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29/07/2010

Predators, de Nimrod Antal (2010)

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Plusieurs combattants sont parachutés au-dessus d'une jungle inconnue sans le moindre souvenir de comment ils sont arrivés là. Ils se regroupent, se méfiant les uns des autres, et finissent par se rendre compte qu'ils sont pris en chasse par un ennemi dont ils ignorent le nombre et la nature.

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Voilà, il est enfin sorti ce troisième film de la série Predator. Après une bande-annonce qui laissait entrevoir quelque chose d'assez bon, le film est-il à la hauteur des espérances des fans ? On remarque immédiatement que les erreurs de la saga Alien VS Predator ont été ici évitées. Le cadre de l'action se situe dans la jungle d'une planète extra-terrestre. Cela a pour double effet de rappeler le cadre du premier "Predator" et de pouvoir y insérer des éléments de science-fiction : une flore étrange, des créatures locales hostiles, un ciel rempli de planètes inconnues et quelques installations futuristes. C'est pas mal mais je trouve qu'ils auraient dû en faire plus. En effet, 90% du film se déroule quand même dans la jungle. Bon, ça passe.

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Le film commence directement par le parachutage des combattants (force spéciale, tueur en série, spetsnaz, yakuza, etc...) mais ne nous épargne pas l'inévitable introduction : "Qui êtes-vous ? Où est-on ? Qu'est-ce qui se passe ? On doit coopérer...". C'est classique mais on ne pouvait pas y échapper. Une fois ces banalités passées, le réalisateur a fait le choix de ne pas opposer directement les protagonistes aux Yautjas mais de les confronter à la faune locale. C'est intéressant puisque cela permet de découvrir de nouvelles créatures (très réussies) et rappelle que l'environnement est hostile à plus d'un titre (d'autant plus que ces créatures sont contrôlées par les Yautjas, qui s'en servent comme des chiens de chasse). Mais du coup, cela retarde l'apparition des Yautjas à l'écran... Cela aurait été sympa de les voir lancer cette attaque, mais je pense que cela n'a pas été tourné pour préserver leur scène d'apparition.

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On regrettera peut-être, justement, de ne pas les voir assez à l'écran. Personnellement, j'en veux toujours plus à ce niveau là donc je ne suis pas forcément objectif, mais je trouve surtout que ça manque un peu de passages "classes". Les Yautjas sont là, on les voit, y'a des scènes d'action mais aucune ne m'a vraiment marqué. Le meilleur exemple est le passage avec le yakuza qui n'est qu'à moitié réussi. Le film s'appelle "Predators", dedans il y a un yakuza, c'était donc évident qu'à un moment il allait se faire un yautja au katana en duel. La scène est recherchée, un combat assez stylé, dans des herbes hautes, qui fait bien sûr penser aux chanbaras japonais, mais je ne sais pas, il manquait quelque chose pour que ce soit génial.

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Pourtant, le film est pas mal fourni en détails et clins d'oeil pour qui sait être suffisamment attentif. On apprend ce qu'est devenu le soldat de "Predator" (qui était incarné par Arnold schwarzenegger) après sa victoire sur le yautja isolé dans la jungle. Quelques passages et personnages rappellent aussi ce film. La créature extra-terrestre parachutée par les yautjas dans "Predators" est une version modifiée du prototype du yautja de "Predator" (suivez bien : "Predator" c'est le 1er film, "Predators" c'est le 3e). J'ai bien observé partout pour voir si un squelette d'alien traînait volontairement dans le décor (comme dans "Predator 2") mais je n'en ai pas vu. Pourtant, j'ai remarqué qu'il était écrit dans le générique de fin : "Alien skeleton provided by..." ce qui peut aussi bien se traduire par "squelette alien fourni par..." que "squelette extra-terrestre fourni par...". Donc, soit je n'ai pas été assez attentif, soit il s'agit simplement d'un squelette d'une créature quelconque. Voilà, donc pour ceux qui se poseraient la question : oui, il y a du fan service.

