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05/07/2014

RoboCop, de José Padilha (2014)

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Le conglomérat OmniCorp est le leader dans le domaine des robots militaires. 100% mécaniques, ces machines opèrent à travers le monde. Alors que les Etats-Unis sont confrontés à une violence urbaine en perpétuelle augmentation, Raymond Sellars, le dirigeant d'OmniCorp, souhaiterait vendre ses machines sur le marché local, pour garantir la sécurité publique et ainsi s'accaparer un marché juteux. Cependant, la loi mise en place par le Sénateur Dreyfus, interdit l'introduction de machines dépourvues d'humanité pour la gestion de l'ordre publique. L'OmniCorp réfléchit alors au moyen d'humaniser ses machines. Lorsque l'agent de police Alex Murphy est victime d'un attentat à la bombe, l'OmniCorp voit en lui le cobaye parfait pour fabriquer son nouveau produit.

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Deuxième film de la filmographie de Paul Verhoeven à faire l'objet d'un remake, après "Total recall : mémoires programmées" en 2012, c'est au tour de "Robocop" de faire l'objet d'une nouvelle adaptation. Toujours difficile de s'attaquer à une icône du cinéma des années 80, "Total recall" en avait fait les frais en ne se montrant ni à la hauteur de l'original, ni plus fidèle à la nouvelle de Philip K. Dick qui a servi de base à l'histoire. La bande-annonce de ce nouveau Robocop n'avait pas réussi à me convaincre de voir ce film en salle, mais avec sa sortie récente en vidéo, c'est l'occasion de se pencher dessus et de se faire un avis.

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La thématique principale est toujours la même : l'homme devenu machine cherchant à regagner son humanité. C'est la façon dont cette thématique est traitée qui est différente. Le film original se voulait plus intimiste, centré sur Alex Murphy et le spectateur suivait son évolution au fur et à mesure que l'homme reprenait le pas sur la machine, aidé par de nombreux plans qui le faisait voir à travers les yeux du personnage principal. Ici ces plans sont limités, on a un point du vue plus externe de la situation, d'ailleurs les lignes de dialogues de Robocop sont plus rares, ce sont les autres protagonistes comme le Dr Norton, superbement incarné par Gary Oldman, qui font mention au spectateur de ses états d'âme. Cela fonctionne aussi mais l'impact n'est pas le même.

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Ceci est la résultante d'une mise en scène globale qui est un peu trop épurée. Robocop se passe dans un univers dystopique où règne la violence et la corruption, on nous le dit dans le film mais on ne le montre pas assez alors que dans l'original on sentait bien que la police était dépassée par des criminels faisant la course à l'armement, cela créait un climat tendu d'insécurité qu'on ne ressent pas ici. Scénaristiquement, la présence de Robocop est donc plus difficile à justifier, si ce n'est pour remplir les caisses d'OmniCorp. D'ailleurs, là encore, il manque un élément clef dans le scénario.

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Si le dirigeant d'OmniCorp, Raymond Sellars (joué par Michael Keaton), n'est pas un enfant de coeur, il n'en reste pas moins qu'un homme d'affaire sans scrupules. La vengeance de Robocop envers lui semble un peu démesurée (je connais des hommes d'affaires réels beaucoup plus malhonnêtes qui sont toujours en vie). Au moins, dans le film de 1987, le directeur de l'OCP était un vrai salopard qui trafiquait avec le criminel Clarence Bodddicker qui était responsable de la mort d'Alex Murphy, ce qui donnait une vraie raison à la vendetta de Robocop. Dans ce remake, cet aspect n'est pas présent, ça fait plusieurs détails qui font qu'on a réellement une sensation de manque de profondeur.

