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27/02/2013

Dredd, de Pete Travis (2012)

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L'Amérique n'est plus qu'une terre irradiée. Au milieu de ce désert gît une immense citée, hostile, où la criminalité règne : Mega-city One. Le seul rempart encore capable de protéger les honnêtes citoyen sont les Juges. Ils endossent à la fois le rôle de policier, de juge et d'exécuteur. Lorsqu'un triple homicide est commis à Peach Trees, une gigantesque tour d'habitations, le juge Dredd, le plus efficace et le plus redouté des juges, est dépêché sur place pour enquêter avec la nouvelle recrue dont il a la charge. Ils vont vite découvrir que ce crime est lié au clan de Madeline Madrigal, alias Ma-Ma, spécialisé dans les produits stupéfiants et qui règne en maître sur Peach Trees.

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Ah, quel plaisir de revoir enfin ce bon vieux juge Dredd. Plus de nouvelles depuis que je l'avais annoncé il y a quelques temps et pour cause, il saute la case cinéma pour sortir directement en DVD. Dommage. Pour rappel, il s'agit donc d'une adaptation d'un comic anglais, la deuxième pour être exact, c'était en effet Stallone qui incarnait Dredd dans le premier film. Cette fois c'est Karl Urban qui endosse le costume mais, même s'il n'a pas la même carrure, cela reste sacrément convaincant. "Dredd" ce n'est ni une suite ni vraiment un prequel, c'est une nouvelle histoire. Et finalement, c'est mieux.

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Le juge Dredd n'est pas le seul héros cette fois puisque le juge Anderson, ici nouvelle recrue, est à ses côtés. Cassandra Anderson est un personnage qui a gagné un rôle de plus en plus important dans le comic et c'est une bonne chose d'avoir pensé à l'inclure dans l'histoire. Justement, l'histoire, parlons-en. Mes craintes lorsque j'avais visionné la bande-annonce étaient fondées puisque le pitch est vraiment calqué sur le film "The raid", à savoir : des forces de police qui prennent d'assaut un immeuble pour arrêter un criminel, mais se retrouvent enfermés à l'intérieur sans espoir de renfort et devant faire face à une bande bien supérieure en nombre.

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Dans "Dredd", c'est quasiment ça. Après avoir appréhendé un suspect qui travaille pour Ma-Ma, Peach Trees se retrouve entièrement bouclé, impossible de rentrer ni de sortir, afin d'empêcher que le suspect ne soit ramené au commissariat et interrogé sur les activités du clan. Dredd et Anderson se retrouvent donc seuls face à Ma-Ma et à ses hommes armés, et chaque camps est prêt à se battre jusqu'au bout. C'est ainsi que les 3/4 du film se déroulent à l'intérieur de Peach Trees, un gigantesque bâtiment faisant 1000m de haut, avec une population de 75000 personnes qui va se retrouver malgré elle impliquée dans l'affrontement.

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Le film est suffisament court pour que cela ne gêne pas (les personnages se déplacent beaucoup à l'intérieur de toutes façons) et suffisament long pour proposer un beau spectacle 100% action. Deux heures, cela aurait été trop long et on se serait forcément ennuyé. La durée du film est idéale puisqu'il n'y a presque pas de temps morts. Par contre de l'action, le film en regorge. De plus, juge Dredd oblige, c'est parfois assez violent. La toute puissance du juge est non seulement flagrante mais particulièrement jouïssive. Le juge Anderson n'est d'ailleurs pas en reste puisqu'elle a aussi quelques scènes assez sympathiques.

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Un effet est également utilisé à plusieurs reprises, qui amplifie encore l'intensité de certaines scènes. Ma-Ma produit et distribue des stupéfiants, dont le dernier en vogue est le slo-mo (abréviation de 'slow motion' qui signifie 'ralenti') qui donne l'impression à son consommateur que le temps ralentit et ne s'écoule plus qu'à 1% de sa vitesse normale. Plusieurs scènes (dont des scènes d'action) impliquant des personnes ayant consommé sont passées au ralenti et cela rend vraiment super bien. On pensera bien évidemment à l'effet 'bullet time' de Matrix bien que ce soit légèrement différent. Le film a, de plus, été tourné en 3D. Je ne peux malheureusement pas profiter du bluray 3D n'ayant pas de TV adaptée (vraiment dommage qu'il ne soit pas sorti au cinéma) mais j'imagine que certaines scènes doivent être vraiment spectaculaire (au hasard, la première apparition de Ma-Ma en 3D et en ralenti, ça doit donner). Quoi qu'il en soit, j'ai trouvé la scène finale particulièrement grandiose. Un grand moment qui est à l'image de tout le film : génial.

