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11/03/2010

L'assassin habite au 21, par Henri-Georges Clouzot (1942)

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Le commissaire Wens est sur la piste d'un tueur en série qui signe ses actes d'une carte de visite marquée "Monsieur Durand". Son enquête le mène jusqu'à une pension de famille à Montmartre, "Les mimosas". Il décide de se faire passer pour un pasteur et séjourne parmi les pensionnaires. En pleine nuit, une femme est retrouvée assassinée dans la pension. Le commissaire Wens découvre le supposé coupable et l'arrête. C'est alors qu'un nouveau meurtre est commis...

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A part "Le salaire de la peur" je n'avais jamais vu d'autres films de Clouzot. Je l'avais bien aimé ce film. Puis j'ai eu l'occasion d'en voir deux autres d'affilée "Quai des orfèvres" et "L'assassin habite au 21". J'ai préféré ce dernier car j'ai trouvé l'intrigue plus intéressante.

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Le spectateur (comme le commissaire Wens) est mené en bateau car on lui montre des preuves incriminant certains suspects mais finalement il faut se rendre à l'évidence : ce ne sont pas les bons puisque les meurtres continuent. Le scénario est bien pensé mais avec un tantinet de réflexion et d'intuition, on découvre tout de même la solution avant qu'elle ne soit révélée.

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Le dénouement est tout de même plaisant à regarder et laisse planner un certain suspense jusqu'au bout, quand Wens sera confronté au tueur, désarmé et menacé par celui-ci. S'en sortira-t-il ? Ce sera l'occasion en tous cas de voir le meilleur dialogue du film. J'ai bien aimé justement les dialogues, souvent emprunts d'humour ou de sarcasmes. Un film policier bien sympathique.

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Fiche technique :

  • Titre : L'assassin habite au 21
  • Film français
  • Année 1942
  • Genre : policier
  • Réalisateur : Henri-Georges Clouzot
  • Acteurs principaux : Pierre Fresnay, Suzy Delair, Pierre Larquey
  • Durée : 1h24

NB : En ce moment sur Paris Première il y a des soirées Clouzot tous les mardi soirs. Rendez-vous service, délaissez les crétineries des autres chaînes (au hasard, TF1) pour vous offrir une soirée ciné :-)

16:45 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

10/03/2010

Stand by me, de Rob Reiner (1986)

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En 1959, dans une petite ville de l'Oregon, quatre copains, Teddy, Vern, Gordie et Chris, passent leurs vacances d'été à se réunir dans leur cabane. Un jour, Vern apprend une nouvelle de son frère et la rapporte à ses amis. Un adolescent qui a disparu aurait été fauché par un train et son corps giserait dans les bois près de la voie ferrée. Ils décident alors de s'y rendre et de retrouver le corps afin d'en informer la presse et d'avoir leur moment de gloire. Un voyage d'une quarantaine de kilomètres les attend.

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Ce film est adapté d'une nouvelle de Stephen King intitulée "Le corps". Il raconte les aventures d'une bande de copains qui entreprennent un voyage initiatique qui les fera passer de l'enfance à l'adolescence. Leur amitié va être testée, ils devront franchir des obstacles ensemble, se motiver, se protéger et cela sera l'occasion pour eux de s'interroger sur leur vie et leur avenir. Chris, le chef de bande, est considéré comme un voyou car il est le fils d'un voleur. Gordie est ignoré de ses parents depuis que son grand frère, leur enfant préféré, est décédé. Teddy idolâtre son père, un ancien soldat qui a fait le débarquement en Normandie mais qui a perdu la raison et brutalise parfois durement son fils. Enfin, Vern, le bon gros un peu timoré mais qui a tout de même suggéré l'expédition au groupe.