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Mais il y a aussi des détails qui m'ont un peu moins plu. Je trouve que le choix de l'acteur Adrien Brody n'est pas super judicieux. C'est un bon acteur mais qui fait un peu fillette à côté de gros durs incarnés par Danny Trejo, Laurence Fishburne ou encore Walton Goggins, d'autant plus que c'est lui qui prend la tête du groupe. En parlant de Laurence Fishburne, son personnage est vraiment génial mais cruellement sous-exploité. On m'aurait demandé mon avis pour le scénario, j'aurais pu écrire 2 ou 3 scènes vraiment cool pour un tel personnage mais finalement, je trouve qu'ils s'en sont un peu mal servi. Encore une fois, c'est un peu dommage.

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"Predators" n'est donc pas le super film que j'attendais. J'ai certainement placé la barre trop haut au niveau de mes attentes, ce qui n'empêche pas "Predators" d'être un bon film de science-fiction que j'ai hâte de revoir. Malgré quelques déceptions, il y a de très bonnes choses dans ce film et voir des Yautjas, de toutes façons, ça fait toujours plaisir.

Fiche technique :

  • Titre : Predators
  • Film américain
  • Année 2010
  • Genre : science-fiction
  • Réalisateur : Nimrod Antal
  • Acteurs principaux : Adrien Brody, Alice Braga, Walton Goggins
  • Durée : 1h47

 

13:32 Publié dans Cinéma | Commentaires (2)

25/07/2010

Ninja assassin, de James McTeigue (2010)

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"Film le plus jouïssif depuis Kill Bill" : ça promet donc déjà d'être une belle merde.

L'agent Mika Coretti, d'Europol, fait pression sur son supérieur pour qu'il la laisse enquêter sur différents meurtres politiques. Selon elle, ces meurtres seraient perpétrés par des assassins surentraînés, des ninjas, appartenant à un très vieux clan chinois existant toujours aujourd'hui, le clan Ozunu. D'abord très sceptique, il se laisse convaincre par des preuves de transferts d'argent que lui montre Mika. Mais l'enquête de la jeune femme va trop loin et elle devient une cible à abattre pour le clan Ozunu.

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S'il y a quelque chose qui m'horripile particulièrement, c'est quand on fait la promotion d'un film uniquement sur le fait qu'une partie de l'équipe technique a déjà travaillé sur un autre film qui a bien marché. C'est une pratique assez courante et purement commerciale puisque c'est évident que cela ne peut en rien refléter la qualité du film (même des grands réalisateurs ont fait des bouses). Alors au final on se retrouve avec des slogans genre "Par le producteur de truc" ou "Par les créateurs de machin" et on finira un jour par arriver à "Par le type qui a un cousin dont l'oncle a passé le balai dans les studios où a été fait le film bidule". D'autant plus que ces slogans sont parfois complètement fallacieux, j'ai déjà remarqué une fois que la personne présentée comme le "créateur" d'une oeuvre n'en était pas l'auteur original mais le type qui a réalisé le remake américain de l'adaptation cinématographique du bouquin.

Je suis donc fier de vous présenter la critique du film co-produit par les réalisateurs de "Matrix" et réalisé par l'assistant réalisateur de "Matrix" (la comparaison entre les deux films s'arrête là). James McTeigue a aussi été assistant réalisateur du film "Street Fighter" avec Jean-Claude Vandamme mais ça, bizarrement, ils ne l'ont pas dit dans la promo.

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Bon, le réalisateur n'en est pas pour autant mauvais. Il a notamment fait le bon film "V pour Vendetta", une adaptation d'un comic d'Alan Moore dont j'ai déjà parlé (voir critique "Watchmen"). Le style est ici bien différent puisque c'est un film de ninja américanisé (je reviendrai sur ce point). Premier gros défaut flagrant, un scénario tout pourri. Déjà, au niveau de l'originalité, c'est zéro. Mika Correti enquête sur un clan supposé d'assassins et en devient la cible. Elle n'est sauvée que par un ancien membre du clan, Raizo (incarné par l'acteur/chanteur pop corréen Jung Ji-Hoon), qui a trahit son clan. Le coup de l'assassin pourchassé par ses anciens employeurs, on l'a déjà vu mille fois. Ca devient complètement ridicule quand on vous explique que le clan Ozunu dissimule ses activités d'assassinat depuis la nuit des temps de sorte qu'aujourd'hui tout le monde pense que les ninjas ont disparu, mais, au milieu du film, Raizo se fait poursuivre par une vingtaine de ninjas Ozunu, en plein centre-ville, au beau milieu de la circulation. Pour un clan secret qui a toujours dissimulé ses ninjas, au niveau discrétion, ils peuvent repasser.

