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26/12/2010

Le faux coupable, d'Alfred Hitchcock (1956)

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Christopher Balestrero est un musicien travaillant au Stork Club à New York. Marié, deux enfants, il mène une vie sans histoire jusqu'au jour où, en rentrant chez lui, il se fait arrêter par la police. Des inspecteurs lui expliquent qu'il correspond au signalement d'un criminel ayant effectué plusieurs vols à main armée. Il aurait été reconnu par des employées d'une compagnie d'assurance où il s'est rendu l'après-midi même pour une demande administrative. N'ayant rien à se reprocher, il accepte de coopérer avec la police. Malheureusement, des preuves vont s'accumuler contre lui et il sera placé en détention préventive. Lorsque sa femme apprend la nouvelle, elle décide de tout faire pour prouver son innocence.

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Comme l'indique la silhouette d'Alfred Hitchcock au début du film, cette histoire est véridique, paraît-il, jusque dans ses moindres détails. L'histoire d'un homme tranquille dont la vie bascule soudainement et sur lequel le sort va s'acharner à tel point que cela va toucher gravement toute sa famille. Henry Fonda, acteur génial s'il est nécessaire de le rappeler, incarne ce père de famille qui a du mal à comprendre tout ce qui lui arrive.

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Sa femme est incarnée par Vera Miles (qu'on retrouvera quelques années plus tard dans le fameux "Psychose" du même réalisateur). Persuadée de l'innocence de son mari, elle va être le soutien dont il a besoin pour résoudre cette affaire insensée.  L'épreuve sera difficile et le couple devra faire face également à d'autres difficultés.

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L'histoire manque cependant un peu de suspense (pour un film d'Hitchcock disons). Il est rapidement établi par le spectateur que Christopher est innocent ce qui n'empêche pas de contempler la vie de ce "Monsieur poisse" tomber en morceaux alors qu'il redouble d'efforts pour contrer tous les éléments de l'accusation. On se demande tout de même s'il arrivera ou non à prouver son innocence.

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"Le faux coupable" n'est pas un mauvais film mais j'ai trouvé qu'il manquait un petit quelque chose pour le rendre réellement captivant.

Fiche technique :

  • Titre : Le faux coupable
  • Titre original : The wrong man
  • Film britannique
  • Année 1956
  • Genre : policier
  • Réalisateur : Alfred Hitchcock
  • Acteurs principaux : Henry Fonda, Vera Miles, Anthony Quayle
  • Durée : 1h45

13:25 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

14/12/2010

Into the wild, de Sean Penn (2007)

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Christopher McCandless est un jeune diplômé d'université promis à un brillant avenir. Ses parents, d'un milieu aisé, sont fiers de lui et persuadés qu'il va suivre la même voie qu'eux. Mais Christopher a un tout autre rêve : une passion dévorante pour la liberté, une envie inextinguible de vivre en symbiose avec la nature. Complètement étranger aux concepts dictés par la société moderne, il fait don de toutes ses économies à une bonne oeuvre, rassemble quelques affaires et commence son périple. D'Atlanta à la Californie, en passant entre autres par le Nouveau-Mexique et l'Arizona, pour atteindre son but ultime : l'Alaska.

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Le film de Sean Penn est adapté d'un récit biographique écrit par Jon Krakauer. Le personnage de Christopher McCandless a donc réellement existé et son périple a pu être reconstitué. C'est sur cette réalité qu'est basée l'histoire d"Into the wild" et, à quelques détails près (dont certains sont sujet à discussions), est fidèle à ce qu'a vécu Christopher.

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Cela ressemble beaucoup à "Easy Rider" au niveau des idées véhiculées : rejet de la société de consommation, liberté, tolérance etc... Mais là où "Easy Rider" était très critique, "Into the wild" est plus transparent et même si on retrouve ces concepts, il prône plus l'idée de liberté et d'abandon de soi dans la nature sauvage. Le réalisateur n'hésite d'ailleurs pas à montrer de très nombreux paysages naturels, certains vraiment magnifiques, où Christopher s'arrête simplement pour observer. Il y a un aspect zen assez poussé qui va jusque dans la musique qui accompagne ces plans. Ca fait un peu hippie mais étant donné que ça se passe à cette époque, c'est plutôt normal. En tout cas, c'est apaisant.

