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24/04/2012

Hunger games, de Gary Ross (2012)

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La grande nation de Panem a autrefois connu la guerre. Ses 13 districts se sont révoltés contre le Capitole, son impitoyable capitale. Durant le conflit, le district 13 a été complètement anéanti et la révolte a pris fin. Afin de contenir à tout jamais tout désir de rébellion, le gouvernement a mis en place les Hunger games : chaque année, un garçon et une fille de chaque district, les Tributs, sont sélectionnés pour se battre à mort lors d'un jeu médiatisé en direct, afin de commémorer les tragiques événements qu'à connu Panem. Le vainqueur étant le dernier Tribut à rester en vie.

Katniss est une fille de 16 ans du 12e district. Elle a l'habitude de partir chasser et de subvenir aux besoins de sa mère et de sa petite soeur Primrose. Lors du processus de sélection pour les Hunger games, le nom de Primrose est tiré au sort. Katniss se porte alors immédiatement volontaire pour prendre la place de sa soeur.

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"Hunger games" c'est quand même bien calqué sur "Battle royale", un film que j'ai déjà évoqué dans d'autres critiques. Les fans de "Hunger games" ont beau dire que ça n'a rien à voir, les faits sont là : une petite recherche sur internet montre que le livre a déjà fait polémique à ce sujet quand il est sorti. Bien sûr, l'auteur indique qu'elle n'avait jamais entendu parler de "Battle royale" quand elle a écrit son livre mais, pour concevoir un pitch parfaitement identique, à savoir la mise en place par le gouvernement d'un jeu cruel et mortel dans le but de contrôler une partie de la population et dont les candidats seront tirés au sort, c'est quand même une sacrée coïncidence. Mais bon, admettons : c'est pareil mais elle n'a pas fait exprès. Au final ce n'est pas très important mais je tenais à le souligner quand même.

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D'autant plus que si le fond est identique, la forme est différente puisqu'il s'agit ici d'un jeu télévisé retransmis en direct à travers tous les districts ; un jeu mortel dans le genre de "The running man" (d'ailleurs ce film est aussi tiré d'un roman de Stephen King qui n'a, lui non plus, pas du tout été inspiré par "Le prix du danger", bon j'arrête on va croire que je fais une fixation). Cet aspect implique un certain nombre de choses. Tout d'abord les candidats sont entraînés à combattre et à survivre avant d'être lâchés dans l'arène. On assiste donc à une plutôt longue période de préparation qui fait que le jeu en lui-même ne commence qu'à la moitié du film. J'ai trouvé dommage ces longueurs avant d'entrer dans le vif du sujet.

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J'imagine que c'était cependant nécessaire car Katniss est censée devenir à travers ce jeu un symbole d'espoir pour la population et une source d'inquiétude pour le gouvernement. Difficile donc de zapper la partie "présentation au public" et je pense que le réalisateur a voulu coller au plus près du roman même si honnêtement, j'ai trouvé que des passages étaient superflus. On en arrive donc au jeu lui-même qui, médiatisation à outrance oblige, a une atmosphère beaucoup moins intimiste et oppressante que "Battle Royale" où on était pendant tout le film enfermé avec les candidats, sans espoir de sortir. Ici, on passe du Capitole à l'arène et aux districts et ce sentiment de confinement n'apparaît pas. "Battle royale" proposait aussi une analyse psychologique beaucoup plus poussée alors que là on assiste plus à des jeunes menant simplement une guérilla (normal vu qu'ils ont été entraînés pour).

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Il y a cependant quelques scènes assez touchantes, tous les candidats ne désirant pas forcément tous se battre même si leur vie en dépend. Un aspect qui est, encore une fois, moins développé que dans "Battle royale". Cependant, si le film japonais se voulait justement très psychologique, on sent que l'objectif de "Hunger games" est différent et s'inscrit dans un plan plus complexe qui va se dévoiler dans la suite (c'est du moins ce que j'ai senti en lisant le résumé du deuxième roman). De quoi donner envie de voir le prochain film donc.

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J'ai passé un bon moment devant ce film et, même si la comparaison avec "Battle royale" était inévitable, il s'en sort bien. Le sujet est identique mais raconté de façon légèrement différente et donc ça passe. Pour moi, c'est pas aussi culte que "Battle royale", mais ça vaut le coup. Vraiment.

