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20/01/2010

La folle journée de Ferris Bueller, de John Hughes (1986)

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Je vous mets l'affiche américaine car la française est moche.

Ferris Bueller (Matthew Broderick) est un lycéen en terminale qui décide de sécher une journée de cours pour la passer à s'amuser avec son ami Cameron, un peu coincé. Les examens de fin d'année sont proches et c'est peut-être la dernière occasion de profiter d'une belle journée ensemble avant qu'ils ne se séparent pour aller chacun dans une université différente. Ferris a tout prévu dans les moindres détails : convaincre ses parents qu'il est souffrant et doit rester au lit, appeler Cameron qui, lui, est vraiment malade, pour qu'il l'aide dans sa combine destinée à faire sortir sa copine du lycée. Tous les trois partent alors en balade dans la Ferrari du père de Cameron. Mais c'est sans compter sur Edward R. Rooney, le surveillant général du lycée, qui a flairé le coup fourré et va tout faire pour coincer Ferris.

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Si vous n'avez jamais entendu parler de Ferris Bueller, honte à vous. Héros d'un film culte des années 80, c'est le modèle que tout lycéen vénère : aimé de tout le lycée (sauf de sa soeur qui le déteste), toujours prêt à faire les 400 coups et qui ne se fait jamais pincer. Qui n'a jamais séché les cours pour passer du temps avec ses amis ? Ce film nous rappelle à tous ces bons moments, mais force est de constater que dans cet art, Ferris Bueller est un maître absolu. Car il est bien décidé à faire passer à ses amis la meilleure journée de leur vie : virée en Ferrari, combine pour déjeuner dans un grand restaurant, match de baseball ou encore interprêter "Twist and shout" des Beatles sur un char lors d'un défilé.

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Les délires s'enchaînent et le pauvre Rooney ne sera pas au bout de ses peines. Car Ferris a vraiment tout prévu et ne se laisse pas coincer aussi facilement. L'excellent jeu d'acteur de Jeffrey Jones, qui incarne le surveillant, contribue à faire de ce film une pure comédie. Mais ce serait une erreur de penser qu'on a ici à faire à une ode aux cancres et à la glandouille. Bien au contraire, Ferris est bien conscient de son avenir et s'interroge sur la fac, son futur, sa copine qu'il aimerait épouser... il est loin d'être un idiot et n'hésite pas à parler directement au spectateur pour lui faire part de ce qu'il pense.

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" Je te coincerai, Ferris ! "

Ce film est une pure jubilation dès la première seconde jusqu'au générique de fin inclu. Il a marqué tout une génération, de même que le thème "Oh yeah" de Yello, désormais indissociable du film. C'est à cela qu'on reconnait les films cultes : quand des oeuvres plus récentes y font référence. Donc aucun doute possible, "La folle journée de Ferris Bueller" est culte. Un régal, une bouffée d'air frais qui nous fait apprécier chaque instant de la vie car, comme le dit Ferris, "elle passe bien trop vite". Dieu que c'est vrai !

Fiche technique :

  • Titre : La folle journée de Ferris Bueller
  • Titre original : Ferris Bueller's day off
  • Film américain
  • Année 1986
  • Genre : comédie
  • Réalisateur : John Hughes
  • Acteurs principaux : Matthew Broderick, Alan Ruck, Jeffrey Jones
  • Durée : 1h42

Aller, je me fais plaisir. Voici l'une des nombreuses scènes cultes du film (vous pouvez cliquer sur la vidéo pour aller sur youtube et la mettre en plein écran) :

11:56 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

19/01/2010

Les Muppets dans l'espace, de Tim Hill (1999)

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Gonzo est déprimé. Etant le seul spécimen de son espèce, il se sent à l'écart des autres. Même son ami Rizzo le rat ou Kermit la grenouille n'arrivent pas à le réconforter. Mais lorsqu'il va intercepter des messages étranges en provenance de l'espace, il y voit là un signe et va tout faire pour rencontrer ces mystérieux extra-terrestres. Mais une agence gouvernementale est également sur le coup et Gonzo aura besoin de l'aide de toute sa troupe pour se sortir des ennuis dans lesquels il va se plonger.

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J'aime particulièrement ce film et ce, pour plusieurs raisons. Tout d'abord, j'adore les Muppets et ça tombe bien car ce sont eux les personnages principaux du film. J'entends par là que contrairement au "Magicien d'Oz des Muppets" (par exemple), il n'y a pas d'acteur humain comme personnage principal et des Muppets comme faire valoir ; non, ici, ils sont sur le devant de la scène, les acteurs humains tenant seulement des rôles secondaires et on en voit très peu. La deuxième chose appréciable c'est qu'il y a très très peu de chansons. Si je reprends le même exemple que tout à l'heure où il y a une chanson toutes les dix minutes, ici il ne doit y en avoir qu'une ou deux pendant tout le film et c'est l'occasion de voir les Muppets faire leurs pitreries, c'est donc assez divertissant.

