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11/05/2010

The wrestler, de Darren Aronofsky (2009)

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Randy Robinson, dit "The ram", est un catcheur qui a connu la gloire à la fin des années 80. Aujourd'hui, il ne fait plus que des matchs dans des petits gymnases, bien qu'il ait toujours du succès auprès des fans et des autres catcheurs. A la suite d'un match hardcore, alors qu'il est dans les vestiaires, il est pris de malaise et fait une attaque cardiaque. Il se réveille à l'hôpital, après avoir subit un pontage coronarien, et le médecin lui annonce qu'il ne pourra plus jamais catcher.

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Le catch doit être le seul sport qui me divertit et de plus, j'aime bien Mickey Rourke qui est ici l'acteur principal. Bien qu'il se soit toujours considéré comme un mauvais acteur (c'est pour cela qu'il a arrêté le cinéma dans les années 90, pour faire de la boxe, ce qui l'a transformé physiquement à cause de la chirurgie réparatrice au visage qu'il a dû subir), il réalise une très belle prestation.

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Randy vit seul dans un mobil-home, la relation qu'il avait avec sa fille Stéphanie est enterrée depuis longtemps, il fréquente une strip-teaseuse, Cassidy, qui se force à ne le considérer que comme un client et il a un petit boulot en semaine dans un super-marché. La seule chose qui le relie encore au monde, c'est les matchs de catch qu'il fait le weekend, où il retrouve ses collègues lutteurs et les quelques fans qui voient toujours en lui la star qu'il était il y a 20 ans. Lorsqu'il a son attaque cardiaque, son monde s'écroule.

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Il essaye alors de remettre de l'ordre dans sa vie. Cassidy refuse toujours de franchir le pas de la simple amitié qu'elle a avec Randy, mais lui conseille de reprendre contact avec sa fille. Les retrouvailles ne sont pas très joyeuses. Randy essaye alors de consacrer tout son coeur à son travail, mais quoi qu'il fasse, il ne parvient pas à sortir de son isolement. Mickey Rourke est absolument sublime dans son personnage en marge du monde dans lequel il vit et qui ne parvient pas à reprendre pied malgré les efforts considérables qu'il fait.

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Randy est nostalgique. Avant son attaque cardiaque, il était question qu'il remonte sur le ring pour une revanche entre lui et l'"Ayatollah", un rival de son époque qui a depuis pris sa retraite. Ce devait être un grand événement pour les deux stars, mais Randy avait caché sa condition physique et simplement annoncé sa retraite pour annuler le match. Mais en regardant l'affiche du match qu'il avait reçu, il se rend compte que les seules choses qu'il a réussies dans sa vie étaient sur un ring. Il repense à ses récents échecs et comprend que le catch c'est toute sa vie. Il décide alors de rappeler son manager pour lui dire que la confrontation "The ram VS Ayatollah" aura bien lieue.

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Le personnage qu'incarne Rourke est vraiment très touchant. Le film est rempli de scènes très émouvantes et le spectateur ne peut que compatir aux difficultés que rencontre ce vieux catcheur. J'ai bien aimé également le monde du catch qui est montré tel qu'il est. Des hommes gonflés aux stéroïdes qui s'entendent sur les moments clés et l'issue des combats, le principe du heel/face (un catcheur est soit "méchant" (heel), soit "gentil" (face), afin de renforcer le côté spectacle et que le public prenne parti, en général pour le gentil catcheur qui respecte les règles) mais aussi du vrai catch hardcore (des matchs où tous les coups et armes sont permis, batte de basebal, barbelés, marteau... et où les catcheurs finissent en général en sang) qui sera l'occasion de voir un vrai catcheur hardcore, "Necro Butcher".

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Bref, "The wrestler" est un super film avec une magnifique interprétation de Mickey Rourke. C'est beau, intelligent et très réussi.

