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21/10/2012

La Chose d'un autre monde, de Christian Nyby (1951)

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Rien que l'affiche, déjà, ça fait peur.

Des scientifiques découvrent en Alaska des signes qu'un engin volant non identifié s'est écrasé. En se rendant sur le lieu du crash, ils trouvent l'appareil pris presque complètement dans la glace. En tentant de l'extraire à l'aide de bombes thermiques, l'engin est détruit. Cependant, ils remarquent non loin une créature humanoïde également prise dans un bloc de glace qui devait être à l'origine à bord de l'engin et décident de ramener le bloc avec la créature à leur camp de base.

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"La Chose" c'est l'adaptation d'une nouvelle de John W. Campbell, écrivain de science-fiction, et qui parut en 1938. Adaptation, le mot est un peu fort car vous allez voir que ce film diffère en bien des points et qu'il est bien moins fidèle que le remake de Carpenter de 1982 : "The thing". On va dire qu'il est basé sur la nouvelle puisqu'il en reprend au moins le commencement.

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Effectivement, la découverte d'un engin spatial et de la créature qui s'y trouvait est bien là, mais c'est le reste de l'histoire qui n'est pas conforme. Bizarrement, dans le film de Carpenter, c'est l'inverse, cette partie est omise mais tout le reste est fidèle à la nouvelle. Ce manque sera comblé par la sortie en 2011 de "The thing" de Matthijs van Heijningen Jr. qui sert de prequel à l'oeuvre de Carpenter en narrant des événements, dont la découverte du vaisseau et de l'alien, qui se passent quelques jours avant.

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Mais revenons au film de 1951. Ainsi donc, la découverte de l'alien et sa réanimation au sein du camp de base est conforme. Cependant, cet alien est présenté comme un humanoïde végétal qui a besoin de sang pour se reproduire. Cela justifie donc le fait qu'il attaque les scientifiques. Par contre on perd ce qui fait tout l'intérêt de l'histoire car dans la nouvelle et les autres films, la créature peut prendre l'apparence des humains et se faire passer pour eux, créant ainsi un climat de peur et de suspicion parmi les survivants. Mais là, non.

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Alors, je passe évidemment sur l'aspect de la créature vu le grand âge du film, mais même pour l'époque, on ne peut que remarquer certains défauts. Je viens d'évoquer le principal atout 'terreur' qui a disparu et à cela s'ajoute des acteurs qui font tout pour détendre l'atmosphère. Une créature tueuse rôde, bah, on la barricade dans un coin de la base puis on boit des coups, on joue aux cartes, la vie est belle... On a l'impression que c'était une volonté de rendre ce film le moins horrifique et le moins stressant possible. Deux scientifiques se font égorger, on l'apprendra de la bouche du troisième qui a survécu et on ne verra jamais les corps. Le film est complètement édulcoré, je ne sais pas si c'est faute de moyens ou un réel désir de faire du politiquement correct mais il en ressort une platitude assez désagréable.

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Heureusement, le film est sauvé par les scènes d'apparition de la créature qui sont relativement bien faites, notamment la toute dernière où l'on aura même droit à quelques petits effets spéciaux. Mais ça reste tout de même bien maigre. Globalement le film peine à convaincre. J'ai déjà vu des films plus vieux que celui-ci qui m'ont fait bien plus d'effet.

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"La Chose d'un autre monde" est un film qui passe à côté de son objectif. Même en faisant abstraction du fait que ce soit une très libre adaptation de la nouvelle de John W. Campbell, il ne possède pas suffisamment de bons arguments pour marquer le spectateur. Dommage.

Fiche technique :

  • Titre : La Chose d'un autre monde
  • Titre original : The Thing from another world
  • Film américain
  • Année 1951
  • Genre : horreur
  • Réalisateur : Christian Nyby
  • Acteurs principaux : Kenneth Tobey, Robert Cornthwaite, Margaret Sheridan
  • Durée : 1h27

01:27 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

17/10/2012

Resident Evil : Retribution, de Paul W.S. Anderson (2012)

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Après avoir été capturée par Umbrella, une puissante corporation faisant commerce d'armes biologiques, Alice se réveille dans l'une de leur base secrète. Elle réussit à se libérer et découvre l'horreur des expériences menées dans cette installation. Elle va devoir s'en échapper en évitant les créatures monstrueuses lancées à sa poursuite. Elle pourra heureusement compter sur l'aide d'alliés inattendus.