Fiche technique :

  • Titre : Hunger games
  • Film américain
  • Année : 2012
  • Genre : action, drame
  • Réalisateur : Gary Ross
  • Acteurs principaux : Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth
  • Durée : 2h22

20:01 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)

09/04/2012

La dame en noir, de James Watkins (2012)

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Arthur Kipps, un jeune avocat londonien, se rend dans un petit village afin de s'occuper des affaires d'Alice Drablow, une cliente récemment décédée. Sur place, les habitants se montrent peu amicaux et Arthur décide de s'intaller dans le manoir désert de sa cliente. Alors qu'il s'emploie à étudier les documents de la défunte, une mystérieuse dame en noir ne cesse de faire apparition dans la demeure.

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Même si j'aime bien les films d'épouvante, j'avoue que c'était surtout à cause de Daniel Radcliffe que j'ai vu ce film. Je voulais voir si, sorti de la saga Harry Potter (où il n'était déjà pas bon), il pouvait se montrer plus convaincant. Je passerai sur le fait qu'il n'est déjà pas crédible en père de famille et, malheureusement, la platitude de son jeu d'acteur est toujours aussi visible que dans ses précédents films : il a du mal à jouer la comédie, et ça se voit.

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Le film en lui-même n'est pas inintéressant, bien que le scénario soit classique (adapté d'un roman à ce que j'ai lu). Un esprit tourmenté hante un lieu à cause d'un événement tragique qui s'est déroulé dans le passé et c'est au personnage principal de découvrir quoi et de faire ce qu'il faut pour se débarrasser de cette apparition. Un peu stressant mais jamais véritablement effrayant, on assiste cependant à quelques scènes assez réussies.

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"La dame en noir" : le film qui montre bien que Daniel Radcliffe devrait vraiment arrêter sa carrière d'acteur. Pas forcément un mauvais film pour autant mais qui est largement dispensable.

Fiche technique :

  • Titre : La dame en noir
  • Titre original : The woman in black
  • Film britannique, canadien, suédois
  • Année 2012
  • Genre : épouvante
  • Réalisateur : James Watkins
  • Acteurs principaux : Daniel Radcliffe, Ciarán Hinds, Janet McTeer
  • Durée : 1h35

17:45 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

17/03/2012

Les trois mousquetaires, de Paul W.S. Anderson (2011)

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Le jeune d'Artagnan arrive à Paris dans le but de devenir un mousquetaire. Il y rencontre trois des meilleurs mousquetaires du roi Louis XIII : Athos, Porthos et Aramis. Ensemble ils vont lutter pour déjouer les plans du cardinal de Richelieu qui vise à prendre le pouvoir en tentant de déclencher une guerre avec l'Angleterre.

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Paul Anderson qui s'occupe de faire un remake des Trois mousquetaires : l'idée a déjà en elle-même de quoi faire peur. Mais après tout on ne sait jamais, les bonnes surprises peuvent toujours arriver. La bande-annonce aura cependant raison de cet espoir fugace. Un visionnage entier du film ne laissera plus aucun doute à ce sujet : c'est une catastrophe.

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Athos le ninja, Milady qui pratique les arts martiaux, Planchet qui est un gros imbécile (alors que c'est un laquais donc moins bien nourri que son maître mais très intelligent), bref le seul point commun entre les personnages du film et du roman est leur nom. Au niveau scénario, il tourne autour du passage classique des ferrets de la Reine (bien que ce ne soit qu'une partie du roman, la plupart des adaptations font cependant cette restriction). On peut donc pardonner sur ce point là.

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Mais je n'ai pas encore parlé des navires de guerre volants inventés par Leonard de Vinci, ultime écueil dans cette adaptation déjà pas très respectueuse. Bref, "Les trois mùousquetaires" deviennent "Les aventures fantastiques du baron de Münchhausen". Les libertés prisent par le réalisateur sont énormes et dénaturent complètement l'oeuvre originale. Encore un mot sur les dialogues que j'ai trouvé très mal écrits. Je m'explique : la plupart sont en language soutenu, époque oblige, mais parfois, dans la même conversation, on passe du soutenu au (très) familier, ce qui fait particulièrement tâche. Soit c'est voulu, pour avoir un effet comique, et dans ce cas c'est raté, soit c'est involontaire et dans ce cas c'est encore pire.

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Ca ne se voit pas trop au premier coup d'oeil mais c'est bien Athos.