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Tout comme dans l'autre film suscité, Christopher va bien évidemment faire de nombreuses rencontres au cours de son voyage. Le chemin parcouru est toujours plus important que la destination finale, et les relations d'amitié qu'il tisse avec des habitants ou d'autres voyageurs comme lui sont mises en avant. La diversité des lieux traversés et des personnages rencontrés liés à une narration bien construite rend le tout vraiment intéressant.

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Le film commence par l'arrivée de Christopher en Alaska puis, via un flashback, montre sa remise de diplôme à l'université, avant de revenir de nouveau en Alaska. La narration va ainsi alterner entre la vie en Alaska de Christopher et la suite du flashback qui va raconter progressivement comment il y est arrivé. C'est assez bien fait. Par contre, le film est un peu long. C'est sûr qu'il y avait beaucoup à raconter mais 2h30 ça fait peut-être de trop. Mais on supporte car les décors choisis sont tellement plaisants à voir et l'histoire de ce jeune homme qui choisit sa voie et s'y épanouit à 200% est vraiment passionnante.

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On peut critiquer le film sur sa portée ou sur la façon dont il se termine (la biographie elle-même est critiquée) mais il n'empêche que "Into the wild" est un film fort et prenant. Que l'on adhère ou pas à la philosophie de Christopher McCandless, cette histoire racontée par Sean Penn vaut vraiment le coup d'être vue. Un très très beau film !

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Fiche technique :

  • Titre : Into the wild
  • Film américain
  • Année 2007
  • Genre : aventure
  • Réalisateur : Sean Penn
  • Acteurs principaux : Emile Hirsch, Marcia Gay Harden, William Hurt
  • Durée : 2h27

19:29 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)

09/12/2010

La disparition d'Alice Creed, de J. Blakeson (2010)

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Une jeune fille des beaux quartiers se fait enlever par deux kidnappeurs. Ces derniers ont très méticuleusement préparé leur coup. La jeune fille, Alice Creed, est sous le choc et se demande bien quelle est la raison de cet enlèvement. Danny et Vic, les deux hommes qui en sont à l'origine, ne l'ont pas choisie par hasard. Il est maintenant impossible pour eux de reculer, ils doivent aller jusqu'au bout de leur plan.

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Dans la plupart des histoires d'enlèvement, on se place du côté de la victime. Cela a un intérêt narratif évident puisque cela permet de faire monter la tension en montrant la future victime dans sa vie de tous les jours, qui bascule soudainement quand des inconnus lui tombent dessus pour l'enlever. La peur de ce qui pourrait lui arriver ainsi que ses efforts désespérés pour s'enfuir permet d'augmenter à loisir le stress du spectateur.

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Tout l'intérêt de "La disparition d'Alice Creed", c'est qu'il présente le point de vue opposé : celui des kidnappeurs. Dès les premières minutes, on les voit, visage découvert, en train de préparer tout ce dont ils ont besoin : le lieu pour la séquestration, outils, véhicule etc... Finalement, c'est tout aussi stressant car ces scènes où l'on voit Danny et Vic préparer froidement leur coup, sans échanger un seul mot et sans savoir vraiment quel est le vrai but de l'enlèvement, met un peu mal à l'aise.

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Cela durera tant que la véritable raison derrière l'enlèvement d'Alice ne sera pas révélée. Car, si c'est une bonne idée de suivre Danny et Vic tout au long de l'opération, le fait de les voir se motiver mutuellement pour aller jusqu'au bout, avoir des doutes, espérer qu'aucun problème ne va survenir... cela fait légèrement retomber la tension puisque l'on comprend vite qu'Alice ne risque pas grand chose. Et c'est à ce moment que le film rebondit intelligemment en dévoilant les vraies motivations des protagonistes, ce qui va changer complètement la donne.

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Les rapports de force entre le trio Danny/Vic/Alice vont évoluer et le film arrivera à plusieurs reprises à surprendre en prenant une direction inattendue, malgré quelques faits prévisibles. Finalement, ce thriller se déroulant presque exclusivement à huis clos ne manque pas de situations tendues et remplit diablement bien son contrat.

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"La disparition d'Alice Creed" est à voir non seulement pour son point de vue intéressant mais aussi pour une mise en scène qui parvient tout de même à montrer ce qu'on attend d'un thriller.

