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31/10/2012

Cursed, de Wes Craven (2005)

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Un soir, alors qu'ils rentraient chez eux, Jimmy et sa soeur Ellie ont un accident de voiture en percutant un animal. Ils se font alors attaquer par un loup-garou qui, en les blessant, leur transmet la malédiction. Ils vont devoir retrouver la bête afin d'éviter un sort funeste.

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Wes Craven, le réalisateur, entre autres, de la série "Scream" s'est lancé dans le film de loup-garou en conservant les éléments qui ont fait le succès (parfois relatif) de ses précédents films. "Cursed" est donc un teen movie dans la lignée de sa saga fétiche, à savoir une oeuvre horrifique déviant régulièrement vers la comédie. Ainsi, on nous met en scène un groupe d'adolescents dont les représentantes féminines ne sont d'ailleurs présentes que pour glousser, crier et mourir, tout en nous émerveillant avec des dialogues d'une profondeur infinie. Certes, le genre n'est pas réputé pour sa grandiloquence, mais en général ces films se rattrapent en exposant d'autres qualités.

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Les qualités de "Cursed", justement, on a un peu de mal à les trouver. Les acteurs ne sont pourtant pas vilains : Christina Ricci en tête d'affiche, Jesse Eisenberg ("Zombieland"), Joshua Jackson ("Dawson"), ou encore Milo Ventimiglia ("Heroes"). L'intrigue ose même un peu de suspense en gardant secrète l'identité du loup-garou. Mais alors pourquoi le film n'est-il pas bon et les critiques reçues aussi acerbes ?

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Le problème c'est que le film n'apporte absolument rien de neuf. Les situations que vivent les personnages sont déjà vues et revues. C'est un "Scream" où Ghostface a été substitué par un loup-garou et le tout sent vraiment le réchauffé. Du coup, il peine vraiment à convaincre.

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"Cursed" aurait pu être valable à condition d'avoir eu une approche différente. Il se repose au contraire sur une formule déjà exploitée jusqu'à la moelle et ne possède pas le petit quelque chose qui aurait pu faire la différence. Si vous voulez un vrai bon film de loup-garou pour Halloween, je vous conseille "Wolfman" qui est bien meilleur.

Fiche technique :

  • Titre : Cursed
  • Film américain, allemand
  • Année 2005
  • Genre : horreur
  • Réalisateur : Wes Craven
  • Acteurs principaux : Christina Ricci, Jesse Eisenberg, Joshua Jackson
  • Durée : 1h37

19:32 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

24/10/2012

La malédiction des pharaons, de Terence Fisher (1959)

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Une affiche qui ressemble à celle de ma précédente critique. A l'époque, une affiche de film d'horreur réussie c'était une vilaine créature en plein milieu et en dessous l'image d'une femme, la bouche ouverte, apeurée.

En 1895, un groupe d'archéologistes, John Banning, son père Stephen et son oncle Joseph, découvrent en Egypte la tombe de la princesse Ananka, grande prêtresse du dieu Karnak. Avant qu'ils ne puissent y pénétrer, un égyptien les prévient du danger qu'ils encourent à pénétrer dans ce lieu sacré. Faisant fi des avertissements, Stephen et Joseph ouvrent le tombeau. Stephen réveille accidentellement la momie de Kharis, grand prêtre de Karnak, qui avait été enfermé avec le corps de la princesse.

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Les studios Universal avaient lancé une série de films de momies qui débuta en 1932 avec "The Mummy" avec le très grand Boris Karloff. La Hammer Production, une société britannique spécialisée dans les films d'horreur décida de faire la même chose avec sa propre série de films. La Hammer était très prolifique dans les années 50-60 mais fini par décliner avec le temps. Elle tenta un retour en demie-teinte en 2012 avec "La dame en noir".

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En 1959 sort donc "The mummy", produit par la Hammer, et basé sur les films de momies d'Universal sortis dans les années 40. Elle fait pour cela appel à ses deux acteurs fétiches, Peter Cushing et Christopher Lee, dont les carrières ont été lancées grâce à la Hammer et qui sont vite devenus très populaires. Si on ne présente plus Christopher Lee, Peter Cushing nécessite peut-être un petit effort de mémoire : il a incarné pour la Hammer des personnages célèbres comme le Baron Frankenstein, le docteur Van Helsing, ou encore Sherlock Holmes. L'un des derniers rôles marquants de sa carrière (il est malheureusement décédé en 1994) est celui du Grand Moff Tarkin dans "Starwars Episode IV - Un nouvel espoir".