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Le juge Dredd signe ici son grand retour dans un film d'action 100% pur jus. C'est beau, c'est grand, c'est bien. J'espère qu'il y aura une suite. Dans tous les cas, je le conseille.

Fiche technique :

  • Titre : Dredd
  • Film anglais, sud-africain
  • Année 2012
  • Genre : action
  • Réalisateur : Pete Travis
  • Acteurs principaux : Karl Urban, Olivia Thirlby, Lena Headey
  • Durée : 1h35

23:22 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

18/02/2013

Bunraku, de Guy Moshe (2010)

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Au cours du temps, la plupart des civilisations inventèrent différentes façons toutes plus innovatrices les unes que les autres pour s'entretuer, alors qu'elles n'en avaient pas besoin. Un monde nouveau naquit des cendres qui résultèrent des guerres impitoyables entre les nations. Les survivants comprirent alors que l'insatiable apétit de l'homme pour la destruction devait être maîtrisé. Les armes à feu furent strictement interdites et tout comme l'épée avait cédé sa place au fusil, le fusil céda sa place à l'épée, laissant les chefs d'état défendre l'espoir de leur nation avec de simples lances.

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Cette histoire se passe dans une ville où un homme, Nicola le bûcheron, règne en maître à l'aide de ses hommes. N'importe quelle bande organisée peut venir les affronter au cours d'un défi, afin de prendre la contrôle du territoire, mais persone n'y est jamais parvenu. Comme souvent dans ce genre d'histoire, les choses s'apprêtent à changer avec l'arrivée en ville d'un étranger... ou deux.

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Bunraku, c'est le nom du théâtre traditionnel japonais de marionnettes. Un choix très judicieux pour le titre de ce film qui nous est présenté comme un véritable spectacle. L'histoire nous est racontée par une voix off, comme si nous étions au théâtre ou en train de lire une bande-dessinée. On peut le voir comme une allégorie avec également des personnages qui sont soumis à leur destin comme de simples marionnettes et cela se ressent dans tout le film. C'est très original et particulièrement bien pensé.

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"Bunraku" raconte l'histoire de deux étrangers dans une ville au nom inconnu (qui n'a d'ailleurs pas d'importance) dont les chemins vont se croiser. Le premier, le vagabond, joué par l'excellent Josh Hartnett, un homme aux allures de cow-boy qui semble être là dans un but bien précis mais mystérieux. Le deuxième, Yoshi, est lui joué par Gackt Kamui. Gackt est une idole au Japon, c'est un chanteur, compositeur, acteur bref, il fait un peu de tout et est aussi connu un peu à l'étranger. Yoshi est arrivé dans cette ville pour régler un problème de famille. Un cow-boy sans revolver et un samurai sans sabre, voilà deux hommes bien singuliers dans un univers qui ne l'est pas moins.

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Nicola le bûcheron est incarné par Ron Perlman, un choix judicieux qui fait nettement apparaître le côté brute du personnage. Demi Moore joue la maîtresse de Nicola, Woody Harrelson (vu dans "Zombieland", "Hunger games"...) joue le barman et enfin Kevin McKidd joue le tueur N°2 de Nicola, un rôle qui lui va à la perfection et où il fait froid dans le dos. Bref, d'excellents acteurs qui ne font que rendre les personages encore plus intéressants. Mais si les personnages sont particulièrements réussis, le principal atout réside dans l'atmosphère dans laquelle ces personnages évoluent.

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Cela, on le remarque dès les premières secondes lorsque la voix off nous conte le tout début de l'histoire et que l'on voit à l'écran des marionnettes en papier. L'ambiance est particulière mais plaisante : on observe un mélange de noir et de couleurs très vives, dans un style qui n'est pas sans rappeler "Dick Tracy". Cela rajoute un petit côté intemporel qui termine de perdre le spectateur dans cet univers étrange. Tout est fait pour convaincre que l'on n'est pas face à un film. Par exemple, quand Yoshi parle en japonais avec sa famille, au lieu d'afficher de façon traditionnelle des sous-titres en bas de l'écran, ils s'affichent dans des cadres de bandes-dessinées à côté du visage du personnage. Même chose au niveau des combats, où d'habitude tout est fait pour les rendre le plus réaliste possible, ici c'est le côté chorégraphie qui ressort le plus, tout en restant spectaculaire.

