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17/06/2010

Harry Potter et le Prince de sang-mêlé, de David Yates (2009)

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Suite aux événements qui se sont passés au ministère de la magie l'an passé, le monde sait maintenant qu'Harry Potter disait la vérité et que Voldemort est bel et bien de retour. Des gens disparaissent, tout le monde a peur. Les moldus sont témoins de phénomènes étranges qu'ils ne peuvent expliquer et ils n'ont pas conscience de ce qui se passe vraiment. Le danger est partout. C'est dans ce contexte de terreur généralisée qu'Harry commence sa 6e année à Poudlard avec ses amis. Lors d'un cours avec le nouveau professeur de potions, que Dumbledore semble avoir engagé pour une raison bien précise, Harry met la main sur un vieux manuel de cours ayant appartenu à un ancien élève particulièrement doué et qui se surnomme lui-même le "Prince de sang-mêlé".

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Je me suis enfin décidé à revoir ce film en DVD. C'est une habitude chez moi (pas toujours bonne il est vrai) d'acheter le DVD d'un film que j'ai apprécié au cinéma quand il sort mais de ne le visionner parfois qu'un an ou deux après. Il faut dire que le délai de 6 mois entre sortie ciné et sortie DVD est quand même court et je préfère oublier un peu les films avant de les revoir. Quand on pense qu'ils veulent raccourcir ce délai à 4 mois comme mesure pour lutter contre le piratage, ça me fait bien rire. Modifier la chronologie des médias sera évidemment sans aucun effet. Par contre diminuer le prix des places de ciné (12€ en plein tarif près de chez moi) et faire en sorte que certains films restent plus d'une semaine à l'affiche alors des merdes comme "Camping" y restent deux mois, ça, ça pourrait être un début de solution. Mais bon, je m'égare...

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J'ai été très content de revoir ce Harry Potter que j'avais considéré en l'ayant vu au cinéma comme la meilleure adaptation des livres jusqu'à présent. La magie opère toujours, le film est très beau. Je déplore que l'édition collector ne possède aucun making of digne de ce nom et que moins de 5 minutes soient consacré aux effets spéciaux dans les bonus. Pourtant le film en regorge : les catastrophes au début du film, les matches de quidditch, la scène dans la caverne avec Dumbledore etc...

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Le film est long et les événements importants du livre sont présents. L'histoire est très peu altérée. Sauf peut-être dans la scène clef du film, celle avec le professeur Rogue à la fin. Dans toute l'histoire d'Harry Potter, aucune scène n'aura fait couler autant d'encre que celle-là. Scène culte dans le livre, probablement la plus importante de toutes, elle est écrite de façon parfaite, en laissant complètement le lecteur dans le doute quant à l'allégeance de Rogue. Il aura fallu attendre deux ans avant d'avoir enfin la réponse à LA question que tout le monde se posait. Je pense que le fait que le 7e et dernier tome de la saga soit paru avant la réalisation de ce 6e film a (volontairement ou non) modifié la façon dont cette scène a été tournée. En effet, je trouve que l'on peut sentir assez facilement les véritables intentions de Rogue dans le film. Mais bon, cela reste un détail.

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A part cela, c'est du tout bon. Sauf le fait que l'acteur principal Daniel Radcliffe joue comme un manche mais ça c'est devenu un défaut récurrent de tous les films Harry Potter. C'est le problème d'avoir choisi un enfant de 11 ans pour sa ressemblance avec le héros du livre ; difficile de juger le talent d'un acteur à cet âge là et malheureusement il ne s'est pas amélioré avec les années (contrairement aux autres jeunes acteurs du film qui s'en sortent assez bien). A 22 ans, il joue toujours de manière déplorable, incapable d'afficher plus de deux expressions différentes, bref, c'est navrant.

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"Harry Potter et le Prince de sang-mêlé" n'en reste pas moins un bon film. Le scénario n'est pas forcément le plus intéressant de la série (le livre l'est plus car on y apprend une foule de détails sur la vie de Voldemort qui ne sont pas montrés à l'écran, faute de temps bien sûr) et l'intrigue du Prince de sang-mêlé n'apporte pas grand chose mais c'est sans conteste un épisode très important à cause de certains événements déterminants pour la suite de l'histoire.