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Tout n'est cependant pas négatif. On aura droit à quelques scènes un peu dérangeantes lors de la conception de Robocop, le duel avec son ennemi l'ED-209 est bien là (le contraire aurait été un comble), les effets spéciaux sont convaincants (avec un écart technologique de presque 30 ans là aussi cela aurait été un comble) et les machines sont bien conçues. L'armure repeinte en noir de Robocop est un choix, personnellement je préfère les anciennes couleurs, que l'ont voit d'ailleurs au début du film. C'est un détail mais quand on est sur du film culte, tout compte. Les scènes d'action sont là, le scénario reste cohérent malgré quelques absences, globalement le film se tient.

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Ce cru 2014 de "Robocop" n'évite pas quelques écueils mais fait toutefois honneur à son ancêtre. La réalisation est acceptable, quoique moins engagée, l'atmosphère est moins sombre mais l'ensemble est homogène et parvient à garder l'attention jusqu'au bout.

Fiche technique :

  • Titre : RoboCop
  • Film américain
  • Année 2014
  • Genre : science-fiction
  • Réalisateur : José Padilha
  • Acteurs principaux : Joel Kinnaman, Gary Oldman, Michael Keaton
  • Durée : 1h58

00:56 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

13/04/2014

47 ronin, de Carl Rinsch (2013)

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Je vous mets l'affiche japonaise, je la trouve plus dans le ton que l'affiche occidentale.

Dans le Japon féodal, le Seigneur Asano règne sur la province d'Ako. Le maître de cérémonies du Shogun, le Seigneur Kira, convoite ces terres, ainsi que la fille du Seigneur Asano, Mika. Il profite de la venue du Shogun à Ako pour mettre un plan au point. Avec l'aide de la sorcière Mizuki, il envoute Asano et ce dernier, contre sa volonté, attaque et blesse Kira. Le Shogun étant témoin de la scène, il ordonne alors au Seigneur Asano de faire seppuku, le sacrifice rituel, afin de conserver l'honneur de son clan. Asano n'a d'autre choix que de s'exécuter. Kira obtient alors de la part du Shogun la main de Mika, ainsi que la gestion du domaine de son père. Les samouraïs qui servaient le Seigneur Asano se retrouvant désormais sans maître, ils sont bannis de la province d'Ako. Ces 47 samouraïs, devenus ronin, jurent de se venger du Seigneur Kira.

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"47 ronin", sorti en décembre dernier au Japon et aux Etats-Unis, arrive enfin chez nous après quelques mois de retard. Adapté d'une histoire vraie (les 47 ronin qui ont accompli leur vengeance ont réellement existé et leur tombe se trouve toujours à côté de celle de leur Seigneur au cimetière Sengakuji au Japon), le film prend tout de même certaines libertés en se placant dans un contexte fantastique légèrement basé sur le folklore japonais. C'est le cas de la sorcière Mizuki, jouée par la belle Rinko Kikuchi, une actrice japonaise vue récemment dans "Pacific Rim", qui est une changeuse de forme prenant l'apparence de plusieurs animaux dont celle d'un dragon japonais (les connaisseurs savent qu'un dragon japonais est différent d'un dragon occidental). Il y a aussi Kai, un sang-mêlé joué par Keanu Reeves, qui a été pris sous l'égide du Seigneur Asano après avoir été élevé par des Tengus, des créatures mythiques qui, hélas dans le film, ressemblent plus à des créatures de Roswell avec des yeux de serpent qu'à de véritables Tengus. C'est un peu dommage. Le plus impressionnant reste le passage de la chasse au Kirin, autre créature issue de la mythologie asiatique, et extrêmement bien réussie. L'histoire vraie est donc enrichie par de nombreux éléments de fiction afin de rendre le film plus spectaculaire.

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L'histoire de ces 47 ronin est devenue une légende au Japon et ce n'est pas le premier film qui leur rend hommage, cependant, c'est le premier de nationalité américaine à le faire. C'est probablement ce qui explique la présence de Keanu Reeves dans ce casting presque exclusivement japonais, la difficulté devait être de pouvoir séduire à la fois un public japonais et occidental. A sa sortie en décembre dernier, le film a été mal reçu. Au Japon probablement car il s'éloigne de la légende et de la culture du pays (les Tengus serpentiformes, même moi j'ai du mal) et aux Etats-Unis car le casting est encore trop japonais et le fait que c'est peut-être aussi un pays encore trop imperméable aux valeurs défendues par le film, typiquement japonaises. La différence de culture est telle, qu'il faut bien avouer que la tâche n'était pas simple.