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En nous parlant de "Matrix" dans la promo, on voulait peut-être nous dire de s'intéresser uniquement aux scènes d'action. D'accord, penchons-nous sur ce point. Les ninjas qu'on nous montre sont plus proches des X-Men qu'autre chose : téléportation, invisibilité, guérison instantanée des blessures... ça passe bien dans l'animation japonaise mais dans le film là, ça m'a fait plutôt fait rire. Ca permet quand même de montrer quelques scènes d'action où l'on voit des gens se faire découper en morceaux (certains passages sont gores) sans qu'ils ne comprennent ce qui leur est arrivé ni vu quoi que ce soit. C'est sympa au début du film mais de toutes façons, les combats deviennent plus classiques par la suite.

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Le film est plombé par d'incessants flashbacks pour bien faire comprendre que Raizo a eu une enfance difficile dû à un entraînement sévère. Inutile.


Bien que les combats soient coordonnés par des américains, j'ai quand même noté une certaine recherche dans la chorégraphie. Bon, c'est pas du Yuen Woo-Ping, mais je dois quand même souligner un très bon point : l'utilisation du kusarigama. C'est une ancienne arme japonaise d'origine paysanne et qui a été très utilisée par les ninjas par la suite. Elle est composée d'une faucille au manche de laquelle est reliée une chaîne de plusieurs mètres. C'était la première fois que j'en voyais une dans un combat au cinéma et ça rendait quand même pas mal. Bon, à la fin, film américain oblige, ça devient du grand n'importe quoi avec l'armée américaine qui débarque avec des blindés pour exterminer les ninjas. Pfff... sans commentaire.

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"Ninja assassin" c'est un peu comme déguster des sushis avec du ketchup. A la base, il y a des bonnes idées (faire des combats stylés, le kusarigama...) mais c'est servi n'importe comment. On sent l'inspiration asiatique mais complété par "l'american touch". Oui mais non.

Fiche technique :

  • Titre : Ninja assassin
  • Film américain, allemand
  • Année 2010
  • Genre : action, arts martiaux
  • Réalisateur : James McTeigue
  • Acteurs principaux : Jung Ji-Hoon, Naomie Harris, Sung Kang
  • Durée : 1h39

19:03 Publié dans Cinéma | Commentaires (5)

22/07/2010

La horde, de Yannick Dahan et Benjamin Rocher (2010)

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Pour venger un des leurs tué en mission, un groupe de policiers décide d'organiser un raid punitif contre les responsables : le gang des Marconi. Situés au dernier étage d'un immeuble HLM, la prise d'assaut ne sera pas facile. Un autre événement imprévu va également compliquer les choses. Après qu'ils aient pénétré dans l'immeuble, la ville s'embrase et ses habitants changent peu à peu d'aspect.

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J'attendais la sortie de ce film en DVD avec une énorme impatience. Je l'avais malheureusement raté au cinéma, le film n'étant resté qu'une semaine à l'affiche avant d'être supprimé. J'avais deux bonnes raisons pour le voir : c'est un film de zombies et c'est un film français. Ces deux raisons sont à priori antagonistes, le film de genre français étant quasiment inexistant. N'importe qui peut en faire l'observation, la majorité des films français sont soit des comédies (pourries pour la plupart), des films à l'eau de rose ou des films policiers. Pour le reste, c'est le vide presque total. Alors, on a quand même des productions françaises qui essayent de se démarquer de la masse. Pour cela, il faut chercher du côté de réalisateurs comme Marc Caro, Jean-Pierre Jeunet, Enki Bilal, Christophe Gans ou encore Alexandre Aja. Tous ont fait des films cultes. "La horde" fera-t-il partie de ces perles françaises, trop peu connues ou reconnues ?