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Mine de rien, on arrive quand même au cinquième épisode de la saga Resident Evil au cinéma. Les mauvaises langues diront que ce n'est pas forcément une bonne chose et, malheureusement, je ne pourrais pas vraiment leur donner tort. Pourtant, le précédent, "Resident Evil : afterlife" montrait un début d'amélioration. Hélas, Paul Anderson retombe dans la médiocrité à laquelle il nous a si bien habitué. Pas très étonnant, vu comment cette adaptation de jeu vidéo à succès a été torpillée dès le premier film, remettre cette saga sur les rails relève maintenant de la gageure.

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Je vais répéter ce que j'ai déjà dit dans l'autre critique car les défauts sont principalement les mêmes. Un scénario qui, en plus de n'avoir (comme d'habitude) rien en commun avec le jeu, est complètement crétin, des personnages piochés dans l'univers du jeu mais qui, à part leur nom, n'ont rien à voir non plus, des tonnes d'incohérences bref, que des choses auxquelles ont est habitué depuis le premier "Resident Evil".

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Bon, mais tout n'est pas complètement à jeter dans ce film car à l'instar d'"Afterlife", il a été tourné en 3D. Alors maintenant vous devez le savoir qu'en règle générale je suis plutôt contre la 3D puisque non seulement ça fait gonfler le prix de la place de ciné mais en plus le résultat est souvent médiocre. La raison en est simple : la majorité (pour ne pas dire la "quasi intégralité") des films proposés en 3D sont tournés en 2D puis converti en post-prod' ce qui limite bien évidemment les effets 3D au strict minimum et sont donc largement dispensables. Cependant, il y en a quelques uns, comme "Afterlife" et celui-ci qui sont, non seulement tournés directement en 3D, mais en plus pensés pour la 3D.

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Ainsi, en plus de la scène d'introduction qui met déjà une bonne claque, on aura droit tout au long du film à des effets 3D réellement saisissants comme des balles ou des objets projetés vers le spectateur, des mouvements de rotations au ralenti autour de personnages ou encore d'objets, le tout dans une 3D vraiment réussie. C'est tellement rare les films qui donnent tout son sens à la troisième dimension que je tiens sincèrement à le souligner. C'est techniquement impressionnant et on aimerait que tous les films en 3D soient comme ça.

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Soyons honnêtes, "Resident Evil : retribution" est une bouse, mais une bouse qui a de la gueule. Paul Anderson prouve deux choses avec ce film. La première c'est qu'il est toujours aussi nul pour les adaptations de jeux vidéo. La deuxième c'est qu'il a bien compris à quoi doit servir la 3D au cinéma et n'hésite pas à mettre le paquet. Donc, si vous voulez faire plaisir à vos yeux, débranchez votre cerveau et aller voir "Resident Evil : retribution" sur grand écran.

Fiche technique :

  • Titre : Resident Evil : retribution
  • Film américain
  • Année 2012
  • Genre : action
  • Réalisateur : Paul W.S. Anderson
  • Acteurs principaux : Milla Jovovich, Michelle Rodriguez, Kevin Durand
  • Durée : 1h35

16:50 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

06/10/2012

Expendables 2, de Simon West (2012)

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Afin de rembourser une dette, les Expendables acceptent une mission d'apparence facile : récupérer un colis se trouvant dans un avion écrasé en Albanie avant qu'il ne tombe entre de mauvaises mains. Malheureusement, le colis sera intercepté par un groupe de mercenaires rival. Décidant de poursuivre la mission, les Expendables se mettent à traquer leurs ennemis afin de tenter de déjouer leurs plans.