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Originellement en noir et blanc, le film a, depuis, été colorisé.

"The Mummy" reprend en partie le thème de la légende de la malédiction du pharaon, ce qui explique certainement pourquoi le film a été maladroitement renommé comme cela en français. Il va également un peu plus loin que le simple coup de la créature qui se réveille pour se venger en racontant l'histoire de la princesse Ananka et de la relation qu'elle avait avec Kharis (joué par Christopher Lee donc), un amant qui deviendra par la suite la momie. Un mélange d'horreur, de mythologie et de romance qui donne ainsi un peu de profondeur à l'oeuvre. Le personnage de Peter Cushing, John Banning, devra donc mettre à profit ses connaissances du passé pour se défaire du monstre vengeur lâché sur lui par un adorateur de l'ancien dieu Karnak. Lee apparaissant beaucoup plus en tant que momie qu'en Kharis, on a du mal à l'apprécier à sa juste valeur cependant, Cushing est, comme souvent, grandiose.

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"La malédiction des pharaons" est l'exemple type de la Hammer Production lors de son âge d'or. Deux acteurs phares plongés dans une intrigue horrifique sur fond de mythologie égyptienne, il n'en fallait pas plus pour garantir le succès du film. Incontournable si l'on aime le genre.

Fiche technique :

  • Titre : La malédiction des pharaons
  • Titre original : The mummy
  • Film britannique
  • Année 1959
  • Genre : horreur
  • Réalisateur : Terence Fisher
  • Acteurs principaux : Peter Cushing, Christopher Lee, Yvonne Furneaux
  • Durée : 1h28

23:39 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

21/10/2012

La Chose d'un autre monde, de Christian Nyby (1951)

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Rien que l'affiche, déjà, ça fait peur.

Des scientifiques découvrent en Alaska des signes qu'un engin volant non identifié s'est écrasé. En se rendant sur le lieu du crash, ils trouvent l'appareil pris presque complètement dans la glace. En tentant de l'extraire à l'aide de bombes thermiques, l'engin est détruit. Cependant, ils remarquent non loin une créature humanoïde également prise dans un bloc de glace qui devait être à l'origine à bord de l'engin et décident de ramener le bloc avec la créature à leur camp de base.

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"La Chose" c'est l'adaptation d'une nouvelle de John W. Campbell, écrivain de science-fiction, et qui parut en 1938. Adaptation, le mot est un peu fort car vous allez voir que ce film diffère en bien des points et qu'il est bien moins fidèle que le remake de Carpenter de 1982 : "The thing". On va dire qu'il est basé sur la nouvelle puisqu'il en reprend au moins le commencement.

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Effectivement, la découverte d'un engin spatial et de la créature qui s'y trouvait est bien là, mais c'est le reste de l'histoire qui n'est pas conforme. Bizarrement, dans le film de Carpenter, c'est l'inverse, cette partie est omise mais tout le reste est fidèle à la nouvelle. Ce manque sera comblé par la sortie en 2011 de "The thing" de Matthijs van Heijningen Jr. qui sert de prequel à l'oeuvre de Carpenter en narrant des événements, dont la découverte du vaisseau et de l'alien, qui se passent quelques jours avant.

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Mais revenons au film de 1951. Ainsi donc, la découverte de l'alien et sa réanimation au sein du camp de base est conforme. Cependant, cet alien est présenté comme un humanoïde végétal qui a besoin de sang pour se reproduire. Cela justifie donc le fait qu'il attaque les scientifiques. Par contre on perd ce qui fait tout l'intérêt de l'histoire car dans la nouvelle et les autres films, la créature peut prendre l'apparence des humains et se faire passer pour eux, créant ainsi un climat de peur et de suspicion parmi les survivants. Mais là, non.

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Alors, je passe évidemment sur l'aspect de la créature vu le grand âge du film, mais même pour l'époque, on ne peut que remarquer certains défauts. Je viens d'évoquer le principal atout 'terreur' qui a disparu et à cela s'ajoute des acteurs qui font tout pour détendre l'atmosphère. Une créature tueuse rôde, bah, on la barricade dans un coin de la base puis on boit des coups, on joue aux cartes, la vie est belle... On a l'impression que c'était une volonté de rendre ce film le moins horrifique et le moins stressant possible. Deux scientifiques se font égorger, on l'apprendra de la bouche du troisième qui a survécu et on ne verra jamais les corps. Le film est complètement édulcoré, je ne sais pas si c'est faute de moyens ou un réel désir de faire du politiquement correct mais il en ressort une platitude assez désagréable.