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Personnellement, ayant vu "47 ronin" avec mes yeux d'européen japanophile, j'ai trouvé l'expérience plutôt plaisante. Si l'oeuvre n'est certes pas exempte de défauts, elle conserve suffisamment de qualités pour valoir le coup d'oeil, ne serait-ce que pour découvrir la légende de ces samouraïs devenus ronin qui ont vengé leur Seigneur en sacrifiant leur vie. Finalement, le film aurait gagné à être encore plus orienté Japon et s'il avait assumé pleinement son côté fantastique en puisant un peu plus dans le folklore nippon. Mais c'était peut-être trop demander à un film américain. C'est un constat que j'ai déjà fait auparavant. Seuls les américains peuvent débloquer 200 millions pour faire un film de ce genre malheureusement, ils s'en trouvent presque toujours (trop) occidentalisés au passage.

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Que cela ne vous empêche pas d'aller voir ce film. L'image est superbe, c'est une belle histoire bref, si ce n'est pas parfait, on en ressort tout de même satisfait.

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Fiche technique :

  • Titre : 47 ronin
  • Film américain
  • Année 2013
  • Genre : fantastique
  • Réalisateur : Carl Rinsch
  • Acteurs principaux : Keanu Reeves, Rinko Kikuchi, Hiroyuki Sanada
  • Durée : 1h58
  • Tourné en 3D

18:12 Publié dans Cinéma | Commentaires (1)

11/02/2014

Cloud Atlas, de Tom Tykwer, Lana et Andy Wachowski (2013)

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Différentes histoires se succèdent à travers le temps. En 1849, Adam Ewing, jeune avocat originaire de San Francisco, se rend dans des îles du Pacifique pour traiter des affaires pour le compte de son beau-père qui est esclavagiste. En 1936, Robert Frobischer est un jeune musicien anglais très doué qui se met au service du célèbre compositeur Vyvyan Ayrs et rêve de créer sa propre composition. En 1973, Luisa Rey, journaliste, mène l'enquête sur le meurtre d'un scientifique. En 2012, Timothy Cavendish, éditeur de 62 ans, se retrouve dans le pétrin à la suite de problèmes financiers. En 2144 à Neo-Seoul, Somni-451, une serveuse dans un restaurant est interrogée avant son exécution. 106 ans après la Chute, Zachry, membre d'une tribu primitive reçoit la visite de Meronym, une "Presciente" qui fait partie d'une civilisation technologiquement très avancée. Toutes ces histoires se passent à des époques et dans des lieux différents et pourtant, toutes sont liées entre elles.

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Tâche plutôt difficile que de parler de "Cloud Atlas". Il s'agit de l'adaptation du roman du même nom de David Mitchell, porté sur grand écran par ceux que l'on ne peut plus désigner comme auparavant par Les frères Wachowski (l'un des frère étant devenu depuis une soeur), on dira donc désormais simplement Les Wachowski (connus pour la trilogie "Matrix") associés au réalisateur Tom Tykwer. Difficile, donc, de parler de cette oeuvre étant donné sa complexité. Elle consiste, en effet, en plusieurs récits complètement indépendants les uns des autres, mais dont la narration est imbriquée.

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A chaque nouvelle scène, on change d'époque, et souvent de lieu, pour suivre l'histoire d'un autre personnage. Chaque histoire est d'un genre qui lui est propre. Par exemple, policier avec Luisa Rey, comédie avec Timothy Cavendish, science-fiction avec Somni ou encore fantastique avec Zachry. On alterne ainsi les genres sans arrêt, lorsque l'on change de personnage. Cela pourrait sembler gênant, voire maladroit, alors qu'en fait, c'est le point fort du film. Car les histoires, bien qu'indépendantes les unes des autres, ont en fait beaucoup de points communs.