Le film accumule donc défauts sur défauts et on ne peut que pleurer devant ce massacre. Les inconnus avaient bien fait un (faux) remake des Misérables avec Jean-claude Van Damme ; ici, on est dans le même registre, sauf que ce n'est pas un sketch, c'est un vrai film. Difficile de lui trouver ne serait-ce qu'une qualité, bon, disons peut-être les combats à l'épée qui, bien que surréalistes, ont un certain style. Mais c'est tout. Tout le reste est à oublier.

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"Les trois mousquetaires", une vision biaisée d'un américain, déjà connu pour avoir enchaîné les navets cinématographiques, sur un classique de la littérature française. Si vous entendez du bruit, c'est normal, c'est monsieur Dumas père qui se retourne dans sa tombe.

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Fiche technique :

  • Titre : Les trois mousquetaires
  • Titre original : The three musketeers
  • Film américain
  • Année 2011
  • Genre : action
  • Réalisateur : Paul W.S. Anderson
  • Acteurs principaux : Mila Jovovich, Orlando Bloom, Christoph Waltz
  • Durée : 1h50

14:41 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

11/03/2012

From Paris with love, de Pierre Morel (2010)

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James Reese travaille comme assistant personnel de l'ambassadeur américain à Paris. Il lui arrive parfois de rendre quelques services aux Forces Spéciales et rêve de devenir l'un de leur agent à temps plein. Il reçoit un jour comme mission d'aller chercher Charlie Wax, un de leur agent coincé à la douane, et de l'assister comme partenaire. Mais James va découvrir un homme exubérant aux méthodes peu orthodoxes et va avoir du mal à suivre le rythme...

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Pierre Morel nous propose un buddy movie, comprenez un film mettant en scène deux personnages très différents forcés à travailler ensemble (comme "L'arme fatale"), se déroulant dans notre bonne vieille capitale. On y trouve un John Travolta méconnaissable avec la barbe et le crâne rasé qui incarne un agent surentrainé que va essayer de suivre son partenaire, joué par Jonathan Rhys Meyers, tout au long du film. Un film d'action teinté d'humour donc, qui n'hésite pas à taper dans les poncifs du genre, sans jamais devenir lourdingue.

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Le décalage entre les deux partenaires est la source de la plupart des situations comiques, on a d'un côté le secrétaire qui a son petit travail tranquille et qui rêve de devenir agent secret et de l'autre un homme qui n'hésite pas à défourailler à tout va. Les deux vont devoir s'adapter afin de remplir la mission qui leur a été assignée. Le film n'hésite pas à abuser des clichés lors des scènes d'action notamment, mais l'assume complètement et y distille ce qu'il faut d'humour pour ne jamais lasser le spectateur. Si ça n'a donc pas le mérite d'être original, ça passe toutefois relativement bien.

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Alors qu'on pourrait penser qu'on est face à une comédie pure, un rebondissement scénaristique dans la deuxième partie du film nous rappelle qu'il y a également une histoire et redonne un peu de consistance à l'ensemble. Cela suffit pour continuer à garder l'attention du spectateur, étant donné que le film en lui-même n'est pas très long.

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"From Paris with love" réussit son objectif de divertissement et, même si l'on peut trouver mieux dans le genre, de nombreux bons passages justifient largement un visionnage.

Fiche technique :

  • Titre : From Paris with love
  • Film français
  • Année 2010
  • Genre : action, comédie
  • Réalisateur : Pierre Morel
  • Acteurs principaux : Jonathan Rhys Meyers, John Travolta, Kasia Smutniak
  • Durée : 1h33

19:45 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)

11/02/2012

Drive, de Nicolas Winding Refn (2011)

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Un jeune pilote cascadeur travaille pour le cinéma à Hollywood. Mais la nuit, il met ses talents de conducteur au service de truands. Ne participant jamais au crime, il se contente de transporter ses passagers à destination, en garantissant contre une certaine somme d'argent que ni la police ni personne ne pourra les rattraper. Mais un jour, une de ses missions ne se passe pas comme prévu.