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Heureusement, le film est sauvé par les scènes d'apparition de la créature qui sont relativement bien faites, notamment la toute dernière où l'on aura même droit à quelques petits effets spéciaux. Mais ça reste tout de même bien maigre. Globalement le film peine à convaincre. J'ai déjà vu des films plus vieux que celui-ci qui m'ont fait bien plus d'effet.

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"La Chose d'un autre monde" est un film qui passe à côté de son objectif. Même en faisant abstraction du fait que ce soit une très libre adaptation de la nouvelle de John W. Campbell, il ne possède pas suffisamment de bons arguments pour marquer le spectateur. Dommage.

Fiche technique :

  • Titre : La Chose d'un autre monde
  • Titre original : The Thing from another world
  • Film américain
  • Année 1951
  • Genre : horreur
  • Réalisateur : Christian Nyby
  • Acteurs principaux : Kenneth Tobey, Robert Cornthwaite, Margaret Sheridan
  • Durée : 1h27

01:27 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

17/10/2012

Resident Evil : Retribution, de Paul W.S. Anderson (2012)

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Après avoir été capturée par Umbrella, une puissante corporation faisant commerce d'armes biologiques, Alice se réveille dans l'une de leur base secrète. Elle réussit à se libérer et découvre l'horreur des expériences menées dans cette installation. Elle va devoir s'en échapper en évitant les créatures monstrueuses lancées à sa poursuite. Elle pourra heureusement compter sur l'aide d'alliés inattendus.

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Mine de rien, on arrive quand même au cinquième épisode de la saga Resident Evil au cinéma. Les mauvaises langues diront que ce n'est pas forcément une bonne chose et, malheureusement, je ne pourrais pas vraiment leur donner tort. Pourtant, le précédent, "Resident Evil : afterlife" montrait un début d'amélioration. Hélas, Paul Anderson retombe dans la médiocrité à laquelle il nous a si bien habitué. Pas très étonnant, vu comment cette adaptation de jeu vidéo à succès a été torpillée dès le premier film, remettre cette saga sur les rails relève maintenant de la gageure.

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Je vais répéter ce que j'ai déjà dit dans l'autre critique car les défauts sont principalement les mêmes. Un scénario qui, en plus de n'avoir (comme d'habitude) rien en commun avec le jeu, est complètement crétin, des personnages piochés dans l'univers du jeu mais qui, à part leur nom, n'ont rien à voir non plus, des tonnes d'incohérences bref, que des choses auxquelles ont est habitué depuis le premier "Resident Evil".

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Bon, mais tout n'est pas complètement à jeter dans ce film car à l'instar d'"Afterlife", il a été tourné en 3D. Alors maintenant vous devez le savoir qu'en règle générale je suis plutôt contre la 3D puisque non seulement ça fait gonfler le prix de la place de ciné mais en plus le résultat est souvent médiocre. La raison en est simple : la majorité (pour ne pas dire la "quasi intégralité") des films proposés en 3D sont tournés en 2D puis converti en post-prod' ce qui limite bien évidemment les effets 3D au strict minimum et sont donc largement dispensables. Cependant, il y en a quelques uns, comme "Afterlife" et celui-ci qui sont, non seulement tournés directement en 3D, mais en plus pensés pour la 3D.

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Ainsi, en plus de la scène d'introduction qui met déjà une bonne claque, on aura droit tout au long du film à des effets 3D réellement saisissants comme des balles ou des objets projetés vers le spectateur, des mouvements de rotations au ralenti autour de personnages ou encore d'objets, le tout dans une 3D vraiment réussie. C'est tellement rare les films qui donnent tout son sens à la troisième dimension que je tiens sincèrement à le souligner. C'est techniquement impressionnant et on aimerait que tous les films en 3D soient comme ça.

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Soyons honnêtes, "Resident Evil : retribution" est une bouse, mais une bouse qui a de la gueule. Paul Anderson prouve deux choses avec ce film. La première c'est qu'il est toujours aussi nul pour les adaptations de jeux vidéo. La deuxième c'est qu'il a bien compris à quoi doit servir la 3D au cinéma et n'hésite pas à mettre le paquet. Donc, si vous voulez faire plaisir à vos yeux, débranchez votre cerveau et aller voir "Resident Evil : retribution" sur grand écran.