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Sylvester Stallone passe la main à Simon West pour la réalisation de ce deuxième opus. Dans la lignée de son prédécesseur, cet "Expendables 2" se révèle encore plus explosif et avec un casting encore plus juteux. Quelques membres de l'équipe disparaissent (Mickey Rourke, Jet Li qui ne fait qu'un bref passage) pour céder la place à de nouveaux venus : Chuck Norris, Liam Hemsworth et surtout Jean-Claude Van Damme qui signe ici son retour sur grand écran en incarnant le chef du gang de mercenaires rival des Expendables. Alors oui, je vais le dire : ça me fait TRES plaisir de revoir Jean-Claude Van Damme, la dernière fois c'était dans l'étrange "JCVD" en 2007 (!) et son dernier film d'action date de... oulà... ça devait être "Replicant" y'a plus de dix ans !! J'ai toujours été fan, et je trouve triste qu'il ait été la victime de tant de quolibets. Le principal c'est que sa traversée du désert soit terminée, mais n'est-ce pas un peu tard ?

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Hé oui, il faut bien être réaliste. Je m'explique. Le casting de ce film est fabuleux, mais ça ressemble plus à un baroud d’honneur qu'à autre chose. La moyenne d'âge des acteurs principaux dépasse largement les 50 ans (Chuck Norris en a même 72, mais bon, c'est Chuck Norris, c'est un fait, il est immortel). Casting de choc certes, mais ça fait quand même un peu casting de vieux. C'est un peu dommage car ça se ressent, non pas dans les scènes d'action (quoique je reparlerai du combat final) mais il y a quand même quelque chose qui m'a fait tiquer que je ne saurais décrire. Je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir la pensée que si ce film était sorti dans les années 90, quand tous ces acteurs étaient au top, ça aurait été le plus grand film d'action du cinéma, passé et à venir.

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Je passe donc sur cette sensation 'rétro' qui au final, quand il y a de l'action à l'écran, n'est pas si gênante que ça. En effet, le film est 100% action et à ne voir que pour ça. On en a d'ailleurs pour son argent, le film commence fort et ne fait pas dans la dentelle. Par contre, vu le nombre d'acteurs principaux, c'est évident qu'ils ne peuvent pas tous avoir une demie-heure de scènes à l'écran, du coup c'est un peu frustrant car on aimerait que chaque personnage en fasse plus. C'est notamment le cas de Chuck Norris qui défouraille à tout va mais ne fait même pas un petit coup de karaté. Pas bien grave, vu la quantité d'action déjà dans le film.

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Non, ce qui m'a le plus déçu c'est le combat final entre Stallone et Van Damme que j'imaginais un peu plus épique. C'est sûr que Stallone n'est pas vraiment adepte des arts martiaux mais j'ai trouvé que c'était un combat un peu grossier qui du coup raccorde avec la sensation de vieux acteurs que j'ai évoqué plus haut et je trouve qu'on reste un peu sur notre faim. Le reste du film est cependant très plaisant. Cette réunion de gros bras a vraiment beaucoup de charmes et j'ai globalement plus apprécié cet épisode que le premier.

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"Expendables 2" c'est vraiment un film pour les fans, pour leur faire plaisir. Il ne faut donc pas hésiter une seconde. Et puis revoir Jean-Claude Van Damme, Arnold Schwarzenegger et Chuck Norris en action, ça n'a pas de prix.

Fiche technique :

  • Titre : Expendables 2
  • Film américain
  • Année 2012
  • Genre : action
  • Réalisateur : Simon West
  • Acteurs principaux : Sylvester Stallone, Jason Statham, Jean-Claude Van Damme, et bien d'autres !
  • Durée : 1h42

16:57 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

24/09/2012

John Carter, de Andrew Stanton (2012)

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John Carter, un ancien capitaine de cavalerie des Etats confédérés d'Amérique, s'est retiré de l'armée afin de se lancer dans la prospection d'or. Lors de ses recherches, il trouve une antique caverne où un accident se produit et il se retrouve transporté sur la planète Mars, ou Barsoum, comme l'appelle ses habitants. John se retrouve alors malgré lui impliqué dans une guerre opposant différentes races de Barsoum. Il devra prendre parti dans ce conflit, tout en essayant de rester en vie et de trouver un moyen de rentrer chez lui.

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John Carter (rien à voir avec le personnage d'"Urgences" :p ) c'est l'adaptation du premier roman du cycle de Mars d'Edgar Rice Burroughs, une saga de science-fiction qui compte une dizaine de tomes et qui a commencé en 1912. Ce film a eu un succès relatif et j'avoue que je comprends un peu pourquoi. Il y a des films où on se dit "Mouais, pourquoi pas..." en voyant la bande-annonce, mais après l'avoir vu, finalement, on se dit que c'était vachement bien. "John Carter" c'est un peu ça.