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Autant le dire tout de suite, "Drive" est une pâle copie du "Transporteur". D'ailleurs c'est simple, la première scène des deux films est identique. Ce sentiment de déjà-vu qui apparaît dès les premières minutes, ne nous quittera plus jusqu'à la fin. C'est comme si les américains avaient voulu faire un remake à leur sauce, "100% made in USA" (je rappelle que "Le transporteur" est un film franco-américain réalisé par le français Louis Leterrier). Thème identique, scènes identiques, parfois importées d'autres films que le "Transporteur", comme la scène du marteau qui est pompée sur l'excellent "Old boy" et, enfin, un scénario peu original où un type risque sa vie pour les beaux yeux d'une donzelle qu'il vient de rencontrer. Mouais, pas terrible terrible tout ça...

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Du coup, vous me poseriez peut-être la question : mais alors comment se fait-ce que le film a d'aussi bonnes critiques ? Mais c'est ce que j'aimerais bien savoir, chers lecteurs ! Peut-être que son principal atout est sa réalisation, comme j'ai pu le lire dans de nombreuses critiques "pro". D'accord. Analysons. Le film abuse des ellipses. On n'hésite pas à montrer à l'écran la mort de personnages secondaires, d'une façon inutilement gore d'ailleurs, alors que celle des personnages principaux passe à la trappe. Aïe. Le spectateur aime voir le héros triompher, donc quitte à montrer une mort, autant que cela soit celle d'un personnage qui le mérite. Première erreur.

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Le film abuse des blancs. Beaucoup de plans fixes, sans mouvements, sans dialogues, sans musique, où on imagine le personnage à l'écran en train de gamberger mais, comme on n'est pas dans sa tête, on est réduit à regarder un héros ayant à peine plus de conversation qu'un spaghetti cuit. Ryan Gosling n'est pourtant pas un mauvais acteur, non, c'est juste le rôle qu'on lui fait jouer qui ne va pas. Ce ne sont pas non plus les très nombreux ralentis, dans les scènes d'action mais aussi en dehors, qui vont redynamiser le spectateur. Bref, pour résumer : on s'ennuit. Deuxième erreur.

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"Drive" est un film qui n'a pas peur de montrer ouvertement ses inspirations mais, au lieu de se distinguer par son originalité, le fait par sa médiocrité. C'est d'ailleurs la marque de fabrique des remakes américains et, même si celui-ci n'en est pas officiellement un, il ne saurait tromper l'oeil du cinéphile averti.

Fiche technique :

  • Titre : Drive
  • Film américain
  • Année 2011
  • Genre : action
  • Réalisateur : Nicolas Winding Refn
  • Acteurs principaux : Ryan Gosling, Carey Mulligan, Bryan Cranston
  • Durée : 1h40

19:58 Publié dans Cinéma | Commentaires (7)

30/01/2012

L'affaire Rachel Singer, de John Madden (2011)

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En 1965, trois agents du Mossad ont pour mission de capturer à Berlin un ancien médecin nazi, le "chirurgien de Birkenau" et de le ramener en Israël pour qu'il soit jugé pour ses crimes. La mission ne se passe pas comme prévue et, bien que le chirurgien ait été capturé, il est abattu par un des agents, Rachel Singer, alors qu'il s'enfuyait. De retour en Israël, les trois agents sont accueillis en héros, justice a été faite. Trente ans plus tard, un vieil homme vivant en Ukraine se déclare être le Chirurgien de Birkenau et s'apprête à faire des révélations à un journaliste. Que s'est-il passé en 1965 ?

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L'histoire s'articule autour de deux périodes. Une grande partie (les deux-tiers) est consacrée à l'opération qui a eu lieu en 1965 et raconte sous forme de flashback comment s'est passée la capture du chirurgien. Le reste du film se passe 30 ans après, alors que la fille de Rachel Singer publie un livre sur cette fameuse opération qui s'est passée à Berlin. C'est dans ce contexte que fait surface un autre chirurgien qui déclare être l'original. Alors que le doute s'installe dans l'esprit du spectateur, le système de flashback est utilisé judicieusement pour dévoiler l'explication.

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Ce "twist" scénaristique est plutôt bien amené et donne un sens aux événements qui suivent. Le film est donc bien structuré et parvient à instaurer une certaine tension du début jusqu'à la fin, notamment grâce à des acteurs bien choisis. La fin, justement, apporte la conclusion attendue mais est un peu vite expédiée et fait s'interroger le spectateur sur les conséquences qu'elle engendre (ou non). Un dénouement semi-ouvert donc.

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Il n'en reste pas moins que "L'affaire Rachel Singer" est un thriller rondement mené avec une mise en scène réaliste et convaincante, appuyée par une intrigue intéressante.