Fiche technique :

  • Titre : The wrestler
  • Film américain
  • Année 2009
  • Genre : drame
  • Réalisateur : Darren Aronofsky
  • Acteurs principaux : Mickey Rourke, Marisa Tomei, Evan Rachel Wood
  • Durée : 1h45

15:36 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)

08/05/2010

Kick-Ass, de Matthew Vaughn (2010)

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Dave Lizewski est un adolescent tout ce qu'il y a de plus banal : pas vraiment brillant à l'école, il a du mal avec les filles et mène une vie plutôt tranquille. Il a cependant, comme ses deux amis, une passion pour les comics. Il se pose d'ailleurs une question : comment se fait-il qu'avec tous les fans de comics à travers le monde, personne n'ai jamais essayé de devenir un super-héros ? Ses amis trouvent cela ridicule et lui disent que c'est impossible dans la réalité. Mais Dave est de plus en plus séduit par l'idée et décide de devenir un justicier. Il commande pour cela une combinaison de plongée sur eBay, qui deviendra son costume, et passe à l'action. Malheureusement, son premier acte héroïque se solde par un fiasco : il se fait rosser par deux voyous, l'un d'eux le plante avec un couteau et il finit renversé par une voiture. Après des semaines d'hospitalisation, sa détermination n'a pourtant pas faiblit. Il reprend son costume et son prochain acte lui vaudra cette fois son nom de super-héros : Kick-Ass.

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La deuxième tentative héroïque de Dave : un spectateur va le filmer en train de protéger un homme de ses agresseurs. La vidéo finira sur youtube et Dave gagnera son nom de super-héros : "Kick-Ass".

Je n'étais pas franchement emballé pour voir ce film mais à force de voir des bonnes critiques, j'ai finalement changé d'avis. A la base, "Kick-Ass" est un comic déjà assez spécial. Très court, 8 tomes, qui forment le 1er volume de l'histoire (un 2e est annoncé), c'est plutôt bien pour une adaptation au cinéma mais les autres caractéristiques de l'oeuvre ne laissaient pas vraiment entrevoir un passage sur grand écran. Tout d'abord, c'est ultra gore. Et je ne parle pas seulement d'hémoglobine, certaines scènes sont assez horribles. Ensuite, en plus d'être complètement surréaliste et d'assumer à fond son côté ridicule (entre autres, une petite fille de 11 ans qui est une tueuse surentrainée et qui arrive à mettre en charpie un groupe de traficants de drogue armés), le comic se veut une satire de la société actuelle. Et là, tout y passe : les comics bien sûr, mais aussi la télévision avec ses émissions débiles de télé-réalité, internet, des personnalités connues, les comportements humains etc...

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Que reste-t-il de tout ça dans le film ? Première constatation, le côté gore a complètement disparu. Il y a bien encore un peu de violence mais c'est dérisoire par rapport au comic. Le ridicule, lui, est toujours là : les costumes minables, la gamine de 11 ans, Hit-Girl, les criminels pas bien malins etc... Le film en profite pour s'afficher en comédie et ne se prive pas pour faire rire le spectateur. Ca marche parfois. Mais on sent qu'il hésite à assumer entièrement cet aspect et du coup ça devient aussi un peu navrant. Quant à la satire elle est également beaucoup moins poussée que dans le comic. On a tout de même droit à quelques références par-ci, par-là (comme quand Dave dit qu'il ne veut pas mourir car il n'a pas encore vu la fin de la série "Lost"), mais "Kick-Ass" semble être avant tout une fausse parodie de super-héros.

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Nicolas Cage, lamentable, incarne "Big Daddy", le père de "Hit Girl".

Pourquoi fausse parodie ? Et bien parce que le comic, lui, ose tout pousser à l'extrême : la violence, la bêtise, afin de critiquer notre société moderne et assume sans peur son côté décalé (jusque dans le titre : "Botter le cul") alors que le film, au contraire, finit par tomber dans les mêmes clichés qu'il parodie. Le comic est défaitise : à la fin le héros ne gagne pas, la morale serait donc presque réaliste. Le film, lui, affiche un (presque) happy end classique : le méchant est mort, Dave s'est trouvé une fille et est devenu un vrai super-héros, tout va pour le mieux. Quel est donc l'intérêt si c'est pour faire comme dans les autres films ?