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Tout d'abord, les thématiques abordées. A travers chaque récit, on remarque qu'il est question de privation de libertés, de lutte contre l'oppression, qu'elle soit physique ou psychologique, avec toujours le besoin de changer les choses, de faire ce qui est juste, même si c'est clairement la voie la plus difficile. On pense bien évidemment aux esclaves que rencontre Adam Ewing, à Timothy Cavendish qui se fait enfermer, à Somni, prisonnière de sa condition ou encore Robert Frobischer, dont le talent est réprimé. Chacun va vivre cela à sa manière et c'est là que la narration bien particulière de ce film dévoile toute sa magie. Lorsque des personnages si différents, situés dans des espaces-temps qui le sont tout autant, se mettent à vivre des situations identiques, la quasi-simultanéité de ces scènes à l'écran fait que l'on saisit alors le film dans toute sa plénitude.

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Ce sentiment est bien évidemment renforcé par le fait que les acteurs jouent plusieurs personnages, chacun à une époque différente. Et le casting de ce film est d'un luxe rare. Chaque acteur incarne donc une série de personnages souvent dans le même registre. Hugo Weaving, par exemple, a toujours le rôle de l'oppresseur, que ce soit le beau-père esclavagiste (1849), le tueur à gage (1973) ou encore l'infirmière tyrannique (2012). Halle Berry, à l'opposé, est plutot le personnage salvateur, comme Luisa Rey (1973) ou Meronym (2321). Tous les acteurs principaux sont ainsi présents dans presque toutes les époques : Tom Hanks, Hugh Grant, Jim Broadbent, Jim Sturgess... Certains sont même parfois méconnaissables d'un rôle à l'autre. C'est très réussi.

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Non seulement les acteurs sont présents dans plusieurs époques, mais certains personnages également. Comme par exemple l'amant de Robert Frobisher (1936) qui sera celui qui amorcera l'enquête de Luisa Rey (1973). Les liens sont parfois plus subtils, comme la scène où l'on voit Timothy Cavendish (2012) lire le manuscrit de l'histoire de Luisa Rey (1973) écrit par l'un de ses amis. Un détail parmi de nombreux qu'on ne peut remarquer qu'après plusieurs visionnages, tellement le film en regorge. D'autres liens sont, eux, plus évidents, comme l'histoire de Cavendish que ce dernier a transformée en film, qui sera visionné par Somni dans le futur.

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Si toutes les histoires sont ainsi liées entre elles, on remarque par contre qu'elles ne s'influencent absolument pas. Il n'y a donc pas de relation cause-conséquence entre les époques. Bien au contraire, on remarque que les erreurs du passé sont commises à nouveau, l'histoire se répète comme si tout faisait parti d'un grand schéma dans lequel chacun à sa place, son rôle à jouer. Encore une fois, les personnages choisissent souvent la voie la plus difficile, mais c'est parce qu'ils doivent le faire. Un passage du film résume d'ailleurs parfaitement ceci, à la fin de l'histoire d'Adam Ewing, quand il s'oppose à son beau-père esclavagiste et que ce dernier lui répond que le mouvement qu'il amorce est voué à l'échec, que cela n'aura pas plus d'effet qu'une goutte de pluie au milieu de l'océan, et Adam Ewing de rétorquer : "Qu'est-ce qu'un océan, si ce n'est une multitude de gouttes de pluies ?". Magnifique.

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Vous l'aurez compris, "Cloud Atlas" est un très grand film. C'est non seulement très beau, mais aussi construit avec beaucoup d'intelligence. Sa richesse est telle que chaque nouveau visionnage est bonifié. Un film aux qualités rares. Si ce n'est pas un chef d'oeuvre, on en n'est vraiment pas loin !