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Le pari était forcément osé dès le départ. Deux réalisateurs inconnus qui n'ont jamais réalisé aucun film auparavant et un budget absolument ridicule (2 millions d'euros) pour un genre nécessitant quand même son lot d'effets spéciaux (à titre de comparaison, Fabien Onteniente a obtenu 23 millions d'euros pour filmer des vacanciers dans "Camping 2", cherchez l'erreur). Il faut vouloir, dans ces conditions, se lancer dans un tel projet, ce qui explique probablement que personne ne l'ait jamais fait auparavant. Mais c'était sans compter la détermination de ces réalisateurs, leur passion pour les films de genre et leur volonté d'apporter quelque chose de nouveau au cinéma français. Messieurs, rien que pour ça, je vous tire mon chapeau.

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C'était donc avec une certaine appréhension que j'ai commencé le visionnage. Première bonne surprise, "La horde" se veut avant tout un film d'action. Bien avant l'apparition des zombies, ça castagne déjà. L'approche est originale et ça marche. On offre au spectateur ce qu'il veut, des passages de choc. L'originalité ne s'arrête pas là. Les réalisateurs l'ont expliqué, c'était leur volonté de faire un film de zombies qui ne repose pas sur les clichés habituels que l'ont voit dans ce genre. Encore mieux, le film innove et montre des scènes d'action jamais vues dans un film de zombies. Ca apporte une certaine fraicheur, c'est également une bonne surprise.

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Un autre gros point positif, qu'il faut être aveugle pour ne pas remarquer, c'est la qualité esthétique de l'ensemble. Là, je pense qu'il s'est tout simplement passé un miracle. Dahan et Rocher ont expliqué qu'ils n'avaient pas assez d'argent pour s'installer dans un studio de cinéma et qu'ils ont dû se contenter d'un entrepôt pour construire les décors. Comment, et je dis bien comment, ont-ils pu arriver à un tel résultat ? Que ce soit les couloirs inquiétants des HLM vétustes, à la ville qui s'enflamme, tout est réussi. Si on ajoute à cela une mise en scène splendide avec des plans superbement tournés et des cadrages vraiment jouïssifs dans certaines scènes, on a compris, les deux réalisateurs savent y faire, cela ne fait aucun doute.

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Un certain nombre de choses vient cependant ternir un peu le tableau. Si l'on accepte facilement la présence de violence exacerbée inhérente au genre (mais pas tellement gore), j'ai trouvé une ou deux scènes un peu vulgaires et dispensables. Certains dialogues sont aussi un peu surjoués et pas très intéressants. Les acteurs, pas très connus, ne jouent pas tous au même niveau non plus. Une anecdote assez amusante : toujours à cause de problèmes de budget, ils n'avaient pas assez d'argent pour engager des figurants. Ils ont donc lancé un appel sur internet pour recruter les 300 figurants bénévoles dont ils avaient besoin.

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C'est indéniable, "La horde" a du style et du punch : c'est une pure réussite qui se classe parmi les meilleurs films du genre. Il a été descendu par les critiques presse (bien que les spectateurs l'aient globalement apprécié), j'en conclue donc que si ces gens n'y ont vu aucune qualité, soit ils n'ont vraiment aucune culture cinématographique, soit ils ont vraiment besoin de s'acheter des yeux. Bon sang !! Comment se fait-il qu'on ait pas plus de films français comme ça ?! Donnez un vrai budget à ces gars-là et laissez-les faire un autre film. C'est tout le mal que je leur souhaite. Je comprends maintenant pourquoi Christophe Gans et Alexandre Aja en ont eu ras-le-bol de faire des films de genre en France et sont partis aux Etats-Unis pour pouvoir créer des films sans contrainte.

Fiche technique :

  • Titre : La horde
  • Film français
  • Année 2010
  • Genre : action, zombie
  • Réalisateurs : Yannick Dahan et Benjamin Rocher
  • Acteurs principaux : Claude Perron, Jean-Pierre Martins, Eriq Ebouaney
  • Durée : 1h41

15:18 Publié dans Cinéma | Commentaires (3)

19/07/2010

Les lumières de la ville, de Charles Chaplin (1931)

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Un vagabond rencontre une jolie marchande de fleurs aveugle. Il est ému par sa condition et aimerait l'aider mais il ne peut malheureusement rien faire et passe finalement son chemin. En errant dans la ville, il tombe sur un homme au bord de l'eau qui tente de se suicider en se jetant à l'eau attaché à une pierre. Il lui sauve la vie. Cet homme reconnaissant se révèle être extrêmement fortuné et se montre très généreux avec son nouvel ami. Le vagabond profite alors de sa nouvelle condition pour se rapprocher de la marchande aveugle. Il apprend qu'une opération pourrait lui rendre la vue mais cela coûte beaucoup d'argent...