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C'est sûr que le scénario repose sur certains poncifs (même si le roman, évidemment, ne date pas d'hier et ce qui est devenu cliché aujourd'hui était précurseur à cette époque), comme le personnage principal projeté au coeur d'un conflit où il prendra part pour les beaux yeux d'une princesse à sauver. Cependant, la réalisation très soignée fera oublier presque entièrement ce défaut et il faut avouer qu'esthétiquement le film est superbe (le budget est assez colossal : 250 millions de dollars). Résultat : les créatures de Mars sont diablement réussies et certains lieux sont carrément magnifiques. J'ai été réellement impressionné de ce côté là.

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Le film est long (plus de deux heures) mais je ne me suis pas ennuyé un instant. Le réalisateur est un grand fan du roman et cela se ressent dans le soin et les moyens qui ont été apportés au film. L'histoire de John Carter nous est contée avec passion et c'est ce qui permet d'oublier les quelques défauts qui pourraient attirer l'attention du spectateur. Adrew Stanton aimerait réaliser l'adaptation des romans suivants, j'espère personnellement que cela se fera.

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"John Carter" fait partie de ces films fantastique grandement sous-estimés, à l'instar par exemple de "La croisée des mondes" ou du "Dernier maître de l'air", et qui méritent une meilleure reconnaissance de la part du public. Je ne peux que vous conseiller de regarder.

Fiche technique :

  • Titre : John Carter
  • Titre original : John Carter from Mars
  • Film américain
  • Année 2012
  • Genre : science-fiction, fantasy, aventure
  • Réalisateur : Andrew Stanton
  • Acteurs principaux : Taylor Kitsch, Lynn Collins, Samantha Morton*
  • Durée : 2h20

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15:26 Publié dans Cinéma | Commentaires (2)

23/08/2012

The dark knight rises, de Christopher Nolan (2012)

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Cela fait huit ans que Batman a endossé les crimes de Harvey Dent, alias Double-face, afin de sauvegarder la paix dans Gotham. Considéré comme un criminel par la police, le justicier masqué n'a pas réapparu depuis. Quant a son alter-ego, Bruce Wayne, il se terre dans son manoir et se coupe de plus en plus du monde. Mais l'arrivée d'un nouveau criminel, Bane, va attirer son attention, d'autant plus qu'il aurait fait partie, tout comme lui, de la ligue des ombres.

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Dernier volet de la trilogie réalisée par Christopher Nolan, "The dark knight rises" introduit plusieurs nouveaux personnages dont certains sont déjà connus. C'est le cas de Selina Kyle, alias Catwoman, qui, même si de mémoire elle n'est pas désignée une seule fois sous ce nom dans tout le film, est toujours la voleuse féline qui sera source de problèmes pour Batman. Vient ensuite Bane, le personnage présenté comme le vilain principal du film. Déception de ce côté là, quand on entend Bane, on pense tout de suite au Venin, la drogue qui lui confère sa force surhumaine ; je pensais que ce serait le scénario du film mais ce n'est finalement même pas évoqué. Dommage. Le personnage du film ne ressemble même pas au personnage du comic. Dommage derechef.

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L'apparition de ce nouveau méchant pose également un autre problème. Batman avait sciemment choisi de disparaître à la fin du 2. Difficile donc de lui faire adopter un comportement du genre "Un nouvel ennemi ? Ok, attendez deux minutes, je vais chercher mon costume et je rempile." ; du coup, le film insiste assez lourdement sur le détachement de Bruce Wayne et il s'écoule un moment avant qu'il ne reprenne son rôle de justicier. La longueur du film s'en ressent (près de 3h). Même si je ne me suis pas vraiment ennuyé, j'aurais vraiment aimé que certains passages (et pas seulement celui que j'ai cité) soient raccourcis afin d'éviter cette sensation de mou au niveau du rythme.