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Si l'on parvient à laisser de côté la naïveté de certaines scènes (c'est quand même un film pour enfants à la base), on se retrouve avec un condensé de tout ce qui fait l'intérêt des Muppets : des passages à mourir de rire, des phrases cultes (le doublage français n'a rien à envier aux voix en VO) et des personnages bougrement attachants. On oublie que ce sont des marionnettes, on ne s'ennuit pas et on passe un très bon moment aux côtés de Kermit, Piggy, Pépé la crevette, Fozzie l'ours, Gonzo, Rizzo le rat et le reste de la bande, que l'on soit un petit ou un grand enfant :-)

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Fiche technique :

  • Titre : Les Muppets dans l'espace
  • Titre original : Muppets from space
  • Film américain
  • Année 1999
  • Genre : comédie, marionnettes
  • Réalisateur : Tim Hill
  • Marionnettistes principaux : Frank Oz, Dave Goelz, Steve Whitmire
  • Durée : 1h24

 

13:07 Publié dans Cinéma | Commentaires (3)

18/01/2010

2ème sous-sol, de Franck Khalfoun (2008)

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Le soir du 24 décembre, alors que sa famille l'attend pour le réveillon de noël, Angela travaille un peu plus tard que prévu. Elle sort la dernière du bureau et se dirige vers le parking pour prendre sa voiture. Malheureusement, un problème technique l'empêche de démarrer. Elle demande de l'aide au gardien. Mais celui-ci va utiliser un stratagème pour la kidnapper et la forcer à passer le réveillon avec lui.

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Cette critique va aller très vite. Le scénario est con. Le personnage du gardien qui tient le rôle du "méchant psychopathe qui enlève des femmes pour les tuer" ne suscite aucune émotion car, malgré le fait que la femme soit attachée, il est courtois, gentil et ne hausse absolument pas la voix. Du coup, un thriller qui n'engendre pas la peur ni même la plus petite angoisse, c'est un peu embêtant. Il faudra attendre plus de la moitié du film pour voir enfin une scène gore (la seule du film en fait) qui donnera enfin une bonne raison à Angela de paniquer et de s'enfuir.

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On assiste alors à un jeu du chat et de la souris dans le parking. Des scènes grotesques s'enchaînent, telle celle où le gardien place une lance d'incendie dans le haut d'une cage d'ascenseur et ouvre la vanne, dans le but de noyer Angela qui est enfermée dans l'ascenseur juste en dessous en le remplissant complètement d'eau. Mais bien sûr... On en attendait un peu plus d'Alexandre Aja, un spécialiste français de l'horreur, qui a produit et co-scénarisé ce film. Alexandra Aja, c'est le réalisateur de l'excellent "Haute tension", du remake de "La colline a des yeux" ou encore du récent "Mirrors". On se demande ce qu'il est venu faire dans l'équipe de ce film.

Pour résumer : c'est super nul.

Fiche technique :

  • Titre : 2ème sous-sol
  • Titre original : P2
  • Film américain
  • Année 2008
  • Genre : thriller
  • Réalisateur : Franck Khalfoun
  • Acteurs principaux : Rachel Nichols, Wes Bentley, Simon Reynolds
  • Durée : 1h38

 

16:06 Publié dans Cinéma | Commentaires (2)

16/01/2010

[REC]², de Jaume Balagueró et Paco Plaza (2009)

Précédemment, dans [REC] :
Une journaliste effectue un reportage de nuit au sein d'une caserne de pompiers. Suite à un appel d'urgence, elle suit une équipe d'intervention jusqu'à un immeuble où, semble-t-il, une personne âgée aurait besoin de secours. La police est déjà sur place et essaye de calmer des tensions entre les habitants de l'immeuble rassemblés dans le hall. Alors que tout le monde est à l'intérieur, le bâtiment se retrouve subitement en quarantaine pour raison de santé et les forces de l'ordre scellent tous les accès, sans donner d'explication. Alors que les résidents paniquent et cèdent à la colère, la situation dans l'immeuble empire.

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Le contact avec l'intérieur de l'immeuble est perdu. Une brigade d'intervention spéciale est dépêchée sur place afin de recueillir des informations sur la situation. Un spécialiste des services de santé les accompagne. Une fois à l'intérieur, ils vont peu à peu découvrir les horreurs qui se sont passées ainsi que le véritable but de leur mission.