Fiche technique :

  • Titre : La disparition d'Alice Creed
  • Titre original : The disappearance of Alice Creed
  • Film britannique
  • Année 2010
  • Genre : thriller
  • Réalisateur : J. Blakeson (impossible de trouver son prénom)
  • Acteurs principaux : Gemma Arterton, Eddie Marsan et Martin Compston
  • Durée : 1h36

17:51 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)

02/12/2010

Outland, de Peter Hyams (1981)

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William T. O'Niel (Sean Connery) débarque sur la colonie minière de Io afin d'assumer la fonction de nouveau shérif. Une série d'accidents provoqués par des ouvriers au comportement violent ayant entraîné la mort l'amène à mener une enquête. Il va découvrir que ces accidents sont devenus de plus en plus fréquents au fil des mois et que la cause est une drogue circulant parmi les ouvriers. Destinée à améliorer leurs capacités de travail, un usage prolongé les rend cependant complèment fous. O'Niel parvient à identifier l'homme à la tête de ce traffic et va mettre un point d'honneur à stopper la diffusion de ce poison.

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"Outland" est le parfait mélange entre science-fiction et western. Si les décors, tant intérieurs qu'extérieurs, sont assez réussis et montrent bien qu'on est dans l'espace et dans le futur, le reste, cependant, emprunte beaucoup de codes au western. Le nouveau shérif évolue donc au sein de cette colonie sur l'une des lunes de Jupiter et mène son enquête à travers les zones ouvrières, les bureaux ou encore les bars où les gens viennent se détendre et qui rappelleraient presque la Cantina de Mos Eisley (cf. Starwars), les aliens en moins. C'est ainsi qu'il ne va pas tarder à identifier l'homme derrière le trafic de drogue.

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A partir de là, un bras de fer va opposer les deux hommes. Mais son adversaire faisant partie de l'administration de la station, il est quasiment intouchable. Ceux qui ont affecté O'Niel à ce poste pensaient qu'il se contenterait de quelques pots de vin, comme les précédents, et laisserait couler l'affaire. Malheureusement, il met en avant le fait qu'il représente la loi et il est bien décidé, tel un shérif du temps de la conquête de l'ouest, à nettoyer la vermine et à ramener l'ordre dans sa juridiction. Une cause à laquelle ses collègues ne peuvent adhérer, préférant fermer les yeux sur ce qu'il se passe pour préserver leur vie tranquille. O'Niel va donc devoir batailler seul (ou presque...).

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Comme tout bon western, le film va se terminer par une fusillade (mais dans l'espace, je le rappelle, on est sur Io). Cela fait d'ailleurs penser au film "Le train sifflera trois fois" où un shérif se retrouve également seul à lutter contre un petit groupe de malfrats au sein de sa ville. Le film est donc plutôt bien fait et le mélange des genres est intéressant. De plus, Sean Connery est brillant dans son rôle de justicier de l'espace. J'ai envie de dire que c'est du tout bon.

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"Outland" est plaisant à voir, original de par sa nature mais c'est ce qui fait en grande partie son intérêt. Je recommande.

Fiche technique :

  • Titre : Outland
  • Film américain
  • Année : 1981
  • Genre : science-fiction (orientée western)
  • Réalisateur : Peter Hyams
  • Acteurs principaux : Sean Connery, Peter Boyle, Frances Sternhagen
  • Durée : 1h45

19:27 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)

25/11/2010

L'agence tous risques, de Joe Carnahan (2010)

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Il existe dans l'armée américaine une troupe d'élite de quatre hommes hyper qualifiés, l'agence tous risques. Stationnée en Irak, elle se voit confier une mission secrète consistant à récupérer des plaques d'impression de billets américains qui ont été volées. Cette mission est un piège, elle se termine mal et les plaques se volatilisent. Dans l'impossibilité de prouver leur innocence, ils sont envoyés en prison et renvoyés de l'armée. Ils sont contactés six mois plus tard par un homme de la CIA, Lynch, qui leur indique que les plaques n'ont toujours pas été retrouvées et leur demande de l'aide. Lynch ne peut annuler leur peine mais se débrouille pour qu'ils s'évadent. L'agence tous risques se reforme alors et les quatre hommes sont bien décidés à retrouver ces plaques et démasquer ceux qui les ont piégés.

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J'aimais bien cette série télé des années 80. J'étais habitué aux acteurs et le fait de voir une adaptation cinématographique avec des acteurs différents me gênait un peu. George Peppard en Hannibal et Mister T en Barracuda étaient pour moi irremplaçables. Si le premier est malheureusement décédé, le second aurait très bien pu reprendre son rôle (il joue bien dans des pubs pour World of Warcraft, alors pourquoi pas "l'agence tous risques" ?). C'est donc Liam Neeson qui a été choisi pour Hannibal et vraiment, autant c'est un bon acteur, autant là, ça ne le fait pas. Pareil pour Quinton Jackson qui remplace Mister T. Bof bof. Je serais plus mesuré pour Sharlto Copley qui incarne assez bien Looping. La très bonne surprise, c'est Bradley Cooper qui endosse à la perfection le rôle de Futé. C'est fou, on dirait presque un sosie de l'acteur d'origine. Au niveau du casting donc, du bon et du moins bon.