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J'ai eu l'occasion d'assister à une projection de ce film près de chez moi. Pouvoir regarder un Chaplin sur grand écran parmi de nombreux spectateurs était assez séduisant et ne risquait pas de se reproduire de sitôt. C'était une séance de cinéma en plein-air, très agréable et en plus gratuite. Bref, je ne me suis pas privé, d'autant plus que j'aime beaucoup Chaplin.

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Je n'avais jamais vu ce film et vraiment il m'a bien plu. Du Chaplin classique avec des gags qui font toujours rire, probablement encore plus avec l'effet de groupe. Ca fait du bien de voir qu'un film muet qui a près de 80 ans arrive encore à faire rire les gens. C'est à ça qu'on reconnait les grands films. Il y a vraiment des grands moments, comme le combat de boxe qui est un passage absolument génial. Sincèrement, élaborer des gags comme ça, ça tient du génie.

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La romance entre Charlot et la marchande de fleurs est également un peu mise en avant mais ne constitue pas la trame principale du film, bien que leur rencontre soit la cause de toutes les aventures de Charlot. La scène finale est cependant très touchante. Si Chaplin sait faire rire avec brio, il est également un excellent acteur dramatique qui sait émouvoir le spectateur quand il le faut.

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"Les lumières de la ville" est l'un des deux derniers films muets de Chaplin mais qui possède toutefois des effets sonores en plus de la musique. Une preuve qu'à l'époque où les films devenaient parlants, les films muets traditionnels étaient loins d'être obsolètes. Même de nos jours, certaines des comédies actuelles feraient bien de s'en inspirer.

 

Fiche technique :

  • Titre : Les lumières de la ville
  • Titre original : City lights
  • Film américain
  • Année 1931
  • Genre : comédie romantique
  • Réalisateur : Charles Chaplin
  • Acteurs principaux : Charles Chaplin, Virginia Cherrill, Harry Myers
  • Durée : 1h27

12:04 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

17/07/2010

Insomnia, de Christopher Nolan (2002)

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Dans la ville de Nightmute, en Alaska, une jeune fille de 17 ans, Kay Connell, est retrouvée assassinée. Deux inspecteurs de Los Angeles, Will Dormer (Al Pacino) et Hap Eckhart sont dépêchés sur place afin d'assister la police locale. Ils retrouvent la trace du tueur (Robin Williams) et lui tendent une ambuscade. Ce dernier parvient cependant à s'enfuir lors de l'opération mais Dormer part à sa poursuite à travers un épais brouillard. L'inspecteur se trouve soudainement face à une ombre pointant une arme à feu, il tire et lorsqu'il s'approche du corps, il réalise qu'il vient d'abattre son partenaire, Hap Eckhart. Pensant qu'on ne croirait pas à un accident, il décide de faire croire que c'est l'oeuvre du tueur. Mais ce dernier a observé la scène et décide de contacter Will Dormer pour faire pression sur lui, afin qu'il accuse quelqu'un d'autre. L'inspecteur, accablé par le manque de sommeil, n'arrive plus à avoir les idées claires.

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Remake du film norvégien du même nom, "Insomnia" m'a fait également penser à "Heat" à cause de la relation qui unit le criminel et l'inspecteur de police. La relation est au coeur du film et on s'amuse à tenter d'inverser les rôles. Will et son collègue Hap avaient eu quelques heurts avant l'incident, ce qui pousse ce bon flic à dissimuler la vérité. Lorsque Walter Finch, le tueur de Kay Connell, contacte Will, il lui explique qu'il n'a jamais voulu tuer la jeune fille. Un policier devenu assassin et un assassin qui ne serait pas responsable ? Voilà qui donne de quoi réfléchir. Mais Will, qui n'arrive pas à dormir depuis son arrivée en Alaska, pourra-t-il gérer cette situation ? Quoiqu'il en soit, Kay Connell a été tuée, il faut que le coupable soit appréhendé.