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Suite directe du premier volet, [REC]² commence à la seconde même où [REC] se termine. Je n'avais pas franchement aimé le premier qui honnêtement ne présentait que peu de qualités : film à la première personne classique lorgnant du côté du film de zombies. J'ai du coup été voir ce film avec quelques à priori, d'autant plus que le film se passe exactement dans le même décor que le premier. J'ai heureusement été agréablement surpris. [REC]² innove.

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On s'en rend compte dès le début du film, la narration présente une grosse nouveauté. Les quatre membres de l'unité spéciale possèdent tous une caméra embarquée sur leur casque, en plus de la traditionnelle caméra utilisée dans ce genre de film. Chaque caméra embarquée est reliée à la caméra principale, ainsi le cadreur peut à tout moment afficher en surimpression dans un coin l'image d'une des quatre autres caméras, voir même la mettre en plein écran. Du jamais vu qui contribue à renforcer l'angoisse de certaines scènes en montrant plusieurs points de vue simultanés. On est loin de "Paranormal Activity", le film inquiète et on dénote pas mal de scènes gores.

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[REC]² va même plus loin en utilisant une narration en deux temps. La brigade spéciale rencontrera à un moment du film un autre groupe de personnes ayant pénétré l'immeuble et l'histoire sera ensuite vue depuis le début sous forme de flashback mais à travers la caméra de ce second groupe jusqu'à leur rencontre avec la brigade. Pas mal. L'ambiance de ce film est également très différente de [REC]. Cette fois on se rapproche du film "L'exorciste", on passe du domaine des zombies à celui des possessions démoniaques et de la religion. La liaison avec le premier film est parfaite, tout est expliqué, la fin est plaisante et suffisamment ouverte pour faire un [REC]3.

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Dans le petit monde des films à la première personne, [REC]² crée la surprise. Dans un genre où la marge d'innovation est des plus restreinte, il arrive à surprendre et à se démarquer des autres avec des idées très bien trouvées. [REC]² se place sans problème en tête des films du genre.

Fiche technique :

  • Titre : [REC]²
  • Film espagnol
  • Année 2009
  • Genre : horreur
  • Réalisateurs : Jaume Balagueró et Paco Plaza
  • Acteurs principaux : Manuela Velasco, Óscar Sánchez Zafra, Ariel Casas
  • Durée : 1h25

 

16:34 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

14/01/2010

M le maudit, de Fritz Lang (1931)

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Berlin, fin des années 20. La ville est en proie à un tueur en série qui enlève des petites filles pour les assassiner. La population a peur, la police enquête mais l'assassin ne laisse aucun indice. Les nombreuses descentes des forces de l'ordre finissent par gêner différentes organisations criminelles dans leurs affaires, elles décident donc de rechercher ce tueur via leur propre réseau d'investigation.

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Chef d'oeuvre unanimement reconnu et film majeur de la filmographie de Fritz Lang, "M le maudit" m'a laissé tout de même un peu perplexe. Un scénario linéaire, des dialogues qui n'ont rien d'extraordinaire (à noter que c'est le premier film parlant de Fritz Lang) et une scène finale censée être la scène clef du film mais qui réserve peu de surprises. Toutefois, certains sujets intéressants sont abordés tels que l'auto-justice et je n'ai pu m'empêcher de faire le rapprochement avec une scène analogue de "Lady Vengeance" que j'ai vu il y a peu et qui est sorti plus de 70 ans après (!).

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Je dois cependant reconnaitre que l'esthétique du film est assez travaillée. Je prends par exemple la première apparition du tueur : on ne le voit pas en personne mais juste son ombre qui glisse sur son avis de recherche émis par la police pour avertir la population. Une belle façon de montrer la menace insaisissable qu'il représente. Très stylé. Il y a aussi des prises de vue assez recherchées dans certaines scènes et qui sont destinées à surprendre le spectateur. C'est finalement peut-être dans cette direction qu'il faut chercher afin d'apprécier ce film à sa juste valeur.

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Loin d'être un mauvais film, "M le maudit" reste un classique aux qualités visuelles indéniables.

Fiche technique :

  • Titre : M le maudit
  • Titre original : M – Eine Stadt sucht einen Mörder
  • Film allemand
  • Année 1931
  • Genre : policier
  • Réalisateur : Fritz Lang
  • Acteurs principaux : Peter Lorre, Otto Wernicke, Gustaf Gründgens
  • Durée : 1h57 *

* La durée officielle du film est de 1h57. Cependant ce film très ancien a été restauré et a connu plusieurs versions, de différentes longueurs, dont la plus courte fait 1h29.