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"Kick-Ass" était sympa à lire, sans plus. Le film, par contre, j'ai eu du mal. J'aurais dû rester sur l'impression que j'ai eu en voyant la bande-annonce. Il a un côté divertissant, certes, mais il passe à côté de son objectif pour finir en comédie déplorable. Je ne comprends pas d'où viennent toutes ces bonnes critiques. Peut-être car la plupart des gens se sont contentés de l'histoire d'un loser qui met tout son coeur pour accomplir son rêve, devenir un justicier, et y arrive... Mouais...

Fiche technique :

  • Titre : Kick-Ass
  • Film britannique, américain
  • Année 2010
  • Genre : comédie, action
  • Réalisateur : Matthew Vaughn
  • Acteurs principaux : Aaron Johnson, Nicolas Cage, Chloe Moretz
  • Durée : 1h57

Une petite recherche sous google permet facilement de se rendre compte de la violence du comic. Si vous voulez voir, vous pouvez cliquer ici ou .

 

17:01 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)

03/05/2010

Lost in translation, de Sofia Coppola (2004)

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Bob Harris est un acteur qui se rend à Tokyo, dans un grand hôtel, pour y tourner une publicité. Sa femme et ses enfants sont restés aux Etats-Unis, il est donc seul pendant son séjour. Tout ne se passe pas comme il faut, ses journées de travail sont difficiles, son interprète japonaise ne semble pas très douée et la nuit, il n'arrive pas à dormir à cause du décalage horaire.

Charlotte, elle, accompagne son mari qui est photographe. Il travaille toute la journée et elle se retrouve donc seule, dans un pays avec une culture qui est si différente de la sienne qu'elle est un peu perdue et effrayée. Charlotte passe beaucoup de temps à l'hôtel et n'arrive pas non plus à dormir la nuit. Un soir, elle va rencontrer Bob, au bar, qui semble aussi peu à sa place qu'elle dans ce pays.

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"Prenez le temps de vous détendre, prenez le temps d'un Suntory."

J'avais déjà parlé de ce film et du talent de Bill Murray dans la toute première critique que j'avais fait sur ce blog, "Broken flowers". C'est sûr que lorsqu'on évoque cet acteur, c'est plus la comédie qui nous vient à l'esprit mais c'est cependant un excellent acteur dramatique. En plus, le cadre de l'histoire, Tokyo, est agréable, bien qu'une grande partie des scènes se passe à l'hôtel. Le film se veut en effet très intimiste et privilégie plus que tout les relations entre les deux personnages principaux.

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Et là, c'est du grand Bill Murray : un personnage décalé, complètement détaché de l'endroit où il se trouve, presque un fantôme dans un monde qui n'est pas fait pour lui. S'il n'avait pas quelques lignes de dialogues, il serait presque inexistant. Cependant, en présence de Charlotte, le personnage reprend de la consistance, comme si la jeune femme était la seule raison de sa présence au Japon. Cela commence par un bonjour furtif, puis un regard, un échange et là, on constate que quelque chose s'est créé entre eux. Le jeu de Scarlett Johansson, qui incarne Charlotte, est très proche de celui de Bill Murray. Cela rend à l'écran comme s'il n'y avait qu'eux d'un côté et le reste du monde de l'autre. Deux particules libres dans un univers trop compliqué et qui s'attirent mutuellement, c'est ce que j'ai ressenti.

