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25/11/2011

Real steel, de Shawn Levy (2011)

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Dans un futur proche, la boxe n'est plus un sport où s'affrontent deux hommes avec des gants aux poings. C'est maintenant un spectacle où des robots se livrent à des duels de plus en plus violents. Charlie Kenton est un ancien boxeur professionnel qui a du mal à gérer cette évolution. Il s'est reconverti à la boxe de robot mais n'arrive pas à retrouver sa gloire passée, ses machines se font à chaque fois détruire par ses adversaires. Un jour, à la mort de son ex-femme, il hérite de la garde de son fils de onze ans, Max, qu'il avait abandonné.

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Max est un passionné de combats de robots. Lorsqu'il trouve un vieux robot d'entraînement en accompagnant son père à la casse, il va tout faire pour le faire combattre sur un ring. Devant l'incroyable détermination de son fils, Charlie, qui touchait le fond, va réapprendre à se battre pour ce qui est important et une vraie complicité va naître entre eux deux.

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Des combats futuristes de robots géants, voilà qui a tout pour me plaire (j'adore la robotique). En plus, il s'agit ici d'un concept original (j'entend par là que ça fait plaisir un film de robots où ils ne cherchent pas à dominer le monde). Des robots qui combattent dans une arène pour le sport, c'est intéressant (et c'est tiré d'une nouvelle). Ca me rappelle "One must fall 2097" tiens (ceux qui connaissent comprendront). Alors oui, ce n'est pas une histoire 100% originale, je sais, il y a eu des précédents. Par exemple, (je ne sais pas si je vais oser... allez si, j'ose) "Robot Jox" en 1990, un pur navet, à regarder entre amis pour rire un bon coup. Non, là il s'agit d'un vrai film, avec un vrai budget (110 millions quand même).

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Du coup, le résultat n'est pas le même (qui en aurait douté ?). Mélange d'images de synthèse et d'animatronique, les robots sont vraiment superbes. Du vieux robot cabossé du zoo au rutilant champion du monde, Zeus, ils ont tous un style particulier et sont très réussis. La capture de mouvement a été utilisée pour les combats et, même si c'est un peu déroutant de voir des robots boxer, au final cela devient saisissant. De ce côté là, rien à redire, j'ai personnellement été comblé.

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Là où "Real steel" devient d'autant plus intéressant, c'est qu'il ne se contente pas de mettre en scène du métal cabossé. C'est aussi l'histoire d'une relation père-fils difficile. Charlie est un ancien boxeur complètement dépassé par ce qu'est devenu ce sport où ses compétences ne servent plus à rien. C'est encore pire dans son rôle de père qu'il n'a jamais exercé jusqu'à présent. Deux générations différentes qui se rencontrent, deux passions pour un même sport mais qui sont pourtant si différentes l'une de l'autre. C'est cependant ce qui va les rapprocher et leur donner envie d'aller jusqu'au bout. Le duo Hugh Jackman (Charlie) et Dakota Goyo (Max) est superbe, notamment le garçon dont la performance est à souligner. Notons également la présence d'Evangeline Lilly et Kevin Durand. Un bon casting où les robots ne sont pas les seules vedettes.

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"Real steel" est vraiment un beau film qui sait émouvoir en plus de divertir. Le "Rocky" du 21e siècle, en version cybernétique. A voir, vraiment.

Fiche technique :

  • Titre : Real steel
  • Film américain
  • Année 2011
  • Genre : science-fiction
  • Réalisateur : Shawn Levy
  • Acteurs principaux : Hugh Jackman, Dakota Goyo, Evangeline Lilly
  • Durée : 2h07

17:13 Publié dans Cinéma | Commentaires (3)

20/11/2011

Eyeborgs, de Richard Clabaugh (2010)

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Dans un futur proche, afin de lutter contre des attaques terroristes, un vaste parc de caméras de surveillance publique a été installé dans le monde entier. Ces caméras, d'abord indépendantes, ont été raccordées à un unique système appelé ODIN. Afin d'améliorer encore ce système qui a permis de stopper de nombreuses activités criminelles, des caméras mobiles autonomes, directement reliées à ODIN, sont crées : les Eyeborgs.