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Vous l'aurez compris, "Bunraku" n'est pas un film comme les autres. Il se démarque et le fait de la meilleure façon possible. C'est beau, c'est stylé, c'est poétique, les acteurs sont bien choisis et contribuent à l'atmosphère unique du film qui est bourré de qualités. Certes, l'histoire est un peu classique mais ce n'est en aucun cas un handicap. J'aime les films qui vont à contre-courant et qui n'ont pas peur de faire autre chose, c'est rare et il faut le souligner, surtout quand c'est du tout bon comme celui-ci.

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Je ne saurais que trop vous conseiller de regarder "Bunraku". Une bien belle réussite qui tranche franchement avec les genres auxquels on est trop habitué.

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Fiche technique :

  • Titre : Bunraku
  • Film américain
  • Année : 2010
  • Genre : fiction
  • Réalisateur : Guy Moshe
  • Acteurs principaux : Josh Hartnett, Gackt, Woody Harrelson, Kevin McKidd
  • Durée : 1h58

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20:07 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

21/01/2013

Le hobbit : un voyage inattendu, de Peter Jackson (2012)

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Bilbo est un hobbit vivant paisiblement parmi ses congénères. Les hobbits aiment vivre simplement et évitent toutes les aventures qui pourraient bouleverser leur quotidien. C'est justement ce qui va arriver à Bilbo lorsqu'il va recevoir la visite du magicien Gandalf qui l'invitera à se joindre à une expédition menées par 13 nains jusqu'à leur terre natale, afin de reprendre leur trésor des griffes du dragon Smaug. Bien évidemment réticent à participer à un tel voyage, Bilbo se retrouvera tout de même malgré lui dans l'équipe, pour ce qui sera l'aventure de sa vie.

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Après l'adaptation magistrale du "Seigneur des anneaux", Peter Jackson se tourne maintenant vers le livre qui a posé les bases de l'univers inventé par le brillant écrivain J.R.R. Tolkien : Bilbo le hobbit. Avec le succès qu'à déjà remporté la première trilogie, il n'est pas étonnant de voir le filon exploité jusqu'au bout. Est-ce une bonne chose ? Pas forcément... surtout si l'on s'attend à un film du même accabit que les précédents.

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Il faut comprendre que "Bilbo le hobbit" est à la base un livre pour enfant. Sans pour autant être cucul, le ton est léger, souvent comique et l'intrigue relativement simple. C'est dans ce roman que l'auteur créa la Terre du Milieu, où se situe l'histoire, qui servira de décor pour de nouveaux livres, plus matures, plus sombres et plus complexes qui deviendront la formidable saga du Seigneur des anneaux. Difficile, dans ces conditions, d'adapter "Bilbo" en un film sans être en deçà de la trilogie existante. C'est pourquoi des scènes d'action sont rajoutées, des personnages juste évoqués dans le livre font ici partie intégrante de l'intrigue (Azog, Radagaste le Brun...) et d'autres sont rajoutés (comme Galadriel, Frodon...), alors qu'ils n'apparaissaient normalement que dans le Seigneur des Anneaux afin, sans doute, de mieux intégrer "Bilbo" dans la trilogie existante.

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Malgré ces efforts, il est indiscutable que le film est moins épique que les précédents. Il ne pouvait d'ailleurs en être autrement sans dénaturer complètement l'oeuvre. On comprends donc pourquoi Peter Jackson a adapté en premier le Seigneur des anneaux : alors que le grand public ne connaissait pas cette saga de Tolkien, il fallait frapper fort. Et ce fut réussi. Aujourd'hui, adapter Bilbo le hobbit est un pari risqué. Les spectateurs connaissent maintenant l'univers et ils s'attendent donc à retrouver le même genre d'aventure. Peter Jackson le savait, mais il a fait le film quand même. On peut se demander pourquoi.