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C'est d'ailleurs flagrant avec Charlotte au début du film qui est terrorisée, seule dans cette ville et qui, comme Bob, ne trouve la sérénité qu'une fois qu'ils se sont rencontrés. La relation qu'ils vont avoir fait toute la splendeur du film. A la fois devenus amis, quasiment amants, père-fille même, car Bob est plus âgé et Charlotte lui demande des conseils sur son mariage ou sur la vie en général. La réalisatrice réussit le tour de force de présenter une relation d'une richesse incroyable entre les deux personnages sans qu'il ne se passe quoi que ce soit d'intime ou de déplacé entre eux. Il ne se passe rien mais il se passe tant de choses. C'est comme si c'était ça, la recette d'une relation parfaite.

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"Lost in translation" est tout simplement un chef-d'oeuvre et la scène finale est de toute beauté. Magnifique.

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Fiche technique :

  • Titre : Lost in translation
  • Film américain
  • Année 2004
  • Genre : drame
  • Réalisatrice : Sofia Coppola
  • Acteurs principaux : Bill Murray, Scarlett Johansson, Giovanni Ribisi
  • Durée : 1h42

13:58 Publié dans Cinéma | Commentaires (2)

30/04/2010

Pandorum, de Christian Alvart (2009)

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Dans un futur lointain, la planète Terre a fini par devenir surpeuplée. De nombreux programmes de recherches spatiales ont permis de trouver une planète habitable, très éloignée de la nôtre. Une partie de la population embarque alors à bord d'un gigantesque vaisseau, l'Elysium, en direction de cette nouvelle planète, Tanis. Le voyage devant durer 120 ans, les passagers sont placés en hyper-sommeil et des équipes se relaient pour le pilotage et la maintenance du vaisseau.

Lorsque le caporal Bower sort de son hyper-sommeil, il s'aperçoit vite que quelque chose ne va pas. L'équipe précédente chargée de l'accueillir et de lui faire un rapport n'est pas là. Les équipements électroniques sont éteints et le vaisseau montre des signes d'abandon. Une autre personne de son équipe sort d'hyper-sommeil, le lieutenant Payton, et est aussi désorienté que lui. Alors que les deux hommes cherchent à comprendre la situation, ils entendent des bruits et sentent des vibrations qui semblent venir du coeur du réacteur de l'Elysium...

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"Pandorum" se présente comme un film de science-fiction sympathique, dont le cadre se passe à l'intérieur d'un gigantesque vaisseau spatial qui ne semble pas fonctionner comme il faut. L'endroit est propice à donner quelques frayeurs au spectateur qui s'interroge sur ce qui a bien pu se passer. Cela rappelle un peu le film "Event Horizon" avec Sam Neill et Laurence Fishburne. L'équipage a disparu, le vaisseau fait des bruits inquiétants, il y a donc une partie de mystère qui rend le film assez intéressant.

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Là où ça devient un peu dommage, c'est que les deux survivants ne sont pas seuls dans le vaisseau. L'équipage de l'Elysium n'est plus là mais les deux hommes vont vite s'apercevoir que des créatures étranges et sauvages s'y déplacent désormais. J'ai été un peu déçu car le film passe du domaine de la science-fiction et du fantastique à celui de l'horreur. Alors, ce n'est pas spécialement gore mais, au final, on se retrouve avec une situation classique où des gens essayent de survivre dans un milieu clos à des créatures qui leur sont supérieures en nombre. Le film part d'une bonne idée et d'un bon scénario mais vire vite à la série B moyenne.

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Pourtant il y a des acteurs sympathiques, Dennis Quaid qui incarne Payton et Ben Foster le caporal Bower. Même les décors sont pas mal faits. Bien que tout le film se passe dans le vaisseau, les lieux sont variés et rendent bien l'impression de grandeur de l'Elysium. J'ai même beaucoup aimé la fin, quand on apprend enfin ce qui s'est passé et la façon dont se termine l'histoire. Bien que le film ne soit pas vraiment ce à quoi je m'attendais, je ne peux pas dire qu'il soit mauvais car il y a des choses intéressantes.

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"Pandorum" possède de très bonnes idées mais laisse au final un léger goût de déjà vu. Il reste cependant agréable à regarder.