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La personnalité des personnages est très bien développée. Les acteurs, bien que jeunes à l'époque, s'en tirent vraiment bien. Vous avez peut-être reconnu Corey Feldman sur l'affiche, qui incarne Teddy, et qui a joué dans "Les Goonies" un an auparavant. Chris, lui, est incarné par River Phoenix. C'est peut-être plus parlant si je vous dit qu'il incarnera trois ans plus tard le jeune Indiana Jones dans "La dernière croisade". River Phoenix était un acteur apprécié de la profession mais qui a connu une carrière tragique comme Heath Ledger et est décédé en 1993 à l'âge de 23 ans. Notons également la présence au casting de Kiefer Sutherland, tout jeune (il avait 20 ans à l'époque), qui incarne Ace, un voyou à la tête d'une bande de jeunes qui se mettra en travers du chemin de nos quatre compagnons. Bref, un bon casting.

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J'aime bien ce genre de film qui met en avant l'amitié et la fraternité d'une bande de copains. Il offre en plus une bonne analyse de leurs relations au cours de leur parcours initiatique et on suit avec intérêt leur évolution. Un bon film.

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Fiche technique :

  • Titre : Stand by me
  • Film américain
  • Année 1986
  • Genre : aventure
  • Réalisateur : Rob Reiner
  • Acteurs principaux : River Phoenix, Corey Feldman, Wil Wheaton
  • Durée : 1h25

17:25 Publié dans Cinéma | Commentaires (4)

08/03/2010

Le cadet d'eau douce, de Charles Reisner (1928)

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William Canfield (Buster Keaton) revient de la ville où il a fait ses études pour retrouver son père qui possède un vieux bateau, le Stonewall Jackson, qui navigue sur le Mississippi. Son père voudrait en faire un fier marin mais William tombe amoureux de la belle Kitty, fille du propriétaire d'un bateau concurrent, le King, beaucoup plus moderne.

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"Le cadet d'eau douce" est un film muet, enfin, presque muet, puisque la bande sonore ne se contente pas de passer de la musique comme les autres films sans paroles. Beaucoup de bruitages sont rajoutés en fonction de ce qui apparaît à l'écran : un chien qui aboit, un homme qui rit, une voiture qui passe, un coup de vent etc... Comme il n'y a pas beaucoup de dialogues de toutes façons (ils apparaissent traditionnellement sous forme de texte à l'écran), car dans les films de Buster Keaton les gags sont surtout de situation, cela ne gêne aucunement. Au contraire, certains gags sont parfois renforcés avec des effets sonores style un klaxon ou un bruit de casserole. Le film fait parfois un peu cartoon et c'est très distrayant à regarder.

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Deux amoureux et deux rivaux.

Buster Keaton, lui, est au top de sa forme en incarnant un personnage touchant de par sa candeur et qui multiplie les cascades. Les gags sont assez présents et parfois assez convenus et simples mais le film est vieux, à l'époque tout était encore à inventer. Ceci dit quelques uns sont vraiment bien trouvés et drôles, et feront rire le spectateur.

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Un vent à décorner les boeufs !

Entre gaffes et cabrioles, Buster réussit en plus à tourner de très belles scènes avec son personnage, que ce soit lorsqu'il est face à son père ou seul avec Kitty. Un film drôle et émouvant, qui bénéficie en plus d'effets spéciaux assez impressionnants pour l'époque lorsque la tempête se met à dévaster la petite bourgade. Un très bon Buster Keaton.

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Fiche technique :

  • Titre : Le cadet d'eau douce
  • Titre original : Steamboat Bill Jr.
  • Film américain
  • Année 1928
  • Genre : comédie
  • Réalisateur : Charles Reisner
  • Acteurs principaux : Buster Keaton, Ernest Torrence, Tom McGuire
  • Durée : 1h11

17:44 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)

05/03/2010

Mystic river, de Clint Eastwood (2003)

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Jimmy Markum, Dave Boyle et Sean Devine sont trois enfants qui se retrouvent souvent pour jouer ensemble. Un jour, Dave est kidnappé sous les yeux de Jimmy et Sean par un homme qui se fait passer pour un policier. Il sera séquestré pendant quatre jours et subira divers sévices jusqu'à ce qu'il parvienne à s'échapper. Il rentrera chez lui mais cet événement le marquera pour toute la vie, de même que ses amis.