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Haha, Luna avec son costume de supportrice de quidditch des Gryffondors.

Fiche technique :

  • Titre : Harry Potter et le Prince de sang-mêlé
  • Titre original : Harry Potter and the half-blood Prince
  • Film américain, britannique
  • Année 2009
  • Genre : fantastique
  • Réalisateur : David Yates
  • Acteurs principaux : Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint
  • Durée : 2h32

16:10 Publié dans Cinéma | Commentaires (4)

07/06/2010

Easy rider, de Dennis Hopper (1969)

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Wyatt (Peter Fonda) et Billy (Dennis Hopper) sont deux amis qui décident de quitter Los Angeles pour se rendre, à moto, au carnaval de La Nouvelle-Orléans. Ce voyage va être l'occasion de faire de nombreuses rencontres, parfois bonnes, parfois mauvaises, à travers de superbes paysages sauvages et des petites villes aux préjugés parfois bien ancrés.

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Avec la mort de Dennis Hopper le 29 mai dernier, je me suis dit qu'un visionnage de "Easy rider", film dont il est à la fois le réalisateur et l'un des deux acteurs principaux, s'imposait. Je ne l'avais jamais vu et j'ai adoré. Ce road movie sorti en pleine période hippie s'inscrit dans le mouvement de la contre-culture américaine.

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Le film montre du doigt l'Amérique conservatrice qui refuse l'évolution des moeurs et les idées nouvelles. Un homme se fait passer à tabac par d'"honnêtes citoyens" pour la seule raison qu'il a les cheveux longs. Cela peut paraître inconcevable mais la société a-t-elle réellement évoluée depuis ? Aujourd'hui, ce n'est plus une histoire de cheveux longs, mais des gens tout aussi limités intellectuellement adoptent le même genre de comportement violent à propos de l'homosexualité ou de la religion.

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Lorsque nos deux motards rencontrent un jeune avocat (incarné avec brio par Jack Nicholson) qui rejette la société conformiste, il résume tout le film en une phrase : "Ces gens font de grands discours dans lesquels ils parlent de la liberté individuelle, mais s'ils rencontrent un type qui est vraiment libre, ça leur fout la trouille... et ils deviennent dangereux.".

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Mais Wyatt et Billy continuent leur voyage à moto, hébergés par une communauté hippie, partageant un repas avec un fermier et sa famille, philosophant sur la vie autour d'un feu de camp en fumant un joint, faisant parfois un bout de route avec une personne rencontrée en chemin, ce qui est à chaque fois l'occasion d'écouter la très bonne bande son rock du film avec, entre autres, Steppenwolf, Jimi Hendrix et Bob Dylan.

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"Easy rider" m'a ému parce c'est vraiment un beau film, avec une symbolique forte et des acteurs excellents. La fin est tout aussi abrupte que le film est génial.

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Ca donne pas envie d'acheter une moto et de partir sur les routes, cheveux au vent ?

Fiche technique :

  • Titre : Easy rider
  • Film américain
  • Année : 1969
  • Genre : road movie, drame
  • Réalisateur : Dennis Hopper
  • Acteurs principaux : Dennis Hopper, Peter Fonda, Jack Nicholson
  • Durée : 1h34

13:11 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

01/06/2010

La dame de Shanghaï, de Orson Welles (1948)

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Le marin Michael O'Hara (Orson Welles), croise un jour le chemin de la belle Elsa (Rita Hayworth) qu'il sauve d'une aggression par des voyous. Pour le remercier, le mari d'Elsa, Arthur Bannister, lui propose un poste sur son yacht lors d'une longue croisière. Michael, tombé sous le charme d'Elsa, finit par accepter. Sur le yacht se trouve également l'associé d'Arthur Bannister, Georges Grisby. Ce dernier va alors faire une étrange proposition à Michael : mettre en scène son propre meurtre afin qu'il puisse disparaître. Grisby est prêt à lui verser 5000 dollars en échange.