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"We are the Borg. You will be assimilated. Resistance is futile.". C'est sur cette vanne nulle, que probablement seuls les fans de Star Trek comprendront, que je vais commencer ma critique de "Eyeborgs". Je trouve le sujet intéressant, particulièrement à notre époque où nos libertés individuelles sont de plus en plus mises à mal. Avec les nouvelles technologies informatiques qui gèrent nos informations personnelles en réseau (merci google, mais ce n'est qu'un exemple), l'explosion des réseaux sociaux (genre face de bouc) ou encore la mise en place du deep packet inspection, la plupart des gens ne se rendent pas compte que le concept de vie privée est de plus en plus illusoire, et même pire, certains s'en fichent complètement. Tout ça pour dire que si "Eyeborgs" est purement de la science-fiction, la direction que nous prenons actuellement nous emmène droit vers une situation similaire.

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Sujet intéressant donc, mais pas forcément original. Je me souviens de "L'oeil du mal" qui abordait un concept similaire mais qui l'avait malheureusement traité n'importe comment. Ici je dois reconnaître que c'est plus réaliste. Enfin, si on admet que des petits robots-caméra (pas que petits d'ailleurs, il y a des grands, même très grands modèles) peuvent-être considérés comme réalistes. Ce que je veux dire c'est qu'il s'agit de science-fiction plausible, qui pourrait très bien arriver.

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Parlons-en, d'ailleurs, de ces Eyeborgs. C'est sans doute ce qu'il y a de plus surprenant dans ce film. On s'attend à un nanar avec des effets spéciaux style The Asylum mais en fait, ils sont plutôt bien réussis. Pourtant le budget n'est pas excessivement élevé, en plus ils apparaissent souvent à l'écran, c'est donc assez impressionnant (bon, c'est pas au même niveau technique que "Transformers" non plus hein). Cependant, si on a une bonne surprise de ce côté là, au niveau des acteurs il n'y a rien d'exceptionnel. Allez, je cite Danny Trejo parce qu'il est là, mais vu le nombre de bouses dans lesquelles il a joué, ce n'est pas lui qui remontera le niveau.

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Finalement, "Eyeborgs" se laisse regarder. Même si le scénario évolue vers quelque chose de plus classique dans la seconde moitié du film, ça reste suffisamment captivant pour ne pas ennuyer. En plus, il est honnête techniquement et même si certains acteurs viennent un peu ternir le tableau, le constat global est plutôt positif.

Fiche technique :

  • Titre : Eyeborgs
  • Film américain
  • Année 2010
  • Genre : science-fiction
  • Réalisateur : Richard Clabaugh
  • Acteurs principaux : Adrian Paul, Megan Blake, Luke Eberl
  • Durée : 1h38

15:39 Publié dans Cinéma | Commentaires (3)

10/11/2011

A vif, de Neil Jordan (2007)

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Erica Bain vit à New York, une ville qu'elle connaît bien et qui est le sujet de l'émission de radio qu'elle anime. Un soir, alors qu'elle se promène près de Central Park avec son fiancé David, le couple est violemment agressé par un groupe de jeunes. Erica survit après un coma de trois semaines, mais son fiancé trouve la mort. Perdue, seule et effrayée dans une ville qu'elle pensait connaître, elle n'arrive pas à reprendre pied. Décidée à combattre cette angoisse omniprésente, elle se procure une arme à feu pour se défendre. Quelques jours plus tard, alors qu'elle se trouve dans une épicerie, elle voit la gérante se faire tuer par homme qui entre soudainement. L'homme ayant vu que Erica a été témoin, il cherche à la tuer également mais c'est finalement elle qui tire la première. Le tueur s'écroule, mort. Erica constate que l'angoisse qui l'opprimait depuis son agression a disparu.

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Jodie Foster s'empare du rôle de justicier urbain, rôle qui jusque là était plutôt l'apanage de Charles Bronson. Le traumatisme qu'elle a vécu l'a effectivement transformée, comme son personnage le dit dans le film, on ne peut pas recoller les morceaux, on devient simplement quelqu'un d'autre. C'est comme si chaque sale type qui se fait flinguer lui permettait petit à petit de corriger ce qui s'était passé, une sorte de besoin compulsif, mais qui, au final, ne fait que remplacer une douleur par une autre.