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Au niveau du film, c'est surtout de l'action, avec les traits d'humour qui caractérisent si bien cette série. De ce côté-là, c'est bien l'agence tous risques : ça bricole, ça explose, ça plaisante... Quoique que certains bricolages sont plus des astuces qu'autre chose, on a déjà vu les membres de l'agence plus inventifs que ça, mais bon... le ton est là, c'est le principal. Le scénario est pas mal, sans être extraordinaire. C'est surtout prétexte à montrer des scènes spectaculaires (mention spéciale pour la scène du tank en parachute). Globalement, le film se laisse bien voir.

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Bien que j'étais un peu réticent face à ce casting, ils s'en sortent quand même assez bien. L'hommage à la série est réussi, l'esprit de "L'agence tous risque" est bien là. J'ai d'ailleurs vraiment bien aimé les super clins d'oeil qu'ils ont fait dans les deux scènes post-générique de fin. Génial. Si ça ce n'est pas du fan service, je ne sais pas ce que c'est !

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"L'agence tous risques" est à la fois agréable à voir en tant que tel, un film d'action qui ne se prend pas trop au sérieux, mais aussi pour l'héritage de la série qu'il affiche avec respect. C'est donc avec une petite larmichette à l'oeil que les nostalgiques comme moi le regarderont, surtout quand sera joué le thème musical de la série, devenu culte avec le temps.

Fiche technique :

  • Titre : L'agence tous risques
  • Titre original : The A-Team
  • Film américain
  • Année 2010
  • Genre : action
  • Réalisateur : Joe Carnahan
  • Acteurs principaux : Liam Neeson, Bradley Cooper, Sharlto Copley
  • Durée : 1h54

00:37 Publié dans Cinéma | Commentaires (2)

14/11/2010

Very bad cops, de Adam McKay (2010)

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Gamble et Hoitz sont deux inspecteurs de police sans envergure. Toujours la cible des blagues et quolibets de leurs collègues, ils ne participent jamais à aucune enquête sérieuse. Ils admirent Danson et Highsmith, deux super flics du bercail, que tous respectent. Alors que Gamble se complait dans cette voie sans issue, Hoitz décide de prendre leur carrière en main et de passer également à l'action. L'occasion se présente lorsqu'ils découvrent que l'affaire apparemment banale sur laquelle travaille Gamble, est beaucoup plus sérieuse que prévue.

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"Very bad cops", c'est l'histoire de deux losers qui tentent de copier des super flics aux interventions musclées (incarnés par Samuel L. Jackson et Dwayne "The Rock" Johnson), pour qu'on les prenne enfin au sérieux. C'est une idée qu'on a déjà vu dans d'autres films, je pense notamment à "Hot Fuzz" (voir ma critique) où l'opposition entre les deux policiers joués par Simon Pegg et Nick Frost était la source de nombreuses situations comiques. Malheureusement, ici, on délaisse rapidement le duo survolté pour se concentrer uniquement sur les personnages de Gamble et Hoitz. C'est dommage, pour une fois que The Rock avait un rôle taillé pour lui, on le verra très peu à l'écran.

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C'est Will Ferrell qui endosse le rôle de Gamble. Tout comme dans "Le monde (presque) perdu", il sait bien incarner les personnages de raté, un peu "lopette" sur les bords et légèrement "boulet". C'est plutôt un bon point pour une comédie. Son coéquipier, Hoitz, possède un caractère bien différent et ne supporte plus leur situation. Il est joué par Mark Wahlberg. J'imagine qu'il a été choisi pour trancher avec Will Ferrel, mais je trouve que le duo ne va pas forcément bien ensemble. Mark Wahlberg était très bon en tireur d'élite dans "Shooter" ou en père de famille blessé dans "Lovely Bones". Mais là, en flic raté, y'avait peut-être mieux...