Fiche technique :

  • Titre : Pandorum
  • Film américain
  • Année 2009
  • Genre : science-fiction, horreur
  • Réalisateur : Christian Alvart
  • Acteurs principaux : Dennis Quaid, Ben Foster, Cam Gigandet
  • Durée : 1h45

22:35 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

27/04/2010

Angel Heart, de Alan Parker (1987)

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Harry Angel (Mickey Rourke) est un privé de Brooklyn qui est convoqué par un homme appelé Winesap, l'avocat d'un certain monsieur Cyphre (Robert de Niro). Celui-ci aimerait que Harry enquête sur une personne avec qui il a été en affaire il y a quelques années mais dont il n'a plus de nouvelles. Cet homme, Johnny Favorite, avait un contrat avec M. Cyphre dont une close devait prendre effet s'il venait à décéder. La tâche de Harry Angel consiste donc à retrouver la trace de Johnny pour savoir si, oui ou non, il est encore en vie. Mais au fur et à mesure que ses investigations avancent, Harry constate que les personnes qui ont été en contact avec Johnny finissent par mourir assassinées.

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S'il y a quelque chose que j'aime au moins autant qu'un bon film de science-fiction, c'est un bon vieux polar. C'est pas le premier que je critique sur ce blog mais celui-ci est d'une qualité certaine. Alors Mickey Rourke n'a pas la classe d'un Humphrey Bogart, c'est sûr, il incarne au contraire le type de privé un peu miteux qui n'accepte que rarement de grosses affaires et qui commence à s'inquiéter lorsque des cadavres apparaissent. Mais c'est un style que j'aime bien aussi, ça rend le personnage plus humain.

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Le film, par contre, emprunte pas mal de codes des films noirs des années 50. J'aime beaucoup. L'histoire se passe en 1955, et l'enquête d'Angel va l'emmener de New-York en Louisiane. Ambiance bars à jazz, motel vétuste et suspects peu coopératifs, le tout teinté d'une atmosphère donnant dans le mysticisme. On ne tombe toutefois pas dans un scénario de Lovecraft, mais le spectateur, comme le héros, s'aperçoit vite qu'il y a des choses un peu étranges. Le dénouement de l'enquête réserve une bonne surprise.

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Au final, Mickey Rourke est parfait, le film plein de qualités, c'est typiquement le genre d'ambiance que j'aime dans ce type de film. A part quelques scènes un peu sanglantes mais qui ne m'ont pas gênées, le film est génial.

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Fiche technique :

  • Titre : Angel Heart
  • Film britannique, canadien, américain
  • Année 1987
  • Genre : policier
  • Réalisateur : Alan Parker
  • Acteurs principaux : Mickey Rourke, Robert De Niro, Lisa Bonet
  • Durée : 1h55

13:17 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

22/04/2010

G.I. Joe - Le réveil du Cobra, de Stephen Sommers (2009)

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La compagnie M.A.R.S. Industries, spécialisée dans le développement d'armes militaires, a mis au point une ogive contenant des nanomachines capables de mettre en pièces n'importe quel matériau. Les forces spéciales de l'OTAN sont chargées d'escorter quatre de ces ogives à la sortie des usines de M.A.R.S. Industries. Le convoi est attaqué par un groupe fortement armé qui balaye les forces de l'OTAN. Les ogives sont sauvées in extremis par l'intervention d'un autre groupe de puissance égale : le G.I. Joe.

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"G.I. Joe" a été pour moi la bonne surprise de l'été 2009. Après un "Transformers 2" complètement décevant, j'ai trouvé en "G.I. Joe" le film d'action que j'attendais. Ces deux séries ont suivi presque le même parcours et ont été déclinées sur de nombreux supports différents (jouets, comics, séries animées (produites d'ailleurs par le même studio) pour finir sur grand écran). Le réalisateur qui s'y colle est Stephen Sommers (entre autres, les deux très bons premiers films de "La momie") et le résultat est un film Hollywoodien très explosif qui, heureusement, évite la plupart des défauts de "Transformers".

