'est drôle, mais normalement dans l'action Britt et Kato sont censés avoir le même niveau. Ici, Britt se contente de mettre un ou deux coups de pompe dans des adversaires au sol et déjà vaincus par Kato. Encore une fois, ça fait rire, mais son image de justicier en prend un coup. J'imagine qu'il va s'entraîner et qu'il sera plus à l'honneur dans les combats du 2.

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Au final, c'est très divertissant, on rigole bien, j'ai beaucoup aimé. Une nouvelle franchise s'installe et j'attend la suite avec impatience. Vivement la sortie DVD.

Fiche technique :

  • Titre : The Green Hornet
  • Film américain
  • Année 2011
  • Genre : action, comédie
  • Réalisateur : Michel Gondry
  • Acteurs principaux : Seth Rogen, Jay Chou, Christoph Waltz
  • Durée : 1h57

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Le saviez-vous ? Batman et le frelon vert se sont rencontrés dans un épisode de la série des années 60. Oui, c'est bien Bruce Lee tout à gauche !

22:58 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

16/01/2011

Le jeu de la mort, de Robert Clouse (1978)

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Billy Lo est un acteur de films d'arts martiaux en plein succès. Il se fait approcher par "Le syndicat", une organisation criminelle spécialisée dans le racket de sportifs et de personnalités. Malgré les menaces à son égard, il refuse de rentrer dans leur jeu. C'est alors que le drame survient en plein tournage : lors d'une scène de fusillade, un agent du syndicat infiltré parmi les acteurs lui tire dessus à balle réelle. Billy est amené à l'hopital. Il survit mais s'arrange à l'aide de quelques complices pour se faire passer pour mort. Ainsi débarrassé du syndicat qui le surveillait, il va pouvoir se venger de ses membres.

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Parmi la filmographie de Bruce Lee, cette oeuvre a fait polémique. En effet, le tournage commencé par Bruce Lee a été suspendu et n'a jamais pu être terminé. L'explication est qu'au début de la production, il a été contacté pour jouer dans "Opération Dragon". C'était le premier film de kung fu à être produit par Hollywood, avec un budget bien plus important que ses films précédents (qui étaient chinois). Bruce Lee ne pouvait refuser cette offre. Il se consacra donc à "Opération dragon" avec pour objectif de reprendre ensuite la production du "jeu de la mort". Malheureusement, il connut une mort prématurée qui l'empêcha de réaliser ce projet. "Opération dragon" sortit sur les écrans six jours après sa mort, le 26 juillet 1973.

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Malgré la ressemblance, on remarque que ce n'est pas Lee, mais dans le feu de l'action, ça passe.

Bruce Lee laissait donc derrière lui un film à peine commencé. Il voulait que cela soit une démonstration de l'art martial qu'il avait développé, le Jeet Kune Do. Le scénario prévoyait notamment qu'il affronte une série d'adversaires en un contre un, dans une pagode où à chaque étage l'attendait un maître d'une discipline à chaque fois différente. Ces scènes faisaient partie du peu de celles qui avaient déjà été tournées. Robert Clouse, le réalisateur de "Opération dragon", décida alors de reprendre le film et de le terminer.

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Carl Miller (Robert Wall), à la solde du syndicat, affronte Lo Chen (Sammo Hung).

Le scénario de Bruce Lee fut changé afin de pouvoir intégrer les scènes existantes de la pagode (qui devient ici le restaurant Red Pepper, le quartier général du syndicat) et de pouvoir utiliser une doublure pour remplacer l'acteur principal décédé. L'astuce utilisée est que le personnage de Billy Lo se fait passer pour mort et se déguise pour éviter que le syndicat le reconnaisse (larges lunettes de soleil, fausse barbe...). C'est donc une excuse scénaristique permettant de cacher (plus ou moins bien selon les scènes) le fait que ce n'est pas Bruce Lee. Une autre critique faite au film, c'est l'utilisation pour la scène des funérailles de Billy Lo, de véritables images des funérailles de Bruce Lee. Hommage ou outrage, chacun se fera son avis. Enfin, une dernière critique dont le film a souffert, c'est la réutilisation de scènes déjà tournées avec Bruce Lee, surtout lors de gros plan sur son visage, insérées un bref instant au milieu de scènes jouées par sa doublure. La qualité de ces inserts étant de moins bonne qualité, cela se remarque tout de suite.

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L'acteur Daniel Inosanto dans un affrontement au nunchaku.

A cause de tous ces défauts, "Le jeu de la mort" a été vivement critiqué. Mais malgré tout, cela reste mon film de Bruce Lee préféré. Surprenant ? Pas forcément, et je vais vous dire pourquoi. Tout d'abord, le scénario a été bien pensé. Il est non seulement intéressant mais intègre bien les scènes tournées par Bruce Lee. Ensuite, il faut souligner la performance des doublures de Bruce Lee. Oui, il y a en eu plusieurs (contrairement à ce que j'ai laissé penser jusqu'à présent). Outre un maître en Tae Kwon Do, il y avait aussi Yuen Biao qui avait déjà participé à des films de Bruce Lee et qui lui avait servi de doublure pour les cascades dans "Opération dragon" justement. Il est peu probable que vous connaissiez Yuen Biao mais c'est un expert en arts martiaux qui faisait partie de la troupe des "Sept petites fortunes" de l'opéra chinois (qui comptait aussi parmi ses membres Jackie Chan et Sammo Hung).