Fiche technique :

  • Titre : L'affaire Rahel Singer
  • Titre original : The debt
  • Film américain
  • Année 2011
  • Genre : thriller
  • Réalisateur : John Madden
  • Acteurs principaux : Helen Mirren, Jessica Chastain, Sam Worthington
  • Durée : 1h53

19:54 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)

15/01/2012

Combat sans code d'honneur, de Kinji Fukasaku (1973)

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Dans le Japon d'après-guerre, à Hiroshima, le chaos règne. La fin du conflit n'a pas mis fin à la violence. La misère sociale, la famine et le marché noir auxquels doivent s'ajouter les heurts entre les troupes d'occupation et la population locale aggravent encore la situation. Des groupes de jeunes ex-soldats qui ont participé à la guerre s'organisent en gangs. Ces gangs vont devenir des clans de yakuzas qui vont reprendre le contrôle de la région.

Hirono Shozo est un ancien soldat envoyé en prison pour avoir tué un criminel. Il se retrouve dans la cellule d'un yakuza qui lui demande de l'aide pour s'évader. Pour le remercier d'avoir aidé un de ses membres, Yamamori, le chef du clan, paye la caution d'Hirono et l'accueille dans sa famille.

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Elément incontournable de la filmographie de Kinji Fukasaku, la saga "Combat sans code d'honneur" (également appelée "The yakuza papers") est une oeuvre culte du cinéma japonais. Le réalisateur n'en était pas à son coup d'essai, puisqu'il avait déjà réalisé plusieurs films de yakuzas comme le plutôt bon "Guerre des gangs à Okinawa" dont j'ai déjà parlé et qui est sorti 2 ans auparavant. Avec "Combat sans code d'honneur", il entame une série de 5 films passionnants qui mettent encore plus l'accent sur le violence et la futilité des luttes de pouvoir entre les familles de yakuzas.

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Alors qu'auparavant les films de yakuzas reposaient sur la morale, sur un code d'honneur semblable à celui des samouraïs, Kinji Fukasaku dépeint avec ces films une image plus sombre mais également plus réaliste de ce milieu. C'est un énorme succès en son temps, tant critique que commercial, à tel point que la série sera suivie dans la foulée d'une trilogie baptisée "Nouveau combat sans code d'honneur". Cette saga est souvent comparée à celle du "Parrain". En effet, les similitudes dans ces luttes entre gangs mafieux sont nombreuses.

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L'histoire commence en 1945 à la fin de la guerre. Le premier film couvre une période de dix ans où l'on découvre entre autres le personnage de Hirono Shozo que l'on retrouvera dans tous les épisodes. Accueilli dans la famille Yamamori puis trahi, il fondera son propre clan. C'est ainsi qu'au cours de ces 5 films, on assistera à la naissance et à la chute de nombreux clans, à des alliances improbables, à une répression policière de plus en plus stricte, à une tentative de réhabilitation de l'image du yakuza pour pouvoir subsister, bref, on suivra l'évolution du milieu sur une longue période qui se terminera dans le dernier film dans une époque contemporaine de la sortie du film, à savoir le début des années 70.

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C'est donc une longue saga, passionnante, où l'on retrouvera avec plaisir des personnages d'un film à l'autre. Des personnages intéressants, qui évolueront fortement. J'ai choisi de parler du premier film car s'ils sont tous bons, le premier est un des meilleurs (celui que j'ai le moins aimé étant le second). On y découvre la formation des clans et les difficultés qu'ils rencontrent. On remarque déjà que certains personnages placent leurs pions, alors que d'autres, pas assez prévoyants, ne survivront pas au premier volet. S'il n'y en a qu'un seul à voir, ça serait celui-ci.

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"Combat sans code d'honneur" est probablement le meilleur film de yakuzas que j'ai eu l'occasion de voir. Une histoire haletante réalisée par un grand cinéaste et soutenue tout du long par un thème musical obsédant et oppressant. Evidemment, je le recommande fortement.

Fiche technique :

  • Titre : Combat sans code d'honneur
  • Titre original : Jingi naki tatakai
  • Film japonais
  • Année 1973
  • Genre : yakuzas
  • Réalisateur : Kinji Fukasaku
  • Acteurs principaux : Bunta Sugawara, Hiroki Matsukata, Kunie Tanaka
  • Durée : 1h39

20:45 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)