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Le film insiste sur la psychologie du personnage, n'en faisant pas simplement un tueur assoiffé de vengeance. On ressent bien sa détresse, elle est comme une étrangère dans un lieu qui lui était familier. A chaque instant, chaque couloir, chaque coin de rue, tout lui paraît une menace potentielle. Cette ville où elle se sentait en sécurité n'est plus qu'un gigantesque piège dont elle ne peut s'échapper. Le réalisateur arrive très bien à montrer cela, avec des prises de vues judicieuses, renforcées par le jeu d'acteur de Jodie Foster.

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Quoique "A vif" puisse sembler un peu convenu, il n'en reste pas moins un film travaillé qui sollicite bien l'empathie du spectateur. Pas seulement un film de justicier donc, mais aussi un drame urbain, interprêté par une Jodie Foster plutôt convaincante.

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Fiche technique :

  • Titre : A vif
  • Titre original : The brave one
  • Film américain, australien
  • Année 2007
  • Genre : thriller, drame
  • Réalisateur : Neil Jordan
  • Acteurs principaux : Jodie Foster, Terrence Howard, Naveen Andrews
  • Durée : 2h02

19:42 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

07/11/2011

Black Christmas, de Bob Clark (1974)

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Les membres d'une sororité américaine décident de passer les fêtes de Noël ensemble. Les festivités sont cependant perturbées par un maniaque donnant des coups de téléphone pervers aux jeunes filles. Ce qu'elles ignorent c'est que les appels sont passés de l'intérieur de la maison où elles se trouvent et que le maniaque va essayer de les assassiner une par une.

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Je continue cette petite rétrospective du slasher en remontant encore un peu plus dans le temps, en 1974, pour ce qui est probablement le premier slasher de l'histoire du cinéma. "Black Christmas" ne fait pas partie d'une série (contrairement aux films présentés dernièrement) mais a cependant eu droit à un remake en 2006. Plus dans les standards de l'horreur d'aujourd'hui, cette nouvelle version est donc plus gore et tente d'expliquer les motivations du tueur en dévoilant son passé.

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Dans cette version originale, il n'est pas question de cela, peu importe les raisons du tueur, ce qui compte c'est d'insinuer la peur chez le téléspectateur. Les méthodes pour y arriver, sont à peu près les mêmes que pour "Halloween" sorti quatre ans après. De nombreux éléments qui deviendront par la suite des codes du genre (encore utilisés aujourd'hui) sont déjà présents : les futures victimes étant un groupe de jeunes filles seules et impuissantes, on montre le point de vue du tueur lorsqu'il se déplace dans la maison, lorsqu'une victime potentielle est à l'écran on laisse croire que le tueur est caché tout près, sur le point de surgir... Bref, on cherche plus à stresser le spectateur qu'à l'horrifier avec du sang et des tripes à l'air. A l'époque, c'était comme ça.

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Même s'il y a tout de même un peu de sang et quelques morts violentes, ça reste très léger, une des victimes ne sera même pas montrée à l'écran, on se contentera de voir l'expression de ceux qui découvriront son cadavre (et donc on ne saura même pas comment elle est morte). On trouve également quelques scènes qui sont totalement cliché aujourd'hui et que l'on voit dans quasiment tous les slashers (et même d'autres films qui n'en sont pas) : comme par exemple le bon flic dans sa voiture chargé de garder la maison d'étudiantes, lorsqu'une des filles saura que le tueur est dans la maison et qu'elle sortira pour appeler le policier, elle découvrira celui-ci égorgé dans sa voiture.

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On notera dans le casting la présence de l'actrice Margot Kidder. Si ça ne vous dit rien, c'est normal, je ne connaissais pas non plus son nom avant, c'est elle qui incarnera le personnage de Lois Lane dans "Superman", quatre ans après. Elle joue ici une jeune étudiante bien portée sur l'alcool et qui n'hésite pas à se moquer du tueur au téléphone (je ne veux pas spolier l'histoire mais en général ce genre de personnage ne fait jamais long feu dans un slasher...).

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Bref, "Black Christmas" est à connaître car c'est un film pionnier. Il ne manque pas de qualités et est encore assez plaisant à voir.

Fiche technique :

  • Titre : Black Christmas
  • Film canadien
  • Année 1974
  • Genre : horreur, slasher
  • Réalisateur : Bob Clark
  • Acteur principaux : Olivia Hussey, Keir Dullea, Margot Kidder
  • Durée : 1h38

16:43 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)