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Revoir "La dame de Shanghai" m'a fait la même impression que la première fois. Pas très passionnant au début, il devient génial à la fin. Ceci est dû au fait que les pions mettent un certain temps avant de se placer sur l'échiquier. Car il est important de bien connaître la psychologie des personnages pour que l'intrigue prenne. Michael O'Hara, incarné avec grand talent par le génial Orson Welles, un marin costaud mais sans argent qui n'arrive pas à sortir de sa tête la vision de "la dame qui revient de Shanghaï", Elsa, jouée par la mascotte féminine d'Hollywood de l'époque, Rita Hayworth. Son mari, Arthur Bannister, avocat de renom qui défend des criminels, son associé, Grisby, au comportement étrange ou encore le domestique, Broome, qui semble cacher quelque chose. Les conditions ne sont vraiment pas idéales pour Michael qui tente néanmoins de vivre sa romance avec Elsa.

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Ce n'est qu'au bout d'une demie-heure que l'on commence à voir apparaître les ficelles des marionnettes et que l'on sent l'ombre d'une manipulation au-dessus de certains personnages. Mais le manipulateur n'est pas toujours celui qu'on croit et le scénario réservera quelques bonnes surprises. Orson Welles est excellent dans son rôle de marin irlandais, le film est évidemment à voir en V.O. pour profiter au maximum de son jeu d'acteur. Rita Hayworth, bien qu'avec les cheveux courts et teinte en blonde, est terriblement crédible en femme fatale. Même Everett Sloane qui n'est pas très connu, incarne très bien Arthur Bannister, l'avocat froid et terrifiant.

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L'histoire se termine par une scène complètement culte, dans un palais des glaces, où chacun règle ses comptes. Cette scène est très riche au niveau symbolique, comme le sont d'ailleurs beaucoup d'autres passages du film (la métaphore de Michael sur les requins, ou encore la scène du procès pour meurtre...). Chaque plan de ce final grandiose peut être interprêté différemment : tous les miroirs montrant l'arrivée d'Arthur comme pour signifier "vous êtes cernés", ou l'image d'Elsa qui se démultiplie à l'infinie comme pour accentuer son désespoir. A chaque fois que je revois cette scène, je la trouve mieux que la fois précédente. On a beau dire que "Citizen Kane" (1941) était novateur au niveau de la réalisation (c'est également un film fait par Orson Welles), je trouve que "La dame de Shanghaï" a beaucoup plus de qualités.

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Réplique culte : "With these mirrors, it's difficult to tell. You ARE aiming at me, aren't you ? I'm aiming at you, lover. Of course, killing you is killing myself. It's the same thing".

"La dame de Shanghaï" est un très bon film. Le début un peu mou est largement rattrapé par un final superbe. Un excellent choix pour qui voudrait découvrir Orson Welles.

Fiche technique :

  • Titre : La dame de Shanghaï
  • Titre original : The lady from Shanghaï
  • Film américain
  • Année 1948
  • Genre : drame
  • Réalisateur Orson Welles
  • Acteurs principaux : Orson Welles, Rita Hayworth, Everett Sloane
  • Durée : 1h27

19:49 Publié dans Cinéma | Commentaires (9)

27/05/2010

Freddy - Les Griffes de la nuit, de Samuel Bayer (2010)

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Nancy, Kris, Quentin, Jesse et Dean sont cinq jeunes habitant Elm Street. Depuis quelques temps, ils font tous le même cauchemar : ils sont traqués par un homme défiguré qui possède quatre longues griffes en acier sur sa main droite. Lorsque Dean meurt de mort violente sous les yeux de Nancy, les quatre restants réalisent alors que ce sont plus que de simples cauchemars. Ils comprennent que cet homme, Freddy Krueger, contrôle leurs rêves et peut s'en servir pour les tuer. Tout en se forçant à rester éveillés, ils vont essayer de connaître l'origine de Freddy pour trouver un moyen de l'arrêter. Ils vont découvrir une bien sombre réalité qui les relie tous et qui leur a été cachée jusque là.