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Jeet kune do contre aïkido.

Bref, ce n'était pas Bruce Lee dans une bonne partie des combats du film, cependant, cela reste extrêmement plaisant à voir. La chorégraphie desdits combats a été assurée par le sus-cité Sammo Hung. Il y a aussi beaucoup de choses à dire sur ce pratiquant d'arts martiaux qui est aussi un acteur, réalisateur et producteur mais ça serait hors-sujet. Je dirais juste qu'il incarne également un personnage du film : il joue l'adversaire de Carl Miller (un champion de karaté à la solde du syndicat) lors d'un tournoi d'arts martiaux. Moi, je trouve ça bien. Une autre chose que je dois souligner, c'est le thème musical, absolument sublime. Il est composé par John Barry (thèmes de James Bond, entre autres), on l'entend à plusieurs reprises, notamment dans les combats de fin avec le vrai Bruce Lee. Rien à dire d'autre, j'adore.

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J'en arrive enfin au meilleur : les scènes du maître. Alors, certes, sur toute la durée du film on le voit à peine 15 à 20 minutes, mais quelles scènes ! Là, on raccroche directement sur l'optique de Bruce : magnifiques démonstrations de Jeet Kune Do face à des adversaires tous différents. Ces combats m'avaient marqué la première fois que je les ai vu et je les revois avec toujours autant d'émotion. Que ce soit contre le personnage incarné par le basketteur Kareem Abdul-Jabbar, un titan de 2,20 m, ou encore le duel au nunchaku contre l'acteur Dan Inosanto, c'est du pur bonheur. A noter que Dan Inosanto était un disciple de Bruce Lee et l'une des trois seules personnes certifiées par le maître à être autorisées à enseigner le Jeet Kune Do à leur tour.

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Une photo de production, assez sympa.

Au final, "Le jeu de la mort" est certainement différent de ce qu'en aurait fait Bruce Lee, mais l'esprit du maître est bien là. Bien qu'avec de nombreux défauts, la plupart impossibles à éviter avec le trop peu de matières premières dont disposait Robert Clouse, le résultat est plus que plaisant et mérite amplement sa place dans la filmographie de cet homme qui a marqué à la fois le monde du cinéma et des arts martiaux.

Pour terminer, un lien vers le thème musical du film. Il y a comme un air de James Bond dedans, non ?

Fiche technique :

  • Titre : Le jeu de la mort
  • Titre original : Game of death
  • Film américain, hong-kongais
  • Année 1978
  • Genre : arts martiaux
  • Réalisateurs : Robert Clouse et Bruce Lee (plans originaux)
  • Acteurs principaux: Bruce Lee, Robert Wall, Hugh O'Brian
  • Durée : 1h36

19:20 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)

11/01/2011

Skyline, de Greg et Colin Strause (2010)

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Dans un appartement de luxe, après une soirée bien arrosée, plusieurs amis sont réveillés par d'étranges lumières venant de l'extérieur. Lorsque l'un d'eux s'approche d'une fenêtre pour regarder, il disparaît soudainement. Les autres, paniqués, essayent de comprendre l'origine du phénomène et vont vite s'apercevoir qu'ils courent un grave danger.

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Skyline est le deuxième film des frères Strause. Ce qui saute rapidement aux yeux, c'est qu'il souffre du même syndrome que leur premier ("Alien vs Predator - requiem"). Ce syndrome, c'est celui du patchwork : la moitié des scènes du film ont déjà été vues ailleurs ("La guerre des mondes", "Independance day", le jeu vidéo "Resistance" etc...). Greg et Colin sont certainement des fans de science-fiction et je les imagine très bien regarder des films avec un papier et un crayon, du style "Ouah, terrible cette scène là, je la note, il faut qu'on la recase dans un de nos films". C'était déjà visible dans AVP et là, c'est vraiment flagrant.

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Un autre (gros) défaut, c'est d'avoir limité l'action du film à un seul lieu : l'appartement. Alors, certes, les protagonistes font bien un petit aller-retour dans l'immeuble mais ça s'arrêtera là. Du coup, cela pose problème au niveau de la narration de l'histoire. Il y a une alternance entre les plans en intérieur où les personnages discutent et paniquent et les plans en extérieur qui montrent l'invasion (pour ceux qui n'auraient pas encore compris, les lumières sont émises par des vaisseaux extra-terrestres qui enlèvent les humains (c'est expliqué pourquoi à la fin)). Le problème, c'est donc le rythme. Les scènes d'invasion sont plutot réussies (bien que déjà vues pour la plupart) mais on repasse ensuite sur les personnages qui ne font pas grand chose. Je schématise mais, c'est comme si on regardait un film de science-fiction entre-coupé d'une pièce de théâtre.