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Un Bane raté, une Catwoman pas assez développée, un film long qui repose sur un scénario qui ne casse pas des briques bref, rien de bien mirobolant. On pourra cependant apprécier le lien avec "Batman begins" puisqu'on reparle de la ligue des ombres, ainsi que l'apparition de personnages surprises. Cependant, un twist ridicule et pas crédible pour un sou vers la fin, la mort expédiée vite fait bien fait de certains personnages et un scénario somme toute convenu donnent un arrière goût de déception à l'ensemble. J'avoue ne pas être très fan de cette trilogie signée Nolan, à part le deuxième épisode sublimé par le jeu d'acteur de feu Heath Ledger.

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Encore une fois, j'ai du mal à comprendre les critiques dithyrambiques faites à une oeuvre qui, honnêtement, est loin d'être une réussite. "The dark knight rises" est au même niveau que le premier volet de la trilogie. On le regarde, on se dit : "Mouais, bon, c'est pas mal." et puis on passe à autre chose.

Fiche technique :

  • Titre : The dark knight rises
  • Film américain
  • Année 2012
  • Genre : action
  • Réalisateur : Christopher Nolan
  • Acteurs principaux : Tom Hardy, Christian Bale, Anne Hathaway
  • Durée : 2h45

02:32 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

08/08/2012

The amazing Spider-Man, de Marc Webb (2012)

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Peter Parker est un lycéen comme les autres. Tout du moins, jusqu'à ce que, lors d'une visite des laboratoires Osborn, il se fasse piquer accidentellement par un spécimen d'araignée qui lui donne des superpouvoirs. Lorsqu'une créature humanoïde apparaît à New York et fait des ravages, Peter décide d'utiliser ses nouvelles facultés pour l'arrêter.

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La trilogie Spider-Man de Sam Raimi n'est pas si vieille que ça mais on déjà droit à une nouvelle adaptation. Tant mieux j'ai envie de dire, j'adore les comics et plus il y a d'adaptations mieux c'est (même si certaines sont d'une qualité douteuse mais heureusement ce n'est pas le cas de celle-ci). Difficile de raconter la même histoire sans refaire le même film scène par scène. Afin d'éviter le déjà-vu, un nouveau super méchant est choisi : Le Lézard. Le titre quant à lui est celui du comic original : The amazing Spider-Man.

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Les origines de l'histoire sont à nouveau évoquées (piqûre de Peter par une araignée, mort de son oncle Ben...) bien que certains événements diffèrent quelque peu. On pourrait penser que le changement d'acteur pour le rôle principal aurait du mal à passer mais Andrew Garfield succède parfaitement à Tobey Maguire. En ce qui concerne la fiancée de Spider-Man, pas de problème de ce côté-là puisque Mary Jane Watson (Kirsten Dunst) de l'ancienne trilogie est remplacée par Gwen Stacy (Emma Stone). Là encore on est plus proche du comic puisque Gwen est la première fiancée de Peter Parker (le personnage de Mary Jane n'apparaîtra qu'après la mort de Gwen, qui ne se produit pas dans le film, rassurez-vous, je ne dévoile rien).

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Un casting qui passe bien, un super méchant réussi, un scénario sans réelle surprise mais qui tient la route bref, du tout bon. Je le signale à chaque fois mais Stan Lee fait là encore son traditionnel caméo, dans une scène d'ailleurs très drôle. On retrouve parfaitement l'ambiance Spider-Man. On pourrait toujours chipoter sur certains détails, juste histoire de trouver des défauts, mais à quoi bon ? Aucune raison de bouder cette nouvelle adaptation qui pourrait très bien passer pour un "Spider-Man 4". Ne faites pas l'impasse dessus sous prétexte que vous pensez avoir fait le tour avec la trilogie de Sam Raimi, vous manqueriez quelque chose.

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"The amazing Spider-Man" est un recommencement réussi d'une saga qui a encore beaucoup à offrir. Je ne sais pas si Marc Webb prévoit une suite mais j'espère qu'il y en aura une.

Fiche technique :

  • Titre : The amazing Spider-Man
  • Film américain
  • Année 2012
  • Genre : action
  • Réalisateur Marc Webb
  • Acteurs principaux : Andrew Garfield, Emma Stone, Rhys Ifans
  • Durée : 2h16

20:47 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)

01/08/2012

Prometheus, de Ridley Scott (2012)

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En 2089, des archéologues découvrent en Ecosse des peintures préhistoriques sembables à celles d'autres civilisations qui ne se sont pourtant jamais rencontrées. Sur toutes ces peintures, un ensemble identique d'étoiles est représenté, laissant supposer qu'il s'agit d'une carte stellaire. En 2093, une expédition scientifique est organisée, à bord du vaisseau spatial Prometheus, à destination de la planète désignée sur les fresques, dans le but de rencontrer l'espèce avancée qui aurait visité la Terre au temps de la préhistoire.