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Samuel Bayer réalise un remake du tout premier Freddy, qui a été créé en 1984 par Wes Craven. L'histoire originale est reprise à quelques adaptations près. L'origine de Freddy est conservée : un homme qui a été brûlé vif par une foule en colère suite à des crimes qu'il aurait commis sur des enfants. Il revient du monde des morts pour tuer en représailles les enfants de ceux qui l'ont mis à mort. Contrairement aux 9 précédents Freddy, ce n'est plus Robert Englund qui endosse le pull à rayures vertes et rouges, le chapeau et le gant orné de griffes, mais Jackie Earle Haley, qu'on a pu voir entre autres dans l'excellent "Watchmen".

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J'avais tellement l'habitude de Robert Englund, qu'il m'a fallu tout de même un temps d'adaptation avant d'accepter ce nouvel acteur, son masque et son maquillage sont en effet assez différents, mais cela rend quand même plutôt bien. Parmi les autres acteurs, j'ai remarqué Kyle Gallner qui joue d'habitude plutôt dans des séries TV mais qui je trouve s'en sort assez bien sur grand écran (ce qui n'est pas toujours le cas, comme je l'ai déjà fait remarquer quand des acteurs passent d'une série au cinéma).

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Au niveau de la mise en scène, c'est vraiment classique. Toutes les ficelles utilisées dans les précédents Freddy sont toujours là. On joue beaucoup sur le fait de tromper le spectateur (et le personnage) en mêlant rêve et réalité. C'est assez amusant d'essayer de deviner à l'avance si les personnages sont effectivement réveillés ou s'ils se sont endormis sans le vouloir et qu'ils sont à la merci de Freddy. Comme quoi, les vieilles recettes marchent toujours.

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Cependant, il ne faut pas trop compter avoir peur. Le réalisateur le sait parfaitement, le spectateur connait tous ces trucs (c'est quand même le dixième Freddy, le contraire serait donc improbable), c'est pourquoi il s'amuse à nous faire sursauter à plusieurs reprises... et ça marche. La soudaineté de certaines scènes, couplée à une brève et intense hausse de volume ne manque pas de surprendre.

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Au final, ce Freddy est bien sympathique. Certes, il ne fera pas changer d'avis les détracteurs de la saga car il n'a vraiment rien de révolutionnaire, mais ceux qui appréciaient déjà avant, comme moi, ne seront pas déçus de cet opus qui possède les mêmes qualités que les précédents.

Fiche technique :

  • Titre : Freddy - Les Griffes de la nuit
  • Titre original : A nightmare on Elm Street
  • Film américain
  • Année : 2010
  • Genre : horreur
  • Réalisateur : Samuel Bayer
  • Acteurs principaux : Jackie Earle Haley, Kyle Gallner, Rooney Mara
  • Durée : 1h35

20:10 Publié dans Cinéma | Commentaires (3)

25/05/2010

Le peuple des ténèbres, de Robert Harmon (2003)

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Julia, étudiante en psychologie, reçoit un appel d'un de ses amis d'enfance, paniqué. Elle le rejoint dans un café et celui-ci, au bord de la crise de nerfs, lui explique qu'il est en danger car des créatures de l'ombre en ont après lui. Julia a du mal à saisir les propos incohérents de son ami, qui finit par se suicider avec un révolver devant elle.

Julia, affectée par le décès de son ami, tente cependant de reprendre le cours de sa vie. Mais cet incident a provoqué une resurgence de terreurs nocturnes, auxquelles elle était sujette étant enfant. Cette phobie de l'obscurité lui fait entrevoir des choses étranges, que son petit ami a du mal à croire.

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Ce film a pour sujet les terreurs nocturnes dont sont victimes la plupart des enfants, à savoir que dès que la lumière s'éteint, toutes sortes de monstres et créatures mal intentionnées rôdent dans l'obscurité, mais l'applique aux adultes. Cela pourrait paraître un peu ridicule mais il n'en est rien car le film créé une ambiance  parfaitement adaptée.