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A-t-il cédé sous la pression des fans, il aurait alors fait le film juste pour eux ? J'en doute. Il est plus vraisemblable qu'il ait voulu surfer sur le succès de ses autres films en pressant le citron Tolkien jusqu'à la dernière goutte. La preuve en est que le film est (très) long mais qu'au bout de presque 3h, l'histoire n'est pas encore finie. Une trilogie pour trois romans, on comprend. Mais une trilogie pour un seul livre (pas très long qui plus est), là on se pose des questions. Honnêtement, Bilbo le hobbit pouvait être raconté sans problème en moins de 3h. Difficile de justifier ainsi une nouvelle trilogie sans avouer que la principale raison est commerciale. Le résultat est un film qui s'étire un peu trop, il y a des longueurs, on s'ennuierait presque. Même en tant que fan ayant lu les livres (il y a longtemps il est vrai) j'aurais préféré que certains passages soient zappés afin d'avoir un film mieux structuré.

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Ne boudons toutefois pas totalement ce film qui reste très agréable à regarder, enchanteur et techniquement aussi réussi que "Le Seigneur des anneaux". On retrouve avec plaisir Ian McKellen en Gandalf et Martin Freeman incarne vraiment à la perfection Bilbo. D'autres acteurs reprennent également leur ancien rôle (Christopher Lee, Hugo Weaving...) et la bande de nains est assez convaincante. Dans l'ensemble, à part les problèmes de rythme évoqués, le résultat est assez satisfaisant.

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"Bilbo le hobbit" n'est pas un mauvais film. Il a des défauts évidents, certains inévitables (l'intrigue qui est celle du livre, un peu légère) mais aussi d'autres difficiles à pardonner (pourquoi étirer le film à l'extrême pour en faire une trilogie ?!). Si l'on arrive à supporter cela, il n'en reste pas moins un film agréable qui nous replongera de nouveau avec plaisir dans la Terre de Milieu mais qui pourra frustrer lorsqu'apparaîtra le générique de fin.

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Fiche technique :

  • Titre : Le hobbit - Un voyage inattendu
  • Titre original : The hobbit - An unexpected journey
  • Film américain, néo-zélandais
  • Année 2012
  • Genre : fantastique
  • Réalisateur : Peter Jackson
  • Acteurs principaux : Martin Freeman, Ian McKellen, Richard Armitage
  • Durée : 2h45

00:56 Publié dans Cinéma | Commentaires (2)

29/12/2012

Cosmopolis, de David Cronenberg (2012)

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Eric Packer est un milliardaire ayant fait fortune à 28 ans. Aujourd'hui, le Président des Etats-Unis traverse avec son cortège la ville de New York, paralysant ainsi une bonne partie de la circulation. Mais Eric n'a qu'une idée en tête : monter dans sa limousine, et aller se faire couper les cheveux à l'autre bout de la ville.

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Bon, je vais la faire courte : c'est de la merde. Vous pouvez vous arrêter de lire ici.

La déontologie me pousse toutefois à développer. Après tout, ceci est un blog sérieux et je ne voudrais pas que l'on me prenne pour un croquant standard, toujours prêt à décrier tout et n'importe quoi mais incapable d'évoquer la moindre justification quand on lui demande pourquoi.

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Pourquoi, donc, ce film est merdique ? Facile, déjà le pitch : les états d'âme d'un golden boy complètement coupé de la réalité qui a décidé de se faire couper les cheveux. Franchement, mais qu'est-ce qu'on s'en fout ?!? Ok, bon, je schématise. Disons donc que c'est un film montrant la déchéance d'un homme au travers de ses choix malencontreux, un homme qui se retrouve confronté à une réalité dont il ne faisait plus partie et qu'il ne percevait plus qu'à travers les vitres de sa limousine. Le film est en effet presque un huis clos, les scènes s'enchaînent dans la limousine sans aucune transition, comme autant de pensées traversant l'esprit du personnage principal, un homme dont la chute sera encore plus rapide que la réussite.

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D'accord, dit comme ça, l'idée est déjà un peu plus intéressante. Seulement voilà, là je parle de l'idée, pas du film. Car le film, ce n'est rien d'autre qu'une succession de dialogues tous plus ennuyeux les uns que les autres. Au bout d'une demie heure, j'ai failli arrêter le visionnage mais j'ai finalement subi la torture jusqu'au bout. C'est complètement plat, inintéressant, un éloge de la vacuité. Et comment s'identifier, ou même s'intéresser, en ces temps difficile, à un type tellement bourré de fric que plus rien ne compte pour lui ? On aura beau le retourner dans tous les sens, rien dans ce film ne présentera le moindre intérêt. Il ne divertit pas, il ne fait pas réfléchir non plus, en fait il fait juste chier.