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L'univers de G.I. Joe est presque semblable au nôtre mais se déroule dans un futur plus ou moins proche et donc bénéficie d'une technologie plus avancée. De ce côté là, on est bien servi et la première scène d'action donne le ton. Lorsqu'un seul engin volant du Cobra (l'organisation rivale du G.I. Joe) met en pièces les hélicoptères et les troupes de l'OTAN à coups d'armes à impulsions, on comprend tout de suite que le film va être explosif.

Les cascades et les combats sont aussi assez bien chorégraphiés et le formidable acteur/athlète Ray Park (Darth Maul dans "Starwars" et Toad dans "X-Men") qui incarne ici Snake Eyes, le ninja du G.I. Joe, est fortement mis à contribution (ses performances dans la scène avec le Hummer à Paris sont tout simplement incroyables).

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Le deuxième point fort du film est la grande fidelité par rapport au comic. Il faut savoir que l'univers de G.I. Joe, comme les super-héros Marvel, possède plusieurs centaines de personnages différents. C'est donc avec plaisir que l'on retrouve les principaux dans ce film avec, entre autres, Duke, Scarlett, Snake Eyes, Ripcord, Breaker et le Général Hawke pour le G.I. Joe et Destro, Commander, Zartan, Storm Shadow et la Baronne du côté du Cobra. Alors ces noms ne diront peut-être rien à la majorité des spectateurs, mais quand on connait, encore une fois, ça fait vraiment plaisir. Surtout que leur personnalité est assez respectée : Breaker le spécialiste en communication, Zartan le maître du déguisement, Snake Eyes et Storm Shadow deux ninjas rivaux etc...

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Alors bien sûr le film a tout de même des défauts. Qui dit film américain, dit obligation de mettre des blagues. Heureusement, ce n'est pas omni-présent comme dans "Transformers". Le personnage de Ripcord (qui est blanc à l'origine) est devenu noir et sert d'élément comique en sortant des blagues de temps en temps (peut-on imaginer un film américain sans un noir qui balance des vannes ?). Ils se sont aussi sentis obligés de créer une romance autour du personnage principal, Duke. Malheureusement, c'est la Baronne qu'ils ont choisi (qui est dans le camp ennemi). Avoir fait de la Baronne une ancienne fiancée de Duke ça m'a un peu dérangé mais bon...

Une dernière chose que j'ai trouvé un peu lourd, c'est qu'ils ont fait beaucoup de flashbacks pour expliquer l'histoire de la plupart des personnages. Dans un sens c'est une bonne chose car, comme je l'ai déjà dit, G.I. Joe c'est un univers très riche et donner des explications c'est bien, mais j'ai trouvé que cela alourdit un peu le film. Finalement, j'ai pardonné assez facilement ces défauts.

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"G.I. Joe" donne dans l'action, à 200%, et certaines scènes sont vraiment jouïssives. De plus, l'univers de la série est très bien retranscrit, c'est du bonheur. Le DVD est maintenant trouvable pour même pas 10 euros alors franchement, pourquoi s'en priver ?

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Fiche technique :

  • Titre : G.I. Joe - Le réveil du Cobra
  • Titre original : G.I. Joe - Rise of Cobra
  • Film américain
  • Année 2009
  • Genre : action, science-fiction
  • Réalisateur : Stephen Sommers
  • Acteurs principaux : Channing Tatum, Marlon Wayans, Sienna Miller
  • Durée : 1h58

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Les membres du G.I. Joe.

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Les membres du Cobra.

Avec autant de personnages, Stephen Sommers n'a que l'embarras du choix pour le casting de "G.I. Joe 2" dont la production est prévue pour l'année prochaine. Espérons que la mode des adaptations de comics au cinéma ne s'arrête jamais.

