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30/10/2011

Halloween - La nuit des masques, de John Carpenter (1978)

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Osez me dire que l'affiche de "Scream 4" n'est pas inspirée de celle-ci.

Le jour d'Halloween, le jeune Michael Myers, âgé de six ans, assassine sa soeur aînée à l'aide d'un couteau de cuisine. La raison de ce geste restera inexpliquée, Michael sombrant dans le mutisme le plus total. Il se retrouve placé dans un hôpital psychiatrique sous la responsabilité du docteur Loomis en attendant sa majorité pour être jugé. Quinze ans plus tard, lors de son transfert en vue de son procès, il parvient à s'évader et retourne sur le lieu du crime. Le docteur Loomis se fait un devoir de retrouver ce psychopathe avant qu'il ne tue à nouveau.

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"Halloween", voilà une autre série de films d'horreur culte ! Née d'un réalisateur tout aussi célèbre dans le genre, à savoir John Carpenter ("The thing", "Christine", plusieurs épisodes de "Masters of horror" mais également de la science-fiction avec "Invasion : Los Angeles", "New York 1997" ou encore "Ghost of Mars") cette série est à l'origine d'un autre personnage emblématique : Michael Myers.

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Personnellement, je préfère la série des "Vendredi 13". Il faut dire que Michael Myers, avec son bleu de travail et son masque que je trouve moins effrayant que le masque de hockey de Jason Vorhees, est quand même moins stylé. La série des "Halloween" est également plus chaotique : seul le premier épisode est réalisé par Carpenter, le troisième n'a rien à voir avec Michael Myers et l'épisode sept fait suite au deuxième en reniant tous les événements qui se sont déroulés dans les épisodes quatre, cinq et six. Vient ensuite un huitième et dernier épisode (avant les deux remakes de Rob Zombie) basé sur une explication abracadabrante pour justifier un ultime retour de Michael.

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Cela n'enlève rien à son succès, cette série étant devenue avec le temps une référence en matière de slasher. C'est d'ailleurs un des premiers film du genre (à quelques exceptions près). Comparativement aux autres épisodes, c'est également le moins violent, Carpenter ayant privilégié la terreur à l'horreur. On nous montre le point de vue du tueur, qui épie sa victime, en attendant le moment opportun pour frapper, le tout, en placant la caméra derrière son épaule et en laissant seulement entendre sa respiration à travers son masque. On le voit également brièvement en arrière plan, toujours près de ses futures victimes, une façon de montrer l'inéluctabilité de leur sort funeste. Cela peut paraître léger par rapport au gore des films d'aujourd'hui mais c'est pourtant les bases du genre.

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Ce film est également connu pour avoir révélé l'actrice Jamie Lee Curtis au grand écran. Elle tournera par la suite dans d'autres films d'horreur et retrouvera d'ailleurs Carpenter dans "The fog" en 1980 avant de diversifier sa filmographie. Elle incarne dans le film la demie-soeur de Michael, Laurie, et sera son adversaire principal à travers la série. Cette opposition a une dimension symbolique. Comme l'indique le docteur Loomis, Michael n'a plus rien d'humain, il s'agit du mal incarné, ce qui explique qu'il ne peut mourir alors que Laurie, jeune et pure, serait l'icône du bien qui arrive toujours à triompher du mal, sans jamais pouvoir le faire disparaître définitivement.

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"Halloween - La nuit des masques" est probablement l'épisode le plus intéressant à regarder. Définissant ce qui deviendra plus tard comme des standards du genre slasher, et réalisé par un grand monsieur, ce film culte mérite sa réputation.

Fiche technique :

  • Titre : Halloween - La nuit des masques
  • Titre original : Halloween
  • Film américain
  • Année 1978
  • Genre : horreur, slasher
  • Réalisateur : John Carpenter
  • Acteurs principaux : Jamie Lee Curtis, Donald Pleasence, Brian Andrews
  • Durée : 1h31

00:14 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

22/10/2011

Scream 4, de Wes Craven (2011)

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Dix ans après, les événements sanglants qui eurent lieu à Woodsboro semblaient enfin oubliés. Sidney Prescott a tourné la page et mène une vie tranquille bien méritée. Mais lorsqu'elle retourne à Woodsboro pour y présenter son premier roman, un nouveau tueur fait son apparition.

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Un slasher sans victime blonde, ce n'est pas un slasher...