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Il faut également compter avec la police locale, notamment Ellie Burr (Hilary Swank), une jeune femme officier de police prometteuse, qui mène également l'enquête. La relation entre Will et Walter est intéressante et source d'un certain suspense : Walter payera-t-il pour le meurtre de Kay ? L'acte de Will sera-t-il découvert ? Est-ce qu'il avouera de lui-même ce qu'il s'est passé ? C'est évident qu'Al Pacino et Robin Williams y sont pour beaucoup dans la réussite de cette intrigue qui captivera le spectateur jusqu'au bout. On pourrait trouver étrange que Robin Williams incarne un assassin mais il interprète ce rôle parfaitement.

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"Insomnia" se révèle être un film policier bien étudié et à la réalisation soignée. Pas vraiment étonnant de la part de Christopher Nolan ("Memento", "The dark knight"), surtout associé à un bon casting.

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Fiche technique :

  • Titre : Insomnia
  • Film américain
  • Année 2002
  • Genre : policier
  • Réalisateur : Christopher Nolan
  • Acteurs principaux : Al Pacino, Hilary Swank, Robin Williams
  • Duré : 1h56

 

16:02 Publié dans Cinéma | Commentaires (2)

07/07/2010

Splice, de Vincenzo Natali (2010)

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Un couple de scientifiques, Elsa et Clive, réussissent à créer un organisme vivant de synthèse en combinant des séquences génétiques de plusieurs espèces animales. Ils aimeraient passer à l'étape suivante en reproduisant l'expérience mais en utilisant cette fois des séquences d'ADN humain. Le laboratoire qui les finance refuse en mettant en avant les problèmes éthiques que cela soulèverait et leur demande de poursuivre leurs recherches sur les possibilités offertes par l'organisme déjà créé. Elsa et Clive décident cependant de tenter l'expérience en secret, simplement pour en tester la faisabilité. Mais lorsqu'ils se rendent compte que cela fonctionne, il est trop tard pour tout arrêter. C'est ainsi qu'une étonnante créature est créée : Dren.

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J'ai hésité à faire une critique de ce film. Généralement je mets soit des films que j'ai apprécié, soit des navets. Il y a peu de critiques entre les deux. Mais ces derniers temps je n'ai pas eu grand chose à proposer. Comme, en plus, j'ai vu un film très moyen il y a quelques jours et que je ne l'ai pas mis sur le blog, j'ai fait un effort pour celui-là. "Splice", donc, n'est vraiment pas terrible. Déjà, le scénario n'est pas original pour un sou. Le coup de l'expérience scientifique qui donne naissance à une créature qui échappe au contrôle de son créateur, on a déjà vu ça plein de fois. On se demande donc comment ce film va se démarquer des autres.

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Tout repose sur la relation entre Dren et ses créateurs. Cela aurait pu être la source de beaucoup d'émotions, puisque l'on comprend vite que l'on est pas dans un film d'horreur, malheureusement, le sujet est très mal exploité. La personnalité changeante des deux principaux protagonistes empêche la création de tout lien entre le spectateur et la créature. Clive et Elsa veulent tour à tour, protéger Dren, la tuer, l'élever, l'aimer et s'en débarrasser. En une seconde, Elsa et Dren passent d'une relation mère/fille à une relation scientifique/cobaye que l'on s'apprête à mutiler. En tant que spectateur, il est alors impossible de se faire un avis et ce manque d'implication revient à contempler le film passivement, en attendant qu'il se passe quelque chose qui susciterait une émotion.

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On a l'impression que le film se cherche du début à la fin, qu'il a du mal à trouver son identité. On passe de la science-fiction au thriller, le tout dans une ambiance un peu fantastique avec quelques passages d'humour. Le spectateur se perd un peu et se demande où on l'emmène. On a du mal à comprendre ce qui motive certaines actions des personnages, ce qui a pour conséquence de détacher encore plus le spectateur. Le film est plat, il y a un manque d'intérêt certain. Pourtant, tout était là pour faire quelque chose de beau. "Splice" n'est ni bon ni mauvais. Il est juste complètement fade.