Devenus adultes, Sean (Kevin Bacon) est entré dans la police, Dave (Tim robbins) s'est marié et a eu un fils et Jimmy (Sean Penn), après avoir sombré dans la délinquance et fait de la prison, s'est rangé et a une femme et trois fille. Un drame se produit à nouveau, la fille aînée de Jimmy est retrouvée assassinée. Sean est la personne chargée de l'enquête et s'aperçoit au fur et à mesure des preuves récoltées que Dave pourrait être le coupable.

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"Mystic river" est à la base un roman de Dennis Lehane. Ce nom vous est peut-être familier puisqu'une adaptation d'un autre de ses romans est actuellement à l'affiche au cinéma : "Shutter island". Je n'ai personnellement pas été le voir car je n'aime pas Leonardo DiCaprio et je trouve que Scorsese n'est pas très doué pour les adaptations. Cependant, après avoir lu "Shutter island", j'ai trouvé l'histoire géniale. Je n'ai pas lu, par contre, "Mystic river" et je m'attendais donc à une histoire du même niveau. Etant en plus un film réalisé par Clint Eastwood, qui n'a plus à prouver qu'il est extrêmement doué derrière une caméra, ce film avait tout pour plaire.

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Le scénario est effectivement plaisant. Tim Robbins joue parfaitement son personnage torturé, Dave, qui, même devenu adulte, est toujours hanté par ces quatre jours qu'il a dû passer séquestré. Lorsque les preuves de l'assassinat de la fille de Jimmy commencent à l'incriminer, il se met à paniquer et semble perdre la raison. Avec Sean Penn qui incarne un Jimmy explosif et qui n'a jamais vraiment tiré un trait sur son passé de délinquent, la situation pourrait très vite mal tourner.

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Les faits sont racontés tels qu'un doute planne sur la culpabilité de Dave, doute qu'essaye de balayer Sean. Mais son enquête est gênée par la présence de Jimmy et de ses amis malfrats qui mènent leur propre investigation. Il y a du suspense et le spectateur est tenu en haleine. En fait, tout va bien jusqu'à la fin du film. Et c'est là que l'intérêt s'écroule.

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Je n'en parle pas dans la critique mais Laurence Fishburne incarne le coéquipier de Sean sur l'enquête.

La fin est complètement abjecte. Elle gâche à elle seule tout le film. Je ne peux pas développer sans rien dévoiler mais vraiment c'est une très mauvaise fin. Je ne sais pas si c'est celle du livre mais je le pense ; car, quand on sait que Clint Eastwood est capable de faire des dénouements absolument magnifiques ("Million dollar baby", "Gran Torino"), on se dit que ce n'est pas possible qu'il ait décidé que le film se finisse ainsi. Il y avait moyen de mettre un terme à cette histoire de bien belle façon mais on passe à côté. Une grosse déception à cause de laquelle je ne peux pas recommander ce "Mystic river". Dommage.

Fiche technique :

  • Titre : Mystic river
  • Film américain
  • Année 2003
  • Genre : policier, drame
  • Réalisateur : Clint Eastwood
  • Acteurs principaux : Tim Robbins, Sean Penn, Kevin Bacon, Laurence Fishburne
  • Durée : 2h17

20:59 Publié dans Cinéma | Commentaires (3)

02/03/2010

Transformers 2, la revanche, par Michael Bay (2009)

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Depuis la victoire des Autobots sur les Decepticons, le secteur 7 a été démantelé. Une nouvelle unité spéciale a été créée, le Nest, composée d'Autobots et de soldats américains, afin de contrer les futures attaques Decepticons. Sam, de son côté, se prépare à entrer en fac et se demande comment il va pouvoir entretenir une relation à distance avec Mikaela. Le Nest est inquiet, il doit faire face à des attaques isolées de petits groupes de Decepticons récemment arrivés sur Terre mais il semble que les troupes ennemies se rassemblent en masse.