Fiche technique :

  • Titre : Resident Evil : retribution
  • Film américain
  • Année 2012
  • Genre : action
  • Réalisateur : Paul W.S. Anderson
  • Acteurs principaux : Milla Jovovich, Michelle Rodriguez, Kevin Durand
  • Durée : 1h35

16:50 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

06/10/2012

Expendables 2, de Simon West (2012)

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Afin de rembourser une dette, les Expendables acceptent une mission d'apparence facile : récupérer un colis se trouvant dans un avion écrasé en Albanie avant qu'il ne tombe entre de mauvaises mains. Malheureusement, le colis sera intercepté par un groupe de mercenaires rival. Décidant de poursuivre la mission, les Expendables se mettent à traquer leurs ennemis afin de tenter de déjouer leurs plans.

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Sylvester Stallone passe la main à Simon West pour la réalisation de ce deuxième opus. Dans la lignée de son prédécesseur, cet "Expendables 2" se révèle encore plus explosif et avec un casting encore plus juteux. Quelques membres de l'équipe disparaissent (Mickey Rourke, Jet Li qui ne fait qu'un bref passage) pour céder la place à de nouveaux venus : Chuck Norris, Liam Hemsworth et surtout Jean-Claude Van Damme qui signe ici son retour sur grand écran en incarnant le chef du gang de mercenaires rival des Expendables. Alors oui, je vais le dire : ça me fait TRES plaisir de revoir Jean-Claude Van Damme, la dernière fois c'était dans l'étrange "JCVD" en 2007 (!) et son dernier film d'action date de... oulà... ça devait être "Replicant" y'a plus de dix ans !! J'ai toujours été fan, et je trouve triste qu'il ait été la victime de tant de quolibets. Le principal c'est que sa traversée du désert soit terminée, mais n'est-ce pas un peu tard ?

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Hé oui, il faut bien être réaliste. Je m'explique. Le casting de ce film est fabuleux, mais ça ressemble plus à un baroud d’honneur qu'à autre chose. La moyenne d'âge des acteurs principaux dépasse largement les 50 ans (Chuck Norris en a même 72, mais bon, c'est Chuck Norris, c'est un fait, il est immortel). Casting de choc certes, mais ça fait quand même un peu casting de vieux. C'est un peu dommage car ça se ressent, non pas dans les scènes d'action (quoique je reparlerai du combat final) mais il y a quand même quelque chose qui m'a fait tiquer que je ne saurais décrire. Je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir la pensée que si ce film était sorti dans les années 90, quand tous ces acteurs étaient au top, ça aurait été le plus grand film d'action du cinéma, passé et à venir.

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Je passe donc sur cette sensation 'rétro' qui au final, quand il y a de l'action à l'écran, n'est pas si gênante que ça. En effet, le film est 100% action et à ne voir que pour ça. On en a d'ailleurs pour son argent, le film commence fort et ne fait pas dans la dentelle. Par contre, vu le nombre d'acteurs principaux, c'est évident qu'ils ne peuvent pas tous avoir une demie-heure de scènes à l'écran, du coup c'est un peu frustrant car on aimerait que chaque personnage en fasse plus. C'est notamment le cas de Chuck Norris qui défouraille à tout va mais ne fait même pas un petit coup de karaté. Pas bien grave, vu la quantité d'action déjà dans le film.

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Non, ce qui m'a le plus déçu c'est le combat final entre Stallone et Van Damme que j'imaginais un peu plus épique. C'est sûr que Stallone n'est pas vraiment adepte des arts martiaux mais j'ai trouvé que c'était un combat un peu grossier qui du coup raccorde avec la sensation de vieux acteurs que j'ai évoqué plus haut et je trouve qu'on reste un peu sur notre faim. Le reste du film est cependant très plaisant. Cette réunion de gros bras a vraiment beaucoup de charmes et j'ai globalement plus apprécié cet épisode que le premier.

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"Expendables 2" c'est vraiment un film pour les fans, pour leur faire plaisir. Il ne faut donc pas hésiter une seconde. Et puis revoir Jean-Claude Van Damme, Arnold Schwarzenegger et Chuck Norris en action, ça n'a pas de prix.

Fiche technique :

  • Titre : Expendables 2
  • Film américain
  • Année 2012
  • Genre : action
  • Réalisateur : Simon West
  • Acteurs principaux : Sylvester Stallone, Jason Statham, Jean-Claude Van Damme, et bien d'autres !
  • Durée : 1h42

16:57 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)