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Fiche technique :

  • Titre : Splice
  • Film français, canadien
  • Année : 2010
  • Genre : science-fiction
  • Réalisateur : Vincenzo Natali
  • Acteurs principaux : Adrien Brody, Sarah Polley, Delphine Chanéac
  • Durée : 1h47

14:31 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)

04/07/2010

Millenium 2, La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette, de Daniel Alfredson (2010)

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Suite à l'affaire Wennerström, Lisbeth Salander profite de la fortune qu'elle a acquise en piratant les comptes de ce multimillionaire malhonnête. Mikael Blomkvist continue à gérer son magazine économique Millenium qui a retrouvé sa renommée en publiant les preuves des malversations de Wennerström. C'est alors qu'il rencontre Dag, un journaliste freelance dont la petite amie, Mia, fait une thèse en criminologie sur le trafic de femmes. Dag présente à Mikael un dossier sur une enquête qu'il mène avec Mia. Le dossier est particulièrement bien construit et permettrait d'incriminer de nombreuses personnalités. Dag est alors embauché par le Millenium pour poursuivre son enquête. Mais celle-ci va mal tourner et des gens vont trouver la mort. La police va se mettre sur le coup et un nom va apparaître parmi les suspects : Lisbeth Salander.

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Comme je l'avais indiqué dans une brève, il aura fallu attendre longtemps pour la sortie en salle en France de ce "Millenium 2". Sorti en septembre 2009 en Suède et en janvier 2010 en Belgique, je ne comprends pas pourquoi il sort seulement maintenant. Nos amis belges ont même eu droit à "Millenium 3" en mai dernier alors que le 2 n'était même pas encore sorti chez nous. Bon, j'arrête car après on va dire que je râle tout le temps. Mais bon, c'est vrai... La bonne nouvelle c'est que "Millenium 3" doit sortir en France le 28 juillet 2010. Un mois après "Millenium 2". Sans commentaire.

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J'ai été content de voir ce film. J'avais adoré le premier et j'ai retrouvé dans le deuxième tout ce qui m'avait plu à l'époque. Le point fort, évidemment, c'est l'intrigue. Elle se complique vite et l'enquête de Dag va se retrouver mêlée à d'autres événements beaucoup plus complexes. C'est toujours Mikael qui mène les investigations et le nom de Lisbeth va vite apparaître. Il n'avait plus de nouvelles d'elle depuis l'affaire Wennerström mais sait parfaitement qu'elle est incapable d'avoir commis les crimes dont on l'accuse. Il va faire le maximum pour découvrir la vérité.

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Ce deuxième film est clairement axé sur le personnage de Lisbeth. Son passé qui avait été montré partiellement dans le film précédent est ici presque intégralement dévoilé. On en apprend beaucoup sur elle et Mikael va également découvrir les fantômes de son passé qui la hante, ainsi que certaines des choses tragiques qu'elle a vécu. Il redoublera alors d'efforts pour la retrouver et l'aider. Lisbeth, elle, préfère agir seule et devra utiliser toutes ses compétences non seulement d'enquêtrice mais également de persuasion, de dissimulation et de piratage informatique, pour découvrir qui se cache derrière tout ça.

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Comme le précédent, on ne s'ennuie pas une seconde pendant les deux heures que dure ce film. Je pense que le succès vient aussi de sa capacité à éviter les poncifs du genre : très peu d'action, pas de poursuite de voitures, les personnages sont crédibles, il n'y a pas de super flic comme dans les films américains... En fait le film est très réaliste. Accompagné d'un scénario toujours excellent, le résultat est impeccable. Je ne vois honnêtement pas ce que je pourrais retrouver à dire à ce film (mis à part sa date de sortie tardive). Il faudrait vraiment se plonger dans les détails comme par exemple Lisbeth qui fait des miracles avec son ordinateur en tapant deux lignes de commandes, mais à part ça, aucun défaut.

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"Millenium 2, La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette" : le titre est aussi long que le film est super. Je sais déjà où je serais le 28 juillet prochain.

Fiche technique :

  • Titre : Millenium 2, La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette
  • Titre original : Flickan som lekte med elden
  • Film suédois
  • Année 2010
  • Genre : policier
  • Réalisateur : Daniel Alfredson 
  • Acteurs principaux : Michael Nyqvist, Noomi Rapace, Lena Endre
  • Durée : 2h09

 

19:04 Publié dans Cinéma | Commentaires (6)