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Ca reflète un peu mon avis sur le film : pas mal mais aurait pu être mieux. Pour une comédie, il y a des gags bien trouvés, mais d'autres que j'ai trouvé un peu lourds. On s'ennuie même, parfois. Cela est dû à un scénario pas franchement intéressant, sur fond de magouille financière, qui a du mal à captiver. On se retrouve du coup un peu en retrait par rapport au film, à attendre simplement le prochain éclat de rire, qui des fois vient, des fois ne vient pas... Cet état passif durera jusqu'au bonus post-générique de fin où l'on pourra voir une scène qui résume bien le niveau général du film.

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"Very bad cops" est un film moyen qui, même s'il parvient à faire rire à plusieurs reprises, ne satisfait pas vraiment. Il manque quelque chose pour le rendre intéressant. Peut-être avec une approche différente au niveau de l'histoire, par exemple en opposant tout au long du film les duos Danson/Highsmith et Gamble/Hoitz. Une vraie compétition qui se serait soldée par la victoire de ces derniers. Cela aurait été, certes, plus classique mais, je pense, plus sympa à suivre.

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Michael Keaton incarne le chef de la police. Ca ne se voit pas trop sur l'image mais j'ai trouvé qu'il a pris un super coup de vieux.

Fiche technique :

  • Titre : Very bad cops
  • (Vous noterez qu'on a traduit le titre américain, pour la France, par un autre titre américain. Ces pratiques marketing ne cesseront de me faire rire.)
  • Titre original : The other guys
  • Film américain
  • Année 2010
  • Genre : comédie policière
  • Réalisateur : Adam McKay
  • Acteurs principaux : Mark Walhberg, Will Ferrel, Eva Mendes
  • Durée : 1h47

18:15 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)

11/11/2010

Cellule 211, de Daniel Monzón (2008)

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Juan Oliver vient de trouver un job de gardien de prison. Pour faire bonne impression, il se rend sur les lieux la veille de son premier jour de travail pour faire connaissance avec ses futurs collègues. Malheureusement, à peine arrivé, une émeute éclate et Juan se retrouve seul au milieu des prisonniers en liberté. Pour survivre au milieu de ce chaos carcéral, il n'a d'autre choix que de se faire passer pour l'un des détenus.

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Le scénario de "Cellule 211" est intéressant et propice à de nombreuses scènes tendues. Le risque que Juan soit découvert, ce qui aurait pour conséquence une mort inéluctable, engendre une tension qui restera présente du début jusqu'à la fin. Le style narratif du film fait beaucoup penser à la série TV "24" où des personnages infiltrés se retrouvent souvent dans ce genre de situation dangereuse, ou jouent double jeu avec la menace permanente d'être découvert.

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Tout comme cette série, la limite entre ce qui est bien et mal est rendue floue, la nécessité faisant loi. Des thèmes classiques sur les fictions en milieu carcéral sont donc abordés, comme comment survivre dans cette prison devenue jungle sans devenir soi-même un animal ? Ou bien, montrer que les animaux les plus dangereux ne sont pas forcément ceux enfermés et que ce sont les abus de certains membres du personnel pénitencier qui sont à l'origine de cette révolte.

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Même si ces thèmes ne sont pas nouveaux, la façon dont ils sont traités dans ce film est particulièrement réussie. On assiste à des rapports de force sur plusieurs niveaux. Des membres de l'ETA isolés dans la prison sont pris en otage par les détenus afin qu'on accède à leur demande. Juan débarque dans ce milieu et les autres s'interrogent sur ce nouveau prisonnier de la cellule 211, que personne n'a jamais vu. Il décide de jouer le jeu mais les événements qui suivront le placeront dans des situations délicates qui le forceront à se rapprocher de Malamadre, l'homme dangereux qui est à l'origine de l'opération. A priori, tout les oppose, cependant, le temps qui passe montrera qu'ils ne sont pas si différent l'un de l'autre.

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"Cellule 211" est une franche réussite. Il y a pas mal de personnages intéressants et certaines relations évolueront de façon dramatique. L'intrigue tient en haleine et sait parfaitement mettre la pression quand il le faut. Preuve supplémentaire que ce film espagnol est bon, les américains en ont racheté les droits pour en faire un remake à leur sauce (qui sera certainement moins bien, comme d'habitude). Un excellent thriller.

Fiche technique :

  • Titre : Cellule 211
  • Titre original : Celda 211
  • Film espagnol
  • Année 2008
  • Genre : thriller
  • Réalisateur : Daniel Monzón
  • Acteurs principaux : Luis Tosar, Alberto Amman, Antonio Resines
  • Duré : 1h45

13:17 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)