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"Cosmopolis", c'est une bouse qui n'est bonne qu'à séduire les Inrock', le genre de personnes incultes prêtes à crier au chef d'oeuvre en voyant n'importe quel film pseudo-intellectuel et un tant soit peu verbeux. Le cinéphile averti ne se fait pas, lui, berner aussi facilement et sait reconnaitre un courant d'air quand il en voit un. Car c'est ce qu'est "Cosmopolis" : du vent.

Fiche technique :

  • Titre : Cosmopolis
  • Film français, canadien
  • Année 2012
  • Genre : soporifique
  • Réalisateur : David Cronenberg
  • Acteurs principaux : Robert Pattinson, Juliette Binoche, Sarah Gadon
  • Durée : 1h48

17:43 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

23/12/2012

Pacific rim (2013)

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Voici le nouveau film de Guillermo del Toro !

Ce réalisateur de talent nous a déjà régalé avec des films à la direction artistique particulièrement soignée comme "Le labyrinthe de Pan" ou encore la série des "Hellboy". Cette fois-ci il voit les choses en grand et nous propose quelque chose dans un registre différent des histoires mystiques auxquelles il nous avait habitué. Ce nouveau projet est un hommage évident au cinéma et à l'animation japonaise. En effet, les films de monstres ont toujours été très présents au pays du soleil levant où c'est devenu un genre à part entière : le kaijuu eiga (littéralement 'film de monstre'). Ce concept est croisé avec un autre que l'on retrouve surtout dans l'animation : des robots gigantesques pilotés par l'homme et conçus pour repousser une menace monstrueuse et/ou alien. On se souvient évidemment de la série "Evangelion" ou encore de la plus ancienne "Goldorak".

Deux concepts purement nippons réunis dans un film occidental et réalisé par Guillermo del Toro, voilà qui a de quoi ouvrir l'appétit. Le film semble faire la part belle aux clins d'oeil, les oreilles attentives (des joueurs) auront en effet reconnu la voix de GLaDOS dans celle de l'interface des robots. Je pense que l'on peut compter sur monsieur del Toro pour faire quelque chose de fantastique qui devrait nous arriver l'été prochain. En attendant, si vous avez faim de kaijuu eiga, vous pouvez toujours essayer ça, ça, ou ça ou encore ça.

Sortie prévue : été 2013.

18:41 Publié dans Bandes-annonces | Commentaires (0)

31/10/2012

Cursed, de Wes Craven (2005)

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Un soir, alors qu'ils rentraient chez eux, Jimmy et sa soeur Ellie ont un accident de voiture en percutant un animal. Ils se font alors attaquer par un loup-garou qui, en les blessant, leur transmet la malédiction. Ils vont devoir retrouver la bête afin d'éviter un sort funeste.

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Wes Craven, le réalisateur, entre autres, de la série "Scream" s'est lancé dans le film de loup-garou en conservant les éléments qui ont fait le succès (parfois relatif) de ses précédents films. "Cursed" est donc un teen movie dans la lignée de sa saga fétiche, à savoir une oeuvre horrifique déviant régulièrement vers la comédie. Ainsi, on nous met en scène un groupe d'adolescents dont les représentantes féminines ne sont d'ailleurs présentes que pour glousser, crier et mourir, tout en nous émerveillant avec des dialogues d'une profondeur infinie. Certes, le genre n'est pas réputé pour sa grandiloquence, mais en général ces films se rattrapent en exposant d'autres qualités.

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Les qualités de "Cursed", justement, on a un peu de mal à les trouver. Les acteurs ne sont pourtant pas vilains : Christina Ricci en tête d'affiche, Jesse Eisenberg ("Zombieland"), Joshua Jackson ("Dawson"), ou encore Milo Ventimiglia ("Heroes"). L'intrigue ose même un peu de suspense en gardant secrète l'identité du loup-garou. Mais alors pourquoi le film n'est-il pas bon et les critiques reçues aussi acerbes ?

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Le problème c'est que le film n'apporte absolument rien de neuf. Les situations que vivent les personnages sont déjà vues et revues. C'est un "Scream" où Ghostface a été substitué par un loup-garou et le tout sent vraiment le réchauffé. Du coup, il peine vraiment à convaincre.