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15:48 Publié dans Cinéma | Commentaires (4)

13/01/2010

Slevin, de Paul McGuigan (2006)

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Slevin (Josh Hartnett) est un type qui n'a vraiment pas de chance. Viré de son boulot, il perd son appartement et sa copine le fait cocu. En se rendant chez son copain Nick, il se fait en plus casser la figure. Alors qu'il pense toucher le fond, des mafieux débarquent et, le prenant pour Nick, l'emmène chez le parrain local, le Boss (Morgan Freeman), qui lui demande de rembourser une forte somme d'argent, qu'il n'a pas. Le Boss lui propose alors un marché : sa dette sera annulée s'il tue le fils de son rival, le Rabbin (Sir Ben Kingsley).

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Si quand on vous dit Paul McGuigan vous pensez à "Push", un film médiocre de gens avec des super pouvoirs façon "X-Men" ou "Heroes" sorti en 2009, vous aurez raison. Par contre vous aurez tort si vous pensez que toute la filmographie du réalisateur est du même niveau. Slevin est le parfait contre exemple. Ce film est excellent. Sous ses abords de comédie, Slevin cache en fait un scénario complexe et extrêmement bien ficelé. Beaucoup de mystères, quelques rebondissements et un twist final tout simplement à tomber à la renverse.

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Les acteurs sont très bien choisis : Josh Hartnett en parfait looser se faisant manipuler, Bruce Willis en homme mystérieux, et Morgan Freeman et Ben Kingsley en rivaux mafieux. Le pauvre Slevin se retrouve au milieu d'une guerre entre le Boss et le Rabbin mais ne se laisse jamais abattre et a toujours le mot pour rire (ce film contient un nombre de répliques cultes impressionnant !). Le ton reste quand même inquiétant malgré l'humour très présent. Gags, mafia, gros bras, tueur à gage et pauvres victimes, on en redemande !

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Parfait mélange de comédie et de suspense, le tout agrémenté d'une intrigue bien fournie. Du tout bon !

Fiche technique :

  • Titre : Slevin
  • Titre original : Lucky number Slevin
  • Film américain
  • Année 2006
  • Genre : mafia, comédie
  • Réalisateur : Paul McGuigan
  • Acteurs principaux : Josh Hartnett, Morgan Freeman, Sir Ben Kingsley, Lucy Liu, Bruce Willis
  • Durée : 1h48

00:13 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

11/01/2010

Elémentaire, mon cher... Lock Holmes, de Thom Eberhardt (1989)

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John Watson (Ben Kingsley) est un homme à l'érudition et aux capacités intellectuelles remarquables qui lui ont permis d'aider la police à plusieurs reprises. Mais afin de ne pas compromettre sa carrière de médecin, il attribue toutes ses déductions à un personnage imaginaire : Sherlock Holmes. Il engage alors un acteur, Réginald Kincaid (Michael Caine) afin d'incarner ce brillant personnage. Malheureusement, Kincaid se révèle être un coureur de jupons, un joueur et un ivrogne. Agacé, Watson décide de se réapproprier le personnage, mais il est trop tard, la célébrité de Sherlock Holmes auprès de la population le dépasse complètement.

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Avec la sortie imminente d'une énième adaptation au cinéma de Sherlock Holmes, avec Robert Dawney Jr., je n'ai pu résister à l'envie de ressortir "Elémentaire, mon cher... Lock Holmes" du fond de ma vidéothèque pour un revisionnage. Ce film part d'une idée absolument géniale, celle d'inverser les rôles de Holmes et de Watson. Ainsi, Holmes est un personnage gaffeur, multipliant les bourdes tant gestuelles que verbales, provoquant l'exaspération de Watson à chaque instant.

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Le duo comique, incarné avec grand talent par les deux acteurs britanniques que sont Sir Michael Caine et Sir Ben Kingsley, fonctionne merveilleusement bien. Voir Watson communiquer en public avec Holmes par signes discrets afin de lui faire comprendre ce qu'il doit faire ou dire est hilarant. Tout comme les pitreries de Holmes sur les lieux d'investigation, afin d'occuper l'inspecteur Lestrade qui le suit comme un petit chien dans le but de le prendre de vitesse, permettant ainsi à Watson d'examiner tranquillement la scène pour trouver des indices. Excellent.

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On ne pouvait rêver deux meilleurs acteurs pour ces rôles. On ne se lasse pas de voir Michael Caine dans ce rôle de cuistre à l'air ahuri et Ben Kingsley camper un Watson exaspéré, levant les yeux aux ciel à la moindre erreur de son partenaire. Une comédie tout simplement géniale !

Fiche technique :

  • Titre : Elémentaire, mon cher... Lock Holmes
  • Titre original : Without a clue
  • Film britannique
  • Année 1989
  • Genre : comédie
  • Réalisateur : Thom Eberhardt
  • Acteurs principaux : Sir Michael Caine, Sir Ben Kingsley, Paul Freeman
  • Durée : 1h45

 

12:42 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)