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L'actrice Megan Fox, ou comment être sûr qu'un maximum d'ados iront voir le film...

"Transformers 2" a été pour moi une immense déception, pire encore que pour le premier film. Je pensais que ça s'améliorerait mais malheureusement, le film plonge encore plus profond dans la médiocrité. Il est bourré de défauts et je vais me faire un grand plaisir de tous vous les citer pour bien vous montrer à quel point Michael Bay est un gros nul.

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John Turturro, un bon acteur qu'on a malheureusement coincé dans un rôle de clown.

Je commence par le scénario qui est truffé d'incohérences. Le personnage incarné par Glenn Morshower et qui a été tué sur la base de SOCCENT dans le 1, réapparaît mystérieusement dans le 2. Même chose pour le robot Bonecrusher, décapité par Optimus Prime dans le 1, il apparaît dans la bataille finale du 2. Ensuite, il y a des erreurs de temps et de lieu. Lors de la bataille finale dans le désert qui se déroule sur plusieurs fronts, Rampage et Long Haul font partie des robots qui s'assemblent pour en former un gigantesque (Devastator) et au même moment, à plusieurs kilomètres de là, sur un autre front, on les voit attaquer les troupes du Nest. C'est incompréhensible.

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On continue avec la scène sur le bateau au-dessus de la fosse des Mariannes. On voit d'abord une vue de haut du bateau où se trouvent plusieurs Constructicons transformés en engins de chantier. Sur ce plan, le robot High Tower a pris l'apparence d'un excavateur mais dans le plan qui suit où ils sont montrés en gros plan, ce n'est plus un excavateur mais une grue. Ils ont dû changer sa forme en cours de production mais ils ne ce sont pas donné la peine de corriger la scène déjà tournée. Il y a encore beaucoup d'erreurs et de choses abracadabrantes de ce style mais je ne vais finalement pas tout citer :-)

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Autre chose particulièrement énervante : il y a beaucoup de clichés. Je m'explique. Une des scènes se déroule en France et qu'est-ce que l'on y voit ? Des personnages qui mangent des escargots et des français qui portent des bérets. C'est tout bonnement inadmissible, à notre époque, de continuer à véhiculer ce genre d'ânerie. Mais ce n'est pas une première pour cet imbécile de Michael Bay. Déjà en 1997, dans son film "Armageddon", il montrait au monde entier qu'en France on porte tous des bérets et qu'on roule en 2CV (oui oui, en France en 1997 on roulait tous encore en 2CV). Mais la France n'est pas la seule touchée, dans la scène à Shanghai on voit l'intérieur d'une habitation avec un petit vieux qui mange un bol de nouilles. La vision du monde selon Michael Bay : les français c'est des bérets qui mangent des escargots et les chinois des petits vieux avec un bol de nouilles. En fait, quand je dis que Michael Bay c'est un imbécile, je suis bien en-dessous de la vérité.

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Continuons dans les aspects pénibles pour parler de ce qui détruit complètement le film. Il est plombé par un humour gras, déplacé et malheureusement omni-présent. Je vous cite quelques exemples de l'humour Michael Bay : deux chiens mâles qui se grimpent dessus (je n'emploierai pas le terme exact pour rester correct), Jetfire (un vieux robot qui perd ses boulons) pète un coup au milieu d'un dialogue et un parachute lui sort de son postérieur, Devastator (le robot géant formé par des engins de chantier) a entre les jambes un scrotum symbolisé par deux boules de démolition, Wheelie (un Minibot de la taille d'une voiture télécommandée) qui se frotte tel un chien en rut sur la jambe de Mikaela... bref vous le voyez, Michael Bay se complaît dans les blagues pipi caca. L'humour du film, en plus d'être plus présent que l'action, est particulièrement lourd et transforme le film en comédie navrante.