 

16:40 Publié dans Cinéma | Commentaires (2)

20/04/2010

Alice au pays des merveilles, de Tim Burton (2010)

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Alice a maintenant 18 ans et a oublié les aventures qu'elle a vécu au pays des merveilles. Son père est décédé et elle vit avec sa mère et sa soeur qui est mariée. Toute la famille est conviée à une grande réception donnée par un homme d'affaire et lorsqu'Alice apprend que c'est parce que le fils de ce dernier a prévu de la demander en mariage, elle est un peu désemparée. C'est à ce moment qu'elle aperçoit un curieux lapin blanc et décide de le suivre. En effet, les habitants du pays des merveilles ont besoin d'elle, car le jour frabieux approche...

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Tim Burton nous offre sa vision des écrits de Lewis Carroll qui ne se limite pas à "Alice au pays des merveilles" car elle inclut également "De l'autre côté du miroir" et le poème "Jabberwocky". Il est donc normal d'y voir de nouveaux personnages tels que la Reine blanche, qui s'oppose dans le film à la Reine rouge et ses cartes vivantes, mais aussi le Jabberwocky ou encore le Bandersnatch. On retrouve également les personnages classiques du pays des merveilles tels que la chenille bleue, Tweedledum et Tweedledee, le lièvre de Mars, le loir, le chapelier fou etc...

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Pendant que je suis dans les personnages, j'en profite pour parler de ce qui m'a déplu. Le personnage de la Reine blanche (Anne Hathaway), en plus d'être super moche, est joué d'une façon qui la fait passer pour une débile. Alors je ne sais pas si ça vient de l'actrice, des directives du réalisateur ou simplement du personnage tel qu'il est dans "De l'autre côté du miroir", mais en tout cas avec son sourire niais omni-présent, sa façon de se déplacer avec les bras en l'air et son air de j'ai-fumé-un-truc-pas-net-avant-de-tourner, je l'ai détestée. Un peu déçu également par le chapelier fou (Johnny Depp), peut-être par son costume que je n'ai pas trouvé génial et peut-être aussi parce qu'il joue un personnage excentrique et on sent que son jeu d'acteur est quasiment le même que lorsqu'il incarne Jack Sparrow ("Pirates des Caraïbes").

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Les autres personnages, presque tous en images de synthèse, sont magnifiques. Le lièvre de Mars, superbe, on le croirait presque réel. On ne pouvait échapper à la scène où il boit le thé avec le chapelier, un des nombreux moments farfelus du film, qui rappelle bien l'univers de Lewis Carroll. J'ai aussi particulièrement apprecié le chat du Cheshire, tout aussi fou que les autres, et très bien rendu. Je ne vais pas citer tous les autres personnages car tout le reste est bon, peut-être juste un mot sur la Reine rouge (Helena Bonham Carter qui, comme Depp, est une habituée des films de Tim Burton) qui a subi une métamorphose assez incroyable et qui joue à la perfection son rôle de reine méchante et exécrable.

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J'en arrive enfin au meilleur, à savoir les décors merveilleux (d'accord, c'était facile). A la fois beaux, inquiétants, étranges et mystérieux, ils contribuent à créer une atmosphère extrêmement réussie. L'ajout de la 3D est également un plus non négligeable. C'est un régal permanent pour les yeux, on se croirait au beau milieu du pays des merveilles tant c'est crédible. Il vous suffit de regarder les photos mises en illustration pour vous en convaincre.

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"Alice au pays des merveilles" est un très beau film, probablement le meilleur de Tim Burton. Le scénario prend quelques libertés mais reste fidèle aux oeuvres de Lewis C. et globalement cela passe bien. J'ai vraiment bien aimé.

Fiche technique :

  • Titre : Alice au pays des merveilles
  • Titre original : Alice in wonderland
  • Film américain
  • Année 2010
  • Genre : fantastique
  • Réalisateur : Tim Burton
  • Acteurs principaux : Mia Wasikowska, Helena Bonham Carter, Johnny Depp
  • Durée : 1h49

12:12 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)