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Ce n'est pas un film d'horreur et même si de nombreuses créatures démoniaques sont visibles dans le film, il n'y a quasiment pas une goutte de sang. Le film cherche plus à installer une tension permanente chez le spectateur et y parvient assez bien. Des personnages paranoïaques qui laissent en permanence des lampes allumées ainsi que des bougies et qui ont une lampe torche à la main pour supprimer toute zone d'ombre dans l'endroit où ils se trouvent, la ville qui souffre de pannes de courant à répétition (les personnages sont persuadés que c'est l'oeuvre des créatures et qu'ils ne sont à l'abri nulle part), tout est fait pour créer une atmosphère crédible.

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La psychologie des personnages est également très développée. On est presque persuadé en regardant le film que ce sont les créatures qui existent et que ce ne sont pas les personnages qui sont fous, cependant, on doute plusieurs fois de cette vérité car le réalisateur s'amuse à tout remettre en cause. La meilleure scène du film, selon moi, est lorsque Julia voit un psychologue pour enfant qu'elle consultait pour ses terreurs nocturnes quand elle était petite. Peu de temps avant la séance, elle a été attaquée par une créature, ce qui l'a complètement bouleversée.

Elle en parle au psychologue en sachant qu'il aurait du mal à la croire et comme c'est une étudiante qui va passer son diplôme de psychologie, il lui demande comment elle interprêterait son propre cas. Un peu perplexe, elle répond alors que c'est une personne souffrant d'hallucination liée à un choc émotionnel (la mort de son ami) qui a fait resurgir en elle des choses qu'elle avait enfoui étant enfant. Alors que Julia finit de parler avec les larmes aux yeux, le psychologue lui répond "Bravo Julia, vous ferez une excellente psychologue". Scène magnifique.

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Ces créatures existent-elles ou pas ? La fin du film est très claire là-dessus et ne laisse aucun doute. Tant mieux, je ne suis pas trop amateur de fins ouvertes. "Le peuple des ténèbres" est un film que j'ai trouvé très intéressant, rondement mené et qui, rien que pour avoir évité de tomber dans le film d'horreur classique, mérite d'être vu.

NB : J'ai cherché partout des images des créatures du peuple des ténèbres et je n'en ai pas trouvé. Il y a très peu d'images disponibles pour ce film, celles que j'ai mises c'est ce que j'ai trouvé de mieux.

Fiche technique :

  • Titre : Le peuple des ténèbres
  • Titre original : They
  • Film américain
  • Année : 2003
  • Genre : thriller, épouvante
  • Réalisateur : Robert Harmon
  • Acteurs principaux : Laura Regan, Marc Blucas, Ethan Embry
  • Durée : 1h30

14:46 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

18/05/2010

Angles d'attaque, de Pete Travis (2008)

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Lors d'une conférence publique sur le terrorisme en Espagne, le président américain se fait tirer dessus. Alors que la foule panique, une explosion se produit. Ces événements sont montrés successivement à travers les yeux de plusieurs personnages différents (agents de sécurité, policier espagnol, président, journaliste, touriste etc...) afin de comprendre ce qui c'est réellement passé.

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Les deux agents de sécurité qui encadrent le président.

Le film se base sur un principe simple : montrer les événements qui se sont passés juste avant et après l'attentat à travers plusieurs points de vue. On revit donc l'attentat du président plusieurs fois. C'est une manière de créer un suspense artificiel car les éléments clefs sont volontairement révélés au compte-gouttes et il faudra parfois attendre le point de vue d'un autre personnage pour comprendre ce qu'il se passe à l'écran (par exemple, quand l'un des agents protégeant le président annonce qu'il y a une bombe, on saura dans le segment dédié au touriste que c'est parce qu'il lui a emprunté sa caméra et l'a visionnée qu'il l'a su).

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Le flic espagnol.