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Je parle d'action car, oui, il y en a. Mais les scènes de combat m'ont toutes laissées sur ma faim. Le film bénéficie d'un budget colossal et vu le design des Transformers, on se dit qu'il y a de quoi faire des batailles épiques. Il n'en est rien. Le ton est donné dès le début du film, Demolishor apparaît, détruit un ou deux hélicoptères, s'enfuit puis meurt. Sideways, lui, ne détruit rien, il s'enfuit, se transforme une fois, puis meurt. Même le génial Devastator, on s'attend à un combat au sommet... mais non. Une fois assemblé il aspire un Autobot, détruit une pyramide, et meurt. A chaque fois on s'attend à quelque chose de grandiose, mais finalement tout tombe à plat. Et dire que dans les bonus du DVD on voit certaines scènes comme celle de Sideways qui devaient être beaucoup plus longues avec plus d'action mais finalement cela a été coupé. On aurait préféré moins de blagues débiles et plus de combats.

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Sideways, un Decepticon qui a de la classe (mmm l'Audi R8), mais qui ne fait rien dans le film.

Tout n'est cependant pas à jeter, le gros combat d'Optimus au milieu du film est plaisant. L'assemblage de Devastator est vraiment superbe. Michael a essayé d'introduire beaucoup de Transformers différents (Insecticons, Constructicons, Minibot, Pretender ...). Tiens oui, j'ai oublié le coup du Pretender, un robot ayant l'apparence d'un humain (une femme en l'occurence) et qui est raté. On dirait le T-X de "Terminator 3". Dans l'oeuvre originale, ce n'était pas ça du tout un Pretender, mais bon... D'autres personnages sont très réussis comme le vieux Jetfire ou Wheelie (quand on ne se sert pas d'eux pour des vannes pourries). En gros, les passages plaisant existent mais sont noyés au milieu de scènes médiocres.

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Sur les 2h30 du film, on peinera à trouver ne serait-ce que 30 minutes de scènes intéressantes, tout le reste, j'en suis le premier désolé, c'est de la merde.

Fiche technique :

  • Titre : Transformers 2, la revanche
  • Titre original : Transformers, revenge of the Fallen
  • Film américain
  • Année 2009
  • Genre : comédie, science-fiction
  • Réalisateur : Michael Bay
  • Acteurs principaux : Shia LaBeouf, Megan Fox, John Turturro
  • Durée : 2h24

20:23 Publié dans Cinéma | Commentaires (2)

01/03/2010

Gomorra, de Matteo Garrone (2008)

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Italie, de nos jours. La ville de Naples et sa banlieue est dominée par la Camorra. Cette mafia napolitaine pèse sur les habitants dont certains décident de faire sécession. Ils sont alors considérés comme des traîtres et un affrontement entre les deux se profile. Don Ciro, chargé par le clan de distribuer de l'argent à la famille des membres qui sont en prison ou décédés, se heurte alors à ceux qui ne veulent plus de son argent. Maria, elle aussi, est tiraillée entre les deux camps : son mari loyal au clan est en prison mais son fils rejoint les sécessionistes ce qui la place en difficulté. Marco et Ciro sont, eux, deux jeunes imbéciles qui se croient être les rois du monde depuis qu'ils ont réussi à piller une cache d'arme de la Camorra. Toto est un gamin qui vit dans cette banlieue et aimerait intégrer un gang. Pasquale est un grand couturier qui vend ses talents au noir et en secret à une société chinoise rivale de la Camorra. Enfin, Roberto et Franco tiennent un business illégal de stockage de déchets toxiques.