Aaah "Scream"... j'ai l'impression que c'était hier et pourtant ça fait déjà 15 ans. C'est d'ailleurs à peu près l'âge que je devais avoir quand j'ai été le voir au cinéma. Un film bien flippant, un tueur avec une tête de fantôme et aussi Neve Campbell, aaah Neve Campbell... *souvenirs*... oui, hum, bon mais "Scream" c'était aussi la renaissance d'un genre qui tombait un peu en désuétude et qui avait du mal à se renouveler : le slasher movie. Et c'est à Wes Craven qu'on le doit.

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Considéré comme un maître de l'horreur (mais qui, ironiquement, n'a jamais réalisé aucun film pour la série "Masters of horror"), Wes Craven était déjà à l'origine de "La colline à des yeux" en 1977 et de "Les griffes de la nuit" en 1986, deux références horrifiques qui ont connu moultes suites et remakes. La saga Scream a, depuis, suivi le même chemin et son tueur emblématique, Ghostface, est aujourd'hui culte. Mais le contexte actuel est différent, que peut donc bien valoir un "Scream 4", quinze ans après, alors qu'aucune des suites n'a été à la hauteur de l'original ?

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La saga est aussi connue pour son auto-analyse du genre, les personnages n'hésitant pas à comparer les événements qu'ils vivent à d'autres films d'horreur et en en analysant les clichés pour tenter de démasquer le tueur, une façon avouée d'en reconnaître les limites. Et une faute avouée est à moitié pardonnée, enfin c'est ce que l'on dit. Ce quatrième épisode est dans la même lignée : un épisode ultime, faisant suite à une trilogie et qui ne suit plus aucune règle.

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Le mot d'ordre est donc : déstabilisation. Cela commence dès les premières secondes en se servant de "Stab" (la série de films créée par les personnages de "Scream" et qui s'inspire des événements qui s'y déroulent) afin de trancher (haha, j'ai même pas fait exprès) avec les introductions habituelles de la saga. C'est amusant et c'est vrai que ça change. Bon d'accord, ils usent et abusent toujours des mêmes méthodes, comme les brusques hausses de volume pour surprendre le spectateur mais certaines choses inattendues (que je ne peux dévoiler ici sans raconter de faits importants) suffisent pour rendre le film intéressant.

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Tout en étant classique pour un slasher, et en respectant les codes de la saga, "Scream 4" sait aussi innover et s'affranchir de certains clichés (mais pas tous, forcément) pour proposer un épisode largement à la hauteur de l'original.

Fiche technique :

  • Titre : Scream 4
  • Film américain
  • Année 2011
  • Genre : horreur, slasher
  • Réalisateur : Wes Craven
  • Acteurs principaux : Neve Campbell, David Arquette, Courteney Cox
  • Durée : 1h50

23:38 Publié dans Cinéma | Commentaires (2)

16/10/2011

La planète des singes : les origines, de Rupert Wyatt (2011)

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Un laboratoire de recherche réussi à mettre au point un traitement de la maladie d'Alzheimer en régénérant les cellules défaillantes. Le scientifique en charge du projet découvre, en testant ce traitement sur des chimpanzés, que si le sujet est sain, il permet également un développement spectaculaire des facultés cognitives.

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Nouvelle adaptation de "La planète des singes", ce film adopte cette fois une approche différente de l'histoire en tentant d'expliquer comme les singes ont pu supplanter l'homme dans son évolution. Ainsi, contrairement à la première version, ce n'est pas une guerre nucléaire qui anéantit l'humanité mais un rétrovirus. Ce dernier, initialement destiné à soigner la maladie d'Alzheimer, finit par être toxique pour l'homme tout en accélérant l'évolution des primates. Le concept reste donc sensiblement le même : l'homme cause sa propre déchéance.

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Ce film profite également de l'avancée des dernières technologies d'animation en image de synthèse (les singes évolués étant numériques). L'utilisation de la performance capture, une sorte de motion capture améliorée où non seulement les mouvements mais aussi les expressions faciales (et donc l'émotion) des acteurs sont enregistrés pour être ensuite appliqués aux singes virtuels, leur donne réellement un aspect humain. A tel point d'ailleurs que c'en est presque dérangeant. En tout cas, c'est très réussi.

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Plutôt que d'avoir fait encore un remake ou une suite, c'est une bonne idée de montrer comment les singes ont pu devenir l'espèce dominante de la planète. Le film est globalement bon, réussi techniquement et, malgré quelques invraisemblances, vaut largement le coup d'être vu.

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Fiche technique :

  • Titre : La planète des singes : les origines
  • Titre original : Rise of the planet of the apes
  • Film américain
  • Année 2011
  • Genre : science-fiction
  • Réalisateur : Rupert Wyatt
  • Acteurs principaux : James Franco, Andy Serkis, Freida Pinto
  • Durée : 1h50

14:25 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)