Du coup, le début du film est un peu confus car il manque des éléments pour comprendre et on ne sait pas trop où le film va. On se rend par la suite vite compte que l'histoire est très simple et le peu de suspense qui s'était installé est vite dissipé. C'est la faute à une intrigue vraiment légère et un film vraiment très court (moins de 1h30). La succession des nombreux points de vue (7 ou 8 si je me souviens bien) oblige donc à boucler l'intrigue dans une unité de temps d'environ 15 minutes, c'est peu ! Car du coup le scénario n'est pas assez profond et la fin est ridiculement vite expédiée. Film américain oblige, ils ont quand même eu le temps de caser une poursuite de voitures.

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Le touriste.

Il aurait été plus intelligent de limiter les points de vue à 3 ou 4, maximum, et de plus les développer. Une fois l'intrigue bien plantée, faire durer le film plus longtemps pour lui donner une fin plus intéressante. Le concept du film est bon, mais très très mal exploité. Le film japonais "Rashomon" (de A. Kurosawa, avec Toshiro Mifune), l'exploite beaucoup mieux en présentant un crime à travers le point de vue des 3 personnes impliquées pour tenter de trouver le coupable. Une parfaite mise en scène fait de "Rashomon" un film à voir absolument. "Angles d'attaque", à côté, fait pâle figure.

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La journaliste.

Et ce n'est pas le casting, pourtant de qualité, qui sauvera ce film : Forest Whitaker (touriste), Dennis Quaid (agent de sécurité), Sigourney Weaver (journaliste) et des acteurs un peu moins connus : Édgar Ramírez (flic espagnol, a joué dans le "Che"), Saïd Taghmaoui (terroriste, a joué dans "G.I. Joe"), j'ai même reconnu Bruce McGill ! Souvenez-vous, il incarnait Jack Dalton dans la série "Mc Gyver". Il y a aussi Matthew Fox (autre agent de sécurité, a joué Jack dans la série "Lost") parmi les personnages principaux. Je l'ai mis en dernier car franchement, sa prestation n'est pas terrible. C'est souvent le cas quand des acteurs passent d'une série TV au cinéma, certains ont du mal à s'adapter.

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Et paf! le président.

Bref, "Angles d'attaque" n'est pas génial : trop léger, trop court, trop simple, on en retient au final pas grand chose. Un bon concept c'est bien, encore faut-il l'utiliser comme il faut.

Fiche technique :

  • Titre : Angles d'attaque
  • Titre original : Vantage point
  • Film américain
  • Année 2008
  • Genre : suspense, action
  • Réalisateur : Pete Travis
  • Acteurs principaux : Forest Whitaker, Dennis Quaid, Matthew Fox
  • Durée : 1h26

23:55 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

14/05/2010

Iron Man 2, de Jon Favreau (2010)

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Le monde entier sait maintenant que Tony Stark est Iron Man. Le gouvernement américain fait pression pour qu'il partage sa technologie avec l'armée mais il refuse. Cependant, derrière son apparente arrogance et désinvolture, Tony Stark est très malade. Le générateur implanté dans son corps, qui le maintient en vie et fait fonctionner son armure, l'empoisonne également petit à petit. Dans le même temps, Ivan Vanko, le fils d'un ancien collaborateur de Howard Stark, le père de Tony, conçoit de son côté une technologie similaire à celle de Stark Industries. Ivan blâme la famille Stark pour la mort de son père et compte bien le faire savoir à Tony.

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Suite au succès du premier film, "Iron Man 2" était évidemment très attendu. Le même réalisateur, Jon Favreau, est aux commandes, ce qui ne laisse à priori présager que du bon. Au niveau du scénario, on ne peut pas se plaindre non plus. Le super-vilain choisi pour cette suite est Ivan Vanko, alias Whiplash (Mickey Rourke), qui, sous un prétexte de vengeance classique, décide d'affronter Tony Stark. Comme on s'en doutait après avoir vu la scène post-générique de "Iron Man", où était révélé Nick Fury, les Avengers font également leur apparition.