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Je ne m'étais jamais intéressé à ce film, tout simplement à cause de l'affiche très moche qui montre deux gamins en slip en train de tirer avec des armes à feu. Avec le temps j'en ai quand même entendu parler et j'ai donc appris que cela parlait de la mafia italienne. Je ne voyais toujours pas le rapport avec l'affiche et j'avais continué à zapper le film. Puis j'ai eu l'occasion de le voir et ma foi, je l'ai trouvé plutôt intéressant.

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J'aime beaucoup ces films qui nous plongent dans des milieux que l'on ne connait pas bien. Dans le même genre, j'avais trouvé sympa le film "Young yakuza" de Jean-Pierre Limosin qui se voulait un documentaire, plus qu'autre chose, sur la mafia japonaise. Ici, on délaisse le documentaire pour nous présenter différentes intrigues fictives. Du coup, on se demande quel est le degré de réalisme du film. Est-ce vraiment comme ça dans les banlieues de Naples ? Est-ce que le réalisateur à exagéré un peu ? Beaucoup ? J'avoue que je me suis posé la question. D'autant plus que l'unité de temps du film n'est pas très claire (plusieurs jours ? semaines ? mois ? ) mais les morts, eux, s'accumulent.

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On suit donc l'histoire de différents personnages, dont certains se croisent alors que d'autres ne se connaissent pas. Les histoires s'entrecoupent au lieu de simplement se suivre. La plupart sont intéressantes et nous montre différentes facettes de la vie de ces habitants de banlieue. Mais, encore une fois, impossible d'évaluer le degré de réalisme de ce film. Un autre reproche que je ferais, c'est qu'on nous présente beaucoup de personnages et qu'il est parfois difficile de comprendre le rôle de chacun. J'avoue que je n'avais pas compris en voyant le film pourquoi Don Ciro passait son temps à distribuer des billets à des gens et pourquoi certains le menaçaient de mort. Je ne suis pas un expert en fonctionnement de familles mafieuses et j'aurais aimé que certaines choses soient expliquées.

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"Gomorra" nous apprend finalement peu de choses, on savait déjà que dans les milieux où la mafia est présente il ne fait pas bon vivre. Toutefois les histoires racontées sont intéressantes à suivre et le film mérite d'être vu.

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Fiche technique :

  • Titre : Gomorra
  • Film italien
  • Année 2008
  • Genre : drame, mafia
  • Réalisateur : Matteo Garrone
  • Acteurs principaux : Salvatore Abruzzese, Gianfelice Imparato, Maria Nazionale
  • Durée : 2h15

16:46 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)

26/02/2010

Godzilla vs Destroyah, de Takao Okawara (1995)

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Godzilla n'est pas sorti indemne de son combat contre Spacegodzilla. La trop grande quantité d'énergie atomique qu'il a dû absorber l'a transformé en réacteur nucléaire, qui menace à tout moment d'exploser. Hors de contrôle, Godzilla provoque des ravages. Une nouvelle arme est testée, le Super X III, destinée à geler le monstre, ou tout du moins baisser sa température qui ne cesse d'augmenter. Parallèlement, un scientifique tente de reprendre les études du Dr Serizawa et de les appliquer dans le domaine de l'agronomie. Il analyse des échantillons de terrain prélevés sur le site où à été utilisé le destructeur d'oxygène (qui avait permis de tuer Godzilla dans le 1er film). Il s'aperçoit qu'une forme de vie a été créée suite à l'utilisation de cette arme. Cette forme de vie, sortie de son habitat, évolue et s'échappe du laboratoire. Elle va connaître une croissance exponentielle et devenir extrêmement dangereuse.

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Très joli plan nocturne avec un Godzilla en fusion au fond.

Depuis ma critique de "Godzilla", j'ai visionné beaucoup de kaiju eiga (quasiment que des Godzilla en fait) où le bon côtoyait parfois le ridicule mais quand on est fan, ça ne compte pas. Il y a même eu des bonnes surprises, comme ce "Godzilla vs Destroyah". Comme ce blog est quand même censé présenter ce que je regarde, il était juste que je fasse une critique d'un autre Godzilla.