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Ceci amène donc au dernier défaut du film : les personnages ne servent à rien. Ils sont complètement sans importance par rapport à l'histoire ; comprenez par là qu'aucun n'influe sur le déroulement des événements, ils se contentent de discuter et de courir vainement. Cela accentue donc  encore plus le sentiment qu'il y a quelque chose qui cloche dans ce film. Pourtant, tout n'est pas à jeter. Les extra-terrestres sont réussis et les plans au-dessus de la ville avec les vaisseaux sont vraiment chouettes. Mais ça ne suffit pas.

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Sans forcément envisager une réorientation professionnelle pour les Strause, ils devraient au moins sérieusement réfléchir à la façon dont ils font leurs films : arrêter de copier ce qui a déjà été fait et être original, montrer du neuf. Le manque d'originalité, les problèmes de rythme et la passivité des personnages plombent complètement le film et font oublier le peu de qualités qu'il possède. C'est dommage, "Skyline" ça aurait pu être bien (c'est marrant, c'est aussi ce que j'ai toujours dit à propos d'"AVP requiem").

Fiche technique :

  • Titre : Skyline
  • Film américain
  • Année 2010
  • Genre : science-fiction
  • Réalisateurs : Greg et Colin Strause
  • Acteurs principaux : Eric Balfour, Scottie Thompson, David Zayas
  • Durée : 1h33

Notez que la bande-annonce se trouve dans la rubrique du même nom ou en cliquant .

16:18 Publié dans Cinéma | Commentaires (2)

04/01/2011

Harry Potter et les reliques de la Mort - partie 1, de David Yates (2010)

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Au lieu de faire sa rentrée à Poudlard avec les autres élèves, Harry se lance en quête des Horcruxes, tâche que lui a confié Dumbledore. Seule la destruction de ces objets maléfiques pourra annuler l'immortalité de Voldemort et mettre fin à son règne. Mais ses partisans sont de plus en plus nombreux, la population est terrifiée et Harry n'est en sécurité nulle part. C'est pourquoi ses deux amis de toujours, Ron et Hermione, décident de l'accompagner.

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Adaptation du septième et dernier tome de la série. Le réalisateur David Yates (aux commandes depuis le cinquième film) a décidé de couper cette adaptation en deux afin de coller au plus près au roman et d'offrir à cette saga une fin cinématographique digne de celle du roman. Choix honorable mais pas forcément judicieux.

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C'est un peu dommage qu'en disposant ainsi du double de temps, certains passages forts intéressants du livre n'ont tout de même pas pu trouver leur place à l'écran (je pense notamment à l'histoire de Dumbledore et Grindelwald qui occupe une place prépondérante et qui n'est même pas évoquée). En 2h30 de temps, les 2/3 du livre ont cependant été couverts. Afin de terminer cette première partie sur une tragédie générant un minimum de suspense, la chronologie de certains événements a également été modifiée. Là encore c'est un peu dommage car c'était un moment haletant où le lecteur prenait conscience du véritable enjeu des reliques de la Mort mais cela a été sacrifié pour offrir une fin dramatique à cette première partie.

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Bien que plus de la moitié de l'histoire ait ainsi été traitée, le film n'est pas spécialement palpitant (contrairement au livre). Déjà car, comme dit plus haut, il est bien plus pauvre en révélations mais aussi car, contrairement aux précédents, l'action ne se passe pas à Poudlard mais dans le monde extérieur, principalement dans l'univers des "moldus" (personnages non-sorciers). Du coup on perd l'ambiance magique qui caractérisait si bien les autres films.

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Concernant les acteurs, les critiques que j'ai émises pour "Le Prince de sang-mêlé" sont aussi valables pour celui-ci. Des acteurs bons en général, sauf Daniel Radcliffe possédant toujours autant d'expressions qu'une courgette. Une petite remarque encore au niveau des acteurs, Warwick Davies délaisse son rôle du professeur Flitwick pour celui du gobelin qui apparait à la fin du film, Griphook (qui aura un grand rôle à jouer dans la suite). A noter que dans le tout premier film, Warwick Davies incarnait déjà un gobelin (en plus de Flitwick) : celui du guichetier de la banque Gringotts. Le personnage de Griphook était déjà présent à l'époque dans cette scène mais c'était Verne Troyer qui l'avait incarné.

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Cette première partie des "reliques de la Mort" est un peu terne. L'absence des révélations chocs du livre, le manque d'atmosphère magique et les péripéties du héros qui, du coup, sont nettement moins palpitantes que lorsqu'on les avait lues font que le film est un peu en retrait de ce qu'on était en droit d'attendre. Les gens qui comme moi connaissent les événements à venir se diront que la partie 2 devrait corriger quelques uns de ces défauts.

Fiche technique :

  • Titre : Harry Potter et les reliques de la Mort - partie 1
  • Titre original : Harry Potter and the deathly Hallows - part 1
  • Film américain, britannique
  • Année 2010
  • Genre : fantastique
  • Réalisateur : David Yates
  • Acteurs principaux : Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson
  • Durée : 2h25

13:55 Publié dans Cinéma | Commentaires (2)