Fiche technique :

  • Titre : Cloud Atlas
  • Film allemand , américain , hong-kongais , singapourien
  • Année 2013
  • Genre : comédie, policier, science-fiction, fantastique, thriller, drame
  • Réalisateurs : Tom Tykwer, Lana et Andy Wachowski
  • Acteurs principaux : Tom Hanks, Halle Berry, Hugo Weaving
  • Durée : 2h52

02:27 Publié dans Cinéma | Commentaires (2)

18/12/2013

Déjà 4 ans !

Hé oui, ça méritait bien une petite note. Cela fait aujourd'hui 4 ans que ce blog existe. Depuis le 18 décembre 2009, 179 critiques de films ont été postées, des films de tout âge, de toutes nationalités et de tout genres, avec cependant un lien qui les unit tous : l'envie de les partager et de les faire découvrir ; que ce soit à cause de leurs qualités ou de leurs défauts, contribuant ainsi modestement à développer la culture cinématographique.

Les 90000 visites ont été dépassées depuis peu et j'espère que chaque personne venue ici a été satisfaite. Je m'efforce autant que possible de proposer du contenu intéressant mais ce n'est pas toujours facile. En tout cas, si j'ai pu vous donner envie de voir certains films, que vous n'auriez peut-être pas regardé autrement, alors l'objectif principal est atteint.

Joyeux anniversaire à ce site, que sa vie soit encore longue et qu'il y ait toujours plus de visiteurs. C'est tout le mal que je lui souhaite.

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20:03 Publié dans Message de Seb | Commentaires (1)

30/11/2013

Les inconnus dans la maison, de Henri Decoin (1942)

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Maître Loursat est un avocat extrêmement brillant. Cependant, cela fait de nombreuses années qu'il ne plaide plus. Depuis la mort de sa femme il a sombré dans l'alcoolisme et, bien que sa fille vit toujours avec lui, ils ne se parlent presque plus. Un soir, il découvre dans une chambre du dernier étage de sa grande demeure, le cadavre d'un homme qu'il ne connait pas. L'enquête révèle qu'il s'agit de quelqu'un lié aux mauvaises fréquentations de sa fille.

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Adapté d'un roman de Simenon avec un scénario écrit par Henri-Georges Clouzot, "Les inconnus dans la maison" est un film policier qui met en scène un personnage plutôt atypique pour le genre. Maître Loursat, incarné par l'excellent Raimu, est en effet un homme dévasté par le chagrin, qui n'a plus goût à rien depuis le décès de sa femme, à part les bonnes bouteilles de vin. Lorsque la police suspecte un ami de sa fille, il décide de prendre la défense de ce dernier.

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C'est là que Raimu montre tout son talent avec son personnage alcoolique qui reprend du service, à la fois convaincant mais victime de sa mauvaise réputation malgré un brillant passé. La conclusion du film, bien que prévisible, est magistrale. Un grand moment de cinéma dû à une construction de la narration particulièrement bien étudiée qui sublime la scène finale.

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Un remake a été réalisé en 1992 par Georges Lautner, avec Jean-Paul Belmondo dans le rôle de Loursat, mais il n'arrive malheureusement pas à la cheville de l'original. La faute à une narration beaucoup moins intelligente qui rend l'histoire sans saveur car tous les rebondissements sont annoncés, tout y est convenu et les effets de surprise tombent à plat.

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"Les inconnus dans la maison" est diablement intéressant et ravira sans conteste les amateurs de polar qui aiment les dénouements classieux.

Fiche technique :

  • Titre : Les inconnus dans la maison
  • Film français
  • Année 1942
  • Genre : policier
  • Réalisateur : Henri Decoin
  • Acteurs principaux : Raimu, Juliette Faber, André Reybaz
  • Durée : 1h35

23:12 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

13/10/2013

Infiltré, de Ric Roman Waugh (2013)

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John Matthews est le patron d'une société de construction. Un jour, son fils Jason est arrêté par la police après avoir reçu un colis contenant de la drogue, envoyé par un ami. La loi est implacable : pour une simple détention, Jason écope de dix ans de prison ferme. Ses parents sont abattus. Son père tente de faire jouer ses relations pour rencontrer le procureur général afin de trouver une solution. Malheureusement cette dernière est intraitable. John lui propose alors un marché : en échange d'une réduction de peine pour son fils, il accepte d'infilter le milieu de la drogue afin de procéder à une grosse arrestation. Le marché est accepté et John décide alors d'utiliser les camions de sa société pour proposer à une pointure locale de convoyer leur marchandise de l'autre côté de la frontière.