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"Cursed" aurait pu être valable à condition d'avoir eu une approche différente. Il se repose au contraire sur une formule déjà exploitée jusqu'à la moelle et ne possède pas le petit quelque chose qui aurait pu faire la différence. Si vous voulez un vrai bon film de loup-garou pour Halloween, je vous conseille "Wolfman" qui est bien meilleur.

Fiche technique :

  • Titre : Cursed
  • Film américain, allemand
  • Année 2005
  • Genre : horreur
  • Réalisateur : Wes Craven
  • Acteurs principaux : Christina Ricci, Jesse Eisenberg, Joshua Jackson
  • Durée : 1h37

19:32 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

24/10/2012

La malédiction des pharaons, de Terence Fisher (1959)

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Une affiche qui ressemble à celle de ma précédente critique. A l'époque, une affiche de film d'horreur réussie c'était une vilaine créature en plein milieu et en dessous l'image d'une femme, la bouche ouverte, apeurée.

En 1895, un groupe d'archéologistes, John Banning, son père Stephen et son oncle Joseph, découvrent en Egypte la tombe de la princesse Ananka, grande prêtresse du dieu Karnak. Avant qu'ils ne puissent y pénétrer, un égyptien les prévient du danger qu'ils encourent à pénétrer dans ce lieu sacré. Faisant fi des avertissements, Stephen et Joseph ouvrent le tombeau. Stephen réveille accidentellement la momie de Kharis, grand prêtre de Karnak, qui avait été enfermé avec le corps de la princesse.

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Les studios Universal avaient lancé une série de films de momies qui débuta en 1932 avec "The Mummy" avec le très grand Boris Karloff. La Hammer Production, une société britannique spécialisée dans les films d'horreur décida de faire la même chose avec sa propre série de films. La Hammer était très prolifique dans les années 50-60 mais fini par décliner avec le temps. Elle tenta un retour en demie-teinte en 2012 avec "La dame en noir".

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En 1959 sort donc "The mummy", produit par la Hammer, et basé sur les films de momies d'Universal sortis dans les années 40. Elle fait pour cela appel à ses deux acteurs fétiches, Peter Cushing et Christopher Lee, dont les carrières ont été lancées grâce à la Hammer et qui sont vite devenus très populaires. Si on ne présente plus Christopher Lee, Peter Cushing nécessite peut-être un petit effort de mémoire : il a incarné pour la Hammer des personnages célèbres comme le Baron Frankenstein, le docteur Van Helsing, ou encore Sherlock Holmes. L'un des derniers rôles marquants de sa carrière (il est malheureusement décédé en 1994) est celui du Grand Moff Tarkin dans "Starwars Episode IV - Un nouvel espoir".

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Originellement en noir et blanc, le film a, depuis, été colorisé.

"The Mummy" reprend en partie le thème de la légende de la malédiction du pharaon, ce qui explique certainement pourquoi le film a été maladroitement renommé comme cela en français. Il va également un peu plus loin que le simple coup de la créature qui se réveille pour se venger en racontant l'histoire de la princesse Ananka et de la relation qu'elle avait avec Kharis (joué par Christopher Lee donc), un amant qui deviendra par la suite la momie. Un mélange d'horreur, de mythologie et de romance qui donne ainsi un peu de profondeur à l'oeuvre. Le personnage de Peter Cushing, John Banning, devra donc mettre à profit ses connaissances du passé pour se défaire du monstre vengeur lâché sur lui par un adorateur de l'ancien dieu Karnak. Lee apparaissant beaucoup plus en tant que momie qu'en Kharis, on a du mal à l'apprécier à sa juste valeur cependant, Cushing est, comme souvent, grandiose.

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"La malédiction des pharaons" est l'exemple type de la Hammer Production lors de son âge d'or. Deux acteurs phares plongés dans une intrigue horrifique sur fond de mythologie égyptienne, il n'en fallait pas plus pour garantir le succès du film. Incontournable si l'on aime le genre.

Fiche technique :

  • Titre : La malédiction des pharaons
  • Titre original : The mummy
  • Film britannique
  • Année 1959
  • Genre : horreur
  • Réalisateur : Terence Fisher
  • Acteurs principaux : Peter Cushing, Christopher Lee, Yvonne Furneaux
  • Durée : 1h28

23:39 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)