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Ce qui se passera si Godzilla explose.

Ce film est la suite directe de "Godzilla vs Spacegodzilla" sorti un an auparavant. Beaucoup de films de la série se suivent d'ailleurs (mais c'est déjà pas évident d'en voir, alors les voir dans l'ordre... ). Il y a deux choses que j'ai bien aimé. Tout d'abord un effort a été fait au niveau des effets spéciaux. Un type dans un costume pour jouer Godzilla, ça passe en  1954, mais en 1995 c'est complètement dépassé. Deux ans auparavant, "Jurassic Park" débarquait sur les écrans du monde entier et présentait des dinosaures en images de synthèse magnifiques. Mais les japonais sont plus traditionnels, point d'image de synthèse donc (il faut dire que le budget 10 fois moins élevé que "Jurassic Park" en est aussi la raison). Il faudra attendre 1999 avant d'avoir de l'image de synthèse dans un Godzilla (je ne compte pas le film de Roland Emmerich qui pour moi n'est pas un vrai Godzilla).

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Pourtant, comme je le disais, un effort a été fait pour que le film fasse moins plastique (ce qui est le principal reproche fait à la série en fait). Et le résultat est très satisfaisant : un Godzilla aux écailles craquelées où circule une sorte de lave en fusion est particulièrement réussi. Destroyah bénéficie également d'un design très classe. Cela change des autres kaiju de la série dont certains sont vraiment ridicules (genre Megalon). L'aspect de Destroyah change au fur et à mesure de sa croissance. D'abord de la taille d'un insecte, il aura ensuite la taille d'un homme. C'est à ce moment qu'une scène très très proche d'"Alien 2" aura lieue où la G-Force (l'équipe spéciale chargée en temps normal du contrôle de Godzilla) chassera Destroyah dans une grande usine. Destroyah finira par atteindre la taille de Godzilla et prendra alors sa forme définitive (que vous pouvez voir sur l'affiche).

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Evolution finale de Destroyah.

Le deuxième point intéressant, c'est le scénario. Le film tisse de nombreux liens avec le tout premier "Godzilla". La cause de l'apparition de Destroyah est l'utilisation du destructeur d'oxygène par le Dr Serizawa (qui s'est suicidé après avoir détruit ses notes pour que son arme disparaisse avec lui). De même, la fille et le petit fils du professeur Yamane apparaissent comme conseillers auprès de la G-Force. L'actrice jouant Emiko Yamane est la même que dans le "Godzilla" de 1954. Malheureusement le professeur Yamane n'apparait pas car l'acteur Takashi Shimura est décédé en 1982, son portrait sera tout de même montré à l'écran. Bref, beaucoup de références, couplé au fait qu'ils ont essayé de faire une histoire crédible plutôt que de montrer un énième kaiju qui apparaît d'on-ne-sait-où, cela rend "Godzilla vs Destroyah" intéressant à regarder.

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L'actrice Momoko Kochi, qui reprend le même rôle que dans le film de 1954 (c'est elle sur la dernière photo de mon autre critique, à côté du Dr Serizawa)

Toutes ces qualités le placent dans le top des films de Godzilla. C'est dommage qu'ils ne soient pas tous de ce niveau là. Probablement le meilleur que j'ai vu avec le premier "Godzilla" de 1954.

Fiche technique :

  • Titre : Godzilla vs Destroyah
  • Film japonais
  • Année 1995
  • Genre: film de monstre (kaiju eiga)
  • Réalisateur : Takao Okawara
  • Acteurs principaux : Takuro Tatsumi, Yōko Ishino, Yasufumi Hayashi
  • Durée : 1h43

20:33 Publié dans Cinéma | Commentaires (4)