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Adapté d'une histoire vraie, ce qui veut à la fois tout dire et rien dire, les 'adaptations' déviant parfois tellement de la réalité pour proposer une bonne fiction, "Infiltré" possède tout de même un contexte intéressant. Le personnage principal Jason Matthews est pris dans un étau. D'un côté il doit faire face à une 'justice' complètement démunie face à la puissance des cartels de drogue et qui compense en s'en prenant au plus bas de la hiérachie et en augmentant les peines minimales. Face à cette justice implacable qui fait payer le prix fort à son fils, Jason n'a d'autre choix que de s'investir dans le marché qu'il a passé. C'est ainsi que de l'autre côté, il se retrouve face au milieu impitoyable des dealers de drogue. Alors que l'équipe du procureur général qui le suit n'accepte aucune concession, il va devoir aller toujours plus loin dans le monde du crime organisé, au point que non seulement sa propre vie sera en danger mais également celle du reste de sa famille.

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Un homme accablé, seul dans un monde où aucun des deux camps ne lui fera de cadeau, il fallait un acteur à la hauteur pour incarner ce personnage. Ce rôle a été attribué à Dwayne Johnson, dont la filmographie commence mine de rien à prendre de l'ampleur. Alors que dans la plupart des films où il tient l'affiche, il se contente de jouer les gros bras, ici c'est un personnage plus mesuré qu'il incarne. Un père de famille qui ne lâche rien malgré les difficultés, qui se bat pour son fils et qui ira jusqu'au bout. Une preuve que, lorsqu'on lui en donne l'occasion, Dwayne Jonhson peut se montrer assez bon comédien. Le rythme est soutenu bien que le film soit assez long et l'action est volontairement en retrait afin de privilégier la tension. Ca marche bien et on a envie d'aller jusqu'au bout pour savoir comment cela va se terminer.

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"Infiltré" est un film qui tient plutot bien en haleine et qui démontre que l'ancien catcheur Dwayne Johnson a bien réussi sa reconversion. J'espère le voir à l'avenir dans plus de films de ce style.

Fiche technique :

  • Titre : Infiltré
  • Titre original : Snitch
  • Film américain
  • Année 2013
  • Genre : thriller, drame, action
  • Réalisateur : Ric Roman Waugh
  • Acteurs principaux : Dwayne Johnson, Jon Bernthal, Susan Sarandon
  • Durée : 1h52

19:45 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

02/10/2013

Robocop (2014)

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Remake du chef d'oeuvre de Paul Verhoeven que tout le monde connait, ce nouveau "Robocop" semble prendre quelques libertés. Une des raisons du succès de l'original était son thème : le sacrifice de l'être humaine dans le but d'obtenir la machine de guerre parfaite ; machine, qui va peu à peu recouvrer son humanité. Un premier visionnage de la bande-annonce montre un personnage principal peut-être un peu trop humain et au look très différent du Robocop de 1987. De fait, ce remake ferait presque plus penser à Judge Dredd qu'à Robocop (on dirait plus un type normal qui porte une armure hi-tech qu'un robot).

Une première impression pas vraiment enthousiasmante donc, cependant la narration et la mise en scène peuvent encore rattraper ce défaut. D'autant plus que le casting n'a pas l'air vilain du tout (je suis content que Gary Oldman soit dans le film). A voir au moment de sa sortie...



Date de sortie : 5 février 2014

19:12 Publié dans Bandes-annonces | Commentaires (0)