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Alors pour les non connaisseurs du comic, les Avengers ("Vengeurs" en français) sont un groupe de super-héros dont fait partie Iron Man. Dans le film, deux de ses membres sont présents : Nick Fury (Samuel L. Jackson) qui n'a vraiment qu'un rôle de figuration et Black Widow, la Veuve Noire (Scarlett Johansson) qui a beaucoup plus de scènes et participe, elle, à l'action. Leur présence n'était pas vraiment utile mais Scarlett Johansson s'est bien débrouillée. Et puis vu qu'un film "Avengers" est prévu, il ne fallait pas trop en montrer...

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Et enfin, LE truc qui fait plaisir, c'est bien sûr la présence de War Machine. A la fois double de Iron Man et aussi sorte d'anti-héros, à l'instar de Venom dans Spider-Man, War Machine est un personnage très apprécié des fans. Le film colle assez bien au comic sur ce point : Tony est très malade et son alcoolisme ne l'aidant pas, il finit par perdre le sens commum et c'est son ami le lieutenant colonel James Rhodes qui est obligé de lui voler une de ses armures pour l'arrêter. Leur amitié est rompue, Rhodes garde l'armure et avec l'aide de l'armée lui rajoute un armement plus traditionnel et devient War Machine.

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Alors, bien sûr, tout cela n'est pas franchement réaliste, tout le monde bricole dans son coin, que ce soit Tony Stark pour trouver un moyen de se soigner, Rhodes pour améliorer War Machine ou encore Ivan Vanko qui crée son équipement, avec un ordinateur et un fer à souder, hop, on se retrouve avec du matériel de haute technologie. Bon, il ne faut pas oublier que c'est l'adaptation d'un comic, hein. Allez, zou ! Je pardonne.

Même le côté comique du film, d'habitude je trouve ça navrant, mais là ça passe plutôt bien. Certainement car ce ne sont pas des blagues grasses ou lourdingues et aussi parce qu'elles sont appuyées par des jeux d'acteur de talent. Et vraiment, Robert Downey Jr. incarne toujours aussi bien ce super-héros alcoolique, narcissique, arrogant, mais qui a tout de même bon coeur. Et ce n'est pas le seul bon acteur du film.

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Je ne vais pas revenir sur tous ceux que j'ai déjà cités mais, en parlant d'acteurs, je vais aborder tous les petits détails qui font d'"Iron Man 2" un film vraiment sympathique. Le réalisateur Jon Favreau reprend le rôle qu'il avait dans "Iron Man", Happy Hogan, le garde du corps de Tony Stark. Dans le comic, c'est un ancien boxeur et Jon s'est fait plaisir en participant à une scène d'action aux côtés de la Veuve Noire et c'est assez réussi.

Stan Lee fait son traditionnel caméo. Après que Tony Stark l'ait pris pour Hugh Hefner dans "Iron Man", il prend cette fois les traits de Larry King (un présentateur TV américain). C'est un peu comme le jeu "Où est Charlie ?". A chaque nouveau film Marvel, on peut jouer à "Où est Stan Lee ?". Et à chaque fois que je le vois, ça me fait plaisir ! Sacré Stan. Le bouclier de Captain America refait également une apparition dans une scène. J'arrête là les détails destinés aux fans, Jon Favreau a bien fait son boulot.

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Si je résume, on a presque que du bon. Ce qui pêche un peu c'est un milieu de film un peu mou. A part le début et disons la dernière demie-heure, ça manque un peu d'action. On ne s'ennuie pas mais on sent que le rythme ralentit pendant un moment. Une petite baston à mi-parcours et le film aurait été parfait. Globalement, il devrait plaire à tout le monde. Moi, j'ai vraiment bien aimé.

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Et pour ceux qui voudraient connaître la raison pour laquelle l'agent des Avengers qui surveillait Tony quitte son poste au milieu du film, en regardant le générique de fin jusqu'au bout, une scène supplémentaire d'une minute révélera quelque chose !

Fiche technique :

  • Titre : Iron Man 2
  • Film américain
  • Année 2010
  • Genre : science-fiction, action
  • Réalisateur : Jon Favreau
  • Acteurs principaux : Robert Downey Jr., Mickey Rourke, Gwyneth Paltrow
  • Durée : 1h57

20:33 Publié dans Cinéma | Commentaires (5)