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Difficile de décrire ce "Prometheus". Tour à tour annoncé comme un prequel à "Alien", puis non, puis quand même lié à l'histoire et puis finalement, après visionnage, et bien on se pose la question. Ce qui est sûr, c'est que ce film est né de la volonté de Ridley Scott de renouer avec la science-fiction mais aussi d'expliciter un point qui est resté dans l'ombre pendant près de 30 ans : l'origine de la créature aperçue dans "Alien" et surnommée le Space Jockey. Cette créature humanoïde géante qui apparaît le temps d'une scène et qui semble avoir donné naissance au monstre xénomorphe que l'on connait si bien a en effet nourri l'imagination des fans de la saga pendant tout ce temps. Dans "Prométheus", ils sont appelés les Ingénieurs et leur histoire, ou plutôt leur vraie nature, nous est dévoilée.

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Car il faut bien admettre que, finalement, on n'en apprend pas tellement à leur sujet et qu'après deux heures, on n'en sait pas énormément plus qu'avant. Le film pose en effet un certain nombre de questions mais n'apporte que des réponses partielles. De plus, quelques incohérences viennent troubler un peu plus le spectateur (comment se fait-il qu'une sculpture de xénomorphe soit bien visible dans la pyramide alors que cette créature n'existe pas encore ? Les Ingénieurs seraient-ils doués de prescience ? Peu probable qu'ils n'aient alors pas cherché à éviter que cela se produise). Bref, en tant que spectateur j'éprouvais déjà un certain inconfort qui a été amplifié par la cassure du rythme à plusieurs endroits. On devine ainsi que certaines coupes ont été faites au montage, probablement pour alléger un film déjà assez long, mais qui se ressent nettement au moment du visionnage. Une éventuelle version (encore plus) longue en DVD devrait, j'espère, corriger ce problème.

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Plusieurs thématiques scientifico-philosophiques sont également abordées : la notion de vie, d'existence, de Dieu, de créations et de créateur... Mais Ridley Scott n'est pas Masamune Shirow (un mangaka très célèbre dont les oeuvres font souvent s'interroger le lecteur sur la définition de la vie, l'intelligence artificielle ou encore ses croyances religieuses), en effet, ces thèmes ne sont pas très développés, le film est encore une fois assez ouvert pour que le spectateur se pose des questions et trouve ses propres réponses. N'ayant personnellement pas besoin de regarder un film pour philosopher, j'aime quand un réalisateur porte un avis plus tranché sur la question, mais cela reste mon point de vue.

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Au niveau de l'esthétique, on est bien entendu sur le point fort du film. Le design intérieur du Prometheus est fait pour rappeler celui du Nostromo (vaisseau d'"Alien") et la pyramide que les voyageurs explorent sur la planète LV-223 a une apparence très 'Gigerienne' (H.R. Giger étant le concepteur du xénomorphe ainsi que des designs extra-terrestres de "Alien"). C'est donc non seulement voulu mais réussi. Encore une fois, le désir d'ancrer cette oeuvre dans la saga Alien est bien là, malgré les problèmes que cela puisse poser.

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Prequel ou non prequel, telle n'est pas la question, si je puis dire. Malgré plusieurs défauts qui font que ce n'est pas le chef d'oeuvre que j'attendais, "Prometheus" se doit d'être vu comme il est, un film de science-fiction qui possède tout de même un certain charme, plutôt qu'une fausse tentative de développer l'histoire d'une saga qui se suffisait déjà à elle-même.

Fiche technique :

  • Titre : Prometheus
  • Film américain
  • Année 2012
  • Genre : science-fiction
  • Réalisateur : Ridley Scott
  • Acteurs principaux : Noomi Rapace, Michael Fassbender, Charlize Theron
  • Durée : 2h00

13:32 Publié dans Cinéma | Commentaires (0)